CHARITE — CHARLAS
— b) Moralité. — a. Quand la querelle viole la vertu de justice, ce qui se réalise dans toute lutte agressive, la gravité de la faute se mesure d'après la malice de l'injustice commise. Dans la lutte défensive en soi légitime, en dehors de l'hypothèse de vengeance ou de haine gravement coupable, ou d'excès très notable dans la répression, il n'y a que faute vénielle. lU II», q. XLi, a. 1. — h. Quant aux péchés accompagnant ou suivant habituellement la querelle, injustices de tout genre, scandales, ou atteinte au bien commun, on les appréciera suivant leur gravité respective, et suivant la mesure d'adverlance et de consentement qu'on y aura donnée.
6. La sédition. — a) Définition. — a. La sédition proprement dite est l'opposition entre les diverses parties d'une même cité ou d'une même société, se combattant mutuellement ou se préparant à cette lutte fratricide. La sédition didère ainsi delà guerre proprement dite toujours dirigée contre un peuple étranger et de la querelle constamment restreinte à quelques individus. H' II«, q. XLii, a. 1. — h. La coopération à la sédition peut exister à différents degrés et de diverses manières, suivant que l'on est cause morale principale ou secondaire, cause instrumentale plus ou moins importante, ou cause purement négative par l'omission coupable d'un devoir strict. — c. S'opposer par des moyens constitutionnels ou simplement légitimes à un pouvoir tyrannique n'est point en soi séditieux, à moins que cette opposition ne doive occasionner un mal public plus considérable. II» II-', q.XLii, a. 2, ad a"". — b) Moralité. — a. C'est un péché simultanément opposé à la justice et à la charité, en ce qu'il prive une société de son unité, bien souverainement important, auquel elle a strictement droit. II» II'>=, q. xlii, a. 2. — b. La gravité de ce péché, si on le considère en lui-même, se mesure d'après l'importance du bien ravi à la société et d'après la quotité du dommage public ainsi causé. S. Thomas, loc. cit. — c. Quant à la faute résultant delà coopération principale ou secondaire, positive ou négative, morale ou matérielle, sa gravité doit s'apprécier d'après la mesure de son efficacité réelle sur l'ensemble du dommage produit ou sur quelque dommage particulièrement déterminé.
Nous n'avons point à parler ici de la répression publique de la sédition ni de ses remèdes préventifs.
I. PÈRES DE L'ÉGLISE. — Ouvtages et endi'oits cités au cours de l'article.
II. Théologiens. — Hugues de Saint- Victor, De sacraineïitis, 1. 11. part. XIII, c. vi-ix, P. L., t. CLXXVI, col. 529 sq. ; 1. II, fiait. XIV, c. VIII, col. 564 sq. ; S. Bernard, Tractatus de baplishio. c. ]i, /', /,.. I. CLXxxii, col. 1035 sq. ; Pierre Lombard, m .Ve,:! . ,li-t XXVll s(i., P. L., t. cxcii, col. 812 sq.; IV Sent., disl. IV, XVII, r,.| s-'i7 sq., 880 sq. ; S. Thomas, Sum. theol, II* 11'. .1 wiit -.] 111, q, i.xvi, a. 11; q. i.xvm, a. 2; q. Lxix, a.4,."l- ■ f/; ,-• hr:p.. Decaritatf.Optisc. sel., ofiMsz.w, De du ' , , ,n tfatis et deceiti Icgis pj^œceptis;S. BonavMiii.i . .' !l ■- , h-t. XLI, a. l,q. m, Quaracchi, 1885, t.n, p. Mb, In m >,nl.. dibl. XXVII-XXXII, Quaracchi, 1887, t. m, p. 588 sq. ; /;! il' Sent., dist. IV, part. II, a. 1, q. i, rjuaracclii, 1889, t. IV, p. 106 sq. ; dist. XVII, part. I, a. 1, q. iv, duh. i : a. 2. q. IV, p. 432, 434;Duns Scot. In II Sent., dist. XLI; In III .s „f , dist. XXVII-XXXn ; In IV Sent, dist. IV, q. vi: dist. XVU: Durand de Saint-Pourçain, In III Sent . dist. XXVll-XXXl; Jn IV Sent., dist. IV, q. vni ; dist. XVII, q. ix; les autres commentateurs des Sentences, particulièrement Cipreulus, In II .■Scjit.. dist. XL ; In III Sent., dist. XXVII-XXXI ; Thomas de Strasbouri,', In 11 Sent., dist. XLI; In III Sent., dist. XXVII-XXXI; In IV Sent., dist. IV, a. 4; dist. XVII; Denys le chartreux, In III Sent., dist. XXVII-XXXII ; /n IV Sent., dist. IV, q. vi; dist. XVII, q. v; Gabriel Biel, In III Sent., dist. XXVII-XXXII; In IV Sent., dist. IV, q. II, a. 1, concl. 8; dist. XVII, q. i; Dominique Soto, In IV Sent., dist. V, a. 2; dist. XIV, q. i, a. 5; les commentateurs de la Somme théologique, particulièrement Cajétan et Bannez, loc. cit.; Cano, Relectio de pœnitentia, part. V, concl. 3, Opéra, Venise, 1759, p. 431 ; Vega, De justiftcatione, 1. V, c. XIV, Cologne, 1572, p. 66 sq. ; Bellarmin, De baptismo, 1. VI, c. VI ; De justificatione, 1. V, c. xv; Azor, Institutionum moratium. I. IX, c. iv, Cologne, 1613, p. 583 sq.; Sylvius, In
these.'i
theolui
II; tr.