‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 686 sur 741 · CHARLES BORROMÉE (SAINT · texte numérisé non relu

CHARLES BORROMÉE (SAINT

controverse en langue vulgaire, p. 345; les statuts pour les libraires et les imprimeurs, p. 346-348; les deux (■•dits sur le premier dimanche du carême et sur l'observation du carême, p. 358-362; 4° des instructions diverses, p. 390-708, notamment sur la prédication, p. 390-407; le sacramental (rituel) ambrosien, p. 407-466; les deux livres d'Insti-uctimium fabricse et supellecUlis ecclesiasticœ,p. 466-535; des instructions sur la confirmation, p. 599-600; sur la communion, p. 600-612, et la célébration de la messe, p. 612-644; pour les confesseurs, p. 644-668; 5» InstUutiones et regidse diversi generis, t. Il, p. 711-878 ; ce sont les règles pour le gouverne- Ifient spirituel et temporel de la maison archiépiscopale, p. 711-724; les règles des oblats de Saint-Ambroise. p. 724-740; celles de la société des écoles de la doctrine chrétienne, p. 741-809; celles qui furent dressées pour les religieuses, p. 843-858; celles qui concernent le séminaire, p. 859-878; 6» tableaux divers, p. 879-905, entre autres, p. 892-898, celui des censures et des cas n'servés, que termine la liste des cas réservés par saint Charles; 7° lettres pastorales, p. 906-1249 : à noter les lettres sur le premier dimanche du carême, p. 928-930: sur le jubilé (deux lettres suivies d'instructions), p. 930- 951 ; sur les indulgences de la visite de sept églises obtenues à l'instar de celles de Rome, p. 951-965; sur la peste, suivies d'un long et important Memoriale qui avait pour but de dégager et de rappeler les leçons que donnait la cessation du fléau, p. 966-1220; quatre discours prononcés au Xl<^ synode diocésain, p. 1229-1219; 8» diverses formules, p. 1250-1340, sur toutes les matières qui peuvent se présenter dans l'administration ecclésiastique, telles que celle des lettres par lesquelles on envoie au pape le concile provincial,

On pourrait tirer des œuvres de saint Charles un cours presque complet de théologie pastorale. Bornons-nous à relever quelques passages qui entrent dans le cadre de ce dictionnaire. — 1» Saint Charles eut sa part dans la correction du bréviaire romain décrétée par le concile de Trente. Cf. S. Bâumer, Histoire du bréviaire, trad. R. Biron, Paris, 1905, t. ii, p. 145, 160-163, 168. Il le fit adopter au Ih concile provincial de Milan pour la portion de son diocèse qui ne suivait pas le rit ambrosien ; mais, conformément à la constitution de saint Pie V sur le bréviaire, il interdit le bréviaire de Quignonez et ordonna la conservation du rit ambrosien partout où il avait été en usage. Comme tous ses contemporains, saint Charles croyait que ce rit avait saint Ambroise pour auteur. Cf. Ambrosien (Rit), t. i, col. 957, et Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie, t. i, col. 1373- 1374. Les Acta Ecclesix Mediolanensis nous renseignent sur les mesures adoptées par saint Charles pour fixer et coordonner ce rit et sur les changements qui furent introduits. Cf. P. Le Brun, Explication de la messe, Paris, 1726, t. II, p. 190-194; S.'Bâuiner, op. cit., t. ii. p. 220, 228-230. — 2» On avait adopté à Milan la coutume, disparue ailleurs depuis longtemps, voir col. 1734-1735, de commencer le carême le premier lundi du carême ; saint Charles ramena le caput jejunii, non au mercredi des cendres, mais au premier dimanche du carême, s'appuyant sur l'ancien usage de son Église qu'il faisait remonter à saint Ambroise. Cf. Acta Ecclesix Mediolanensis, t. II, p. 928-930; t. i, p. 306, 358-362; Benoît XIV, De synodo diœcesana, 1. XI, c. i, n. 3-6, Opéra omnia, Bassano, 1767, t. xii, p. 20-22. Cette mesure ne visait que la partie du diocèse qui suivait le rit ambrosien; le reste du diocèse inaugurait le carême le mercredi des cendres. Acta, t. I, p. 12. — 3" Les prêtres qui suivent le rit ambrosien ne doivent pas célébrer la messe les vendredis de carême, t. i, p. 280. — 4» Saint Alphonse de Liguori, 1. VI, tr. III, De eucharislia, n. 300-301, cite saint Charles à l'appui de sa thèse : communiter dicunt doctores, regiilariter loqitendn, pmros non obligari ad communio-

nem ante nonum tel decimuni annum. On a dit que le passage cité par saint Alphonse concerne les enfants en retard pour la première communion, et soutenu que saint Charles n'admet pas que l'enfant soit privé de l'eucharistie par défaut d'âge dès lors que sa préparation est suffisante. F. Sibeud, La loi d'âge divine et canonique pour la première communion. Romans, 1893, p. 65-71 ; cf. p. 72-73. En réalité, le texte allégué par Sibeud sur les enfants en retard, et qui se lit dans les instructions pour l'administration de l'eucharistie, t. i, p. 601, n'est pas celui que cite saint Alphonse; ce dernier se trouve dans les actes du IX» synode diocésain, t. I, p. 326, et porte que les curés doivent convoquer, tous les mois, les enfants qui ont atteint neuf ans et qui sont initiés, à l'école, à la doctrine chrétienne, et leur apprendre, à l'église, à bien se confesser : quant à ceux qui auront atteint dix ans, le curé les fera venir au commencement de la semaine de la septuagésime, les formera à la connaissance et au culte de l'eucharistie. Saint Charles ajoute, après avoir demandé qu'on enseigne, à l'école, la nécessité de se préparer à la communion : quand on informe sur la communion des enfants, le curé doit s'enquérir, et cela aussi auprès des parents, de leur piété, de leurs bonnes dispositions et de leur usage de la raison. Dans le sacramental (ou rituel) ambrosien, t. i, p. 424, il dit qu'on refusera la communion aux enfants qui, propter œtatis imbecillitatem, nondum hujus sacranienti cognitionem et gustum habent. et qu'à ceux qui sont plus grands, grandiusculis, on ne l'accordera qu'après les avoir examinés et instruits de vi et ralione hujus tanti sacramenti : un peu plus loin, t. i, p. 428, à propos de la communion pascale, il ordonne aux curés de rappeler fréquemment et d'expliquer, pendant le carême, la célèbre constitution Omnis utriusque sexus du IV"" concile de Latran, et d'aller, dans les familles, inscrire les noms de ceux qui, ayant acquis par leur âge l'usage de la raison, ont le devoir de communier à Pâques. Dans le sacramental encore, t. i, p. 420, il règle qu'on appellera à la confirmation les enfants qui ont atteint huit ans et même ceux qui, plus jeunes, auront l'usage de la raison et le goût de la piété; cf. le concile provincial de 1565, t. i, p. 8, et celui de 1579, t. i, p. 179, ainsi que Benoit XIV, De sijnodo diœcesana, \. VII, c. x, n. 3, 7, Opéra omnia, Bassano, 1767, t. xi, p. 135; à la suite de la confirmation ces enfants recevront l'eucharistie. — 5» Selon la remarque de Benoit XIV, De synodo dio;cesana, 1. XI, c. xiii, n. 4, Opéra omnia, t. xil, p. 55, nul n'accusera saint Charles d'avoir été trop indulgent. Les théologiens rigoristes en matière d'absolution se réclament volontiers de son autorité. Voir, par exemple, Concina, Traité dit délai de l'absolution, trad. française, Rome, 1756, p. 64-68, et les Instructions sur les fonctions du ministère pastoral, par Mo' l'évêque de Toul, 1772, réimprimées, après avoir été retouchées, sous le titre suivant : Méthode pour la direction des âmes dans le tribunal de la pénitence, par un prêtre du diocèse de Besançon [Pochard], 2» édit., Besançon, 1811, t. I, p. 14-15, et passim, surtout p. 220 sq. Dans ce dernier ouvrage, la pensée de saint Charles a été dénaturée, en partie parce que l'auteur, au lieu de suivre le texte original, qui est italien, s'est fié à la traduction latine, qui n'est pas toujours fidèle. Cf. T. Gousset, Justification de la théologie morale du B. Alphonse-Marie de Ligorio, Besançon, 1832, p. 284^303, et dans Gaume, Manuel des confesseurs, 11» édit., Paris, 1881, p. xxxxv- XLVi; Théologie morale, 'if' édit., Paris, 1846, t. i, p. 373- 377. Sur l'usage que saint Alphonse de Liguori fait de l'autorité de saint Charles dans la question de l'absolution des récidivistes, cf. Vindiciœ Alphonsianse, Rome, 1873, p. 697-701; A. Ballerini, Opus theologicum morale, 2' édit., Prato, 1893, t. v, p. 132, 149-151. - 6» Dans ses Maximes et réflexions sur la comédie, c. XXXV, Œuvres, édit. Lâchât, Paris, 1879, t. xxvii,

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