CHARLES BORROMÉE (SAINT) — CHARLES DE L'ASSOMPTION
p. 77-78, Bossuet n'a pas de peine à démontrer que « saint Charles, qu'on allègue comme un de ceux dont la cliaritable condescendance entra pour un peu de temps dans le dessein de corriger la comédie, en perdit bientôt l'espérance » et condamna « ces malheureux divertissements ». Cf. Benoit XIV, De synodo diœcesana, 1. XI, c. I, n. 3, 7, 9, Opéra omnia, t. xii, p. 20, 22-23.
— 7° Pallavicini, Histoire du concile de Trente, 1. XIX, c. XV, n. 3, trad. française, édit. Migne, Paris, 1845, t. m, col. 128-129, donne le résumé de plusieurs lettres écrites, en 1563, par saint Charles, au nom de Pie IV, aux légats du pape au concile de Trente. Bossuet, Gallia orthodoxa, xiv, eiVefensio ded. cli'ri gallicani, appendix, 1. I, c. Il, Œuvres, édit. Lâchât, Paris, 1879, t. xxi, p. 23-24; t. XXII, p. 466-470, y a vu une preuve de la supériorité du concile sur le pape. La vérité est qu'en présence des difficultés toujours renaissantes au sujet de l'institution des évêques et de l'autorité du souverain pontife. Pie IV, tout en déclarant qu'aucun fidèle ne pouvait contester au pape l'autorité suprême, disait que, si l'on trouvait à la définition même de son droit des difficultés insurmontables, il consentirait, plutôt que d'exposer l'Église aux funestes conséquences d'une rupture, à ce qu'on ne parlât ni de son autorité ni de celle des évêques, et qu'alors on ne définirait que ce qui serait admis du consentement unanime des Pères du concile. Cf. |.I.-M. Prat], Histoire du concile de Trente, Paris, 1851, t. Il, p. 1-75; Baguenault de Puchesse, Histoire du concile de Trente, Paris, 1870, p. 156-159. Dans sa deuxième lettre pastorale sur le jubilé, t. il. p. 937, saint Charles exalte les faveurs accordées par Dieu à Rome, dove ha collocata imixobibncnle la catcdra di san Pietro, l'infallibilità délia fede catolica. Cf t. I, p. 49, 64, 88, 163, 239, 260; t. ii, p. 1284-1285; Benoit XIV, De sytiodo diœcesana,]. I.\,c. viii, n. 9; 1. XII, c. VIII, n. 10-12, Opéra omnia, t. XI, p. 197; t. xii, p. 77.
— 8» Saint Charles s'occupa très activement de la défense de la foi catholique. A ce point de vue il importe de signaler, dans les Acta, t. i, p. 2-3, les décrets sur la défense de la foi; p. 169-170, sur l'inquisition; p. 343-345, sur les hérétiques; p. 47-48, 168, sur les Juifs; p. 35, 168-169, 320, sur les bohémiens (cingari); p. 345, 346, sur l'usage de la Bible et des livres de controverse en langue vulgaire; p. 346-347, cf. la table des matières au mot Index, sur l'Index des livres prohibés : à la liste des livres catalogués dans l'Index du concile de Trente, saint Charles ajouta quelques livres qui. plus tard, figurèrent en partie dans l'appendice à l'Index du concile de Trente donné par Clément VIII. — 9» Entre autres défenses adressées aux prédicateurs par saint Charles se trouve, t. I, p. 4, 399, celle d'annoncer le temps de la venue de l'Antéchrist.
I. Œl'Vres. — Les Acta Ecclesix Mediolanensis furent publiés à Milan, 2 in-fol., 1599. Parmi les diverses réimpressions, citons celle de Lyon, 2 in-fol., 1683, qui donne la traduction latine des parties éci-ites en italien; celle de Paris, in-fol., 1643, non complète, où l'on a groupé ensemble tous les textes se rapportant aux mêmes sujets. Dans les Œuvres complètes de saint Charles publiées par J.-A. Sassi (Saxius), 5 in-fol.. Milan, 1747; 2' édit., 2 in-fol., Augsboui-g, 1758, se trouvent les Xoctcs Vatican^, des homélies, des lettres, n y a eu des éditions multiples de plusieurs écrits de saint Charles; les Avvertimenti per H confessori, en particulier, ont été fréquemment imprimés soit dans le texte italien, par exemple à Rome, en 1700, par ordre du pape Innocent XII, soit dans la traduction française, par exemple à Paris, 1657, aux frais de l'assemblée générale du clergé de [France ; à Aix, en 1659, etc. Sur une traduction française des homélies, cf. L'ai»! du cierge, Langres, 1896, t. xviii, p. 956. Des lettres ont été traduites par Pineault, Pai-is, 1762. Dans son Histoire du concile de Trente, à partir du 1. XV, Pallavicini cite souvent des lettres de saint Charles. Un très grand nombre de lettres inédites sont conservées à l'Ambrosienne de Milan.
U. Vie. — 1" Sources. — Trois contemporains de saint Charles ont raconté sa vie : Augustin Valerio (Valerius), évèque de Vérone, son ami, Vita Caroli Borroma-i, Rome, 1586; Charles Bas-
capé (a basilica Pétri), supérieur des barnabiles de .Milan, plus tard évèque de Nnvare, De vita et rebiis rjeslif! Cnroli cnrdina-
C„i..h„^l.,.u .,u ,.„É,l. \ Lia ..h
, ' , :■, / ' , ,,, i;,.nic, 1610;
Biescia, 1012; trad. latine [k
i: i; 1,1.1-1 .ivec lies notes
précieuses par Oltrocchi, mIi
,t - \ , 1 ,s,.. Milan, 1750;
trad. franc, par l'oratorien Ni
. - .,, : , r.i,-. 1615 ; par l'ora-
torienE.r.|,-v-:,n!,l ^■'.n 1RS.-.
U...U,. oJ.L., z -.,,1., Avignon, 1824,"
trad. allfiMP 1 : ■ K'-^^-Im'
Augsbourg, 1830. Voir encore les
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vnaldus). Annales eccles., an. 1560,
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nebstini'" i . ■
(coiTespi>iidance Ui; Chailes Borroniéc et des noncesj ; Arist. Sala, Documenti circa la vita e le opère di San Carlo Bon-omeo, 3 vol.. Milan, 1857-1861.
2" Travaux. — Citons, parmi les Vies iIp s.iini r.harlps, celles d'Ant. Godeau, Paris, 1663 (cf. du m. ini ''- ' '^ - • rrsiiues, Paris, 1605, p. 627-646) ;nouv. édit. pin S| ■ ,i m-, 1748;
de Touron, 3 vol., Paris, 1761; de Sail- ; i I ^ " I . Augsbourg, 1823; de 3. de Chennevières, Pan . ibl''. Jl 1'. I\. Dieringer, Der heil. Boii-omàus und die Kirclmiverbesserung seijies Zeit. Cologne, ;1846; d'Ant. Sala, Biografia di San Carlo Borromeo, Milan, 1858; ;de Ch. Sylvain, Histoire de saint Charles Borroniée, cardinat-arclievêque de Milan, d'après sa correspondance et des documents inédits, 3 vol., Lille, 1885 (superliciel). Outre les travaux cités au cours de cet article, voir encore Alp. Chacon fCiaconius), Vitss et res gestse pontificum romanorum et .s. /î. E. ciirilinnliuni. Rome. 1C07. t. m, col. 8'.11-9(M ; B. R.is-i . l;i.l,. n-i. ;<-■ -.-,,,„• • / i ,.,,-,■..- congre-
pelleui, ;..'C7,i,WM / \ I- I . , : ' -^rharlT,
., ■..•i,|. ,, l'.M,,, 1864, ■Brisgau, I8!>1, t. VII, col. 146^160; Bonralli, dans Realencykloptidie, 3- édit., Leipzig, 1897, t. in, p. 333-336 ; C. Camenisch, Carlo Borromeo und die Gegenreformation im Veltlin, Coire, 1901 ; et les travaux récents signalés et appréciés dans les Analecta bollandiana, Bruxelles, 1891. t. X. p. 66; 1894, t. xni, p. 75, 414; 1895, t. xiv, p. 344-346; 1897, t. xvi, p. 112, 208; 1898, t. xvii, p. 262; 1900, t. XIX, p. 76-78, 469: 19M. t. XX. p. 119. 356 ; 1902, t. xxi, p. 231 ; 1903, t. XXII, p. 120-121 ; lOiii. t. xxiEi. p. 516-517; 1905, t. xxrv, p. 161-163.
F. Vernet.
2. CHARLES D'ABBEVILLE était religieux prédicateur capucin, ainsi que nous lisons dans le privilège du roi pour l'impression de son livre, publié sans le nom de l'auteur : Lesaint mariage ou instructions chrestiennes qui aprennent aux personnes mariées à vivre saintement et heureusetnent dans cet état, in-12, Paris, 1659, 1665. Le P. Charles remplit avec prudence divers offices dans sa province, il fut en particulier plusieurs fois définiteur.
Bernard de Bologne, Bibliotheca scriptoriim o. m. capuccinorum, Venise, 1747.
P. Élioi .\i!ii d'Alencon.
3. CHARLES DE L'ASSOMPTION, religieux carme, se nommait Charles de Bryas; il était le fils de .lacques de Bryas, gouverneur de Marienbourg, et le frère de .lacques-Théodore de Bryas, évêque de Saint- Omer (1672-1675) et archevêque de Cambrai (1675-1694). Né à Saint-Ghislain en 1625, il se destinait à la carrière des armes; mais la mort presque subite du marquis de Molenghien, son oncle, le fit entrer chez les carmes. Il prononça ses vœux à Douai en Wti et fut ordonné prêtre en 1659. Ses études terminées, il demanda au général de l'ordre l'autorisation d'aller travailler aux missions de la Perse. Les supérieurs de la province le retinrent. Il enseigna longtemps la théologie à Douai, fut prieur du couvent de cette ville, définiteur et deux fois provincial. Il mourut à Douai, le 23 février 1686. Il publia ses premiers ouvrages sous le pseudonyme de Germanus Philalethes Eupistinus : 1» Anctoritas contra prxdeterminationem