IL
CHATEL — GHAURAND
aussi pendant deux années La religion naturelle, revue des doclr'mes et des progrès de l'Église catholique française, 2 iii-8 . l'ui-. ISil-IRin. Avec trois lévites, il représent. lil K cil- i i i- Ir.inçaise et il adressa aux catholi'iii.s li.m i'^ ii ' i.v pastorale pour ta Pàque de IS'iu. Le IM d- ..■min- 181:5, le conseil ecclésiastique et les ministres envoyaient aux fidèles la Profession de foi de l'Église clirrlifiiiie française, Paris, 1843. Ils y enseignaient le pur déisme. En morale, ils acceptaient l'abrégé exprimé par .Jésus-Christ dans l'amour de Dieu et des hommes. Leur culte était à la fois dogmatique et symbolique ; dogmatique, parce qu'il était l'enseignement en commun de la religion ; symbolique, parce qu'il conservait les sept sacrements et leurs symboles. Les devoirs de l'homme envers Dieu se réduisaient à l'adoration et à la reconnaissance; ceux qu'il avait à remplir envers lui-même étaient la science et l'hygiène. L'Église nouvelle était chrétienne, en ce qu'elle acceptait les principes énoncés dans l'Évangile, et française, en ce que son culte se faisait en français et en ce qu'elle ne reconnaissait que la loi et le gouvernement de la France. Les Lettres pastorales pour la Pdque sont envoyées en 18W, ISi"! et 18i6 par le conseil ecclésiastique; celle de ISls' -i M riM.' niinl-lier. Une constitution avait été v\.,'. ' !'• r : l-;;, -ur
une base démocratique : le c. Il i- lus
par les fidèles, qui payaient un ' iii n p. ii li mile.
Dans les premiers temp^. I I ^li- i li. tiiiinc française n'avait pas de temple. S.- m iiJ.i.- I' liaient leurs réunions au domicile de liin .1 • uv, -.il a Paris, soit dans la banlieue. Bientôt elle accjuil un modeste local, qui lui servit de chapelle, rue du Faubourg-Saint-Martin, n. 135. Elle fut persécutée pendant six ans, bien que ses réunions fussent tolérées par la police. Le 5 mai 1848, on plaça sur la façade un tableau qui indiquait ses titres. Le pasteur Bandelier publiait, le 31 décembre 1849 : Le vrai christianisme et le vieux catholicisme en présence de la démocratie française. Trois personnages : le pasteur Bandelier, un anonyme qui signait Verax et l'abbé Christian, directeur du Vrai catholique, s'étaient mis d'accord sur un symbole religieux. Ils voulaient ramener les sociétés modernes au temple du vrai Dieu par la fusion du catholicisme et du protestantisme, à l'exclusion de Rome. L'unité de Dieu, enseignée par Moïse, condamnait le système trinitaire. La fraternité universelle, avec la communion pour symbole, était l'essence du Nouveau Testament qu'ils conservaient. L'Église chrétienne universelle n'aurait que deux sacrements, le baptême et la cène, et la langue nationale serait la langue officielle du service divin. Ce projet d'union est le dernier acte de l'Eglise chrétienne primitive que nous connaissons.
A partir de 1850, on n'entend plus parler de l'Église française et de ses démembrements. Elle avait végété vingt ans sans avoir exercé une influence bien pernicieuse dans la société française, puisqu'elle n'a jamais réuni qu'un petit nombre d'adeptes.
Les notices sur Cliatel sont ou bien des panégyriques ou bien des pamplilet.^ ■ ,Tm1o= JrtTvn r"^'''^' ^'i-'itel et son Église, dans Paris ou h' li'''^ ' -■ . 1-. ■-. . p ■ - |s:j2, p. 159-193; Notice sur l'abhê ' ' i n un ecciésiastique pro-
testant du II. ! -M il' ! ! i~i / i/'i/ié Ctiatel et sa ré-
Nolice sur fabic Clo': .; :,. ,/,, ,',,,,,. r; ,,,,. ,,ige.
in-fol.. [Pai-is, 1834;] ',". , ' // r^^iho-
tique française et stuM. ' L,:. :, , „, :--,lMns,
itiM; Scènes historiques ,i;:i p,'i!,„du.. /./,...■ „;u;cii/6 Cl.atel,
Auzuu, Fabré-Palapra cl Iluch (par l'abbé RocL lui-même),
in-18, Paris, 1834; Eugène de Mirecourt, L'abbé Chatel, dans
Les contemporains, n. 138, 3- édit., in-32, Paris, 1871, p. 39-55.
«In i-'-ut ron>ultf-i' 1.'^ ii.iirn.'ni\ du temps, surtout VAmi de la