V. ERiMONI
CHRYSANTHOS Notaras, patriarche de Jérusalem, théologien grec du xviio-xviii» siècle. Il naquit dans le Péloponnèse, peut-être à Arakhov, village de l'éparchie de Cahivryfa. Il lit ses premières études à Conslantinople, et s'n|iplii|iin ix la philosophie sous la direction de Séli.i^lns CliMihiiilfs. Son oncle, Dosiihée, le célèbre patii.ii c lir (Ir II lll^alem, l'envoya à l'université de Padou.v Sr^ ,'liKlrs achevées, il visita plusieurs régions d'Europe, en y nouant des relations avec les savants les plus célèbres. A Paris, il connut Lequien et lui fournit beaucoup de renseignements pour son Oriens christianus, t. m, col. 526. A son retour en Orient, il fut accueilli en triomphe à Bucharest et à Conslantinople, et le 5 avi'il 1702, il fut consacré métropolite de Césarée en Palestine. Le 6 février 1707, à la mort de Dosithée, il monta sur le siège patriarcal de .lérusalem, qu'il occupa jusqu'au jour de sa mort, arrivée à Conslantinople, le 7 février 1731. Les historiens orthodoxes l'exaltent comme un défenseur courageux de l'orthodoxie contre les méfaits des Latins en Palestine. Il adressa même à ce sujet une lettre au pape Innocent XIII (1721-1724) où l'on remarque cependant un style respec-
tueux et beaucoup d'égards ii l'adresse de la papauté. Plusieurs ouvrages Ihéologiques du patriarche Chrysanthos, en particulier sur la confession, restent encore inédits. Parmi ses ouvrages imprimés, on peut consulter : 1° Ilep't tEpw!r-jv»]ç /.6y'>î êY)i(<>p.tao-nxi55, Bucharest, 1702;
zai TÎ]; iT/i[iat<7Îa5 aviTÛv, S'.atpiirSMî te y.a! tiEew; tt,, TziXixi Y.x'i vOv, y.ai Éispwv tiviTjv otivu àvav/.ixiwv toï; £-|"/a-a).EYop^£voiî Tiji xj./.pw, Tirgovista, 1715; Venise, 1778; i' 'InTopia xai iiEpiYpaçï) tt,; 'Aflai Ftç xa\ Tf,; àYÎaç ttoXew; 'lEpouo-aXT,;!, Venise, 1728; 5» IIep'i tti? xav' èloxV' CicEpoxfiç TTi? kyiai TtôXEto; 'l£poiicra),T|(;. xa't ro-j àYi'ou xa't ;(DoSô-/o-j Tâço'j toij K^jpio-j, Bucharest, 1728; 6° '.\viîppT|(Ttî eÎ; -à ôaa xaxûç, 'Ie'jSm; xai ivapudorwc XÉYOvtai EÎ; xb npo<ix-jvT|Tâpiov toO âylou opou; Sivi, Venise, 1732; 7» '0(ji:),iai hli-^at Iv. twv -koUmv B-jçE^v.aon, Venise, 173i.
Lequien, Oriens christianus, t. ni, col. 525-528; Fabricius, Bibliotlieca gneca, t. viii, p. 331; t. Xl, p. 540-541, 595; t. Xlii, p. 479-481; "Vretos, Nîo!*)i.,vixii çù^lov.V, Athènes, 1854, t. i, p. 254; Constantios I (patriarche), n,s\ t.t;v ust* tà.v «Ihtiv W toî
x^r.p'ï-j i-ft-zY, xat n«c$iia S;a-pt^'/T(4v, Ey^Ypar""' tXânToveï, Constantî-
nople, 1866, p. 155; Sallias, 'Ns.).).).7iv.»i, yi'/,o\oYi'«, Athènes, 1868, p. 431-435; Démétrakopoulo, 'OçOiSoio; ■E/.),«;, Leipzig, 1871, p. 171-172; Zaviras, Ni« 'EXii;, Athènes, 1872, p. 547-550; Daponte, 'Irn-fixi; xn-AI.'.--,; ivSfS-, tT.rti.;,u,;, dsns Sathas, Mi««,u..xr, ?iGXi.,0».xr„ Veni'ip, 1«7?. t m, p. 95-98 : on y lit lo texte de la lettre de Chiv-iMiHn -n , i|. innocent XIIl. p. 95-97; Procope, 'KniTi-nn.^;-,,; .;-. r,, «-„■,, jbid., p. 495-
496; Rangabé, Hiftoin- l>:i .n.r.ir :., Hrrce niodenie, Paris, 1877, t. i, p. 4'1. 7l' : Pn|.iH|..|.. iil. -Im i.uiicus, ' \-,ia.tr!o. UfoTo'Aum- Tixiiî c-.tt/Mv: . -;iiiii-i'. I. I i.Miiig, lb94, t. II, p. 310-348;
M«;.Voy«3 ;;.., M -,; „;xo-J;/;.v:xi-;; »y,a.,o 7../T},if/.-.-.
rok. M
totairc grec uu rccucU des Lettres adressées a CUrysanle Xotaras, patriarche de Jérusalem, par les princes de Valachia et de Moldavie, Paris, 1888; Erhioeanu, Bibtiografia grecn, Biseriri, ,,rlh,„l,rr„ rniii,;,,,,. Iflll2. n 12, p. 1208-1210; Hore, Stu,l,;.i - ;,,-/-.:, .,' //,.• .„.■-■/ 1 /m.-w, i.ni.cires, 1902, p. 3;3- 354; k I ir . , .-rin'it Kirchen, trad.
Raiis 1 , 1 I I I''- I II' M' I- nrt/clopadie fiirpro-
testanlf^: i.. n /, I I 1- 18!1K. t. IV, p. 98;
Cyrille .\Uiaii;isi, ni. n iLm^ i ,//.,,,,coTixri
•A),»,Oi,oi,t. IV, |.. " M ji :;,;,, I I — : .i im h,;. 178-181, N. Kapterev, iIji / ' ,,/,, Saint-
Pétersbourg, iN'ir. Il- 1 ' . I :;7'i tiT <ii i | i.v, dans les Troudi du 8" cungiés aicliénlngitiiie, Mnscou, 1895, p, 20-27. A. PalmieRI.
1. CHRYSOLORAS Démétpius, théologien grec du xiv=-xv« siècle, ne à Thessalonique. L'empereur Manuel II Paléologue (I39I-I425) le reçut dans son intimité, et eut souvent recours à ses conseils. Les bonnes relations de Démétrius avec le basilens sont attestées par une centaine de lettres et billets qu'il lui écrivit et qui sont encore inédits. Syropoulo le dit très versé dans les sciences philosophiques et astronomiques. Démétrius prit part aux querelles théologiques de son temps entre Grecs et Latins, et combattit le latinisme de Démétrius Cydonius. Une anecdote rapportée par Syropoulo témoigne de son hostilité contre l'Église romaine. Durant un diner à la cour. Manuel II lui demanda s'il pouvait connaître l'avenir, et l'évéler un événement futur. Démétrius répondit; <i En étudiant les mouvements des corps célestes, j'ai appris que le septième Paléologue conclura l'union avec les Latins, et cela sera la cause de beaucoup de maux pour la chrétienté, » p. 52. L'empereur lui ayant demandé s'il visait Jean VIII (f 1391), fils d'Andro-
CHRYSOLORAS
Tiic I!I PHlpnlogiie n328-13411. il réDnndit on'il pnrlait (1 son propr (ils lein Mil Pal olo ne (Ki2oln8) (it ni ton p 10 Celle anecdote rel Ute au^si par Dl 11 11 icopoulo a peut (.Ire cte in\ent e par ) irm^i nation ftrtiU du fint isisle 1 isloncn du concile de riorcnc I 1 t do h 1 rt I On truis esl incon nue 1 r q 1 1 imons tnitts
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