‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 719 sur 741 · C. Constantin · texte numérisé non relu

C. Constantin

CHRISTOLYTES. Ceux qui divisent ou scindent le Christ, tel est le nom d'une secte, dont l'existence n'est attestée que par saint Jean Damascéne, Hasr., xciii, P. G., t. xciv, col. 757, et par Constantin Copronyme, dans un teste cité par Nicéphore de Conslantinople (t 826), ^»/jrr/ie<ica, i, 34, P. G., t. c, col. 288, mais dont le rôle n'a pas laissé de trace sensible dans l'histoire. Inconnue de saint JCpipbane au l\' siècle, de Tliéodoret au ve, de Léonce de Il\ zance au vi'". de Tirnotliée de Conslantinople et de Sopbronius de Jérusalem dans la première moitié du vii=, elle est donc postérieure à 650 et antérieure à 750 environ. Constantin Copronyme la traite d'hérésie abominable, sans fournir d'ailleurs le moindre renseignement sur les chefs qu'elle eut ou le

rùle qu'elle joua; et saint Jean Damascéne est aussi peu explicite. Il nous apprend néanmoins que les christolytes prétendaient que Jésus-Christ ressuscité n'était pas monté au ciel dans l'intégrité de sa double nature : il aurait laissé sur la terre sa nature humaine et n'aurait réintégré le séjour du Père céleste qu'avec sa seule divinité. C'était là scinder le Christ, d'où le nom qui est donné à ces sectaires, et réduire l'incarnation du Verbe à une simple union passagère de la nature divine avec la nature humaine dans la personne du Fils de Dieu jusqu'au jour de l'ascension exclusivement.

Au sens étymologique du mot, on peut regarder comme des christolytes les eutychiens du milieu du v« siècle, qui, d'après Théodore!, Dial., ii, P. G., t. Lxxxiii, col. 164-165, prétendaient que Notre-Seigneur n'est monté aux cieux qu'en laissant ici-bas son linmnniti'. nan^; l.> même sens, le trithéiste Etienne Coin . d, 1,1 lin du \i ^iiele ou du commencement du VU", . -i 1111 . liri-i..lM. , . ir. selon Photius, Bift/iofA., cod. 232, /' '7.. t. cm. c.jI, Id'.ilj, il enseignait qu'après sa résurrection lo corps de Jésus-Christ est céleste, intangible, et que le Fils de Dieu ne pourra venir juger les hommes qu'avec la seule divinité.

Smith et Wace. Dictionary of Christian hiograpliy, Londres, 1877, t. I, p. 495; U. Chevalier, Répertoire. Topo-bibliographie, p. 707.

G. Bareille.

i. CHRISTOPHE, pape, successeur de Léon V en 903, moi I , „ ,,n>,„i m 90i.

Léon \ ,i\aii ~iHr. dé à Benoit IV mort vers la lin de juillet iKfo. Apic^ deux mois de régne, un prêtre du nom de Christophe renversa Léon et le fit jeter en prison. Vers le commencement de l'année suivante, le pape Serge III, rival malheureux de Jean IX en 898, put rentrer à Rome, et emprisonner Christophe qui ne tarda guère à être assassiné ainsi que Léon V.

Jaffé, Regesta pontif. roni., t. i,p. 443; Herim., Aug. chron. à l'année 904; Duemmler, Auxilius und Vulgariiis, Leipzig, 1866, p. 60, 135 ; Duchesne, Les premiers temps de l'État pontifical, dans la Revue d'hist. et de litt. relig., 1896, 1. 1, p. 490. 11. Hemmer.

2. CHRISTOPHE, patriarche d'Alexandrie, selon Eutychius, P. G., t. cxi, col. 1128, succéda à Eustathios vers l'an 805. Bien qu'il fût frappé de paralysie, il gouverna pendant 32 ans son Église, avec l'aide d'un coadjuteur. En 830, avec les patriarches Job d'Antioche (813- 843) et Basile de Jérusalem, il souscrivit la fameuse lettre à l'empereur Théophile VIII (829-842) contre les iconoclastes. Cette lettre, qui se trouve insérée dans les œuvres de saint Jean Damascéne (édit. de Lequien), dut être composée de commun accord par les trois patriarches. On possède de Christophe une exhortation spirituelle sur la vie humaine en forme de parabole. II y décrit la lutte de l'àme chrétienne contre l'esprit du mal, symbolisé dans un serpent qui, par la négligence et l'avarice du maître de la maison i tuer ses domestiques, son fils, sa lui-même. La lettre à Théophile !

col. ,343-385; l'exhortation P. G.,

il pénètre, finit par femme, et le mordre se trouve P. G., t. xcv, , t. c, col. 1216-1232.

Constantin Porphyrogénète, Narratio de imagine Edessena, P. G., t. cxiii, col, 441; Combélis, Manijnilus rerum Constantinopolitanaru»' . Paris, 16C4. p. 110-145; Lequien, Oriens christianus, t. n, i-..!, W.-.-'n.c, ■ Fahricius, Bibliotheca grxca, t. XI, p. 594; r,,iiii,i / , , ; w., •iriccse monumenta, Paris, 1681, p. 669; Ou,i ■ •< de scriptoribus Ecclesix

antiquis, Leipzig rj- "t^; Cave, Scriptorum eccle-

siusliciii-inn hi.-.i> .,,,., i..,jlogne, 1720, p. 446; Schwarz-

lose, D'i />';/,/('/ s/, !! , i,( Kunipf der grieschischeti Kirche um ihre Ki'i'^'.^'t "",' ""1 •!,,(■ Freilieit, <ia\\\a, 1890, p. 109-112; Kruiiib.ich, 1 ,1. ~,.;,i, i,/, ih-rbyzanlinischen Litteraîur, Munich, 1897, p. luij, .Mat\i. cvîky, Olcherk istorii Aleksandriiskoi tzerkvi so vremcni khallddonskago sobora, khristianskœ Tchtenia, 1856, t. I, p. 246-247 ; Nealy, A history of the holy eastern Cliurch. The Patriarchate of Alexandria, Londres, 1847, t. II, p. 138-146. A. Palmieri.

CllRISTOPllK — CHRYSOLORAS

3. CHRISTOPHE Angélos, théologien grec, né dans le Péloponnèse. Les persécutions des Turcs le forcèrent

à s'exp;ilpiiM-, Il -io n'I'iisi:! imi An^leh^vi'e ol enseigna aux

unh,;-.,\r~. ,]r r.,,,Ml„hl,-' rnliixior,! HiiiS- 1(;12). Papadopnli I.Mriis,. .In.iii- .■iiil.i-.i--i' II' r.ilMiiisMie. Selon

COiitroverxa vcl ivrliix anihiriiiis (Mp- ., ' . ,' m/..,^.. prxterit. Voici les titres de ses ohm > I M

Xpc<TTOçôpou TO'j 'AyT^'-O'J "KXXrjVo; -<i. xai [i.a.<sxifiù'i ■fc'jTaiJ.svo'j àSixw; napu ;... / l</.^/.<u, ly.u Tr,v e!ç XpidTo/ m'uTiv, Oxford, 1617, récit des ennuis qu'il eut à subir de la part des Turcs; 2» 'EY;(Etp!8tov

TtSOl -f,; y.ITÏTTiTiM; tmv r;'r,iliZm £Ùpi!Jy.O]J.£V<i)V "E),),r,-

vMv. i"iinl:ii. ].■■, \i'i\l. i II l.ihii Si.iiKs et rittis Ecclesi;r •: <■ < lin' i hi - ' I '' i \\iç,\ ty); auocTaTtotç TT,; I - T/,; â|j.2<p-n'a; ô/i).aor|

7cpo£fT]T£-jOr|iT«v, Londrcs, 162i.

Poi.;..lH,,.,li, ;',-.T, „.(,„, ,^s „, „>!(„„„„„■.•,. I>;>,l,.u.. |f,97, p. 384,

SOV, '.ii:. M - \hhii,,n,..i I /, ,, ,,,,./ iiruen gi-ie-

cliis. < / , I . ., 1 :m • ; A Aili<mxOxo-

nirj,- I ' : Il I il- - ■, , ^ '/ Ofif-ntalis

Seryhi. . l-..^^nl Ivii, ■ I, |, i/,-i;i;.

A. Pauiieri.

CHRISTO-SACRUM. C'est le nom que prit une

société religieuse l'ondii' in 1797, à Delft (Hollande), par

un ancien maire cir cMr \i\\,\ (hider de Wyingaart

Canzius. Le but était l,i i. niiioii ,!,■ diverses confessions

en une seule coniiiiiiiiinili , rm hase commune, on

proposait la foi en lu iii\iiiil.' du Christ et en sa mort rédemptrice. Reconnue oriicioUement en 1802, cette secte jouit quelque temps de la liberté, mais elle fut bientôt attaquée par les autres réformistes français de l'Kglise wallonne, parmi lesquels elle avait pris naissance, et elle ne fit plus de progrès. Elle n'eut jamais plus de trois mille adhérents ; elle arriva à peine à célébrer son vingt-cinquième anniversaire; elle disparut en

Het genootschap Christo sacrum binnen Delft, Leyde, 1801 (c'est une apologie de la société); H. Grégoire, Histoire des sectes retirfieuses. Paris, 1828, t. v, p. 331 ; Grande encyctopédie, t. XI, p. 2SJ; lurchentexikun, t. in, col. 238-239.

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