‹ Dictionnaire de théologie catholiqueChapitre 146 sur 400 · V. Obi.et · texte numérisé non relu

V. Obi.et

BARTOLI Jean-Baptiste, né à Venise le 21 juillet 1695, devint successivement professeur de droit canonique à Padoue (1731), évêque de Feltre (1747), et archevêque de Nazianze in partibus (1757). 11 mourut le 14 mars 1776. On lui doit : Apologia pro Honorio primo, Feltre, 1750, où il s'efforce de démontrer que les deux lettres du pape Honorius à Sergius ont été, la première interpolée et la seconde fabriquée de toutes pièces par les monothélites, et que la condamnation du pape n'est pas l'œuvre du VI0 concile œcuménique, mais des évéques orientaux.

Hurter, Nomenclator, Inspruck, 1895, t. nt, col. 188.

J. Bellamy.

BARUCH (hébreu : Bdrûh, qui signifie « béni »; Septante : Bapoùx; Vulgate : Baruch), l'auteur de l'un des livres de l'Ancien Testament. — I. Le prophète. IL Division et analyse du livre. III. Authenticité et canonicité. IV. Texte et versions. V. Doctrine.

I. Le prophète. — Baruch, fils de Nérias, Bar., i, 1, était le disciple et le secrétaire du prophète Jérémie. Jer., xxxii, 12; xxxvi, 4,10, 32. Il appartenait à une illustre famille de la tribu de Juda. Jer., Li,59; Josèphe, Ant. jud., X, ix, 1. Son frère Saraia faisait partie de la cour du roi Sédécias où il occupait un poste important. Baruch fut constamment attaché à la personne et au sort de Jérémie. La cinquième année du règne de Joachim, fils de Josias, il lut au peuple assemblé et à Gamarias les prophéties de Jérémie qu'il avait écrites sous sa dictée. Jer., xxxvi, 8-10. Il les lut aussi aux grands de la cour. Jer., xxxvi, 14, 16. Le roi Joachim, averti de ce qui s'était passé, se les lit lire par Judi et ordonna de jeter le volume au feu, Jer., xxxvi, 20-23; il voulut même s'emparer de Baruch et de Jérémie, mais Dieu les cacha, j^. 26. Obéissant à un ordre divin, f. 27, Jérémie lit écrire de nouveau ses prophéties par Baruch, f. 32. — Baruch avait déjà été accusé d'être partisan des Babyloniens et d'inspirer à Jérémie ses sentiments. Les épreuves auxquelles il fut exposé le jetèrent dans le découragement. Jer., xi.v, 3. Dieu le rassura et il reprit courage, ji . 5. Sous le roi Sédécias il fut jeté en prison avec Jérémie, el il y resta jusqu'à la prise de Jérusalem. Après la prise de Jérusalem il se relira à Masphath avec son maître. Il fui ensuite forcé de suivre les Juifs en Egypte. Jer., xi.m, ti, 7. Il se rendit plus lard à Babylone où il termina ses jours. Sur les légendes

relatives à sa vie, voir Baruclt dans le Dictionnaire de la Bible, 1. 1, col. 1745, et Apocalypses apocryphes,!, i. IL Division et analyse du livke. — La prophétie de Baruch se divise en deux parties principales : 1° i-iii, 8; 2° ni, 9-v. La lettre de Jérémie, VI, est un appendice. — La première partie contient : 1° une introduction composée d'un prologue historique, i, 1-9, et de la lettre des Juifs exilés à Babylone à leurs frères de Jérusalem,

1. 10-14; 2° un long discours du peuple où dominent deux idées principales : 1. Le peuple reconnaît sincèrement que ses péchés sont la cause de ses malheurs, i, 15-H. 2. Il invoque la miséricorde de Dieu, et le supplie de mettre un terme à ses maux, m, 1-8. — La seconde partie est un discours du prophète : 1° Il exhorte ses frères à chercher la vraie sagesse et à se convertir à Dieu, m, 9-iv, 8. 2° Il console le peuple dans ses infortunes, et lui assure en même temps que Dieu le délivrera, iv, 9-29. 3° Il s'adresse directement à Jérusalem et lui prédit un avenir heureux; ses ennemis seront châtiés et ses enfants reviendront de la captivité, iv, 30-v. La lettre de Jérémie forme dans la Vulgate le chapitre vi du livre de Baruch; dans le texte grec, EI1ISTOAH IEPEMIOT, elle constitue un morceau à part. Cette lettre est adressée aux Juifs captifs à Babylone : 7rpbç tou; à/6ï]o-ou.évouç a\yj).ctl(ûXO\)C. etç BaëuÀàiva. C'est une chaleureuse exhortation que le prophète adresse à ses frères pour les détourner du culte des idoles auquel ils étaient exposés sur la terre d'exil. C'est par ordre de Dieu qu'il leur écrit : àva-yy-eD-ai a'jTof; xaflôtt intxiyi] aÙToi iino toù ©eoG, f. 1.

III. Authenticité et canonicité. — 1° L'authenticité du livre de Baruch est niée par la majeure partie des auteurs protestants. Cf. Vigouroux, Les Livres saints et la critique rationaliste, 4e édit., t. v, p. 155-161. Toutes les objections de la critique protestante contre l'authenticité de Baruch ont été groupées par Fritzche, Kurzegefasstes eoeeg. Haudbuch :u den Apokryphen, Leipzig, 1851. — L'authenticité du livre de Baruch est démontrée : 1. par le titre même du livre, Bar., I, 1;

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