‹ Dictionnaire de théologie catholiqueChapitre 147 sur 400 · par la tradition qui n'a jamais hésité sur ce point · texte numérisé non relu

par la tradition qui n'a jamais hésité sur ce point

3. par le langage, les idées et la tonne littéraire, qui dénotent un disciple de Jérémie. Pour la solution des nombreuses objections contre l'authenticité, voir Knabenbauer, In Dan., Paris, 1891, p. 438-443; Trochon, Jérémie, Paris, 1878, p. 390-393, 394. — Quant à Vaut/ienlicité de la lettre de Jérémie, on la prouve : 1. par le titre, Bar., vi, 1 ; 2. par le second livre des Machabi'es, n, 1,2; 3. par les descriptions et les renseignements qu'elle contient, notamment Bar., VI, 3, 14, qui concordent très bien avec les textes et les monuments assyriens. Cf. Knabenbauer, op. cit., p. 447, 448; Brunengo, L'impero di Babilone e di Ninive, t. i, p. 71 ; t. n, p. 330; Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 5e édit., t. IV, p. 339-353; G. Rawlinson, Tlie ftve great Monarchies, 2e édit., t. i, p. 130; t. Ml, p. 28; Tiele, Babylonisch-assyrische Geschichte, Gotha, 1886, p. 531, 552, 544. — 2° Le canon juif ne contient pas le livre de Baruch; beaucoup d'auteurs chrétiens, et des plus anciens, ne le citent jamais. Néanmoins la canonicité du livre est au-dessus de toute contestation. 1. La tradition lui est favorable; les Pères le citent comme livre inspiré : S. Irénée, ('.ont. luvr., v, 35, 1, P. G., t. vu, col. 1219; Clémenl d'Alexandrie, Pedag., I, 10, P. G., t. VIII, col. 357-360 (sous le nom de Jérémie); n, 3, col. 433, 436; S. Elippolyte, doit. Noet., n, /'. (.'., t. x, col. 805; v, col. 809; Origène,In Jer., xxxi, 16, P. G., t. xni, col. 3SI; Tertullien, Scorp., vin, /'. /,., t. ii, col. 137; S. Cyprien, l>c oral. </<>»)., v. /'. /.., t. iv, col. 522; S. Hilaire, lu Ps. i.xyiii, 19, /'. /.., t. IX, col. 482; De Trinit., iv, 12, /'. L., t. x, col. 127; v, 39, col. 156; S. Ambroise, Hexaem., m. I i, 59, P. L., t. xiv, col. 181; De Cain et Abel, i, 5, 19, col. 327; Eusèbe, Dem. evang., vi, 19, P. G., t. xxn.

BARUCI-I

col. 468; De eccles. theoh, n, 19, P. G., t. xxiv, col. 948; S. Athanase, De décret, nie. syn., 12, P. G., t. xxv, col. 444; Epist., xxxix, P. G., t. xxvi, col. 1437; S. Basile, Adv. Eunom., iv, P. G., t. xxix,col. 705; S. Cyrille de Jérusalem, Catech., iv, 35, P. G., t. xxxm, col. 500; S. Grégoire de Nazianze, Orat., xvi, 12, P. G., t. xxxv, col. 949; Orat., xxx, 13, P. G., t. xxxvi, col. 121; S. Épiphane, Hœr., lxix, 31, 53, P. G., t. xlii, col. 252, 285; Théodoret de Cyr, In Ps. LXVI, 7, P. G., t. lxxx, col. 1373. — 2. Le concile de Laodicée, can. 59,60, et le concile de Trente, sess. IV, ont tranché la question en plaçant Baruch, avec la Lettre de Jérémie, au nombre des livres canoniques. Cf. Vieusse, La Bible mutilée par les protestants, 2e édit., p. 86-106.

IV. Texte et versions. — Nous ne possédons plus aujourd'hui que le texte grec du livre de Baruch et les versions qui en dérivent: italique, copte, etc. On ne connaît pas l'auteur de la traduction grecque, car il est presque certain que le texte original était l'hébreu. Le texte hébreu s'est perdu. Certains critiques, adversaires de l'authenticité, prétendent que le livre de Baruch avait été primitivement écrit en grec; c'est même là une des principales raisons pour lesquelles ils nient l'authenticité du livre, car Baruch ne pouvait pas écrire en grec. — Les raisons qui prouvent que le texte original était l'hébreu, sont les suivantes : 1° Baruch, I, 14, recommande de lire le livre dans le Temple, aux jours de solennité; or aucune langue étrangère n'était admise dans le service du Temple. 2° La tradition conduit à la même conclusion. Les Constitutions apostoliques, v, 10, P. G., t. i, col. 896, nous apprennent qu'on lisait Baruch dans les synagogues de la Palestine, le jour de l'expiation ; or dans ces sygnagogues on n'employait que la langue hébraïque ; saint Épiphane, Hser.,vm, 6, P. G., t. xli, col.213, énumérant les livres que les Juifs avaient dès le retour de la captivité, mentionne les lettres de Jérémie et de Baruch; Origène collationna dans ses Hexaples le livre de Baruch, et la version syro-hexaplaire note parfois que le texte n'a pas telle ou telle leçon ; Théodotion traduisit en grec le livre de Baruch. 3° On le constate également par les nombreux hébraïsmes que contient le texte grec actuel. Cf. F. H. Beusch, Erklàrung des Bûches Baruch, Fribourg-en-Brisgau, 1853, p. 73; Kneucker, DasBuch Baruch, Leipzig, 1879, p. 25; Ceriani, Monumenta sacra et profana, Milan, 1861, t. I a, p. 15, 138; Cornely, Introductio specialis, Paris, 1887, t. il b, p. 421 ; Knabenbauer, In Dan., p. 438; Kaulen, Einleilung, 3° édit., Fribourg-en-Brisgau, 1892, p. 373, 374; G. Hoberg, Die atteste lateinisclie Uberselzung des Bûches Baruch, 2e édit., Fribourg-en-Brisgau, 1902; Amelli, De libri Baruch vetustissima lalina versione usque adhuc inedita in celeberrimo codice Cavensi, Mont-Cassin, llJU2.

V. Doctrine. — On peut grouper sous deux chefs les principaux enseignements du livre de Baruch. — /. doctrine sur la sagesse, m, 9-35. — L'auteur parle en termes admirables de la sagesse ; cette doctrine n'est pas d'importation étrangère, comme le soutiennent les rationalistes; elle est propre à l'Ancien Testament. Relevons seulement quelques idées, car il serait trop long de commenter tout ce fragment : Dieu est la source de la sagesse, et le peuple juif, en se détournant de Dieu, a abandonné la source de la sagesse, tt)v tcïjyyjv ttj; <70?:'a<;, f. 12; et. Jer., il, 13 (Dieu, source de l'eau de vie, îrv)YT) uôato; Çtoî};) ; £ccli.,I, 1 (niaot. <ro<p:a itapà Kupt'ou); on ne peut trouver le lieu de la sagesse (tôvtôitov aOir,;), ni acquérir ses trésors (vous O^iraupoùç aùrr,?), en dehors de Dieu; cf. Job, xxvni, 20; xxxvi, 36; Matth., xm, 52; Col., il, 3; Jac, i, 5; la sagesse doit être préférée à tout, y. 30; cf. Job, xxvm, 13, 15; Prov., m, 14; Sap., vu, 9; Dieu seul connaît la sagesse et ses voies, y. 31, 32.

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