‹ Dictionnaire de théologie catholiqueChapitre 158 sur 400 · BASILE D'ANGYRE — BASILE DE SOISSONS · texte numérisé non relu

BASILE D'ANGYRE — BASILE DE SOISSONS

Accusations portées par des ennemis, et qu'il est impossible de contrôler; mais Acace a été soupçonné de s'être abandonné à des ressentiments personnels. Philostorge, v, I, P. G., t. lxv, col. 528. D'autres historiens parlent du chef des semi-ariens comme d'un homme qui devait à la dignité de sa vie l'influence dont il jouit longtemps auprès de Constance. Théodoret, n, 20, P. G., t. LXXXII, col. 1062.

Basile fut banni en Illyrie. Comme les évêques semiariens déposés avec lui par les acaciens, il nous apparaît ensuite dans les rangs des macédoniens. Sozomène, iv. 27, P. G., t. lxvh.coI. 1200; S. Jérôme, De virisillust., 89, P. L., t. xxiii, col. 695. Son nom se trouve au premier rang dans une requête, présentée en 363 à l'empereur Jovien par les évêques de ce parti; ils demandaient qu'on chassât lesanoméensdes églises qu'ils possédaient, et qu'on les mit eux-mêmes à leur place; ils parlaient aussi d'un concile général, et se déclaraient prêts à se rendre à la cour, s'ils en recevaient l'ordre. Socrate, m, 25; Sozomène, vi, 4, P. G., t. lxvii, col. 451, 1302. 11 semble donc que, grâce à l'amnistie accordée par Julien l'Apostat, Basile était revenu d'exil, comme les autres évêques, mais qu'il n'avait pas recouvré son église occupée par cet Athanase que les acaciens lui avaient donné pour successeur. Socrate, ïbid., col. 456. La requête des évêques macédoniens resta sans effet, et il n'est plus question dans l'histoire de Basile d'Ancyre. Il se peut qu'au début du règne de Valens, il ait pris part au synode de Lampsaque, qu'il ait été de nouveau envoyé en exil, et qu'il y soit mort. En dehors de la lettre synodale et de la dissertation dogmatique dont il a été parlé, Basile avait, comme nous l'apprend saint Jérôme, composé plusieurs ouvrages : un écrit contre Marcel son prédécesseur, un traité de la virginité, et diverses autres choses, dont rien ne nous est parvenu.

Le chef des homéousiens a été très diversement apprécié. Les uns ont vu en lui, comme en tous ceux de son parti, un véritable arien, dissimulant le venin de son erreur, pour mieux tromper les simples; tel, en particulier, saint Épiphane. Hsev., lxxiii, n. 1, P. G., t. xlii, col. 400 sq. Saint Hilaire et saint Athanase ont été moins sévères, comme on peut le voir par l'article Arianisme, t. i, col. 1831 sq. Mais on n'a pas le droit de dire que ces deux grands docteurs ont parlé de Basile d'Ancyre comme d'un homme pleinement orthodoxe; il s'en faut surtout de beaucoup qu'on puisse, avec certains protestants de nos jours, voir en lui « le père de la doctrine officielle de la Trinité ». Le chef des homéousiens en est resté à la similitude d'essence, et n'a pas admis ou n'a pas compris l'identité de substance entre le Père et le Fils; par là s'explique qu'on le trouve, à la fin de sa carrière, dans le camp des macédoniens.

Voir surtout les Histoires ecclésiastiques et les écrits patristiques, cités au cours de cet article. Pour la synthèse historique de ces documents : Tillemont, Mémoires, Paris, 1704, t. VI, p. 290 sq.; dom Ceillier, Hist. gén. des auteurs sacrés, Paris, 1865, t. IV, p. 320 sq. ; Hefele, Histoire des conciles, trad. Leclercq, t. i et n, passim.

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