BIANCHI
contre Pierre Lizet, président au parlement de Paris, puis abbé de Saint- Victor de Paris. Contre l'ouvrage de Lizet : L'hérésie pseudo-évangélique, Béze publia une lettre semi-burlesque en latin macaronique, Epistola magistri Passavanlii ad Petrum Loysetum. Cette lettre se trouve à la suite des Epislolse obscurorum yirorum, Londres, 1719-1712. — 3. Polémique avec Jean Cochkeus ouDobanek qui avait réfuté Calvin dans son ouvrage De sacris reliquiis Christi et sanctorum ejus, contra Calvini calunmias et blasphemias responsio per Joannem Cochlœum. Béze répond par une satire virulente, dans laquelle il recommande de classer l'auteur de la Responsio parmi les monstres les plus rares et les plus curieux, Brevis et utilis zoographia Joannis Cochl&i, 1549, s. 1. — 4. Comédie du pape malade par Thrasybide Phénice, 1561, s. 1. — 5. Réponses à Baudouin, 1563. — 6. Histoire de la mappemonde papistique par Frangidelp/ie Écorche-Messes, Genève, 1567. — 7° Le réveil-matin des Français et de leurs voisins par Eusèbe Philadelphe, Edimbourg, 1574. — 8° De peste qusestiones duse explicatse : una silne contagiosa'? altéra an et quatenus sit christianis per secessionem vitanda, Genève, 1579; Leyde, 1636, ouvrage dirigé contre la doctrine catholique symbolisée par la peste. Dans ses polémiques Bèze emploie fréquemment l'invective et la satire. Il se laisse facilement entraîner à la rudesse et au mépris à l'égard de ses adversaires. L'objet le plus habituel de ses controverses dogmatiques est la doctrine calvinienne sur l'élection divine et sur la cène. Baird, op. cit., p. 268, 275.