C. Constantin
BONARDO Vincent, né à Rome, entra dans l'ordre des frères prêcheurs au couvent de la Minerve. Secrétaire de la S. C. de l'Index, 3 juin 1583; maître du sacré palais, 1589; évêquede Gerace, en Calabre, 20 mars 1591, mort le 11 mars 1601. — Discorso intorno all'origine, antidata, virtù, benedizzione, e cérémonie che usa il sommo pontefice in benedire gl' Agnus Dei, in-4°, Rome, 1584; in-8», 1621; 1700.
Quétif-Echard, Script, ord. prœd., t. n, p. 349; Catalanus, De magistro sacri palatii, Borne, 1751, p. 137; Id., De secrelario S. C. Indicis, Rome, 1751, p. 94.
P. Mandonnet.
1. BONAVENTURE (Saint), cardinal, évêque d'Albano, huitième ministre général des frères mineurs, docteur de l'Église, appelé par la postérité doctor devotus et, à partir de Gerson, doctor seraphicus. — I. Vie. IL Écrits. III. Doctrine.
I. Vie. — Ronaventure naquit en 1221 à Ragnorea. ville épiscopale de l'Italie centrale, dans le district de Viterbe. 11 était le (ils de Jean de Fidanza et de Marie Ritelli. Il reçut probablement au baptême le nom de Jean, qui lui est attribué dans plusieurs manuscrits. Les Grecs réunis au IIe concile de Lyon l'appelèrent Eutychius, Quelquefois on lui a donné le nom de Pierre, d'Eustache ou de Jacques, mais généralement il a été appelé Ronaventure (Bonaventura, Bona Ventura, Bona Adventui a, Bonafortuna, etc.).
Dans son enfance Ronaventure tomba dangereusement malade. Sa mère fit alors pour lui un vœu à saint François d'Assise, et par l'intercession et les mérites de ce saint il fut arraché à une mort imminente. Ronaventure lui-même fait mention de cette guérison dans la Legenda major S. Francisco, prolog., n. 3, dans la- Legenda minor S. Francisci, de transitu mortis, lect. vin, et dans son troisième sermon sur saint François. Cf. S. Bonaventurœ Opéra, Quaracchi, 1882-1902, t. vin, p. 505, 579; t. ix, p. 583. Plusieurs écrivains ont pensé que cette guérison a eu lieu du vivant de saint François, qui à celle occasion aurait prononcé ces paroles : O buonaventura ! v, Oh! l'heureux événement ' » Cette opinion cependant ne s'appuie sur aucun témoignage sérieux. Cf. Acta sanctorum, Vita s. Bonavenlurœ, (annulent, prœvius, ^ 3, n. 22 sq., julii t. m. p. 815.
On peut penser que la reconnaissance pour celle guérison inclina L'esprit et le cœur du jeune homme vers l'ordre de Saint-François; mais ce fut surtout l'admirulion de la vie simple et merveilleuse du Séraphin d'Assise cl de ses premiers disciples qui persuada à lîonaventure que leur ordre n'était pas une invention de la prudence des hommes, mais bien une œuvre de Dieu,
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et qui le poussa à embrasser la vie des frères mineurs. Cf. Epist. de tribus qusest., n. 13, S. Bonaventurse Opéra omnia, Quaracchi, t. vm, p. 336. Quant à la date de son entrée dans l'ordre, les historiens ne sont pas d'accord. Les uns pensent qu'il a pris l'habit en 1243-1244. Cf. Acta sanclorum, Yita S. Bonaventurse, % 3, il. 26, julii t. m, p. 816; Analecta bollandiana, t. xxn, p. 361. Les autres estiment que cette opinion est inadmissible et le font entrer au noviciat en 1238. Cf. Prosper de Martigné, La scolastique et les traditions franciscaines, Paris, 1888, p. 79 sq.; S. Bonaventurse Opéra omnia, Quaracchi, t. x, p. 40 sq. Le couvent où il a fait son noviciat est inconnu. Ce qui est certain, c'est que Bonaventure vint bientôt à Paris où il a eu l'avantage d'être assez longtemps lediscipled'Alexandrede Halès, qu'il appelait plustard son pèreet son maître, pater et magister noster. In 1 VSent., 1. II, dist. XXIII, q. ni. Use distingua parmi les nombreux disciples d'Alexandre, qui reconnut en lui un saintet une lumièrefuturedeson ordre, et qui dit un jour de lui: «Il semble qu'Adam n'a pas péché en lui. » Chronicon XV ministrorum generalium, dans les Analecta franciscana, Quaracchi, 1897, t. m, p. 699. C'est encore le docteur irréfragable, mort en août 1245, qui le fit admettre à la licence, selon le témoignage du bienheureux François de Fabriano. Cf. Prodromus ad Opéra omnia S. Bonaventurse in typ. Bassanensi, 1767, p. 64. Cependant, au dire de Salimbene, Chronica, Parme, 1857, p. 129, il était bachelier en 1248, lorsque le bienheureux Jean de Parme, élu ministre général en août 1247, lui concéda la faculté d'enseigner à Paris. Dès lors Bonaventure expliqua le livre des Sentences de Pierre Lombard et l'Écriture sainte, et c'est à peu près à cette époque qu'on doit placer l'origine de la plupart de ses ouvrages théologiques et de son commentaire sur l'Évangile de saint Luc. A l'université de Paris, Bonaventure acquit bien vite les suffrages de tous les auditeurs, qu'il attirait autour de sa chaire par ses talents extraordinaires unis aux vertus les plus élevées.
A l'enseignement de la théologie et des saintes Écritures il joignait l'exercice du ministère apostolique. Durant toute sa vie il ne négligea aucune occasion d'annoncer la divine parole. Il prêchait fréquemment, tantôt au peuple, tantôt au clergé ou à ses confrères. Il prêcha aussi en présence des souverains pontifes, Clément IV, Urbain IV, Grégoire X, des cardinaux, des rois de France et des plus illustres docteurs de l'université. Nous savons par les titres de ses sermons qu'il a parlé dans plusieurs églises d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie et de France, mais c'est à Paris, la ville qui fut sa résidence ordinaire même après son élection à la charge de ministre général, que ses prédications furent les plus fréquentes. Quand il annonçait la parole divine, il parlait avec simplicité, clarté et onction, et l'admiration de ses contemporains le proclamait le premier prédicateur de son siècle.
Pendant que Bonaventure enseignait à Paris, l'ordre de saint Dominique était représenté à l'université par un docteur non moins illustre, par saint Thomas d'Aquin. Ces deux grands docteurs, nonobstant la diversité de leurs idées, contractèrent une amitié étroite. Ces deux lumières de l'Église n'eurent pas seulement l'honnetir d'exposer la doctrine théologique, ils durent encore l'un et l'autre défendre vaillamment les ordres religieux. Au moment même où les maîtres des deux familles de saint Dominique et de saint François illustraient l'université, plusieurs professeurs séculiers voulaient les exclure de l'enseignement. L'opposition qui éclata en 1252 fut d'abord dirigée directement contre les prêcheurs. En 1254, VEvangelium selernum de Gérard de Burgo San-Donnino des frères mineurs provoqua la lutte contre les franciscains et donna occasion à Guillaume de Saint- Amour d'attaquer avec violence les ordres mendiants dans son pamphlet De periculis novissinwrum temporum.
C'est alors que Bonaventure écrivit son excellent traité apologétique De paupertate Christi, conservé dans ses Qusestiones disputatœ. Bonaventure et Thomas triomphèrent dans cette lutte, et Alexandre IV condamna le libelle de Guillaume de Saint-Amour et le fit brûler le 5 octobre 1256. Cependant, ni la réfutation des docteurs les plus illustres, ni la condamnation du souverain pontife n'aboutirent à mettre un terme à ces controverses, qui donnèrent encore occasion à saint Bonaventure d'écrire d'autres ouvrages apologétiques, par exemple son Apologia pauperum , et empêchèrent quelque temps encore saint Thomas et saint Bonaventure de conquérir le titre de maître en théologie. L'université finalement dut acquiescer aux injonctions réitérées du pape et procéda à l'installation de Thomas et de Bonaventure comme docteurs le 23 octobre 1257. Cf. S. Bonaventurse Opéra omnia, t. x, p. 45 sq.
Ces luttes funestes avaient amené l'interruption des cours de l'université en 1255. Nous n'avons pas de renseignements sur la vie de saint Bonaventure à cette époque. Nous pouvons toutefois conjecturer qu'il poursuivit son enseignement dans le couvent de l'ordre à Paris. Mais bientôt les grandes qualités dont il était orné l'enlevèrent à l'enseignement. Le '2 février 1257, le bienheureux Jean de Parme, ministre général de l'ordre, se démit de sa charge dans un chapitre convoqué à Borne, et Bonaventure, n'ayant pas encore 36 ans, fut élu pour lui succéder. Il se trouvait alors à Paris, d'où il écrivit sa première lettre pastorale, le 23 avril de la même année. Des affaires graves l'appelèrent en Italie, où il arriva probablement dans l'été suivant. Il s'agissait de la cause de son prédécesseur qu'on accusait de s'être laissé séduire par les doctrines de l'abbé Joachim. Les historiens ne nous renseignent pas sur les détails du procès; nous savons cependant que le bienheureux Jean de Parme fut reconnu innocent. Wadding, Annales minorum, ad an. 1256, n. 17.
Dans ses fonctions de ministre général d'un ordre nombreux, Bonaventure déploya une telle activité qu'il a pu être considéré à bon droit comme le second fondateur de l'ordre. Il fit divers voyages, visitant lui-même les provinces de l'Italie, de la France et de quelques parties de l'Allemagne; il réunit six chapitres généraux dans lesquels il réforma les abus contraires à la règle et surtout à la pauvreté, il régla quelques questions de liturgie, et perfectionna le gouvernement et l'organisation de l'ordre par la revision des constitutions générales et la délimitation des provinces. Il se concilia l'amour et l'admiration par sa prudence, sa bonté et sa sainteté.
Après avoir obtenu à Paris le titre de maître en theogie le 23 octobre 1257, il assista en 1258 à la fondation de l'hospice de Pise. Il retourna à Paris et se dirigea en 1259 vers le mont Alverne où il écrivit son Itinerarhtm mentis in Deum. L'année suivante il réunit le chapitre général de Narbonnc, dans lequel il rédigea les nouvelles constitutions de l'ordre. Les Pères de ce chapitre, pour pacifier les frères et édifier le peuple, supplièrent Bonaventure d'écrire l'admirable vie de saint François. Sur leurs instances il se rendit en Italie, et afin de se procurer des renseignements plus certains, il parcourut en 1260 les lieux illustrés par la présence du saint, et interrogea les disciples qui lui avaient survécu. Cf. Legenda S. Francisci, prol., S. Bonaventurse Opéra omnia, Quaracchi, t. vm, p. 555, note 4. A cette occasion il assista, au mois d'août, à la consécration de l'église Notre-Dame des Anges sur le mont Alverne et, en octobre, à la translation de sainte Claire à Assise. Betourné à Paris, il écrivit la Légende de saint François, père et modèle des frères mineurs. En 1263, Bonaventure alla à Borne, assista en avril à la translation de saint Antoine de Padoue et présida, le 20 mai, le chapitre général de Pise. Dans ce chapitre il s'occupa de la division des provinces, des
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rubriques du bréviaire et ordonna d'exhorter dans les sermons les fidèles, m incompletorio, puisante campana, beatam Mariam alù/uibus vicibus salularent. Chronira XXIV generalium, dans Analecta franciscana, t. m, p. 329. Wadding, ad an. 1263, n. 16, ajoute., ce qui nV<t pas certain, qu'entre autres t'êtes il institua celle de la Conception de ta sainte Vierge. Ce chapitre approuva la Légende de saint François et supprima les autres.
Peu de temps après (1264, 1267, 1270; cf. S. Bonaventurrv Opéra omnia, Quaracchi, t. x, p. 5, 6), Bonaventure institua à Rome l'insignis societas Régules recommenâatorum B. Marias Virginis (Arciconfratemità ih>l Gonfalone . Le 24 novembre 1265, Clément IV lui confia le siège archiépiscopal de York, mais l'humilité du saint lui fit décliner cet honneur. Il quitta Paris, alla se jeter aux pieds du pape, qui, touché par ses prières, accepta sa renonciation.
Bonaventure retourna en France, où il présida le chapitre général de Paris, en 1266, à la fête de la Pentecôte. Ce fut dans ce chapitre qu'il institua les discussions publiques pour les étudiants de l'ordre. Wadding, Annales minorum, ad an. 1266, n. 4. En 1268, il se retrouvait à Assise, où, l'année suivante, il célébra le chapitre général, dans lequel il ordonna de célébrer tous les samedis une messe solennelle en l'honneur de la très sainte Vierge.
Par son admirable activité, par sa prudence dans le gouvernement et son zèle à réformer les abus contraires à la règle, Bonaventure attira sur lui les regards des souverains pontifes. Alexandre IV et Urbain IV lui adressèrent plusieurs bulles et concédèrent de grandes laveurs à l'ordre. Clément IV n'eut pas moins d'estime et d'allection pour lui, et il le lui montra en lui réservant, comme nous l'avons dit déjà, le siège archiépiscopal de York. Grégoire X surtout eut en lui une confiance sans bornes. Ce pape, dont l'élection est attribuée à l'influence de saint Bonaventure sur les cardinaux réunis à Viterbe, l'emmena à Rome pour assister à son couronnement le 27 décembre 1272. Il lui demanda de désigner quatre frères mineurs, qu'il envoya en Orient, pour négocier l'union des grecs. Bonaventure choisit pour cette mission Jérôme d'Ascoli, Raymond Béranger, Bonagratia de Sancto Joanne in Persiceto et Bonaventure de Mugello.
Bientôt, cependant, Bonaventure quitta Rome pour présider le chapitre général de Pise en 1272, et il retourna à Paris, où il prêcha en présence des docteurs de l'université ses sublimes Collaliones (sermons) de Ilexaemeron,en 1273, après la fête de Pâques. Ces sermons furent interrompus le 3 juin 1273, lorsque Grégoire X créa Bonaventure cardinal et évêque d'Albano. Le pape, qui avait l'intention de se servir de ses talents au concile de Lyon, lui prescrivit d'accepter cette charge et exigea une soumission immédiate et aljsolue. Obéissant à ce précepte formel, Bonaventure prit le chemin de l'Italie, rejoignit le souverain pontife et l'accompagna à Lyon. Dans cette ville, Bonaventure réunit un chapitre général de son ordre et se démit de sa charge de ministre général, le 20 mai 1274, laissant comme successeur Jérôme d'Ascoli.
Dès lors, la part qu'il prit au concile employa tout son temps. Le souverain pontife, en effet, lui confia la direction des principales questions qui concernaient l'union des grecs avec L'Église romaine. Grâce à la science, l'habileté et la sainteté de Bonaventure, le concile obtint quelques résultats sur ce point important. Dans la IV0 session, tenue le 6 juillet, les grecs abjurèrent leur schisme et reconnurent la primauté du pontife romain.
Le lendemain, Bonaventure tomba malade el il toucha bientôt à son heure dernière. Il mourut la nuit du 14 au 15 juillet 1274, à l'âge de 53 ans. Il fui enseveli dans l'église des frères mineurs à Lyon, et ses funérailles furent honorées de la présence du pape et des I'ères du
concile. En 1434, son corps fut transféré dans l'église consacrée à saint François, et à celte occasion un bras fut transporté à Bagnorea. Le reste de son corps fut brûlé par les huguenots au mois de mai 1562, à l'exception de la tète, qui fut préservée, mais qui a été perdue au temps de la révolution française. Le 14 avril 1482, Sixte IV inscrivit le nom de Bonaventure au catalogue des saints, et le 14 mars 1587, Sixte V le mit au rang des docteurs de l'Eglise. Sa fête se célèbre le 14 juillet.
11. Ecrits. — L'activité littéraire de saint Bonaventure au milieu de ses grandes occupations pour le gouvernement de l'ordre est vraiment admirable. Les ouvrages qu'on lui a attribués sont très nombreux, et comme on les a toujours tenus en grande estime, ils ont été conservés dans plusieurs manuscrits, et imprimés assez souvent. Il serait hors de propos d'énumérer les éditions de ses écrits publiés séparément ou par groupes, elles se comptent par centaines. Nous nous contentons d'indiquer les éditions des œuvres complètes. La première fut celle qui a été imprimée en 1588-1599 à la typographie du Vatican sur l'ordre de Sixte V, 7 in-tol. Cette édition contient 94 ouvrages et a été reproduite en 1609 à Mayence et en 1678à Lyon. Une autre édition a été publiée à Venise, en 1751, 13 in-4°. Celle-ci contient dans le premier volume une Diatriba historicochronologico-critica, dans laquelle les éditeurs racontent la vie de saint Bonaventure et donnent leur opinion sur l'authenticité des ouvrages. Au reste, cette édition n'ajoute aux précédentes qu'une petite lettre. L'ordre des ouvrages cependant y est changé. L'édition est divisée en trois parties, contenant les ouvrages authentiques, douteux et apocryphes selon l'opinion des éditeurs. Cette édition, la plus imparfaite de toutes en raison de ses nombreuses erreurs et de ses lacunes, lut reproduite à Paris en 186i.
Jusqu'à cette dernière date, un travail fondamental de critique n'avait pas encore été exécuté. Plusieurs écrits étaient encore inédits et le texte même laissait à désirer. Jean-Hyacinthe Sbaralea, des frères mineurs conventuels, mort en 1763, avait, il est vrai, publié plusieurs ouvrages nouveaux dans son Siipplementinn ad scriptores trium ordinum S. Francisa, imprimé à Rome en 1806, et lienoit Bonelli de Cavallesio, des frères mineurs, avait rendu des services à la critique dans son Prodromus ad Opéra omnia S. lionavenlurx, Bassano, 1767 (dans lequel il traite de la vie, de la doctrine et des écrits de saint Bonaventure), comme aussi dans son Supplonentum Operuni omnium S. Bonaventurœ, 3 in-fol., Trente, 1772-1774; mais ces ouvrages étaient incomplets et inexacts.
C'est pour cette raison que le Rme P. Bernardin a Portu Bomatino se proposa en 1871 de publier une nouvelle édition. Sur son ordre, le R. P. Fidèle de Fanna entreprit plusieurs voyages, visita à peu près toutes les grandes bibliothèques de l'Europe, étudia les manuscrits et recueillit les matériaux d'un travail critique. Ce travail fut exécuté après sa mort (2 août 1881) par le R. P. Ignace Jeiler et d'autres collaborateurs. Le premier volume parut à Quaracchi en 1882, et le onzième et dernier en 1902. Cette édition, « que les renvois, les scholia et diverses tables rendent îles plus commodes et des plus précieuses, » A. Pelzer, Revue néoscolasti* que, 1903, p. 98, a mérité l'éloge de Léon XIII dans une lettre du 13 décembre 1885 au R. P. général des frères mineurs. Elle a mérité aussi celui des savants. « Toutes les autres éditions totales ou partielles du docteur seraphique, dit Petzer, loi-, cit., se trouvent déclassées par une œuvre qui, au jugement des savants les plus compétents, tels que le P. Denifle et le Dr Bâumker, constitue un modèle du genre et répond notamment à toutes les exigences de la critique. »
Pour la liste des écrits de saint Bonaventure, nous suivons cette édition et nous renvoyons aux volumes
BONAVENTURE (SAINT