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PLACE QU'OCCUPE SAINT BONAVENTUHE DANS LA

SCOLASTIQUE. — Le nom de Bonaventure, collègue et ami de Thomas d'Aquin à l'université de Paris, est très souvent joint au nom du patron des écoles catholiques. Sixte-Quint, qui les appelle « les deux oliviers et les deux brillants chandeliers de la maison de Dieu », nous explique la raison de cette constante union des deux docteurs. « Il existe entre eux, dit-il, une union parfaite, une merveilleuse similitude de vertu, de sainteté et de mérites. » Cum multa inter cos, virtutis, sanctitalis, doctrinse, nierilorum conjunclio et similitudo intercédât. Bulle Triumphanlis Hierusalem, n. 13. Aussi ne pouvons-nous mieux indiquer la place qu'occupe Bonaventure dans la scolastique qu'en comparant sa doctrine avec celle de saint Thomas, car « la théologie scolastique a été illustrée principalement par ces deux glorieux docteurs ». Theologia sc/iolaslica, quam duopotissimum gloriosi doctores, angelicus S. Thomas et seraphicus S. Bonaventura... exccllcnti ingenio, assiduo studio, tnagnis laboribus et vigiliis excoluerunt. Loc. cit., n. 10. Ces paroles, citées par Léon XIII dans l'encyclique JEtemx Patris, nous autorisent à affirmer que ces deux illustres génies sont les princes de la théologie scolastique. Cependant ils ne le sont pas au même titre; ils ne se sont pas distingués de la même façon dans toutes les parties de la scolastique, ni à tous les points de vue. Aussi, quoiqu'ils soient d'accord dans leurs principes et la plupart de leurs conclusions, quoiqu'ils dirigent leurs études vers le bien suprême, comme leur but unique, ils ont cependant leur caractère propre, signalé par Dante :

L'un fu tutto serafico in ardore

L'altro per sapienza in terra lue

Di cherubica luce un splendore. Parad., cant. 11.

De là, résultent plusieurs divergences.

Ainsi, par exemple, la doctrine spéculative de saint Bonaventure, quoique extrêmement étendue, n'est pas aussi développée, en quelques-unes de ses parties du moins, ni aussi complètement organisée que celle de saint Thomas. C'est surtout en philosophie que s;iint Thomas est plus abondant. Il traite les questions philosophiques ex professo, tandis que le docteur séraphique les aborde incidemment et seulement au degré nécessaire pour résoudre clairement et sagement les problèmes théologiques. De plus, saint Thomas, ayant consacré toute sa vie aux études, a pu organiser complètement son système, ce que lionaventure, appelé au gouvernement de son ordre, n'a pu faire. Nous pouvons donc, d'une façon générale, reconnaître la supériorité, sous le rapport spéculatif, des œuvres de saint Thomas, quoique néanmoins l'autorité de saint Bonaventure soit plus grande en plusieurs questions particulières. En outre, saint Bonaventure est plutôt platonicien et saint

Thomas plutôt aristotélicien. Saint Thomas excelle dans l'analyse, saint Bonaventure dans la synthèse. Les écrits de saint Thomas sont rédigés suivant la méthode et la forme scolastiques; dans sa manière de dire, saint Bonaventure imite plutôt le genre de saint Augustin. Bref, on peut dire que le docteur séraphique surpasse le docteur angélique pour la synthèse théologique et les vues d'ensemble et aussi par ses écrits mystiques.

On comprend ainsi quelle doit être l'utilité de joindre l'étude de saint Thomas, qui illumine surtout l'intelligence, à celle de saint Bonaventure, quienllamme surtout le cœur. En étudiant ces deux docteurs, on connaît tout ce que le moyen âge nous a laissé de beau et de sublime. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner que Léon XIII ait écrit dans sa lettre du 13 décembre 1885 au ministre général des frères mineurs : Nullo modo dubitandum est quin cat/tolici prsesertim juvenes in spem Ecclesiœ succrescenles qui ad philosophica ac thcologica sludia, secundum Aquinatis doctrinam seclanda se conferunt, perlegendis sancti Bonaventurœ operibus plurimam ulililatem sint hausuri atque ex eorum scriptis quasi ex prœcipuis armentariis gladios ac tela sumant quibus in teterrimo bello adversus Ecclcsiam ipsamque humanam societaletn commolo hostes superare strenue queant. Cf. S. Bonaventurœ Opéra omnia, t. m, p. 2.

iv. influence. — La doctrine de saint Bonaventure a été souvent invoquée par les conciles œcuméniques. Nous avons dit plus haut l'inlluence personnelle que le saint a exercée au concile de Lyon (1274). Dans les conciles suivants de Vienne (1311), de Constance (1414-1417), de Bàle (1431), de Florence (1438), de Lalran (1512), et même dans celui de Trente, qui a tant honoré saint Thomas, la doctrine de saint Bonaventure a servi à résoudre les questions difficiles, à confondre l'erreur et à faire triompher la vérité. Cf. Bonelli, Prodromus, p. 92- 9b. Le concile du Vatican, dans ses constitutions dogmatiques, n'a rien promulgué qui ne soit contenu dans les écrits de noire saint ou qui n'en découle nécessairement. Cf. Louis de Castroplanio, Serapliicus doctor S. Bonaventura in œcumenicis calholicœ Ecclesiœ couciliis cum Patribus dogmala dejiniens, Rome, 1874, p. 49-368.

La doctrine de Bonaventure a eu l'honneur d'être enseignée dans les universités les plus célèbres du moyen âge. Dans plusieurs, on l'enseignait avec celle des autres maîtres, saint Thomas, Albert le Grand, Alexandre de Halès; dans d'autres, il était considéré comme le docteur principal, et un cours spécial était consacré à l'explication de ses écrits. Au nombre de ces dernières, Bonelli énumère les universités d'Ingolstadt, de Sakbourg, de Valence et d'Ossuma. Cf. Bonelli, Prodrom us, p. 110.

Dans l'école franciscaine, il faut l'avouer, la doctrine de saint Bonaventure, comblée d'éloges de la part des théologiens étrangers à l'ordre, a été presque négligée jusqu'à la tin du xvie siècle. Aussi, les écrits de ses disciples immédiats, de Jean Peckham, archevêque de Cantorbéry, de Matthieu d'Aquasparta, élu général de l'ordre en 1287 et créé cardinal de l'Eglise en 1288, de Guillaume de Ealgar, évêque de Viviers (Albœ Belvetiorum), d'Alexandre d'Alexandrie, ministre général, quoiqu'ils ne manquent pas d'importance, restèrent inédits. L'école du docteur séraphique fut supplantée par celle de Scot, le docteur subtil. Cependant elle ne disparut pas complètement dans l'ordre. Mlle eut toujours des disciples. Cf. Bonelli, Prodromus, p. 109; Evangélistede Saint-Béat, S. Bonaventura scholm franciscanœ magister prœcellens, p. 39-50.

A la lin du xvr siècle, un mouvement de retour à la doctrine du docteur séraphique se produit dans l'ordri des mineurs grâce à Sixte-Quint, qui plaça Bonaventure aux rangs des premiers et principaux docteurs de l'Église, ordonna l'impression de ses œuvres et fonda

BONAVENTURE (SAINT

une chaire de doctrine séraphique dans le collège des Douze-Apôtres des frères mineurs conventuels à Rome. Néanmoins, Bonaventure n'a jamais été le maître unique des franciscains. Les frères mineurs capucins, il est vrai, se sont attachés à lui de préférence pendant deux siècles au moins, Prosper de Martigné, La scolastique et les traditions franciscaines, p. 25-40, mais les trères mineurs et les conventuels ont donné toujours une place privilégiée à Scot, sans exclure cependant complètement de leur enseignement les maîtres de l'ancienne école franciscaine, à savoir Alexandre de Halès, Bonaventure et Richard de Middletown. Cf. op. cit., p. 14-24. A l'occasion du sixième centenaire de la mort de notre saint, célébré en 1874 avec la plus grande solennité dans l'ordre tout entier, un nouveau mouvement s'est produit. Un grand nombre d'écrits ont été consacrés à sa mémoire, une nouvelle édition critique de ses œuvres a été préparée et le chapitre général des trères mineurs capucins, réuni à Rome en 1884, a porté ce statut : « Dans l'enseignement de la philosophie et de la théologie on exposera, suivant le désir de Léon XIII, la doctrine très élevée et très sûre du séraphique docteur saint Bonaventure, et du docteur angélique saint Thomas. » Ordinat. 14; cf. Prosper de Martigné, op. cit., p. 474. De même, les nouvelles constitutions des frères mineurs rappellent l'ancienne école franciscaine : In doctrinis pkilosophiciset thcologicis antiquœ scholx franciscanœ inheerere studeant, quin tamen cœteros scholasticos negligant. Conslitutwnes générales ord. fr. min., n. 215.

I. Biographie. — Nous ne possédons aucune biographie contemporaine de l'illustre docteur séraphique. Il est vrai que Jean Gilles Zamorra, O. M., Espagnol, écrivit la vie de Bonaventure dans son livre De viris illustribus, ou Historia canonica et civilis ; mais cet ouvrage est perdu. Cf. S. Bonaventurx Opéra omnia, t. x, p. 39. On peut toutefois reconstituer les idits principaux de la vie du saint, soit par ses propres écrits, soit par les actes officiels, soit par les données des auteurs qui ont écrit à la fin du xm* ou au commencement du xiv siècle. Quelques données sont tournies par Salimbene, Chronica, Parme, 1857, écrit en "1284; Ubertin de Casale, Arbor vitx crucifixx, Venise, 1485 (écrit vers 1305); François de Fabriano, mort en 1322, dont nous possédons quelques fragments (cl. Sbaralea, Supplementum et castigatio ad scriptorestrium ordinum S.Francisci, Rome, 18Û6, p. 142 sq. ; Bonelli, Prodromus ad Opéra omniaS. Bonav. in typographia Bassanensi, 1767, p. 64); par l'auteur du Catalogus Gonzalvinus ou Chronicon xiv vel xv ministrorum generalium, publié dans les Analecta franciscana, Quaracchi, 1897, t. m, p. 693-712; par l'auteur des Chronica xxiv generalium ministrorum, ibid., t. ni, p. 1-574; par Thomas de Eccleston, Liber de adventu fratrum minorum, etc., publié dans les Analecta franciscana, Quaracchi, 1885, t. i, p. 215-275; par Ange de Clarenus, Historia de septetn tribulationibus ordinis minorum ; et. Archiv fur Literatur und Kirchengeschichte, t. n; par l'auteur du Catalogus sanctorum fratrum minorum, publié par Léonard Lemmens, Rome, 1903; et plus tard par Barthélémy de Pise, Liber conformitatnm vitx beati ac seraphici Palris Francisci ad vitarn Jesu Christi, Bologne, 1490; Milan, 1510, 1513. Dans les siècles suivants les auteurs qui ont écrit la vie de Bonaventure sont très nombreux. Nous indiquons les principaux : Wadding, Annales ordinis fratrum minorum, t. i, il; Sbaralea, Supplementum et castigatio ad scriptores trium ordinum S. Francisci, Rome, 1806, V Bon aventura ; Acta sanctorum, t. n julii, duns lesquels les bollandistes reproduisent deux biographies du xvr siècle: Octaviani a Martinis Sinuessani de vita et miraculis S. Bonaventurx oratio ; Vita S. Bonaventurx, auctore Petro Galcsino, p>-otonotario apostolico; Bonelli de Cavalesio, Prodromus ail Opéra omnia S. Bonaventurx in typograpliia Bassanensi, 1767, c. i. De gestis S. Bonav.; Gaspard de Monte Santo, Gesta et doltrina del scra/îco dottore S. Bonaventura, Macerata, 1793; Florence, 1874; Histoire abrégée de la vie de S. Bonaventure écrite par un religieux cordelier, Lyon, 1747, 2" édit., dans : Le cardinal S. Bonaventure, sa vie, sa mort, son culte, Lyon, 1874 ; Louis Berthaumier, Histoire de S. Bonaventure, 1858; Ambroise Mariani, San Bonaventura, Florence, 1874; Antoine-Marie de Vicenze, Vita di S. Bonaventura, Rome, 1874; trad. allemande, Paderborn, 1874; Louis Marangoni, Vita di S. Bonaventura, Padoue, 1874; Pamphile de Magliano, Storia

compendiosa di S. Francesco e dei francescani, Rome, 1874, 1. 1, p. 614-650; Isidore de Buscomari, S. Bonaventura ordinis fratrum. minorum minister generalis. Rome, 1874; Prosper de Martigné, La scolastique et les traditions franciscaines, Paris, 1888, p. 79-116 ; Léopold de Chérancé, Saint Bonaventure, Paris, 1899; S. Bonaventurx Opéra omnia, Quaracchi, 1902, t. x, p. 39-73.

Aux ouvrages imprimés nous ajoutons les manuscrits qui contiennent la biographie de saint Bonaventure : A Florence, la bibliothèque de M. le comte Paul Galleti possède un manuscrit qui débute ainsi : Ineumincia la vita di sancto Bonaventura cardinale Albanense et doctore del ordine de minori. A la bibliothèque nationale de Florence, cod. E. 5. 9. 84, in-8°, fol. 100 : Incomincia la vita di S. Bonaventura cardinale Albanensi et doctore del ordine de minori ;la fin est fol. 109. A. Ligny (en Silésie), à la bibliothèque de l'église des Saints-Pierre-et-Paul, cod. 11, in-fol. de la fin du xv siècle, fol. 29 v. : Incipit vita beati Bonaventurx. Cette vie a 25 chapitres et finit loi. 35 v. A Louvain, cod. 15/a, du xv" siècle, Liber canonicorum regularium in Bethléem juxta Lovanium, fol. 4 r. : Beati Johayuiis Bonaventurx viri seraphici ac doctoris devotissimi ordinis fratrum minorum, primum generalis ministri,deinde Albanensis episcopi et sanctx romanx Ecclesix cardinalis vita, etc., fol. 10 v. Finit vita cum canonizatione beati Bonaventurx sub Irevi compendio a. i489, xn augusti. A Lyon, à la bibliothèque de la ville, cod. 880, in-fol., fol. 1 r. : La vie de saint Bonaventure cardinal évêque d'Albano, surnommé le docteur séraphique,patron de la ville de Lyon, par frère Jean Bonaventure Fahy,iO juillet il '46. A Milan, à la bibliothèque Ambrosienne, cod. n. 130 pian, superior., manuscrit du xvir siècle contenant : Compendium vitx divi Bonaventurx doctoris seraphici S. R.

E. cardinalis. Cf. S. Bonaventurx Opéra omnia, Quaracchi, t. x, p. 73.

II. Doctrine. — Ici encore nous ne pouvons donner une bibliographie complète. Pour plus de renseignements, voir Bonelli, Prodromus, p. 109; Évangéliste de Saint-Béat, Sanctus Bonaventura scholx franciscanx magister prxcellens, Tournai, 1888, p. 39 sq. ; Prosper de Martigné, La scolastique et les traditions franciscaines, Paris, 1888, et surtout les prolegomena de l'édition de Quaracchi, où, par exemple, t. i, p. liv-lxxiii, il y a une liste des ouvrages relatifs aux commentaires sur les Sentences. Mentionnons spécialement un article du P. Ehrle sur l'ancienne école franciscaine dans Zeitschrift fur katholische Théologie, 1883, t. I, p. 40 sq.

Nous n'indiquerons que les ouvrages imprimés qui traitent ex professo de la doctrine de Bonaventure : G.Vorilongus (Vurrilonis, Vorlion, -j- en 1464), Commenta rius in quatuor libros Sententiarum juxta doctrinam S. Bonaventurx et Scoti, Lyon, 1484; Paris, 1503; Venise, 1496, 1519; Brulifer (Brulever, f en 1499), Beportata in quatuor libros Sententiarum S. Bonaventurx, Bàle, 1501, 1507; Venise, 1504; Paris, 1521, 1570; Nicolas de Niisse (-j- en 1509), Besolutio theolugorum, Rouen, 1508; Venise, 1574; Pelbart de Temesvar (f en 1490), Rosarium juxtaquatuor libros Sententiarum, Haguenau, 1503, 1504,1507, 1508; Venise, 1586, 1589; Brixen, 1594 (ces deux derniers auteurs, tout en faisant un usage fréquent des écrits de Bonaventure, suivent plutôt la doctrine de Scot) ; Jean de Combes (f en 1570), Annotationes et declarationes in terminas théologales S. Bonaventurx, Lyon, 1560, 1611; Venise, 1575; P. Trigosus, Sancti Bonaventurx... Summa theologica, Rome, 1593; Lyon, 1616 (seul le premier tome contenant le traité De Deo uno est imprimé, l'ouvrage ayant été interrompu par la mort de l'auteur) ;

F. L. Coriolano, Sancti Bonaventurx... Summa theologica, Rome, 1622 fle tome premier de cette Somme, contenant le traité De Deo uno et trino, a seul paru); Th. Forestius, Paraphrases, commentaria et disputationes de aima et sanctisshna Trinitate juxta mentem divi Bonaventurx, Rome, 1633; Jean-Marie Zamorra, Disputationes theologicx de Deo uno et trino, in quibus prxter accuratam sacrorum dogmatum elucidatiunem... omnes controversix inler D. Bonaventuram, D. Thomam et Scotum.. occurrentes apposite et candide componuntur, Venise, 1626; P. Capuleus Cortonensis, Commentaria in primum etsecundum Sententiarum divi Bonaventurx, Venise, 1622; Félix Gabrielli, Theologicx disputationes de prxdestinatione sanctorum et impiorum reprobatione ad mentem divi Bonaventurx et Scoti, Rome, 1653; Id., Theologicx disputationes de ftde, spe et charitate ad mentem divi Bonaventurx et Scoti, Rome, 1656; Bonaventure de Langres, Bonaventurx Bonaventura et Thomas seu unica geminaque theologix summa ex omnibus fere sanctorum Thomx et Bonaventurx placitis... concinnatu, inter qux si aliquando videatur esse rlissidium, aut benigna explicatione componitur, aut problematica disputatione evenlilatur, Lyon, 1653, 1655; Matthieu

BON AVENTURE (SAINT) — BONET

Ferchius, Dr àngelis ad menton sancti Bonaventurx, Padoce, ' 1658; Matthias Hauzeur, Collatio lutins tin ologix int< r majores nostros f. Alexandmm Halensem..., S. /.,.>■ nturnm.... /. Joannem Duns Scotum... ad mentem s. Augustini, Liège et Namur, 1646-1652; Marc de Baudunio, Paradisus théologiens unins et trium doctorum angt lici, seraphici etsubtilis horumque conciliatoris, Lyon, 1661-1665 (l'auteur n'est pas heureux dans son essai de conciliation); Id., Compendium théologie tum spéculative quant practicx, Lyon, 1673; Marcel Regiensis, I Summa seraphica, in qua S. Bonaventurx seraphica theologia... dilucide est enodata, etc., Marseille, 1669 (il ne fait que reproduire mot à mot la doctrine de saint Bonaventure) ; Bonagratia Habsensis, Elucidatio quarumdam quxstionum et lue-, uni theologicorum de sacramentis in quitus S. Bonaventura a quibusdam doetoribus graviori censura perstringitur, Cologne, 1669; Gaudence Bontemps, Palladium theologicum seu tota thcolugiu sclmlastica in septem tomos distributa, ad intimant mentem divi Bonaventurx, Lyon, 1676; Barthélémy de Barberiis, Tabula seu index generalis in Opéra omnia S. Bonaventurx, Lyon, 1681 (cette table est imprimée dans l'édition des œuvres de Bonaventure, Paris, t. xv); Id., Cursus theologicus IV libros Sententiarum ad mentent seraphici doctoris S. Bonaventurx, Lyon, 1687; François-Marie de Bruxelles, Theologia capucdnoseraphica, scholastica et moralis, Gand, 1715; Bernard van Loo, Spécimen doctrinx spéculât ivx de et sapienti permissivité mali siée peccati ad mentem S. Bonaventurx, Louvain, 1856; Fidèle de Fanna, Seraphici doctoris S. Bonaventurx doctrina de romani pontifteis primulu et infallibilitate, Turin, 1870; Piat, De sententia S. Bonaventurx circa essentiam sacramenti pxnitentix, Tournai, 1874; Antoine-Marie de Vicenze et Jean de Bovigno, Lexicon Bonaventurianum philosophico-theologicum, Venise, 1880; Basile de Neirone, Spéculum tlteologix dogmaticx ex operibus seraphici doctoris S. Bonaventurx désuni ptum, Gènes, 1885; Ignace Jeiler, S. Bonaventurx principia de concursu Dei gela- ru li ad uctiones causarum secundarum collecta et S. Thomx doctrina cortfirmata, Quaracchi, 1897; Thomas Villanova, Sanct Bonaventura und das Papstthum, Bregenz, 1902. Un auteur moderne qui cite souvent saint Bonaventure est Parthenius Minges, Compendium tiieologix dogmaticx, Munich, 1901-1902.

En particulier sur la philosophie du docteur séraphique, on peut consulter : Marc-Antoine Galitius de Carpenedulo, Summa tnf, us philosophise ad mentem S. Bonaventurx, etc., Borne, 1634-1636; Marc de Baudunio, Paradisus pltilosophicus unius ac trium doctorum, angelici, seraphici et subtilis, horumque conciliatoris, Marseille, 1654; Barthélémy de Barberiis a Castrovetro Martinensio, Flores et fructus philosophici ex serapliico paradiso excerpti, seu cursus philosophici nd mentent sancti Bonaventurx, Lyon, 1677; Hyacinthe Olpensis, Cursus philosoplticus ad mentem seraphici doctoris, Barcelone, 1691 ; Amédée de Margerie, Essai sur la philosophie de saint Bonaventure, Paris, 1855; Marcelin de Civezza, Délia vera ftlosofta e délie dottrine fllosofiche del serafico dottore san Bonaventura, Gênes, 1874; Jean-Baptiste Ortoleva de Mistretta, L'ontologismo e la questione già inedita del serafico dottoreS. Bonaventura, Arcireale, 1876; Ch. Werner, Die Psychologie und Erkentnisslehre des Joannes Bonaventura, Vienne, 1876; Basile de Neirone, Breviloquium philosophise christianse... ex opérants divi Bonaventurx desumptum, Gênes, 1881; De humante cogrtilionis ratione anecdola quœdam seraphici doctoris S, Bonaventurx et nonnullorum ipsius disdpulorum, Quaracchi, 1883; Alexandre Baroni, La scuola franciscana guidata dal snti serafico dottore san Bonaventura in conformait dei principii del dottore angelico san Tommaso nelle due questioni scolastiche sulla composizione dei corpi e sull'unione dell'anima intellettiva colcorpo umano, Florence, 1886; Kvansaint-Béat, De necessaria temporaneitate creaturx ad mentem seraphici sancti Bonaventurx, Tournai, 1888; Joseph Krause, Die Lehre des hl. Bonaventura uberdie Natur tire korperlichen und geistigen Wesen und ihr Verhàltnist "u>n lin, mi mus, l'aderbnrn, 1S88; Id., Cotnmentatio rliilosophica. Quomodo S. Bonaventura mundum non esse xternum sed tempore ortum demonstraverit, Brunsberg, 1890; Emmanuel Zorzoll, La questione di S. Bonaventura o De cognitioni» liitmnnx suprema ratione » commentai,! e difesa contre le rosminiane interpretazioni di s. t.asura, Turin, 1890; Ga- ' i Caeanuova, Cursus philosophicus ad mentem D. Bonaventurx et Scoti, Madrid, 1894; Marlus Couailhac, Doctrina de ideis divi Thomx divique Bonaventura conciliatrix, Paris,

1897. La meilleure source but la docl i du docteur séraphique

se trouve sans contredit dans les Scholia de l'édition de Quaracchi; une table de ceux qui concernent les quatre livres des Senti oces s été dressée, t. \, p. o-o.

Pour l'exégèse : Jean Mahusius (von Mahieu), S. Bonaventurx in Litctim enarratio, Anvers, 1539; Barthélémy de Barberiis, Glossa seu summa ex omnibus S. Bonaventurx expositionibus exacte collecta, Lyon, 1681-1085 (ouvrage utile aux prédicateurs). — Pour la mystique : C. L. Tempesti, Mistica teologia seconda lo spirito e le sentenze di S. Bonaventura, Venise, 17'i8; Id.. Esersizi spirituali, Venise, 1750; François Pothron (xvir siècle), Praxis disciplinx et perfectionis ex opusculis D. Bonaventurx, édité avec traduction française par Victor-Bernardin de Rouen, Rome, Paris, Tournai, 1901 (cet ouvrage est composé en grande partie des opuscules apocryphes, surtout de ceux de David d'Ausgbourg).

Pour l'ensemble des questions traitées dans cet article, on | eut consulter encore : Contestin, S. Bonaventure et ses faux admirateurs (extrait de la Bévue des sciences ecclésiastiques), Arras, 1870; Évangéliste de Saint-Béat, Le séraphin de l'école, études sur S. Bonaventure (extrait de la Bévue des études franciscaines), Paris, 1900 (aperçu général sur la doctrine) ; J. Schwane, Dogmengeschicltte dt r mitleren Zeit, Fribourg-en-Bn'sgau, 1882 (indique les principales opinions théologiques); W. A. Hollenberg, simien :u Bonaventura, Berlin, 1862 ; Alexandre Baroni (Meditazioni del Padre), Amure e scienza, ossia la mente serafica del glorioso dottore san Bonaventura, Florence, 1874; Fidèle de Fanna, Batio novx collectionis operum omnium S. Bonaventurx, Turin, 1874; Jean-Baptiste Ortaleva de Mistretta, S. Bonaventura e il secondo concilio di Lione, Rome, 1874; Louis de Castroplanio, Seraphicus doctor Bonaventura in œcumenicis catholicx Ecclesix conduis cum patribus dogmata définiras. Disquisitio historico-theologica, Rome, 1874; Prosper de Martigné, La scolastique et les traditions franciscaines, Paris, 1888, p. 116 sq., 439 sq. ; trad. italienne par Louis de Piedelama, Assise, 1889 ; Frediano Giannini, Studii sulla scuola francescana, Sienne, 1895 ; François-Marie de Salerne, Délia poesia nel serafico dottoreS. Bonaventura, Gènes, 1874; Dominique Facin de Bieno, Dissertatio de studio Bonaventuriano, Quaracchi, 1902; E. di Bisogno, S. Bonaventura e Dante, Milan, 1899; N. Rosati, L'eloquenza cristiana in S. Bonaventura, Florence, 1903. . ^

E. SMEETS.

2. BONAVENTURE DE LANGRES, capucin de la province de Lyon, entré dans l'ordre en 1613, fut pendant de longues années professeur de théologie et laissa comme témoignage de son enseignement : Bonaventura Bonaventura et. Thomas, seu unica geminaque theolog'tee summa, ex omnibus fere sanctorum Thomse et Bonaventurx placitis in cadem pagella hinc inde e regionc dispositis conebinata, inter quse si videtur esse dissidium, atit benigna explicatione componitur, aut problematica disputatione eventilatur..., 3 in-fol., Lyon, 1655-1673. L'auteur accompagne chaque question d'une Praxis concionatoria, à l'usage des prédicateurs. Il avait aussi écrit un cours complet de philosophie qui ne fut pas édité.

Bernard de Bologne, Bibliotheca scriptorum O. M, capuccinorum, Venise, 1747; Hurter, Nomenclator, t. i, p. 390. P. Edouard d'Alençon.

BONERBA Raphaël, théologien italien, de l'ordre de Saint-Augustin, né vers 1600 à San-Filippo d'Argivo en Sicile, mort le 5 avril 1681. Il a puhlié : Disputationes totiits philosophise naturalis per quatuor tractatus distributee, in t/ttibits omnes philosophise. inter D. Thomam et Scotum controversiœ principaliter cum doctrina Egidi't Columnee illustrantur, in-1", Palerme, 1671 ; Viridarium in plures partes condivisum, in quibus per plura quodlibeta florescil t/ieologia moralis, 2 in-5°, Palerme, 1671-1674; Sacri problemi sopra gli Évangeli di quaresima resoluti, 2 in-4°, Palerme, 1661-1667.

Hurter, Nomenclator literarius, Inspruck, 1893, t. n, col. 581.

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