L. Lœvenbruck
BOURZEIS Amable, né à Volvic (Puy-de-Dôme), près de Riom, le 6 avril 161)6, s'adonna de bonne heure à l'étude des lettres et des langues orientales. Il y fit de tels progrès qu'il devint un des meilleurs littérateurs de son temps et mérita d'être un des premiers membres de l'Académie française. Richelieu le tenait en haute estime et le chargea parfois d'affaires très importantes. A l'habileté politique et à son talent d'écrivain, Bourzeis joignait encore de remarquables aptitudes pour la controverse. Le grand ministre Colbert l'avait fait chef d'une assemblée de théologiens célèbres, qui se tenait dans la bibliothèque du roi, pour réfuter les incrédules. Il convertit le prince palatin Edouard, ainsi que plusieurs de ses ministres. Pendant quelque temps, il dé-
BOURZEIS — BOUVIER
fendit avec ardeur les doctrines du parti janséniste ; il <cri vit même, dans cette intention, son Apologie du candie de Trenteet de S. Augustin, in-4°, Paris, 1650, et Saint Augustin victorieux de Calvin et de Molina, in-4°, Paris, 1652. .Mais en 1661, revenu de son erreur, il protesta, en signant le Formulaire, qu'il voudrait pouvoir ellacer de son sang tout ce qu'il avait écrit, et qu'il aurait toute sa vie un souverain et inviolable respect pour les décisions du saint père. Il mourut à Paris, le 2 août 1762, laissant un grand nombre d'écrits de tous genres. Ceux qui intéressent de plus près la théologie sont, en dehors de ceux qui viennent d'être cités : 1° un traité sur l'Excellence de l'Église catholique, et raisons (/ni nous obligent à ne nous en séparer jamais, in-4°, Paris. '1648; 2° plusieurs Dissertations sur les jmssages de l'Écriture dont les libertins se servent pour en détruire l'autorité.
Richard et Giraud, Bibliothèque sacrée, Paris, 1822, t. v, p. 233; Hurter, Namenclator litcrarius, Inspruck, 1893, t. il, col. 59; Niceron, Mémoires, t. xxiv.