LIA NON SUSCIPERE AUCTORITATEM ET FUNDAMENTVM A
CERISTI VICARIO, quod nemo unquam fidelis et doctus dicere prsesumpsit, per hoc etiam inferentes primo expresse declarare quod romanus pontife. r, ut prselatus quilibet, obedire tenelur et decrelis, ordinalionibus, et mandatis concilii, et subjici debere condignœ pxnitentiœ si contra fccerit, quod nihil aliud est quam poteslatem summi poutificis Christique viearii iu terris totaliter annihilare et supremam poteslatem ipsi a Christo datam in manibus multitudinis ponere ,quo<t est non tam erroneum , quam etiam abonnit doclrinasanclorum Palrum totaliter alienum... Raynaldi, an. 1436, t. xxviii, n. 3. La constitution Moyses publiée sacro approbanle concilia est encore plus formelle: ]n hocpemiciosissimi,dumsuam malignitatem sub ueritatis fidei fuco colorant, CONSTANTIENSE CONCILIUM IN UALUM AC /(/•:- PROBUM SENSUM, ET A SANA DOCTRINA PENITVS ALIENl 1/
pertrahv \ r,cœterorum schismaticorwn ethsereticorum falsam dnclrinam sequenles, qui confictos errores et iiupiadoyiiiuta exdivinis Scripturti et sanctis Patribus
perverse intelleclis, scmper sibi adstruere moliuntur... Ipsusque proposiliones superius descriptas juxta pravum ipsorum Basileensium intellectum queni facta démons trant, veluti sacrosancUe Scripturse et sancto-
mm Patrum ET IPSIUS CONSTANTIENSIS CONCILII SFX-
sui cONTRARWM,necnon prxfatam assertam declaralionis seu privationis scntenliam cum omnibus inde seculis et quse in fulurum sequi possent, taxquam impias ET SCANDALOSAS, NECNON IN MANIFESTAM EcfLESI.E DEI SC1SSURAM, AC OMNIS ErcLESIASTICI ORDINIS ET CIIRI- ST1ANI PRIXCIPATUS CONFDSIONEM TEXDENTES, IPSO SACRO APPRODAXTE CONCILIO, VAMNAMUS AC REPRODA- MUS,AC DAMNATAS ET REPRODATAS NUNTIAMDS. DECER- NIMUS ETIAM ET DECLARAMUS OMNES ET SINGULOS PR.E- DICIOS FUISSE ET ESSE StlIISMATICOS ET H.ERETIrOS,
etc. Raynaldi, an. 1439, n. 29.
La fameuse définition, contenue dans Xedëcrel d'union avec les Grecs, du concile de Florence, ruinait implicitement la doctrine de la subordination du pape au concile: Item definimus sanctam apostolicam scdem et romanum pontificem in universum orbem tenere primatum et ipsum pontificem humanum successorcm esss B. Pétri principis apnstolorum, et verum Chrisli vicarium lotiusque Eeclesise caput ET OMNIUM cnitl- STIANORUM PATREM ET DOCTOREM EXISTERE ; et ipsi in
B. Pelro pascendi, regendi, ac gubernandi universalem Ecclesiam a Domino noslro Jesu Christo PLENAM potestatem TRADITAM esse ; qucmadmodum etiam in gestis o'cumenicorum conciliorum in sacris canonibus continetur.
Ils se trompent donc de la façon la plus complète, maigri' l'autorité de Bossuet, ceux des gallicans qui prétendent que le pape a de fait approuvé la doctrine de la supériorité du concile sur le souverain pontife, au moins en certains cas. Quoi qu'ils en disent aussi, le concile de Bàle n'a ajouté — cela résulte de tout ce qui précède—.aucune autorité aux décrets de Constance sur les rapports du pape et du concile. Si ceux-ci ont quelque valeur, c'est uniquement au concile de Constance qu'ils la doivent; or on établira dans l'article relatif à ce concile que, conformément à ce qu'affirmait Eugène IV, ils n'ont point la portée de décrets dogmatiques universels.
Quant aux questions discutées avec les hussites, le concile de Bàle s'est borné à faire des concessions dans la pratique: il n'a rien défini, mais dans les compaclata il a sauvegardé la doctrine.
Enfin, dans l'affaire de l'union avec les grecs, le concile de Bàle n'a pas été amené à discuter le fond des choses.
C'est donc uniquement au parti qu'en ont voulu tirer les gallicans que le concile de Bàle a dû la place relativement importante qu'il tient dans l'histoire doctrinale.
Sources. — Actes du Concile de Bàle, Mansi, t. xxix-xxxi; Labbe, t. xn ; Hardouin, t. vm-ix ; Monumenta conciliorum generalium sxculixv, édit. Palucl;y et Birk. Vienne, 1857, 1873, 1886, 1892, 1895, 1896, t. I, Jean deRaguse, Pierre Zatec, Thomas Ebendorter, Jean de Tours; t. ii-m, Joannis de Segovia (cardiiialis) historia gestorum generalis sguodi Basiteensis ; Raynaldi, Annales ecclesiastici, t. xxvm ; Aug. Patritius, Surnom conciliorum Basileensis, florentini, Lateranensis, 1480; .linoas Sylvius Piccolomini, Opéra. Halo, 1571 ; De rebus Basileœ gestis stante vel dissoluto concilio commentarius, édit. FOa, Rome. 1823 iPMI, I'. M., comment arii rervm mirabilium, de. (3 livres rédigés par lui, 12 sous sa direction, et un 13* publié par Voigt dans son ouvrage sur Pic M), Francfort, 1614; Orationes politicx et eeeleskistie-.r, édit. Mansi, Lucques, 1755; Opéra iueditu, édit. Cugnoni, Rome, 1883: Nicolas de Casa, Opéra, 8 ln-fol., lîàle. 1565; Platina, Opus de vitis ac gestis summorum pontifteum ml Sixtum IV pont, max. deductum, édit princeps, Venise, 1479; édit. hollandaise de 1645 qui reproduit la première.
Ouvrages. — Lenfant, Histoire des hussites et du concile de Basic, 2 vol., Amsterdam, 1731 ; Mefele, Histoire des conciles, trad. Delarc, t. xi; Cecconi, Studi storici sut concilia di Fireiuti
Flnri ni'o, 1869; abbé Christophe, Histoire de lu papauté pendant le w siècle, 2 vol., Paris et Lyon, 1863; Pastor, Histoire des
BALE (CONCILE DE1
BALLERINI
papes depuis la fin du moyen âge, trad. Furcy-Raynaud,2'édit., Paris, 1901, 1. 1 ; Creighton, A history of the papacy during the period of the reformation, t. il, The council of Dasel, tlie papal restoration (H18-146'i), Londres, 1882 ; Rocquain, La cour de Rome et l'esprit de ré/orme avant Luther, Paris, 1897, t. m ; cf. aussi Dupuy, Traité des droits et des libertés de l'Église gallicane, 3 in-fol., Paris, 1639 ; Phillips, Iïegalienrecht in Frankreich, Halle, 1873.
Pour les questions particulières traitées au concile, voir pour la question de l'union avec les Grecs la bibliographie des articles Constance, Florence (Conciles de) et pour celle de la question hussite, voir Hussites.
Sur les rapports du concile avec la France et l'empire : Dufresne de Beaucourt, Histoire de Charles VII. Paris, 1885, t. n, m ; Puckert, Die kurfurstliche Neutralitàt wàhrend des Baseler Conzils, Leipzig, 1858 ; Palacky, Geschichte der Bœhmen, Prague, 1845, t. m.
Monographies. — Voigt (protestant), JEnea Silvio Piccolomini, als Papst Pius II und seine Zeitalter, 3 vol., Berlin, 1856-1803 ; Verdière, Essai sur ASneas Sylvius Piccolornini, Paris, 1843; Dii.x, Nicolaus von Cusa und die Kirche semer Zeit, 2 vol., 1848; Joachimson, Gregor von Heimburg, 1890; J. Haller, Concilium Basiliense,Studien und Quellen, 1896, 1. 1.
A. Baudrii.lart.
BALLA Philibert, jésuite italien, né à Bagnasco, le 2 février 1703, admis au noviciat le 8 octobre 1726, enseigna les humanités, la philosophie et la théologie, à Crémone et à Turin, fut censeur général des livres pour l'assistance d'Italie, et mourut le 15 septembre 1759 à Scurzolengo, diocèse d'Asti. Il prit part à la polémique relative au probabilisme, qui, au milieu du XVIIIe siècle fut soutenue par les dominicains et les jésuites et dont la Storia ciel probabilismo du P. Daniel Concina, 0. P., lut le point de départ. Les PP. Gagna, Balla, Nocti, Zaccaria l'attaquèrent; le P. Vincente Patuzzi prit le parti de son confrère, en particulier, dans ses Letlere teologico-morali cli Eagenio Eranisle, 1751. Le P. Balla lui opposa, sous l'anonyme : Risposta aile Le Itère teologico-nwrali scritte del P. N. N. sotto nome d'Eusebio Eraniste in difesa dell' Istoria del probabilismo del P. Daniello Concina, in-8°, Modène, 1753-1754. Cet ouvrage contient quatre lettres; Balla en ajouta une cinquième dans la seconde édition de Venise, 2 in-8°, 1755. En 1756, il publia un tome troisième qui contient Ylndice générale. Le P. Patuzzi répondit au P. Balla par de nouvelles Lettere teologico-morali, et son confrère, le P. Camille Miglioli, prit aussi sa défense contre les PP. Balla et Zaccaria.
De Backer et Sommervogel, Bibl. de la C" de Jésus, 1. 1, col. 841-843.