BALUZE
BANEZ
l'église gallicane, Baluze n'en reste pas moins un des grands érudits du XVIIe siècle, presque l'égal de Mabillon et l'émule de ces bénédictins de Saint-Maur qui, au xvii" et au xvine siècle, portèrent la science historique à un niveau inconnu jusqu'alors.
Autobiographie en tète de la Bibliotheca Baluziana, Paris, 1719; E. du Pin, Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques. Paris, 1715, t.xix,p.l-G; Bayle, Dictionnaire historique, Paris, 172H. t. r, Niceron, Mémoir es pour servir à l'histoire des hommes illustres, 1727, t. I, p. 459-471 ; Baluze, Miscellanea, édit. Mansi, 1701, en tête du t. i; Vitrac, Éloge de Baluze, Paris, 1777, avec portrait; Deloche, Etienne Baluze, sa vie et ses œuvres, Paris, 1856; L. Delisle, Le cabinet des manuscrits de la Bibliothèque impériale, Paris, 18G8, t. i, p. 304-307,445-473; Id., Bibliothèque de V École des chartes, 1872, p. 187-195; Bulletin de la Société des lettres de la Corrèze, t. m, p. 93, 457; t. iv, p. 513; t. v, p. 160; t. vi, p. 645; t. ix, p. 100-163, étude de R. Fage, publiée à part sous le titre, Les œuvres de Baluze cataloguées et décrites, Tulle, 1882; Lefranc, Histoire du collège de France; Quentin, Jean-Dominique Mansi et les Grandes collections conciliaires. Élude d'histoire littéraire suivie d'une correspondance inédite de Baluze avec le cardinal Casanate, Paris, 1901 ; C. Godard, De Stephano Baluzio Tutelensi, libertatum ecclesix gallicans propugnatore, in-8\ Paris, 1901; Id., L'honnêteté d'Etienne Baluze, in-8% Tulle, s. d.
J.-B. Martin.
BANCEL Louis, né à Valence, vers 1628, entra très jeune dans l'ordre des frères prêcheurs, à Avignon. Fui le premier titulaire de la chaire de théologie de Saint- Thomas, fondée le 13 novembre 1655, à l'université d'Avignon, par l'archevêque dominicain de cette ville, Dominique de Marini, qu'il occupa jusqu'à sa mort, survenue le 22 décembre 1685. — 1° Moralis D. Thomse ex omnibus ipsms operibus in quo neduni casus conscienlise resolvuntur sed omnia eliam quse ad mores spectant explicantur, Accedil opusculum de- castilate, 2 in-4°, Avignon, 1677; Venise, 1723, 1757-1758, 1780; - 2° Brevis universss théologies tam moralis qitam scholaslicse cursus juxta doctoris angelici D. Thomse dogmata, 7 in-12, Avignon, 1684-1692. L'auteur étant mort pendant l'impression du t. III, ce fut Joseph Patin, O. P., qui acheva d'éditer l'ouvrage.
Quétif-Echard, Script, ord. prxd., t. n, p. 705; Hurter, Nomenclator literarius, t. n, col. 585; I. Marchand, L'université d'Avignon aux xvir et xvnr siècles, Paris, 1900, p. 19.
P. Mandonnet.
B AN DEL (josep h- Antoine de), théologien catholique allemand, né à Willingen, dans le grand-duché de Bade, mort le 7 juin 1771. Chambellan des princes Louis et Frédéric de Wurtemberg, il écrivit d'un style acerbe et \ igoureux divers ouvrages de controverse parmi lesquels : Cat/iolisches Kriegsgericht ùber den Glaubens -Déserteur, in-i0, 1752; Consilium utriusque medici ad lustinum Febronium de statu Ecclesïse et potestate papse œgerrime febricitantem, in-8°, 1764.
Hurter, Nomenclator literarius, Inspruck, 1895, t. m, col. 36.
B. Heurtebize.
BANDELLI Vincent, né en 1435, à Castelnuovo, en Lomhardie. Entra très jeune encore dans l'ordre des IV. ns prêcheurs à Bologne. Maître des étudiants, en 1 170, et bachelier, en 1 178, dans cette même ville; maitre en théologie en 1484. Prieur à deux reprises du couuni de Bologne; de Sainte-Marie-des-Grâces, à Milan, 1495-1500. Vicaire, puis maitre général de l'ordre en 1501 ; mort Le 27 août 1506, à Altomonte dans le royaume de Naples. — Liber recollectorius aucloritatuni de veritate concepinnus hcnt.e Virginia Maria-, in-i", Milan, 1175; Tractatus de singulari puritale cl prœrogativa conceptionis Salvatoris noalri Jesu Cltristi, in-i", Bologne, 1581, i i deux éditions sans nom de lieu, in-l° ci in-12, Milan, 1512; Liber ducentorum <■/ sexagenta sancioiuui, i n glnem Mariam m originali peccalo fore
conceptam dicentiian, dicta co>it'mcns, s. 1. n. d. (Lubeck, vers 1485).
Quétif-Echard, Script, ord. prxd., t. n, p. 1; Monumenta ord. prxd. hist., t. vm, p. 32k, 345, 382; t. ix,p. 1,20, 24; D. Pino, O. P., Storia genuina del Cenucolo insigyie dipiuto da Leonardoda Vinci, Milan, 1796, p. 71 sq. ; Hain, Pellechet.
1'. Mandonnet.
BANDINUS, théologien du xti« siècle, auteur d'un résumé d'une Somme théologique, intitulé Sentêntiarum libri IV, publié pour la première fois en 1519 à Vienne, puis, en 1557, à Louvain, et reproduit dans Migne, P. L., t. CXCII, col. 969-1112. D'après l'inscription d'un manuscrit du xme siècle : Abbreviatio de Ubro sacramentorum magistri Pétri Parisiensis episcopi fi déliter acta, cet ouvrage n'est qu'un résumé des Sentences de Pierre Lombard.
P. L., t. cxcii, col. 905-970; B. Pez, Tliesaurus anecdotorum novissimus, Augsbourg, 1721, t. I, p. xlv-xlvii; Histoire littéraire de la France, Paris, 1730, t. XII, p. 601-602; Hurter, Nomenclator literarius, 1899, t. IV, col. 72.
E. DlBLANCIIY.
BANEZ Dominique. — I. Biographie. 11. Œuvres théologiques. III. Banez et sainte Thérèse. IV. Baùez et les disputes sur la grâce. V. Banez théologien.
I. Biographie. — Banez Dominique, ou Variez (les documents contemporains le nomment aussi, mais à tort, Ibanez), naquit, le 29 février 1528, à Médina del Campo (Vieille Castille), de Jean Banez de Mondragon (Guipùzcoa), d'où le qualilicatif de Mondragonensis qu'il se donne en tète de ses ouvrages. Il vint, en 1513, âgé de 15 ans, faire ses études de philosophie à l'université de Salamanque. En 1546, il prit l'habit dominicain au couvent de Saint-Étienne de cette ville et y fit profession le 3 mai 1547. Après avoir répété son cours d'arts libéraux ( 1547-1548), ayant pour condisciple Barthélémy de Médina, il se livra à l'étude de la théologie (1548-1551) et eut pour maîtres Melchior Cano (1518- 1551), Diego de Chaves (1551) et Pierre de Sotomayor (1550-1551). Pendant les dix années scolaires suivantes (1551-1561), il demeura attaché au couvent de Salamanque où il remplit différents professorats. Il enseigna d'abord la philosophie pendant l'année scolaire 1551- 1552, puis, sur la volonté de Dominique Soto, alors prieur du couvent, les arts libéraux. Quand son cours fut achevé, il reçut le titre de maitre des étudiants et interpréta pendant cinq années la Somme théologique pour les religieux de cette maison, remplaçant aussi, à diverses reprises, des maîtres malades ou absents dans leurs chaires universitaires. De 1561 à 1566, il fut professeur au collège dominicain d'Avila, érigé en université. C'est pendant ce séjour, en 1562, que Dominique Banez prit la défense de la première fondation de sainte Thérèse dans cette ville, devint son confesseur pendant six années, et son principal conseil jusqu'à sa mort (1582). En ou vers 1567, Baùez occupe une chaire de théologie à l'université d'Alcala. 11 semble être revenu à Salamanque pendant les années 1572-1573. Durant les quatre années scolaires suivantes (1573-1577), il est professeur et régent au collège de Saint-Grégoire de Valladolid ,une sorte d'école normale supérieure, où les dominicains de Castille formaient leurs meilleurs sujets. A la lin de ce professorat, nommé déjà prieur de Toro, Banez vint concourir à Salamanque pour l'obtention de la chaire universitaire dite de Durand, laissée vacante par Barthélémy de Médina, promu à la chaire de prime. Il en fut titulaire de 1577 à la fin de 1580. Au commencement de 1581, il remporta, par voie de concours, la première chaire de théologie, devenue libre par la morl de Barthélémy de Médina (30 décembre 1580). Ce fut au cours des vingt-quatre années, pendant lesquelles Dominique liane/, occupa ce poste éminent, qu'il publia les ouvrages qui l'ont rendu célèbre et prit une part active aux disputes théologiques de son temps, spécialement àcelles
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dont nous dirons quelques mots. Il mourut à Médina del Campo, le 22 octobre 1601.
II. Œuvres théologiques. — Scholastica commentaria in 7am partem angelici doctoris D. Tliomœ usque ad sexagesimam quartam quœstionem complectentia, in-fol., Salamanque, 1584; Scholastica commentaria super cseteras lx partis quœstiones, in-fol., Salamanque, 1588; Scholastica commentaria in Il*m 1IX quibus quœ ad fidem, spern et charilatem spectant, clarissime explicantur usque ad xlvi quœstionem, in-fol., Salamanque, 1584; Scholastica commentaria in II*™ IIS a quœstione LYiiadixxviii de jure et justitia decisiones, in-fol., Salamanque, 1594. Ces quatre ouvrages ont été réédités en tout ou en partie : Venise, 1586; Lyon, 1588; Venise, 1595, 1602, 1604; Douai, 1614, 1615; Cologne', 1615. Relectio de merito et augmento charitatis anno MDLXXxrx Salmanlicœ in vigilia pentecostes solemniter pronunciala, Salamanque, 1590, 1627; Apologia fratrum prsedicatorum in provincia Hispanise sacrœ theologiœ professorum, adversus novas quasdam assertiones cujusdam doctoris Ludovici Molinœ nuncupati, Matriti, die xx novembris 1595 (Rome, Biblioth. Angelica, ms. R. 2-7): Libellus supplex Clementi VIII oblatus, 28 octob. 1597, édité dans Tbeodorus Eleutherius (Livin de Meyer) , Historia controversiarum de divinœ gratise auxiliis (1715), t. i, p. 885. Le ms. original de Banez est conservé à Rome, Bibl. Angelica, R. 2. 12, fol. 54-59. Responsio ad quinque quœstiones de efficacia divinœ graliœ, Bibl. Angelica, ms. R. 1. 9, fol. 272; Respuesla contra una relacion compuesta por los padres de la compahia de Jésus de Valladolid, Médina del Campo, ultimo de julio de 1602, ms. des dominicains d'Avila. Je possède aussi une copie de cet écrit.
III. Banez et sainte Thérèse. — Deux ordres de faits ont spécialement concouru à rendre célèbre le nom de D. Banez : ses rapports avec sainte Thérèse et sa résistance aux doctrines nouvelles sur la prédestination et la grâce.
Le P. Banez fut confesseur ou directeur de sainte Thérèse depuis le commencement de la réforme du Carmel (1562) jusqu'à sa mort (1582). A en juger par les paroles de la sainte el celles de son directeur, Banez lut incontestablement le maître spirituel qui exerça l'action la plus profonde et la plus persévérante sur la grande mystique espagnole. Thérèse écrivait dans sa relation de 1575 : « Le père maître Dominique Banez, qui est •actuellement régent au collège de Saint-Grégoire, à Valladolid, m'a confessée six ans, et j'ai toujours continué mes relations avec lui par lettres, chaque fois qu'il s'est présenté quelque difficulté... C'est avec lui que j'ai traité le plus longtemps et traite encore des affaires de mon âme. » Il est regrettable que presquetoute la-correspondance de la sainte et du P. Banez ait péri. On ne possède en effet que quatre lettres de Thérèse à son directeur et une de ce dernier à son illustre pénitente. Mais le nom de Banez revient fréquemment dans les lettres et les écrits de Thérèse, ainsi que chez les historiens primitifs de la sainte et de sa réforme. Aucune direction ne semble s'être mieux identifiée avec les besoins elles aspirations de Thérèse de Jésus que celle du P. Banez. Elle lui écrivait, au mois de mai 1574 : « Il ne faut point s'étonner de tout ce qu'on peut accomplir pour Dieu, quand l'affection que j'ai pour le père Dominique est capable de me faire trouver bien ce qu'il trouve bien, et vouloir ce qu'il veut. Je ne sais jusqu'où ira cet enchantement. » Banez, dans sa déposition de 1591, lors des informations préparatoires au procès de canonisation, nous a fait connaître la raison principale de l'extrême confiance de Thérèse de Jésus en sa direction; et les déclarations réitérées de la sainte en plusieurs endroits de ses écrits, touchant les conditions requises chez un bon directeur de conscience, confirment de tout point la dé-
position de son ancien confesseur. « Personne, dit Banez, ne peut savoir mieux que moi les faveurs et les grâces spéciales que Notre-Seigneur a accordées à la mère Thérèse de Jésus. Je l'ai confessée nombre d'années et examinée en confession et hors de confession. J'ai fait sur son état d'importantes observations, me montrant avec elle ferme et rigoureux. Plus je l'humiliais et l'abaissais, plus elle s'attachait à prendre conseil de moi, s'estimant d'autant plus assurée qu'elle était plus déférente à son confesseur qu'elle tenait pour un homme instruit. Elle a toujours recherché le jugement des hommes les plus savants qu'elle rencontrait, spécialement dans l'ordre de Saint-Dominique. Elle me déclara, à plusieurs reprises, qu'elle se sentait l'esprit plus en repos quand elle consultait quelque grand lettré qui, sans être homme de beaucoup d'oraison etde spiritualité, était versé dans les sciences rationnelles et ecclésiastiques. Il lui semblait, en effet, que les hommes spirituels, à raison de leur bonté et de leur inclination pour les personnes qui s'occupent de spiritualité et d'oraison, sont plus faciles à tromper que ceux qui, avec une discrétion ordinaire des esprits, jugent des choses d'après la raison et la loi, véritable moyen de discerner avec sécurité les esprits. Je tiens pour certain qu'une des raisons de sa persévérance à traiter avec moi et à prendre mon conseil, fut qu'elle me voyait livré à l'étude de la théologie et des sciences rationnelles, ayant passé ma vie à enseigner et à discuter. Il y aurait sur ce chapitre tant de particularités à signaler qu'elles seraient plutôt l'objet d'un nouveau livre que celui d'une déposition. S'il en était besoin, je pourrais composer moi-même un traité qui servirait à établir combien la voie suivie par la mère Thérèse de Jésus a été une voie sûre. »
IV. Banez et les disputes sur la grâce. — La dogmatique luthéro-calvinienne produisit, par réaction, une modification doctrinale chez un certain nombre de théologiens catholiques, qui crurent pouvoir plus aisément combattre les nouvelles erreurs en se rejetant euxmêmes à l'opposite et en abandonnant les voies frayées par saint Augustin et saint Thomas sur les questions de la prédestination et de la grâce. Ce mouvement qui eut pour premiers initiateurs Jacques Sadolet (1534), Albert Pighius et Ambroise Catharin (1541), trouva, malgré la résistance des meilleurs esprits, un certain nombre d'adhérents, et des chocs véhéments se produisirent, surtout dans la seconde moitié du xvi° siècle, entre l'école de théologie traditionnelle et la nouvelle direction.
1° Ce fut du 20 au 27 janvier 1582, à l'occasion de soutenances de thèses, que le conflit éclata à l'université de Salamanque, un des centres théologiques les plus célèbres de l'Europe. Ce premier heurt, en Espagne, est particulièrement intéressant, parce que l'on possède maintenant, depuis peu, la plus grande partie des documents originaux des procès auxquels donna lieu celte affaire (La Ciudàd de Bios, 1896), et que les doctrines soutenues par les prémolinistes s'y présentent sans détour ni atténuation.
Dans une dispute publique tenue, le 20 janvier, sous la présidence du mercédaire François Zumel, un jésuite, Prudence de Montemayor, soutint que le Christ n'était pas mort librement, et par suite n'avait pas mérité, s'il avait reçu de son Père le précepte de mourir. Banez fil une instance en demandant ce qu'il en serait au cas où le Christ aurait reçu le précepte de son Père non seulement quant à la substance de l'acte de mourir, mais encore quant aux circonstances. Prudence déclara qu'il ne resterait plus alors ni liberté ni mérite. Un des maîtres de l'université, le célèbre augustin Louis de Léon, prit fait et cause pour le soutenant; et, la dispute s'établissant entre les maîtres présents, on souleva, tour à tour, les questions connexes de la prédestination et delà justification. Ces discussions se poursuivirent dans une seconde, puis une troisième soutenance de thèses qui
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eut lieu le 27 janvier. Lesmaîtres et les étudiants se prononcèrent universellement contre les doctrines de Prudence de Montemayor et de Louis de Léon. Le scandale et l'agitation furent tels que le hiéronymite Jean de Santa Cruz crut devoir porter la chose devant l'inquisition (5 février), et joignit à sa déposition une liste de 1G propositions représentant la doctrine défendue par Prudence de Montemayor et Louis de Léon. Il s'ensuivit un procès contre les inculpés. Louis de Léon déclara qu'il avait défendu disputative et non assertive la doctrine incriminée. Il reconnut que ces doctrines n'étaient pas celles de saint Augustin et de saint Thomas ; qu il ne les tenait pas d'ailleurs pour vraies, ni ne les avait jamais personnellement enseignées. Sa seule pensée avait été d'empêcher de les qualifier d'hérétiques. Enfin, il reconnut, dans sa lettre à l'inquisiteur (30 mars), que la proposition qu'il avait soutenue, que Dieu ne prédéterminait pas les actes indifférents, était nouvelle et téméraire. La sentence finale rendue par la suprême inquisition, le 3 février 158i, portait que Louis de Léon devait s'abstenir d'enseigner en public ou en secret les propositions visées, sous peine d'être poursuivi selon toute la rigueur du droit.
Voici la liste des propositions improuvées par le Saint- Office :
/' propositio. Si Christus habuit prxceptum moriendi imposition a Pâtre, necessitabatur quoad impletionem illius, sic adeo ut nihil libertatis haberet in substantia operis moriendi, et conséquente/- non meruit in substanlia ope?-is.
II: Christusmereri potuit in opère moriendi propter molivum (juod habere potuit, et ilidem ratione intensionis in qua liber erat.
III'. Si prxceptum moriendi Christo impositum determinavit non tautum substanliam'operis sed eliam intensionis motiva et reliquas circumstantias, tolleret omnino meriti rationeni quia tolleret libertalem.
IV'. Non quod Deus voiuit me loquiegoloquor,sed contra: qnod ego loquor Deus voluil me loqui.
V: Non quod Deus provi dit me loqui egoloquor,sed contra : quod ego loquor Deus providit me locuturum.
VI: Deus non est causa operationis liberx sed causât tantuvn esse causa.
VII'. Providentia Dei non est respectu multorum actuum bonorum in particulari.
VIII'. Deus providet bona opéra moralia fteri in générait et in communi, non tamen liic et nunc et iit particulari.
IX: Dei providentia non déterminât voluntatem humanatn aut quamlibet aliam particularem causam ad bette operandum, sed potius particularis causa déterminât actum divinx providentix.
X: Doctrina contraria his proxime prxcedentibus conclusionibus, erronea est et lutherana.
XI: Conferente Deo xquale auxilium duobus hominibus absque vllo superaddito, poterit aller illorum converti, aller vero renuere.
XII: Solo auxilio Dei sufficienti absque ullo alio prxvenienti Petrus de facto convertetur.
XIII: Impiiis m justifteatione sua déterminât auxilium Dei sufficiens ad actualem usum per voluntatem Suam.
XIV: Deus nihil amplius antecedenlcr largitur impio dum justifteatur quod ad efficentiam pertineat quam auxilium sufficiens, sed tautum concomitanter.
X V: Deus et voluntas impii mutuo et simul se déterminant in justifteatione.
A 17". Nuit est major prxilrterminatio in jnsti/icatione impii ex parte Dei, quam ex parle voluntatis humanse.
2° Les démêlés, nés de la publication de la Concordia de Louis Molina, sont moins bien connus que les événements de 1582, les documents relatifs à celle affaire n'ayanl pas été, pour la plupart, enecre publiés,
Quand, en 1588, Louis Molina édita, à Lisbonne, son