‹ Dictionnaire de théologieChapitre 102 sur 170 · AST · texte numérisé non relu

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dans le Martyrologe d’Adon. Plusieurs n’appellent point cette fête Y Assomption de la sainte Vierge , mais seulement son sommeil, dormitiOj c’est-à-dire, la fête de sa mort : nom que lui ont aussi donné les Grecs , qui l’ont désignée tantôt par /4STaç-«(rt5 , trépas ou passage et tantôt par xoi>i7ï(?, sommeil ou repos.

Néanmoins la croyance commune de l’Eglise est que la sainte Vierge est ressuscitée , et qu’elle est dans le ciel en corps et en âme. La plupart des Pères grecs et latins, qui ont écrit depuis le quatrième siècle , sont de ce sentiment ; et le cardinal Baronius dit qu’on ne pourroit sans témérité assurer le contraire. C’est aussi le sentiment de la faculté de théologie de Paris , qui , en condamnant le livre de Marie d’Agreda en 1697 , dé- ; clara qu’elle croyoit que la sainte Vierge avoit été enlevée dans le ciel en corps et en âme. Parmi les ornements des églises de Rome , sous le pape Pascal , qui mourut en 82i , il est fait mention de deux sur lesquels étoit représentée Vassomption de la sainte Vierge en son corps. Il est parlé de celte fêle dans les capitu-

laires de Charlemagne et dans les décrets du concile de Mayence, tenu en 813. Le pape Léon IV ,' qui mourut en 855 , institua l’octave de Y Assomption de la sainte Vierge, qui ne se célébroit point encore à Rome. En Grèce, cette fête a commencé beaucoup plus tôt , sous l'empire de Jus tinien, selon quelques-uns , et selon

; on royaume sous la protection de la d’autres sous celui de Maurice, contem-

rainle Vierge ; vœu qui a été renouvelé on 1 738 par le roi Louis XV.

Celle fête se célèbre aussi avec beaucoup de solennité dans les Eglises d’Orient. Cependant Yassomption corporelle de la Vierge n’est point un article de foi , puisque l’Eglise ne l’a pas décidé, et que plusieurs anciens et modernes en ont douté. Usuard, qui vivoit dans le neuvième siècle , dit dans son Martyrologe que le corps de la sainte Vierge ne se trouvant point sur la terre , l’Eglise, qui est sage en ses jugements , a mieux aimé ignorer avec piété ce que la divine Providence en a fait , que d’avancer rien d’apocryphe ou de mal fondé sur ce sujet : paroles qui se trouvent encore

porain de saint Grégoire le Grand. André de Crète , sur la fin du septième siècle , témoigne cependant qu’elle n’éloit établie que dans quelques Eglises ; mais au douzième elle le fut dans tout l’empire , par une loi de l’empereur Manuel Comnène. Alors Y Assomption étoit également fêtée dans l'Occident, comme il paroît par la lettre 174 de saint Bernard aux chanoines de Lyon , et par la croyance commune des Eglises , qui tenoient Yassomption corporelle de Marie comme un sentiment pieux, quoique non décidée par l’Eglise universelle. Foyez Fie des Pères et des Martyrs , tome VII, page 323 et suiv.

ASTARÜTII ou ASTARTÉ, idole des

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