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Philistins que les Juifs abattirent par le commandement de Samuel ; c’étoit aussi une divinité des Sidoniens, que Salomon adora lorsqu’il fut entraîné par ses femmes dans l’idolûtiie.
La plupart des étymologies que l’on a données de ce nom sont fausses ou hasardées. M. de Gébelin pense avec plus de justesse qu’il est formé à'astar, qui, dans les langues orientales , signifie un astre; qu’ainsi aslarlé est la lune, la reine du ciel, la divinité de la nuit. AUég. orient., p. 50. Chez les Hébreux clic étoit connue sous le nom de la reine du ciel, chez les Egyptiens c’étoit Isîs, chez les Arabes Alytla; les Assyriens l’appeloient Milytta, les Perses Métra, les Grecs Artémis, les Latins Diana.
Dans l’Ecriture sainte, Daal et Astaroth sont presque toujours joints ensemble comme deux divinités des Sidoniens ; c’est le soleil et la lune. Cic., de Nat. Deor., liv. 5. TertuL, Apologet,, c. 23 , etc.
Mém. de l’Acad. des Jnscr., t. 71, in-12, p. 173.
ASTAROTIIITES , adorateurs d’Astarolh, ou de la lune. On dit qu’il y eut de ces idolâtres parmi les Juifs depuis Moïse jusqu’à la captivité de Dabylone.
Voyez Astres.
AST ATIENS, hérétiques du neuvième siècle , sectateurs d’un certain Sergius , qui avoit renouvelé les erreurs des manichéens. Leur nom , dérivé du grec , signifie sans consistance , variables, inconstants, parce qu’ils changeoient de langage et de croyance à leur gré. Ils s’éloient fortifiés sous l’empereur Nicéphore qui les favorisoit ; mais son successeur Michel Curopalate les réprima par des édits très -sévères. On croit que ce sont eux que Tliéophane et Cédrène nomment antiganiens. Le père Goar , dans ses notes sur Tliéophane , à l’an 803, prétend que les troupes de vagabonds, connus en France sous le nom de Bohémiens et d’ Egyptiens, éloient des restes d'astatiens ; mais cette conjecture ne s’accorde pas à l’idée que Güustantln Porphyrogénète et Gédrène nous donnent de cctlc secte ; née en Phrygie , elle y domina, et s’étendit peu dans le reste de l’empire. Les astatiens
joignoient l’usage du baptême à toutes les cérémonies de la loi de Moïse , eî faisoient un mélange absurde du judaïsme et du christianisme.
ASTÈRE ou ASTÉRIÜS (saint) , archevêque d’Amasée dans le Pont, mort peu après l’an 400, a tenu un rang distingué parmi les docteurs de l’Eglise du quatrième siècle. Il reste de lui plusieurs homélies , dont les anciens ont fait trèsgrand cas. Elles ont été publiées par le père Combefis , Auct. Bibl. Patrum, tom. 1 , avec les extraits de quelques autres tirées de Photius. Théophile lîaynaud les avoit aussi recueillies et fait imprimer en latin, en IGül.
ASTRES. La première idolâtrie a commencé par le culte des astres. Lorsque les peuples eurent perdu de vue la révélation primitive , ils s’imaginèrent que les astres éloient des êtres animés etiutelligents. Comment concevoir que ces grands corps suivissent une marche si régulière, s’ils n’étoient pas la demeure d’un génie qui les conduit? Leur lumière, leur chaleur , les influences qui en viennent, sont très-nécessaires aux hommes ; ce sont donc des êtres bienfaisants auxquels nous devons de la reconnoissance.
Souvent ils nous annoncent les changements de l’air, le beau temps et la pluie ; sans doute ils sont doués d’une intelligence supérieure et de l’esprit prophétique. Ainsi ont raisonné, non -seulement les ignorants, mais les philosophes; Celse, dans Origène, s’efforce de prouver qu’il faut rendre un culte aux astres. Plusieurs Pères de l’Eglise ont encore été persuadés que les astres étoient conduits , non par des dieux , comme le pensoient les païens, mais par des anges soumis à Dieu.
Les Hébreux et les autres Orientaux appeloient les astres, l’armée du cirl, militia coeli. Souvent les prophètes ont reproché aux Juifs d’adorer Baal , le soleil , Astaroth ou Astarté , la lune , et l’armée du ciel; celle idolâlrie esl ce que l’on nomme le sabisme ou zabistne.
C’est pour cela que les écrivains sacrés ont coutume d’appeler le vrai Dieu , le Dieu des armées, c’csl-à-dirc le Gréaleur du ciel el des astres. Ce nom ne si-