ÎXVIII PLAN DE LA
126. Mais le désir d’augmenter la pompe du culte divin a fait multiplier le nombre des prêtres , a fait établir des chapitres et des chanoines dans les cathédrales et les collégiales; pour y maintenir l’ordre , on y a distingué des dignitaires sous les noms de doyen , prévôt; chefcier, capiscol, chantre, précenteur ou préchantre, sous-chantre, archidiacre, chancelier, scolastique ou écolâtre, trésorier, etc., et divers olllciers, comme procureur ou chambrier, ecclésiarque, corheUier, mensionnaire , porlionnaire, pointeur , normateur , terminateur, sacristain, chez les Grecs , sceceophy lacté , staurophylase, laosynacle, hérénaque, etc. Relativement au service divin , il y a un hebdomadier , un diacre stationnaire.
Dans toutes les églises, il a fallu des hommes attachés particulièrement à certaines fonctions, comme machicot, leclicaire, copiale, fossaire , parabolan, sonneur, etc.; mais ces usages ne tiennent que de fort loin à la théologie.
127. 11 convient que , dans les fonctions du culte divin , les ministres de l’Eglise aient des vêtements ou habits sacrés de différentes formes et de différentes couleurs , tels que sont pour les prêtres les habits sacerdotaux, soutane, surplis , amicl, aube, manipule, orarium ou élole, chasuble, pulchral ou chape, toque ou bonnet ; poulies diacres la tunique ou dalmalique; pour les chanoines , le camail et Vaumusse. Les ornements pontificaux des évéques sont le rochel, le camail, la croix , la mûre, le pallium, la crosse ou férule.U y a eu de bonnes raisons pour ordonner aux ecclésiastiques de porter i’habü long, la soutane ou la soutanelle.
128. 11 est encore plus convenable qu’ils soient obligés au célibat, à la continence et à la résidence, qu’il n’y ait chez eux aucune personne A-ous-introduitc ; mais 11 est juste qu’ils subsistent par les bénéfices ou biens ecclésiastiques, qu’lisaient un temporel fixe ou des droits casuels , des honoraires, en obserAant les canons qui défendent la pluralité des bénéfices.
12‘J. Un théologien est obligé aujourd’hui de justifier les lois ecclésiastiques qui regardent le monachisme ou l’état monastique, les va ux de religion et la profession religieuse , les moines mendiants ou rentés, les monastères , phronlüières ou couvents, les cloilres et la clôture , les règles, les obserfanct'4-, les usages des réguliers , des cotn-
TIIEOLOGIE.
munautés de l’un et l'autre sexe. 11 est bien fondé à soutenir contre les lampéliens et leurs copistes que les ordres religieux sont utiles, que leurs instituteurs et leurs fondateurs ont eu des vues louables; sans approuver les fratricelles, les girovagues, rhémobotes ou sarabaîtes.
130. Les uns, dans des temps, de trouble et de relâchement dans les mœurs , ont voulu servir Dieu en paix et en sûreté , comme les anachorètes, hermites, slylitss , ascètes, acœmètes , et les cénobites, les moines de St.-Basile nommés caloyers. Tels sont encore parmi nous les bénédictins de Cluny et autres, et leurs réformes du FaJdes- Choux et de Tallombreuse , les bernardins de Cileaux, les feuillants et ceux de la Trappe; les /ranciscaine distingués en capucins, Cordeliers ou frères mineurs conventuels et observantins , clavénins , récollets , coûtants, tiercelins ou tiers-ordre de pénitents de Piepus , différents du tiers-ordre de laïques nommés tierciaires; les augustins, colorites, clémentins, ceux de Fasoli, et les hermites de saint Augustin ou petitspères , les pauvres catholiques, pauvres volontaires.
Les chartreux, les camatdules , les minimes ou bons-hommes, les carmes ou barrés, chaussés ou déchaux , les célestins, les grand-montains , les guillelmiles , ont été fondés par le même motif.
On connoit mieux ailleurs qu’en France les servites, différents des blancs-manteaux, les iéronimiles , les humiliés, les soccolants, les olivétains, les religieux du corps de Christ , les croisiers ou porte-croix, les gilbertitis d’Angleterre.
131. C’est le meme motif qui a fait naître dillerentes congrégations de chanoines réguliers, les viclorains, les génovéfains, ceux du Valrdes-écoliers, de St.-Jean de Latran, du mont Corbulo, deSl.-Colomb , de Saint Georges d’Alga , de Saint Sauveur, les prémonlrés , les bourgachards , etc.
132. Les autres se sont consacrés à des œuvres de charité , comme les religieux pontifes, les trinitaires ou mathurins, les religieux de la merci ou de la rédemption des captifs ; ou ce sont des hospitaliers ; comme les frères do la charité, les cellites, les pauvres de la mère de Dieu , les clercs réguliers ministres des infirmes , les chanoines réguliers de St.-ffntoûie do Viennois, les bethléémites.