‹ Dictionnaire de théologieChapitre 156 sur 170 · I. Cor., c. 15, jt · texte numérisé non relu

I. Cor., c. 15, jt

Il dit que Jésus a opéré ses miracles parla magie, par des enchantements, par l’invocation des démons ou génies; il lui reproche d’avoir appris la magie en Egypte , et d’avoir eu ensuite l’orgueil de se faire passer pour un Dieu , 1. I, n®6, 28. Il ajoute que plusieurs autres imposteurs ont fait des miracles semblables ; que Jésus lui- même a défendu d’y ajouter foi , n® 68. Il accuse aussi en général les chrétiens de faire usage de la magie, n® 6. Mais si les miracles de Jésus -Christ et de ses disciples n’étoient pas vraiset incontestables, pourquoi recourir à la magie ? Il falloit les nier ferme , et s’en tenir là. Il faut que Celse ait senti que cela n’étoit pas possible ; que le témoignage constant et uniforme des disciples de Jésus , l’aveu des Juifs, la révolution qui s’étoit ensuivie, étoient des preuves invincibles de la réalité des miracles.

Contre la résurrection du Sauveur , il onjecte que plusieurs autres imposteurs avoient promis de ressusciter, ou avoient prétendu être revenus des enfers ; que Jésus ressuscité n’avoit été vu de personne , excepté d’une femme et de quelques disciples; qu’ils avoient rêvé, n’avoient vu qu’un fantôme, ou avoient forgé ce mensonge. Si Jésus, ajouloil-il,

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