ABR
de leurs dieux et de leurs empereurs qui fui ent placées dans la ville et dans le temple , lorsque Tite s’en fut rendu maître.
ABRA, dans l’Ecriture, signifie une fille d’honneur, une suivante , la servante d’une femme de condition. Ce nom est donné aux filles de la suite de Rébecca, à celles de la fille de Pharaon, à celles de la reine Esther, à la servante de Judith. Ce n’est ni une simple esclave, ni une fille de peine, mais plutôt une femme de chambre ou une fille d’atour.
ABRAHAM. Les divers événements de la vie de ce patriarche, les discussions chronologiques sur son âge , appartiennent à l’histoire ; nous ne devons parler que des circonstances qui peuvent donner lieu à des objections théologiques ; les autres ont été éclaircies de nos jours par plusieurs savants.
Pourquoi Dieu a-t-il choisi un Chaldéen poï r se faire connoître à lui et à sa postérité*, pour en faire la tige de son peuple chéri, plutôt qu’un Grec, un Romain, un Chinois ? Parce que Dieu étoit le maître de son choix ; quel que fût le personnage qu’il eût préféré , la même objection reviendroit. Ceux qui disent que c’est un trait de partialité , une injuste prédilection de la part de Dieu , n’entendent pas les termes. Dieu ne doit à personne telle ou telle mesure de bienfaits naturels ou surnaturels, de faveurs spirituelles ou temporelles ; ce qu’il accorde à l’un ne diminue pas la portion qu’il veut donner à un autre , et ne lui porte aucun préjudice ; la distribution inégale de bienfaits purement gratuits n’est donc ni une injustice, ni une partialité. Foyez Acception de personnes.
Justice de Dieu, Partialité.
Quelques auteurs ont avancé hrahani, avant sa vocation, étoit idolâtre ; ils ont cité en preuve ce passage de Josué, ch. 2i, ji’. 2 : « Vos pères ont » habité au delà du fleuve, Tharé, père J) A' Abraham , et Nachor; et ils ont servi » des dieux étrangers. * Mais cette accusation ne peut tomber que sur Tharé et sur Nachor. Abraham est disculpé dans le livre de Judith, ch. b, G ; il y est dit: « Iæs Hébreux sont un peuple originaire