ABR
» de la Chaldée ; ils ont demeuré d’a- » bord dans la Mésopotamie , parce qu’ils » n’ont pas voulu suivre les dieux de leurs » pères , qui étoient dans le pays des » Chaldéens. Ainsi , en renonçant à la » religion de leurs pères, qui admet- » toient plusieurs dieux , ils ont adoré le » Dieu du ciel, qui leur a commandé de * sortir de là et d’aller demeurer à Cha- » ran. » Cela ne peut s’entendre que d’.<ibraham, puisque c’est à lui que Dieu ordonna de quitter son pays et sa famille; et il est probable que dès ce moment son père Tharé , qui le suivit , cessa d’être idolâtre. La fidélité A' Abraham à n’adorer que le seul Dieu du ciel peut être une des raisons pour lesquelles Dieu l’a choisi pour être la tige de son peuple.
Dans plusieurs endroits de l’Ecriture, Dieu est nommé le Dieu A’ Abraham; les auteurs sacrés ont-ils voulu insinuer par là que Dieu abandonnoil les autres hommes pour ne protéger que le seul Abraham; que c’est un Dieu local dont la Providence ne s’étendoit que sur une seule famille? Non sans doute. Cela signifie seulement que le vrai Dieu étoit seul adoré par ce patriarche ,'*pendant que la plupart des peuplades déjà formées oiïroient leur encans à des dieux imaginaires. Lorsqu’un chrétien dit au Seigneur : vous êtes mon Dieu, il sait bien que Dieu est aussi le créateur, le père et le bienfaiteur des autres hommes.
Il semble d’abord qu' Abraham se rendit coupable de mensonge, en disant au roi d’Egypte et au roi de Gérarc , que Sara étoit sa sœur, pendant qu’elle étoit son épouse. Ce soupçon n'a plus lieu lorsqu’on fait attention qu’en hébreu le même terme désigne une sœur et une proche parente , une nièce ou une cousine ; les Hébreux n’avoient pas , comme nous, des termes propres pour désigner les divers degrés de parenté. Foyez Frère, Soeur.
Plusieurs interprètes ont pensé que Sara, épouse A' Abraham, étoit véritahlcmcnt sa sœur , issue d’un même |)ère , mais non d’une même mère ; ce sentiment n’est pas probable. Dans le temps où vivoit Abraham, de pareils mariages étoient déjà censés in-