‹ Dictionnaire de théologieChapitre 75 sur 170 · ALO · texte numérisé non relu

ALO

Uance éternelle qui doit subsister jusqu’à la fin des siècles, dont le Fils de Dieu est le garant , qui est cimentée et affermie par son sang , qui a pour fin et pour objet la vie éternelle , dont le sacerdoce , le sacrifice et les lois sont infiniment plus parfaites que celles de l’ancien Testament. Voyez saint Paul , dans ses Epîtres aux Galates et aux Iléhreux,

Yainement les Juifs soutiennent que Dieu n’a pas pu établir une nouvelle alliance, après leur avoir ordonné d’observer celle de Moïse à perpétuité. On leur prouve le contraire, i° parce que Dieu l’a ainsi déclaré , Jerem., c. 31 , f. 31 et suiv.; et c’est l’argument que leur fait saint Paul , Hebr., c. 8 , ^. 8. 2“ Ils conviennent eux-mêmes que selon les prophètes, le Messie doit être législateur aussi bien que Moïse. Deut., c. 18, f. 15; Isdi., c. 42, 4; Munimen fidei, 1«

part., c. 20. Cçltc fonction seroit superflue , s’il ne devoit point établir de nouvelles lois. 3“ Dieu a rejeté les anciens sacrifices et promis un nouveau sacerdoce. Ps. 49, f. 7. Isai., c. 1 , ÿ. 16 et suiv.; c. 66, jt. 2. Jerem., c. 7, ÿ. 21 . Ezech., c. 20, 5 et suiv. Mich.,

c. 6, ÿ. 6. Malach., c. 1 , jl'. 10. C’est encore un argument de saint Paul, Ilebr., c. 7, 12; c. 8 , ^. 8. 4o L’an-

cienne alliance metloil un mur de séparation entre les Juifs et les autres nations; la loi de Moïse n’étoit praticable que dans la Judée; sous le Messie, au contraire, toutes les nations doivent se réunir et devenir le peuple du Seigneur; les Juifs en conviennent : donc il faut une loi nouvelle qui soit praticable dans toutes les parties du monde. 5° Dieu a rendu la loi de Moïse impraticable aux Juifs mêmes par leur dispersion, par la destruction du temple, par la confusion dos généalogies , par rincomi)atibilité de leurs lois avec le droit public de toutes les nations : donc Dieu en a établi une nouvelle par le Messie ; elle subsiste depuis près de dix-huit cents ans. Voyez Philippi à JJmborch arnica collât, cum emdito Judaio , etc.

ALOGF.S ou ALOGILNS , secte d’anciens héréliejucs , dont le nom est formé

(l’a privatif , et de J.0-/05 , parole ou verbe, comme qui diroit sans verbe ; parce qu’ils nioient que Jésus -Christ fût le Verbe éternel. Ils rejetoient l’évangile de saint Jean comme un ouvrage apocryphe , écrit par Cérinthe ; quoique cet apôtre ne l’eût écrit que pour confondre cet hérétique, qui nioit aussi la divinité de Jésus-Christ.

Quelques auteurs rapportent l’origine de celle secte à Théodote de Byzance , corroyeur de son métier , et cependant homme éclairé, qui, ayant apostasié pendant la persécution de Sévère , répondit à ceux qui lui reprochoient ce crime , que ce n’étoit qu’un homme qu’il avoit renié , et non un Dieu : et que de là ses disciples , qui nioient l’existence du Verbe, prirent le nom d'aXoyoi : « Ils B disent, ajoute M. Fleury, que tous les B anciens et même les apôtres , avoient B reçu et enseigné cette doctrine, et B qu’elles’étoitconscrvéejusqu’au temps B de Victor, qui étoitle treizième évêque B de Rome depuis saint Pierre ; mais que B Zéphirin son successeur avoit cor- » rompu la vérité, b Mais on leur opposoit les écrits de saint Justin, de Miltiade, de Tatien , de Clément, d’Irénée , de Méliton et d’autres anciens, qui disoient que Jésus-Christ éloit Dieu et homme; Victor avoit excommunié Théodote ; comment l’eût-il excommunié , s’ils eussent été du même sentiment? Jfist.

eccl., tom. I, liv. IV, n“ 33.

D’autres avancent que ce fut saint Epiphane qui, dans sa liste des hérésies, leur donna ce nom ; mais d’autres Pères et grand nombre d’autres ecclésiastiques parlent des alogiens, comme sectateurs de Théodote de Byzance. Voyez Terlul., livre des Prescr., chap. dernier; saint August. de Jfœr., cap. 33; Eusèbe, liv. 5, chap. 19; Baronius, ad ann. 196; Tillemont, Dupin, Biblioih.

des auteurs ecclés., premier siècle.

ALPHA et OMEGA , A cUi, première et dernière lettres de l’alphabet grec.

Jésus-Christ dit dans l’Apocalypse : « Je B suis ValphaclVome’ga , le commcnce- B ment cl la fin. b C. I , 8; c. 21 , ^. 6;

c. 22; 13. Il est en eflet le Verbe divin

(pii a créé toutes choses; il en est la der~

ki

Page 1