‹ Dictionnaire de théologieChapitre 76 sur 170 · AMB 68 AMB · texte numérisé non relu

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niêre fin , puisque c’est en lui seul et par lui que nous pouvons trouver le souverain bonheur. Voy. Coloss., c. i , j!'. IS et suiv.

ALPHABET grec et latin, caractères ou lettres à l’usage des Grecs et des Latins, que, dans la consécration d’une église , le prélat consécrateur trace avec son doigt sur la cendre dont on a couvert le pavé de la nouvelle église.

Cette cérémonie nous donne à entendre que l’Eglise est la vraie mère des fidèles ; qu’elle leur donne les éléments de la vraie science, de la science du salut, et qu’elle réunit tous les peuples.

AMALÉCITES. Voyez Agag.

AMAURI , théologien de Paris , parut au commencement du treizième siècle. Il enseigna que Dieu étoit la matière première; que la loi de Jésus-Christ devoit finir l’an 1200, et faire place à la loi du Saint-Esprit, qui sanctifieroit les hommes sans sacrements et sans aucun acte extérieur; que les péchés commis par charité étoient innocents. Il nioit la résurrection des morts et l’enfer, rejetoit le culte des saints, déclamoit contre le pape , etc. Il eut des sectateurs opiniâtres. On pardonna aux femmes ; mais dix de leurs séducteurs subirent le dernier supplice l’an 1210. Le concile de Latran , tenu en 121 S, confirma la condamnation de leur doctrine. Amauri eut pour successeur David de Dinant, qui prêcha la même doctrine. //tsL de l’JSgl, gallic., liv. 50, an. 1210-1212.

AMBITION, désir excessif des honneurs. Plusieurs philosophes de notre siècle ont fait l’apologie daVamhiiion , parce que l’Evangile la réprouve et commande l’humilité. Ils disent qu’un homme est louable lorsqu’il recherche les dignités et les places importantes, dans le dessein de se rendre utile à scs scndilahlcs. Cela scroit fort bien , si c’étoit là le motif des ambitieux ; mais on sait trop par expérience que leur intention est de jouir des privilèges attachés aux grandes places, sans se mettre beaucoup en j)cinc d’en remplir les devoirs, et (juc les sujets les plus ineptes sont ordinairement les plus avides et les plus empressés de parvenir. «N’imilcz point,

» dit Jésus-Christ, ceux qui recherchent 2 les premières places, les respects, et » les hommages des hommes. » Il reproche ce vice aux pharisiens , et tâche d’en préserver ses disciples. Malth., c. 23, f. 6. Cette morale sera toujours plus sage que celle des philosophes. Avec des palliatifs il n’est point de passion que l’on ne vienne à bout de justifier.

AMBROISE ( S. ) , docteur de l’Eglise et archevêque de Milan, mort l’an 597.

La meilleure édition de ses ouvrages est celle des bénédictins , en deux volumes in-folio. Le fait le plus honorable à saint Ambroise est d’avoir eu saint Augustin pour disciple. On peut voir ses autres actions dans le Dictionnaire historique; nous nous bornons à examiner les accusations formées contre sa doctrine. On lui reproche d’avoir poussé trop loin l’étendue de la patience chrétienne, le mérite de la virginité et du célibat; d’avoir dit qu’avant Moïse il n’y avoit point de loi qui défendit l’adultère; d’avoir voulu justifier, dans les saints personnages dont parle l’Ecriture, des actions qui ne doivent être ni louées, ni excusées.»

Ces reproches empruntés de Daillé et de Barbeyrac, deux protestants, ne valoient pas la peine d’être répétées par les incrédules. Les premiers chrétiens ont poussé la patience jusqu’à l’héroïsme; il le falloit, afin de convaincre les persécuteurs de l’inutilité des supplices pour exterminer le christianisme , et de montrer aux païens la supériorité des maximes de l’Evangile sur la morale de leurs philosophes. Aujourd’hui des censeurs téméraires osent soutenir que cette patience n’a pas été poussée assez loin.

Dans les articles CRi-ibat et Virginité, nous ferons voir que les Pères n’ont rien dit de plus que saint Paul ; que cette doctrine est sage et irrépréhensible ; qu’il n’est pas vrai qu’elle déroge à la sainteté du mariage , ni qu’elle soit nuisible au bien de la société.

Saint Ambroise a eu raison d’avancer qu’avant Moïse il n’y avoit point de loi positive qui défendit radiiltère; mais il n’a pas prétendu qu’il fût permis par la loi naturelle.

Le commerce d’Abraham avec Agar

ATMB

nV'toit ni un adultère ni un concubinage, mais une •polygamie ; et alors elle n’étoit point reprouvée par le droit naturel. Foyez Polygamie.

C’est donc très-improprement que $aini Ambroise nomme adultère ce second mariage d’Abraham ; mais il n’a pas tort de prétendre qu’en cela ce patriarche n’a point péché. 11 est évident, par ce qu’il dit de Pharaon , à' Abraham, liv. 2, c. 2, qu’il n’a jamais pensé que l’adultère proprement dit pût être permis; et quoi qu’en dise Barbeyrac, ce n’est point là une contradiction. Traité de la Morale des Pères , c. 13, § 12.

Quant aux autres actions des patriarches que les Pères de l’Eglise ont excusées, ro?/. PATRunciiE, Abraham, etc.

D’autres critiques ont accusé saint Ambroise d’avoir enseigné que l’ûme humaine est matérielle, parce qu’il dit qu’il n’y a rien d’exempt de composition matérielle que la substance de la Trinité, qui est d’une nature simple et sans mélange. De Abraham, liv. 2, c. 8, n. 58. Mais, dans cet endroit meme, il dit que l’âme humaine est indivisible et unie à la Sainte Trinité, qui est simple. D’ailleurs il professe formellement l’immatérialité et l’immortalité de Pâme dans plusieurs autres ouvrages. In Psalm.

H8, serm. 10, n. 15,16,18, Ilexam., li'. . (■), c. 7, n. 10 , etc.

Le Clerc , dans ses notes sur les Confessions de saint Augustin, prétend que l’invention des reliques de saint Gcrvais et de saint Protais fut une fraude pieuse de saint Ambroise, qui se servit <lc cet expédient pour augmenter son aiilorilé, pour réprimer les ariens, pour en imposer à l’impératrice Justine qui les favorisoit. 11 prouve ce soupçon, i'’ parce que "saint Augustin rapporte que saint Ambroise fut instruit par une vision ou une révélation du lieu où é toient ees reliques, au lieu que saint Ambroise ne parle point de cette vision en racontant cet événement. Epist. 22, lib. 1.

2“’ Saint Ambroise dit : Nous trouvâmes deux corps d’une grandeur étonnante, tels qu’ils étaient dans les anciens temps. Veut-il parler des temps héroirpies, ou vcut-il faire entendre que les martyrs

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