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de bons services , ils faisoient , pour leur plaisir, combattre des hommes contre des animaux féroces , et ils se jouoient de la vie des esclaves. Telle a été la démence des peuples qui ont été regardés comme les plus sages.
Animaux purs ou impurs. D’où est venue cette distinction? Elle est aussi ancienne que le monde , puisqu’elle se trouve déjà observée par Noé, dans le choix qu’il fit des animaux qui dévoient entrer dans l’arche. Gcn., c. 7, 2.
Dans les climats plus chauds que le nôtre, l’usage trop fréquent ou excessif de la chair des animaux cause infailliblement des maladies, et il en est plusieurs dont il faut s’abstenir entièrement. Comme les hommes ont offert de tout temps à Dieu les aliments dont ils se nourrissoient, ils ont jugé qu’il ne convenoit pas d’offrir à la Divinité des chairs dont ils ne pouvoient pas se nourrir, et pour lesquelles ils avoient de l’aversion. Les animaux exclus des offrandes et des sacrifices ont donc été regardés comme impurs, comme indignes d’être offerts à Dieu. Cependant Moïse non-seulement s’est réglé sur cette connoissance pour désigner les victimes dont les Juifs pouvoient faire usage, et dont ils pouvoient manger la chair , mais il a été inspiré de Dieu pour leur intimer ce précepte. Il n’y avoit en cela ni superstition, ni allusion à aucune fable. Si dans la suite les nations idolâtres ont imaginéde fausses raisons decettedistinction , cela ne déroge en aucune manière à la sagesse du législateur des Juifs. On sait avec quelle exactitude les prêtres égyptiens avoient réglé le régime diététique qui devoit être observé par le peuple, quels inconvénients résultent de la malpropreté, de la paresse, de la voracité des Egyptiens mahométans.
La phq)art des animaux que Moïse avoit ordonné d’immoler en sacrifice, étoient honorés d’un culte superstitieux |)ar les Egyptiens. Spencer, De legib.
Hehr. rilual., 1. 2, c. -i, sect. V®. C’est pour cela que quand Pharaon dit à Moïse : « Oll'rez , si vous voulez , des I) sacrifices à votre Dieu dans ce pays- » ci; Moïse lui répondit : Cela ne se peut
» pas ; nos sacrifices seroient une abo- » mination aux yeux des Egyptiens ; ils i> nous lapideroient , s’ils nous voyoient » immoler les animaux qu’ils adorent.»
Exod., c. 8, ^ 2S.
Lorsque l’Evangile s’est établi , la distinction des animaux purs et impurs est devenue très- inutile; les sacrifices sanglïmts ont été abolis par Jésus-Christ, et les nations étoient assez policées pour n’avoir plus besoin qu’on leur défendît par religion les nourritures malsaines.
Comme le christianisme est destiné à tous les peuples et à tous les climats, les institutions locales ne doivent point y avoir lieu. Lorsque l’Eglise défend de manger de la viande , ce n’est pas par régime de santé, mais par mortification. Voyez Abstinence.
ANNEAU , ornement affecté aux évêques pour marquer l’étroite alliance qu’ils ont contractée avec l’Eglise par leur ordination , l’attachement et l’affection qu’ils lui doivent , etc. Voyez V Ancien Sacramentaire par Grandcolas, première partie , page 1 49.
ANNIVERSAIRES (les). Jours anniversaires, chez nos ancêtres, étoient les jours où les martyres des saints étoient annuellement célébrés dans l’Eglise , comme aussi les jours où , à chaque fin d’année, l’usage étoit de prier pour les âmes des parents et amis trépassés.
Dans ce dernier sens , V anniversaire est le jour où, d’année en année, on rappelle la mémoire d’un défunt , en priant pour le repos do son âme. Quelques auteurs en rapportent la première origine au pape Anaclet, et depuis à rélix I®®, qui instituèrent des anniversaires pour honorer avec solennité la mémoire des martyrs. Dans la suite, |)lusicurs particuliers ordonnèrent par leur testament , à leurs héritiers , de leur faire des anniversaires , et laissèrent des fonds tant pour rentretien des églises que pour le soulagement des pauvres , à (pii l’on distribuoit tous les ans, ce jourlà, de l’argent et des vivres. Le pain et le vin fpi’on porte encore aujourd’hui à l’offrande dans ces anniversaires , peuvent être des traces de ces distributions.