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ai^lense, ferrée, qu’on employait comme al^rbant, comme hémostatique ou comme astringent H. La terre sigillée de Lemnos est à peu près de même nature, et, après avoir été très-vantéc, on ne s’en sert plus.
BO\DOi\i\T.4tJ (Drôme). Eau minérale alcaline, sulfureuse, iodurée, gazeuse, froide. Elle, se prend en boisson , en b liiis, en injections, en douches; contre les maladies de la peau Q, contre la scrofule O, la syphilis [+], les affections de l'utérus Q, les engorgements articulaires chroniques E, la bronchite chronique.
BOSSES SAiXGEiiVES. Des bosses sanguines, c’est-à-dire des hémorrhagies souscutanées se produisent souvent sur différentes parties du corps, à la suite d’une contusion ou d’une chute, et l’on voit à la tête, au visage et sur les membres des tumeurs sanguines, douloureuses, accompagnées d’érosion ou d’ecchymose du derme (V. Contusion). Mais on désigne surtout sous le nom de bosses sanguines les épanchements sanguins qui se forment sur le crâne.
On reconnaît les différentes espèces de bosses sanguines du crâne aux signes suivants :
Une bosse sanguine sous-cutanée est petite, bien circonscrite, un peu dure et obscurément fluctuante.
Une bosse sanguine sous-aponévrotique est large, mal limitée et franchement fluctuante.
Une bosse sanguine sous-périostique est plus petite que la précédente, elle est peu fluctuante, mais entourée d’un rebord saillant.
Les épanchements sanguins du péricrâne suppurent souvent, si on ne les soigne pas , et surtout s’il y a une plaie des téguments en même temps et si celle-ci n’est point pansée.
Quand une bosse sanguine se produit sur un os, la compression immédiate lors de l’accident arrête l’hémorrhagie sous-cutanée et empêche les accidents consécutifs de se produire.
Si la résolution est la terminaison ordinaire des bosses sanguines, dans quelques cas elles donnent lieu à des abcès qu’il faut ouvrir et panser comme des plaies simples.
Thérapeutique. — Des compresses d’eau froide ou d’eau blanche, d’alcoolat vulnéraire, de teinture d’arnica, de vin miellé, d’eau de savon, d’eau-de-vie et d’eau salée, suffisent pour dmener la résolution des bosses sanguines superficielles et peu volumineuses.
Quel que soit le siège de la bosse sanguine, si elle est un peu grosse, il faut appliquer sur la peau des compresses résolutives, des compresses d’eau blanche maintenues par un bandage assez sei-ré. Au crâne, un examen minutieux doit être fait pom* savoir s’il y a une plaie du ciiir chevelu ; le cuir chevelu sera rasé au besoin. Dèg. qu’il surviendra de la douleur, si peu intense qu’elle soit, ou appliquera des cataplasmes pour prévenir l’accroissement de l’iu-
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flammation; un purgatif salin sei’a administré, 40 grammes de sulfate de soude.
BORATES. Sels résultant de la combinaison de l’acide borique avec les bases. Le borate de soude ou borax est seul employé en gargarisme, 10 grammes par litre d’eau; en collutoire, 10 à 15 grammes pour 30 grammes de miel dans les angines pultacées E et dans le muguet l-H -n.
BOTBRiocÉPHALE. Le bothriocéphale est un entozoaire helminthe, rubané et articulé, qui vit dans l’intestin de l’homme, où il a été souvent confondu avec le ténia (V. ce mot). C’est le tœnia lata, le ténia large, le ver solitaire gris de quelques auteurs. — Il a de 2 à 7 mètres de long, sur 10 à 15 millimètres de large. Son corps est blanc grisâtre pu jaunâtre, et sa tête, petite, oblongue, lancéolée, offre deux dépressions latérales allongées, qui sont les orifices buccaux (fig. 55). — Le cou est
Fig. 55. — Tête de bctlirioiéjiLale. — «, d. Fossettes latérales de la tête servant de bouche.
court, peu apparent, et les articles, d’abord carrés, sont ensuite plus larges que longs, et percés d’une ouverture à la face inférieure, et non au bord comme chez le ténia. — L’ovaire contenu dans chaque article est un long tube replié et contourné (fig. 55, b, c). Les oeufe sont très-nombreux, ellipsoïdes et remplis de granules (fig. 55).
Le bothriocéphale, quoique très-analogue au ténia, en diffère beaucoup et ne s’observe pas dans les mêmes pays que lui. — En Pologne et en Russie, il n’y a que des bothriocéphales, tandis qu’en Suisse, en France, eu Allemagne et en Angleterre, c’est surtout le ténia qu’on ob-serve chez les malades. — Les accidents qu’il détermine sont à peu près semblables. V. Ténia.
Thérapeutique. — Contre ce bothriocéphale ou ver
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solitaire gris, il faut employer les mêmes remèdes que pour le Ter solitaire ordinaire. V. Tétia,
Fig. 56. — Bothriocéphale large. — a. Tête. — b. Pore génital mâle. — c. Pore génital femelle.
Fig. 57. — Œuf de botliriocéphale.
BOUCAGE§. Ombeliifères employées comme excitants, antispasmodiques, vulnéraires et diurétiques. — Ce sont : le grand-boucage, le pefit-boucage et XaPimpinellasaxifraga, dont l’infusion, 20 grammes par liti’e d’eau, se donne dans la gravelle □.
BOUCHE (Exploration de la). Chez les individus qui sont raisonnables et tiennent sans résistance la bouche ouverte, on explore facilement l’intérieur de cette cavité. Un miroir projette de la lumière sur les dents (V. Dents) ou sur la gorge, ou bien on place les malades au jour, ou bien l’on éclaire la bouche avec une lumière munie d’un réflecteur (Ricord).
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Chez les enfants qui sont indociles, ou explore la bouche à l’aide de dilatateurs ou spéculum ouvre-bouche introduits entre les dents.
Le meilleur instrument pour maintenir la bouche ouverte est un dilatateur à plaques dentées recouvertes d’étain.
La bouche ainsi ouverte, ou explore la gorge à l’aide d’un explore-langue. Une spatule arrondie ou un abaisse-langue articulé portatif, muni de deux spatules, sont les instruments les plus employés.
BOECHE (Plaies par armes a feu). Les plaies de la bouche produites par une balle ne diffèrent pas des autres plaies par armes h feu si ce n’est qu’il y a possibilité de déformations consécutives, d’adhérences de la joue aux os maxillaires, et de fistules, et cela au même titre que les plaies contuses de la face, avec ou sans fractures.
Dans les plaies de la bouche produites par l’explosion d’une arme à feu, comme cela s’observe dans les tentatives de suicide, la balle peut aller dans toutes les directions ; elle peut fracturer le crâne, la colonne cervicale, pénétrer dans les fosses nasales, les sinus, aller dans la fosse temporale, ouvrir les artères vertébrale et carotide primitive ; ou bien elle peut s’arrêter sur les os, retomber dans le pharynx et passer dans l’estomac.
Dans les plaies de la bouche par arrnes à feu, la mort a lieu instantanément, lorsque le cerveau et la moelle sont atteints, et après hémorrhagie, lorsqu’un gros vaisseau a été divisé.
Les parties molles déchirées, noircies, brûlées par la poudre et couvertes d’eschares, permettent de reconnaître à première vue les plaies de la bouche par armes à feu : alors la langue, les Joues et les lèvres sont déchirées; eî lorsque les individus ont fermé la bouche autour du canon de l’arme à feu, les dents sont arrachées , les maxillaires sont fracturées sur plusieurs points.
Les plaies par armes à feu de la bouche exposent, comme toutes les plaies par armes à feu, à des hémorrhagies consécutives graves.
Thérapeutique. — Lorsqu’il n’y a pas de fracture, on gargarisera les malades avec de l’eau tiède toute la journée, des lavages seront faits dans la bouche avec de l’eau chlorurée. S’il y a du gouflemeut et de la rougeur, on appliquera dix à quinze sangsues à l’angle des mâchoires ; s’il y a du gonflement du pharynx, on fera boire les blessés avec la sonde œsophagienne.
Lorsqu’il y a des déchirures, on réunira les parties avec des sutures à points passés, après avoir bien lavé les plaies. La langue, les joues et les lèrrcs pourront être ainsi rapprochées, mais le voile du pi" lais ne se prête pas à la suture immédiate.
Si le maxillaire inféi'ieur est fracturé coiuminutivement, on extraira les esquilles qui seront tout à fait libres et on rapprociicra les os. Si la langue inc-