MACHOIRES
Bouche (Rétrécissement de la). Après la cicatrisation d’une brûlure des lèvres, d’une plaie avec perte de substance traumatique ou chirur- ^cale, après la cicatrisation d’un ulcère syphilitique ou scrofuleux, l’orifice buccal peut être plus ou moins rétréci. Tant que les mâchoires peuvent' être écartées et tant que les aliments peuvent être pris, il n’y a rien à faire, à moins de résistance de la part des malades.
Thérapeutique. — L’opération de Dieffenbach (V. Atrésie de la bouche) convient seulement dans les cas où les lèvres ne sont pas transformées en tissu modulaire, et où il est possible de disséquer les parties en respectant la muqueuse ; on incise celle-ci ensuite pour unir ses bords à ceux du tégument par une suture fixe. Si la cicatrice est encore récente, on fendra avec le bistouri jusqu’au point où était autrefois la commissure, et on s’opposera à la réunion à l’aide d’une lame d’argent recourbée (Boyer) ou par des cautérisations avec le nitrate d’argent.
Pour obtenir deux commissures durables, on ponctionne avec un trocart le point où doivent être les couunissures, et on passe dans chaque ouverture un fil de plomb qui ressort par la bouche, on les laisse eu place jusqu’à ce que chaque ouverture ainsi pratiquée se soit cicatrisée de la peau à la muqueuse. -Mors on sectionne entre les deux ouvertures ainsi obtenues (Krugen-Hansen).