‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 106 sur 731 · BOIT · texte numérisé non relu

BOIT

Bonche (INFLAMMATION DE LA). V. STOMA¬ TITE.

BOUE MixÉBALE. Daiis Certaines stations minérales, les sources laissent déposer un limon abondant, formant une boue minérale que l’on emploie souvent comme topique en cataplasmes ou en bains, dans les paralysies, dans les rhumatismes, dans les scrofules, dans le rachitisme et dans les maladies nerveuses Q.

■ Parmi les boues minérales connues, celles de Saint- Amand, dans le département du Nord, de Bourbonne, de Barbotan, de Montbrun, de Dax, sont les plus employées; et, à l’étranger, on signale celles de Franzensbad, de Karlsbüd et Tœplitz, en Bohême ; de Marienberg en Saxe, et de Gleissen, en Prusse.

BOUGIES I^ÉDICIXALES. Cylindres allongés, de grosseur variable, longs de 30 à AO centimètres, dont on se sert pour dilater le canal de l’urèthre.

Les bougies sont emplastiques, faites avec des substances médicamenteuses □ ou élastiques H ou métalliques {+]. On n’emploie plus que les bougies molles ou élastiques et les bougies métalliques.

BOUILLOX. Aliment liquide fait par la décoction prolongée à petit feu de viande de boucherie ou de volaille avec des légumes et du sel.

Bouillon d’os. Du bouillon a été fait par Darcet avec la gélatine des os et une petite quantité de viande, mais il ne renferme qu’une petite quantité de matière nutritive et il est insuffisant pour l’alimentation □.

Bouillons médicinaux. Décoctions lentes, en vase clos, de substances végétales ou animales fraîches qu’on sale ou qu’on aromatise à la fois, et qu’on administre dans un but thérapeutique.

Le bouillon de cloportes, le bouillon de corne de cerf, le bouillon de vipère, jadis très-renommés, sont aujourd’hui sans usage. On emploie seulement le bouillon d'herbes préparé avec de l’oseille, de la laitue et du cerfeuil bouillis dans l’eau et dans lequel on met un peu de sel et de beurre ; on le donne après un purgatif [3-

Le bouillon de limaçons préparé avec la décoction de la chair de cent limaçons pom* un litre d’eau, avec un peu de thé : dans la phthisie Q-

Le bouillon pectoral fait avec la décoction de lichen, 10 grammes; escargots, une demi-douzaine et mou de veau, 150 grammes, dans un litre d’eau, qu’on fait réduire d’un quart : dans la phthisie I^.

Le bouillon de veau qu’on prépare avec du jarret ou de la tête de veau, après un purgatif ou dans la constipation |3-

Les bouillons de grenouilles [3^ de poulet l-i- -i-l. d’éereume^ □, se préparent de la même manière. On se sert de ces bouiUons comme adjuvant des purgatifs ou comme aliment dans le cours des maladies aiguës, ou de quelques maladies chroniques.

BOUIUUOX-BUAXC. Plante pectorale de la

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famille des scrofulariées. Elle s’emploie en infusion, 10 grammes de feuilles par litre d’eau, dans la bronchite aiguë et chronique S.

Fig. 58. — Boulllon-blane. (Conpe, graine, fruit.)

BOULEAU. Arbre indigène, des amentacées, dont l’écorce passe pour fébrifuge, dont la distillation donne une essence odorante qui parfume les cuirs de Russie, et dont la sève printannière sucrée, obtenue par incision, peut fermenter et produire de l’alcool.

BOULE »E RiAXCY OU BOULE DE MARS.

Préparation soluble de tartrate de potasse et de fer, qu’on met dans l’eau d’une carafe jusqu’à ce qu’elle soit teinte en jaune, et alors on retire la boule pour la laisser sécher. — L’eau rouillée par le sel de fer sert à imbiber des compresses qu’on place sur les contusions □, ou cpi’on donne à l’intérieur contre la chlorose, à l’instar de l’eau ferrée l+' +'l.

BOULIMIE. Appétit exagéré qui oblige les malades à manger dans l’intervalle ordinaire des repas, et môme quelquefois à se lever la nuit pour prendre des aliments. C’est une perversion de la sensibilité gastrique. Il y a chez ces malades une douleur d’estomac qui simule la sensation de la faim, et c’est ce faux besoin mal compris qui les engage à manger continuellement.

Morphine à l’intérieur, 5 milligrammes à 2 et à ' 30 centigrammes par jour, au moment des crises [+]•

Opium 5 centigrammes à 1 et 2 grammes par vingt-quatre heures |-h -hI.

BOUi.O]^ (Le) (Pyrénées-Orientales). Eau minérale bicarbonatée sodique, ferrugineuse et gazeuse.

EOUQUEiROX (Isère). Localité où le docteur Rey a fondé un établissement de bains balsamiques formés par les vapeurs résineuses que fournit la distillation des copeaux de pin, et dans l’atmosphère desquels on place les malades, contre le rhumatisme et la bronchite chronique [+1.

BOURBON-L.AAXT (Saône-et-Loire). Eau minérale chlorurée sodique, d’une température de 40 à 60°, et employée dans les rhumatismes [3 ou dans les affections nerveuses [+].

BOUBBGX - L’ARCO AMB AULT. (Allier. ) Source d’eau minérale chlorurée sodique, ayant une température de 52° centigrades, et à côté de laquelle se trouve une source ferrugineuse.

— Elles s’emploient en boisson, en bains, en douches, dans la scrofule [+], dans laparalysie 1+1 et dans le rhumatisme.

BOUBBOXXE-LES-BAIXS (Haute-Marne).

Eau minérale chlorurée sodique, sortant de plusieurs sources, ayant de 46° à 64° centigrades.

On la prend en boisson, comme laxatif, en bains de baignoire et de piscine, sous forme de douches et de boues.

Elle est employée dans les anciennes blessures et fractures [3; dans les maladies des os S; dans la carie et la nécrose [+] 5 dans les plaies fistuleuses [+], dans les anciennes arthrites et dans les engorgements articulaires 1^, dans le rhumatisme [3? dans la sciatique rebelle Q et dans les paralysies [3.

BOURBOULE (Puy-de-Dôme). Eau minérale chlorurée sodique et arsenicale, de 52° centigrades, voisine des sources du Mont-Dore.

— Elle est employée en boisson et en bains, a faible dose, contre la dyspepsie, et à dose plus forte, contre les fièvres intermittentes rebelles Œl, dans les affections cutanées et dans les affections scrofuleuses des os Œ].

BGURBOXXEÎIEX'Ï D’OREÏLLES (TIN¬ TEMENT d’oreilles, Paracoüsie). Un bruit de bourdon qui vole s’entend quelquefois dans l’oreille ou dans les oreilles sous l’influence :

1° de la congestion cérébrale simple, ou de la congestion cérébrale typhoïde ; 2° du battement nerveux des artères chez les nervosiques ; 3“ de l’introduction de l’air par le conduit auditif rétréci ou par la trompe d’Eustache, embarrassée de mucus (V. Maladies de l’oreille), et d’une disposition particulière du nerf auditif

Un fébricitant plein de stupeur, que des bourdonnements d’oreilles rendent sourd, est affecté de fièvre typhoïde.

Un pléthorique qui, avec des obnubilations dans les oreilles et des vertiges, se plaint de bourdonnements d’oreilles, a une congestion cérébrale chronique, indiquant une prochaine hémorrhagie cérébrale et exigeant une saignée immédiate. V. Hémorrhagie cérébrale.

Les chlorotiques ont quelquefois des bourdonnements qui simulent la congestion cérébrale, et on les guérit par les toniques et les préparations ferrugineuses V. Chlorose,

Bourdonnement nmplioriqne. Quand l’auscultation de la poitrine fait entendre un bruit ressemblant au bourdonnement d’une abeille enfermée dans un vase, on peut dire qu’il existe une bronchite capillaire.

bourracme. Plante de la famille des borraginées, dont l’infusion, 20 à 30 grammes par litre d’eau, est employée comme sudorifique au début des fièvres éruptives et dans le rhumatisme musculaire Œ!.

BOURRASSOL (Haute-Garoune). Eau minérale ferrugineuse, acidulé, froide, employée j contre la chlorose et le lymphatisme.

BOL'RSE-A-PiiSTEUR. Plante crucifère des champs, dont la décoction astringente (8 grammes par litre) est employée contre les règles trop abondantes et les hémorrhagies utérines □.

bourses SÉREESES SOES'CETATVÉES (Maladies des). (A. Monro et Herwig.) Il y a des bourses séreuses normales et des bourses séreuses anormales. Les unes et les autres peuvent être malades.

A. Bourses séreuses nonnales. Derrière l’angle de la mâchoire, sur le bord inférieur de la symphyse du menton, à l’angle du cartilage thyroïde, au devant du masséter, autour de la boule graisseuse de ce muscle, au voisinage de l’apophyse coronoïde du maxillaire inférieur, sur l’acromion, sur l’épitrochlée, sur l’épicondyle, sur l’olécrâne, sur les apophyses styloïdes du radius et du cubitus, au niveau de la face dorsale des articulations métacarpo-phalangiennes et sur la face palmaire de ces mêmes articulations, sur l’épine iliaque antéro-postérieure, sur le grand trochanter, sur l’ischion, sur la partie inférieure de la rotule, sur l’angle supéro-externe de la rotule, sur chaque condyle du fémur, sur la tubérosité antérieure du tibia, sur les malléoles interne et externe, sous le calcanéum, sur la face dorsale des articulations des orteils, enfin sous la face plantaire de l’articulation du premier et du cinquième métatarsien existent des bourses séreuses normales.

B. Bourses séreuses accidentelles. Il se développe accidentellement des bourses séreuses sur l’apophyse épineuse de la septième vertèbre cervicale, sur les gibbosités, sur la face externe du muscle grand dorsal, à la face postérieure du sacrum, sur le coccyx (Luska), sur le sternum, sur la partie postérieure du cubitus gauche, sur la face postérieure du cinquième métacarpien droit (ces trois dernières chez les ouvriers en papiers peints), sur la face externe de la cuisse, sur la face antérieure de la cuisse, sur la malléole externe, sur la face dorsale du scaphoïde, sur le cou-de-pied, sur la saillie des pieds bots, sur la face interne de la tête du premier métatarsien, là où il existe l’exostose connue sous le nom d’oignon , sur la face interne des extrémités antérieures et postérieures du cinquième métatarsien, sur les moignons des amputés, sur des exostoses et des enchondromes, autour de cals difformes.

Au niveau des bourses séreuses normales, la peau est saine ; au-dessus des bourses séreuses accidentelles, la peau est épaisse ou calleuse.

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