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BROXCHOPLNSTIE. V. FISTULES DE LA TRACHÉE

BRONCHORRHÉE (CATARRHE PITUITEUX, Phlegmorrhagie) (Laennec). On voit de temps à autre apparaître à la surface de la muqueuse bronchique un flux plus ou moins abondant de mucosités filantes, spumeuses, sans qu’il existe de fièvre ni de lésions de la membrane muqueuse, c’est la bronchorrhée.

Il y a une bronchorrhée aiguë qui s’annonce par de la dyspnée, de l’angoisse thoracique, une petite toux sèche, et aussitôt après par un flux de mucosités filantes dont la quantité variable est quelquefois assez grande pour occasionner la suffocation et la mort au milieu de l’asphyxie.

On voit souvent la bronchorrhée sous la forme chronique associée à des bronchites anciennes, et alors le flux de mucosités filantes dont la quantité varie de 250 à 500 grammes par jour, se mêle à des crachats muqueux et puriformes.

La bronchorrhée se montre quelquefois à titre de métastase, dans la goutte vague, irrégulière, ou dans les hydropisies ascites, essentielles, et dans ce cas une maladie guérit l’autre.

La bronchorrhée aiguë dure un jour et disparaît pour revenir au bout d’un temps variable, tandis que, à l’état chronique, la bronchorrhée dure plusieurs mois consécutifs et se prolonge jusqu’à la mort.

L’absence de fièvre distingue la bronchorrhée de la bronchite.

Le flux de la bronchorrhée aiguë a une aciÆté très-marquée, tandis que dans la bronchite chronique la sécrétion est neutre ou alcaline.

Tandis que la bronchorrhée aiguë fait périr de suffocation et d’asphj’xie, la bronchorrhée chronique n’entraîne la mort des malades que par l’état d’affaiblissement, d’anémie et de marasme qu’elle détermine chez les malades.

Thérapeutique, — Les purgatifs et de préférence

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les drastiques {Valoès, le jalap, la seammonée, \ eaude-vie allemande), qui provoquent de violentes purgations, sont très-utiles dans le bronchoiThée.

Dans la bronchorrhée on doit faire prendre des tisanes astringentes ou acides, des solutions résineuses, avec le baume de Tolu, le goudron, de la térébenthine, le copahu à l’intérieur solidifié avec la magnésie à 4 ou 5 grammes par jour.

Dans la bronchorrhée aiguë, la saignée du bras est fort utile et soulage beaucoup les malades ; elle doit être suivie d’un ou de plusieurs vomitifs, soit : !<' le tartre stibié, 5 centigrammes dans une cuillerée d’eau, et 2“ la poudre d’ipécacuanha, 2 grammes dans un demi-verre d’eau sucrée.

Dans la bronchorrhée chronique, il faut placer les malades au milieu d’une température douce, égale et tempérée, ou leur conseiller d’aller vivre dans un pays chaud. Grande sobriété d’aliments, peu de vin, pas d’alcooliques, ni- d’excitants. Porter des vêtements de flanelle. Toutes les semaines donner un vomitif comme dans la bronchorrhée aiguë et de temps à autre des purgatifs salins, huileux ou drastiques.

Les eaux sulfureuses avec du lait et les bains sulfureux; les pastilles de soufre, 5 à 10 par jour; les fleurs de soufre avec du miel; sont souvent trèsutiles.

Astringents : gomme kino, 2 à 4 grammes de teinture dans de la tisane ; acétate de plomb, 5 à 10 centigrammes; cachou, 50 centigrammes à 2 grammes en pilules.

Balsamiqices : coT^ahvi, 2 à 6 grammes par jour; myrrhe, 50 centigrammes à 3 grammes en pilules par jour ; baume de benjoin, 30 centigrammes à 1 gramme en pilules chaque jour ; baume de Tolu, 30 centigrammes à 1 gramme.

Toniques : décoction de colombe, 4 grammes par litre d’eau; décoction de quinquina, de polygala amer, etc., par petites tasses dans la journée.

Aspirations de vapeurs de benjoin, de goudron, de baies de genièvre, d’eaux sulfureuses poudroyées, d’eaux minérales sulfureuses, etc.

Révulsifs cutanés : vésicatoire ou cautère à demeure au bras ; vésicatoires volants sur la poitrine ; frictions avec l’huile de croton ou la pommade d’Autenrieth sur la peau du thorax ; emplâtre de poix de Bourgogne stibié entre les deux épaules; applications quotidiennes de teinture d’iode sur la poitrine. V. Bronchite chronique.

BBOE DE NOIX. Enveloppe verte de la noix dont l’extrait est employé à 5 ou 10 centigrammes contre la gastralgie et Ja dyspepsie 0. On en fait, avec l’alcool et le sucre, une üqueur assez agréable qui est stomachique.

BRECIXE. Alcaloïde extrait de la fausse angusture, employé comme stimulant du système musculaire, de même que la strychnine dans les paralysies Q. Elle se donne à la dose de 1 à 10 centigrammes. C’est un poison trèsénergique.

RRECKEX4E (Bavière). Eau minérale ferrugineuse acidulé froide, employée en boisson et en bains comme tonique S. Elle est trèsrenommée en Allemagne.

RRELERES. L’inflammation et la destrne-

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don de la peau, des muqueuses et des parties subjacentes sous l’influence du calorique ou d’un agent chimique, constituent la brûlure.

Une flamme, un corps en ignition ou en fusion, un liquide chaud au-dessus de 60 à 80“, ou un corps acide ou alcalin mis en rapport avec le corps, déterminent la rubéfaction, la vésication ou l’escharification des tissus (Boyer).

Les flammes et la chaleur, comme les caustiques, détruisent les tissus, en absorbant l’eau que ceux-ci renferment.

Les brûlures, quelle que soit la cause qui les .a produites, engendrent des lésions de divers degrés, qui sont : la rougeur des téguments, la vésication, i’escharification des couches superficielles de la peau, la destruction du derme, la destruction du tissu cellulaire et des aponévroses sous une eschare profonde, enfin la carbonisation de toute la partie brûlée ; ces altérations constituent les six degrés de la brûlure (Dupuytren).

L’étendue eii surface d’une brûlure du premier, du second et du troisième degré constitue un état très-grave. La profondeur d’une brûlure au voisinage des articulations, allant jusqu’à l’ouverture de l’article, est encore plus grave.

Une brûlure produite par une flamme présente plusieurs degrés à la fois, tandis qu’une brûlure produite par un corps en ignition, tel qu’un fer rouge, ne présente qu’un seul degré.

Une petite brûlure ne détermine aucune réaction sur l’économie et cause seulement de la douleur; mais une brûlure profonde un peu étendue, laisse les malades abattus, dans une sorte de stupeur due à la réaction nerveuse produite parleur accident (Dupuytren). Cet état disparaît au bout de vingt-quatre ou trente-six heures.

Les brûlures, même superficielles, lorsqu’elles occupent une grande étendue, sont suivies de congestions viscérales dues à la disparition d’un certain nombre de capillaires; on trouve sur les malades qui succombent à une vaste blessure un état purpurique (rougeur) des viscères (Wilks), des thromboses dans les veines de la région blessée et dans les veines pulmonaires, puis des ecchymoses sur les muqueuses bronchique et trachéale. On trouve aussi des ulcérations dans le duodénum.

Une soif inextinguible, la diarrhée, la dyspnée, des spasmes de la glotte, le coma, le délire, indépendamment des signes d’une infection purulente ou d’une phlegmasie viscérale, annoncent un état qui se rapporte à une sorte d’urémie, urémie par défaut de sécrétion de la sueur et de l’exlialation cutanée.

On meurt quelquefois de la brûlure par excès de douleur. Après des souffrances atroces, les malades entrent dans une période de calme.

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s’endorment, se refroidissent et ne se réveillent plus.

Les grandes brûlures accompagnées d’infection purulente sont presque toujours compliquées d’albuminurie (Darcet).

Des complications surviennent souvent autour des brûlures, et dans le nombre sont l’érysipèle ou le phlegmon.

L’inflammation d’une brûlure se propage quelquefois aux parties voisines, ainsi du crâne aux méninges, de la poitrine à la plèvre et de la paroi abdominale au péritoine.

Une brûlure au quatrième, au cinquième et au sixième degré se complique assez souvent d’infection purulente.

%* Les cicatrices des brûlures qui ont détruit le derme sont constituées par du tissu modulaire très - rétractile ; la cicatrisation est presque toujours irrégulière et produit unediflbrmité.

Thérapeutique. — Sur une brûlure au premier degré on appliquera de la poudre d’amidon, on enveloppera le membre avec de la ouate, et l’on comprimera par-dessus (Velpeau) ; ou bien on appliquera des compresses trempées dans de l’eau froide (Rhazès), de l’eau blanche, de l’eau miellée, de l’eau végétominérale ou le Uniment oléo-calcaire.

Le collodion élastique appliqué sur les brûlures est d’un bon usage ; c’est un épiderme artificiel qui diminue instantanément la douleur, et qui, en général, prévient l’inflammation.

Si un érisypèle menace, on appliquera des compresses d’eau de sureau; s’il y a lieu de craindre un phlegmon, on placera quelques sangsues (J. Cloquet).

Pour une brûlure au deuxième degré, qui est une sorte de vésicatoire, après avoir crevé les ampoules, on appliqûera sur la peau un linge troué enduit de cérat opiacé :

Gérât simple . . 34 grammes.

Laudanum . 4 id.

et l’on pansera avec de la ouate par dessus (Hôpitaux de Paris).

Une poudre dessiccative, le bismuth en particulier, et le coton cardé (Anderson) placés sur le derme dénudé sont moins avantageux.

Dans les brûlures au premier et au deuxième degré, étendues à une grande surface, alors que l’on soupçonne que de graves accidents généraux se développent, on place les blessés dans mi bain à 27°, et on les y laisse de plusieurs heures à plusieurs jours (Passavent). On active ainsi les fonctions de la peau restée saine, et, par conséquent, on prévient l’urémie.

S’il s’agit d’une brûlure au troisième degré, on se conduira comme pour la brûlure au deuxième ; on pansera avec le cérat opiacé, ou mieux avec l’eau végéto-minérale avant et pendant la chute des eschares. Si une inflammation menace, on placera dix sangsues ou plus autour de la brûlure.

S’il y a mortification de la peau et des aponévroses, des cataplasmes froids, des compresses imbibées d’eau végéto-minérale seront appliqués.

Lorsque les eschares commenceront à tomber, les cataplasmes seront maintenus en permanence, mais on ne hâtera pas la chute des parties mortifiées par des excisions prématurées; on pansera ensuite sim-

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plement. On eTitera que le pus séjourne dans les anfractuosités de la plaie. On dirigera la cicatrisation par la position des parties, par des compressions de la plaie avec une plaque de plomb, ou des cautérisations des bourgeons charnus trop développés, soit avec l’alun en poudre, soit avec le crayon de nitrate d’argent.

Dans le cours de la cicatrisation des brûlures au troisième et au quatrième degré des doigts et des orifices naturels, on aura soin d’interposer entre les comuiissures im linge enduit de cérat. Un fil de plomb sera placé à la commissure des lèvres, on le maintiendra en le passant à travers la joue au delà de la brûlure, ou bien on se sei'vira de crochets métalliques recourbés (Boyer) , pour empêcher les bords des lèvres et les doigts, par exemple, de s'unir par seconde intention, c’est-à-dire par agglutination de leurs bourgeons charnus. Dans les orifices étroits, on placera une mèche ou un bout de sonde.

Il est indispensable de panser tous les jours et avec le plus grand soin la plaie suppurante résultant de la chute des eschares d’une bi*ûlure.

Dans le cas où une articulation serait ouverte par brûlure, ou si un segment du membre était carbonisé, on amputera, mais on attendra que lé malade soit un peu remis de la commotion nerveuse produite par la douleur. Toutefois il faudra agir avant que l’inflam mation ne survienne.

L’excitation nerveuse qui existe au moment de la brûlure sera combattue par l’opium à haute dose ; 10 à 20 centigrammes dans un julep gommeux.

Si les malades sont dans l’abattement, s'ils sont pris de frissons, s’il y a du refroidissement des extrémités, on donnera une potion cordiale, un julep gommeux avec 10 ou 15 centigrammes d’extrait d’opium, ou la potion excitante dont voici la formule :

Eau de fleur d’oranger . 18 grammes.

Eau de tilleul . 125 id.

Sirop . 32 id.

Acétate d'ammoniaque . 8 id.

Deux cuillerées toutes les deux heures.

La saignée conseillée dans le but de prévenir les phlegmasies viscérales ne doit pas être faite chez les brûlés.

Une tisane délayante et du bouillon doivent constituer le régime des personnes couvertes de brûlures.

S’il survient une péritonite, une pleurésie ou une méningite, on les traitera par des moyens appropriés; contre le coma, on appliquera successivement six sangsues sur les apophyses masto'ides. Contre la diarrhée, 4 grammes de diascordium ; 4 grammes de sous-nitrate de bismuth, en bol ou dans du pain à chanter, une potion avec 10 centigrammes d’extrait d’opium ou 20 gouttes de laudanum seront administrés.

Pour prévenir les érysipèles et les phlegmons, on fera bien de purger les malades avec deux verres d’eau de Pullna, deux ou trois jours de suite. Afin de pousser à la sécrétion urinaire, on fera boire beaucoup les malades qui ont de larges brûlures ; et on leur donnera de préférence mie nourriture végétale. V. Plaies.

FOEUTLAIRE UES BRULURES.

Pour les brûlures au premier degi'é on peut prescrire : 1° des applications de

CoUodioQ . • . . . tO grammes.

Huile de ricin. . . 20 id.

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2“ L’application de trois ou quatre couches de gomme arabique qu’on laisse sécher sur la partie préalablement épongée (Blind).

Lait virginal.

Teinture de benjoin . 10 grammes.

Eau de roses ou de mélilot . . . 400 id.

En lotions (Hepit. anglais et français). L’application d’onguent de térébenthine, et digestif simple (Kentisch).

Térébenthine . GO grammes.

Jaune d’œuf . 2 id.

Huile blanche . 15 id.

(Hôpit. de Paris.)

Dans les brûlures au deuxième, au troisième, au quatrième et au cinquième degré on a employé :

Cérat opiacé.

Cérat jaune . 30 grammes.

Laudanum de Sydenham . 1 à 4 grammes.

Il ne faut pas employer ce cérat pour une brûlure très-étendue.

Cérat de Goulard.

Cérat simple . 30 grammes.

Sous-acétate de plomb liquide ... 4 id.

Les liuiments à base d’huile sont bons dans les vastes brûlures. Ce sont :

Liniment calcaire.

Huile d’amandes douces . 60 grammes.

Eau de chaux . 500 id.

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Mêler par agitation et séparer le savon mou qui vient nager à la surface ; panser les plaies avec un linge troué enduit de ce mélange, et l’on recouvre le tout de coton cardé (Payan, Anderson). Liniment.

chlorure de chaux liquide. ... 2 parties.

Huile blanche . . 2 id.

(De Bourges.)

Liniment.

Eau de laurier-cerise . 8 grammes.

Sirop de gomme ou eau . ICO id.

(Pirondi.)

Cette formule dérive du

Cérat de laurier-cerise.

cire blanche . . j . 20 grammes.

Huile d’amandes douces . 80 id.

Eau de laurier-cerise . 50 id.

(Roux de Brignolles.)

On a fait des cataplasmes de feuilles de lauriercerise placés sur la plaie entre deux linges (Julia).

Baume samaritain.

Huile d’ôlives . 400 grammes.

Vin rouge . 400 id.

(Tornainira) [3- Eau de Goulard.

Sous-acétate de plomb liquide '. 45 grammes.

Eau distillée . 1000 id.

Alcoolat de vulnéraire . 60 id.

Eati végéto-minérale.

Sous-acétate de plomb liquide. 45 grammes.

Eau commune . 4000 id-

Mêlez. (Hôpit. de Paris) S-

Bain astringent.

Alan . 200 grammp?.

Faites dissoudre dans :

Ean froiile . Gù8 seaux.

Ajoutez :

Lait caillé . \ seau .

Most recommande l’emploi de ce bain lorsque la plus grande partie du corps est couverte de brûlures à divers degrés. Il y fait rester le malade pendant deux heures.

On peut, suivant les cas, porter jusqu’au double la dose du sulfate d’alumine et de potasse (Most).

Brûlure de la conjonctive et de la cornée. Lorsqu’une flamme ou des liquides brûlants, ou de la chaux ont agi sur la conjonctive, il existe toujours une rougeur vive ou une destruction partielle de la muqueuse. La cornée devra être examinée avec le plus grand soin, car s’il y a une brûlure de la cornée , c’est cette lésion qui doit être l’objet principal du traitement. V. Cornée.

Il est difficile, pour ne pas dire impossible, d’empêcher les adhérences de la conjonctive palpébrale à la conjonctive oculaire et à la cornée, dans le cas de brûlure par la chaux. Les adhérences des paupières avec le globe oculaire, l’entropion , sont un résultat ordinaire de ces ! brûlures.

Thérapeutique. — Immédiatement après l’accident, on lavera l’œil avec le plus grand soin, afin de ne rien laisser du corps qui a déterminé la brûlure, surtout si c’est de la chaux qui a été introduite sur le globe oculaire. Le lait sera employé pour faire ces lavages. Puis on tiendra l’œil fermé et on le recou- Tiira de compresses d’eau glacée. Des sangsues au nombre de quinze seront appliquées autour de l’œil à la première recrudescence de douleurs, et à ce moment on changera les compresses d’eau froide pour des compresses d’eau chaude. V. Cosjo>xtivite et Kératite.

Brûlures du larynx et de la bouche.

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