CALL
dans les temps humides ou de pluie, comprime les parties voisines et sous-jacentes de façon à produire des douleurs , que l’abrasion de la tumeur épidermique suffit à faire disparaître.
Thérapeutique. — Les durillons et les cors disparaissent par degrés, dès que cesse la compression qni les a fait naître et il suffit de porter des chaussures carrées par le bout pour se guérir.
On évite la douleur que produisent les cors en enlevant au moyen d'un bistouri les couches d’épiderme à mesure qu’elles se produisent, ou en les cernant au moyen d’une aiguille courbe à pointe mousse pour en faire l’extraction complète, il faut éviter de faire saigner les cors que l’on coupe.
Des applications topiques peuvent guérir les cors : une feuille de joubarbe, un morceau de baudruche gommée, de drap imbibé d’acide acétique ou de jus de citron, un peu diachylou, un emplâtre de cire verte (ou d’acétate de cuivre), conduisent à ce résultat en ramollissant et en décollant l’épiderme.
Des cautérisations par l’acide azotique et sulfurique, par la potasse caustique et par le nitrate d’argent, suivies au bout de deux jours de grattage de l’eschare guérissent bien les cors, mais il peut en résulter des inflammations dangereuses.
La pommade d’acide acétique mise sur un cor pendant la nuit détrempe l’épiderme épaissi qui se soulève en ampoule, et au bout de trois ou quatre jours l’ampoule desséchée se détache en entraînant le cor.
En trempant un inorceau de pierre ponce dans une solution de potasse caustique pour frotter le cor avec précaution, on voit ses différentes couches s’enlever successivement et l’on cesse quand apparaît de la douleur. C’est à recommencer fréquemment (Donné).
Si les callosités de la main, des pieds ou des orteils, passent à l’état à! ulcération chronique, il faut les exciser puis les cautériser, ou bien se contenter de cautériser les bords avec la pierre infernale et de panser avec la pommadé suivante (de Tott) :
Onguent basilieum . 30 grammes.
Oxyde rouge de mercure . i id.
Poudre de sabine . 1 id.
Les callosités ulcérées des pieds se trouvent trèsbien de la pommade de goudron (parties égales de goudron et d’axonge) et des lotions permanentes, d’une solution de teinture de coaltar au 25®. Emplâtre contre les cors.
Eau blanche . 16 grammes.
Emplâtre de poix . 8 id.
Galbanum . 8 id.
Faites fondre et ajoutez :
Acétate de cuivre . 8 grammes.
Essence de térébenthine . 1 id.
Créosote . 2 id.
(Baudot.)
Autre.
Ammoniaque liquide . 15 grammes.
Camphre' . 30 id.
Opixim . 50 centigrammes.
Gomme ammoniaque . ( de chaque
Emplâtre diachylon gommé ... j 8 grammes. Emplâtre galbanum . )
Etendre sur un linge n’ayant pas plus de surface que le cor (Pajot-Laforet).
Huile . . 1-5 graines.
Cire blanche . . • • ®
Faites fondre et ajoutez :
Orcanette . q. s-
Battez ce cérat avec :
Farine. . 45 grammes.
Acide acétique . 45 id.
Essence de lavande . 2 id.
Gardez dans un flacon à l’émeri, mettez un peu de cette pâte sur le cor au moyen d’un morceau de linge et le laisser vingt-quatre heures (Laroche).
CALMAX’T. V. Narcotique.
CAL.O’ülEIi ou CALOMÉLAS . Y. MERCURE,
CALOTTE. Emplâtre agglutinatif dont ou couvrait la tête rasée des teigneux et qu’on enlevait au bout de quelques jours pour arracher les bulbes des cheveux malades.
En voici la formule :
Farine de seigle . 250 grammes.
Poix noire . 750 id.
Poix résine . 750 id.
Poix blanche . 1500 id.
Vert-de-gris . 250 id.
Délayez la farine de seigle et le vert-de-gris avec deux litres de vinaigre, faites cuire comme une bouillie bien cuite.
Il faut que les poix soient mises à fondre pendant que la bouillie cuit, et dès qu’elle est cuite, si les poix sont fondues on les mélange en tournant toujours, mais il faut que la bouillie soit bien cuite. Puis on ajoute dans la bassine un litre de vinaigre bouillant, en mêlant toujours avec la spatule en bois. On passe le mélange au travers d’un linge clair et on laisse 4 â 5 centimètres de vide dans le vase afin de pouvoir mettre le lendemain du vinaigre sur la croûte pour pouvoir conserver l’emplâtre.
Cet emplâtre est étendu sur un linge ou sur de la peau qu’on applique sur les parties du crâne affectées de teigne, et au bout de trois jours on l’enlève en arrachant les cheveux qui s’y trouvent emprisonnés. On a délaissé ce moyen en raison de la douleur qui accompagne l’arrachement de la calotte, et on l’a remplacé avantageusement par l’épilation au moyen d’une pince (V. Teigxe). On pourrait cependant y revenir si l’on avait soin, avant d’arracher l’emplâtre, d’endormir les malades avec le chloroforme.
GALATTIE. La chute naturelle des cheveux venant à tout âge, sans érythème ni maladie du cuir chevelu, distingue la calvitie de X alopécie, état accidentel, où les cheveux ne tombent que parce que les follicules pileux sont malades. V. Alopécie.
Il est plus difficile de remédier à la calvitie dont la cause est ignorée, qîi’à l’alopécie due à la syphilis, au pityriasis, à une fièvre grave, etc. , et où il y a des indications particulières à remplir.
Thérapeutique. — Eu rasant la tète toutes les se-
206 CALV
CÂNG
maines, et en mettant sur la peau des pommades excitantes, on fait souvent repousser les cheveux.
Moelle de bœuf épurée . 30 grammes.
Huile d’amaudes douces . 10 id.
Cérat calaminaire . 5 id.
Mêlez et employez en onctions sur la tète I 1. Autre (dite de Dupuytreu).
Moelle de boeuf . 50 grammes.
Acétate de plomb cristallisé. . . 1 id. '
Teinture de cantharides . 20 centigi'amnies.
Essence de girolle. ........ 3 gouttes.
Eau-de-vie vieille . 6 grammes.
Tous les soirs, gros comme un pois de cette pommade dans les cheveux [+]•
Autre (Schneider).
Suc de citron. . . 4 grammes.
E.vtrait de quina ......... 8 id.
Teinture de cantharides . 4 id.
Huile essentielle de cédrat ... 1 id.
Huile essentielle de bergamote . 50 centigrammes.
Moelle de bœuf . 60 grammes.
En onctions sur la tête préalablement lavée à l’eau de savon S-
Autre ,(Stecge).
Beurre de cacao . 16 grammes.
Huile d’olives . 8 id.
Tannin . . 3 id.
Quinine . 10 centigrammes.
Esprit de Sylvius . 3 grammes.
Teirdure (Landerer).
Feuilles de laurier . 8 grammes.
Girolle . 1 id.
Alcool de lavande . . . 16 id.
Alcoolat d’origan . 16 id.
. Faites digérer à une douce chaleur et ajoutez :
Ether sulfurique. . 2 grammes.
Pommade au chlorure de zinc.
Moelle de bœuf. . . 30 grammes.
Chlorure de zinc . 10 id.
Frictions matin et soir jusqu’à éruption de miliaire purulente, alors on cesse, et quand le cuir chevelu est revenu à l’état, naturel on recommence les frictions (Bouchut).
Autre (Hochstotter).
Huile d’amandes douces .... 15 grammes.
Huile de croton . 50 eentigr. à 2 grammes.
Frictions deux fois par jour sur la tête O- Cesser les frictions dès qu’ime éruption s’est produite.
Quand la chute des cheveux se produit après l’accouchement ou une maladie grave, il faut donner le sirop d’arséniate de soude (5 centigrammes pour 300 grammes), les préparations ferrugineuses, et frotter la tête avec la pommade suivante :
Moelle de bœuf . 30 grammes.
Extrait de jusquiame . 10 id.
Teinture d’iode . 5 id.
Essence de bergamote . q. s.
Autre.
Frictions de fiel de porc sur la tête I [.
Autre.
Lotions avec la décoction de semences d’argémone Fl.
Décoction d’une espèce de mousse, le Polytrichum commune, 60 grammes par litre d’eau.
Dans la calvitie dartreuse, les lotions alcalines, la pommade de goudron (10 grammes sur 30 grammes), eFsi la tête est rasée, des applications de térébenthine de Venise, d’huile de cade, de pommade de térébenthine (1 5 grammes sur 30 grammes), sont des remèdes très-utiles à employer.
Contre la calvitie syphilitique, il n’y a pas d’autres remèdes que l’iodure de potassium à l’intérieur et à l’extérieur, la pommade de goudron ou de térébenthine.
La calvitie qui résulte de la teigne décalvante achromateuse guérit par l’épilation et les lotions parasiticides, mais la calvitie ancienne produite par un ancien favus qui a détruit les bulbes pileux est incurable. V. Teigne.
CAMBO (Basses-Pyrénées). Eaux minérales sorlaiit par deux sources, l’une sulfureuse calcique à 23° et l’autre ferrugineuse froide.
CAtiBRETTE (la) ( Bouches-du-Pxhôüe).
Eau minérale sulfureuse calcique froide.
CASilsOïÆ. Une camisole de toile forte, lacée par derrière, munie de manches longues, à l’extrémité desquelles est un lac long de 2 mètres, est employée pour maintenir les individus atteints de délire furieux ou en proie à des mouvements désordonnés. On passe la camisole, on la lace, puis on enroule l’extrémité des manches avec le lac qui leur fait suite, et qu’on attache au pied du lit ou que l’on noue derrière le malade avec celui de l’autre manche.
cahoviieee. Plante de la famille des syiianthérécs, jouissant de propriétés carminatives, stimulantes, antispasmodiques et fébrifuges S. La camomille romaine donne à la médecine des fleurs qu’on administre en infusion, 2 à /i grammes par litre ; en poudre, 1 à 8 grammes ; en extrait, 5 à 7 centigrammes; en essence, 1 à 1 0 gouttes.
Une forte infusion de fleurs sert de vomitif. La camomille puante jouit des mêmes propriétés. La camomille pyrèthre a une racine qui excite la salivation. Elle sert à la préparation des dentifrices.
CAMPAGA'E (Aude). Eau minérale, saline, ferrugineuse , acidulé, à 27° centigrades. On i’emploie contre la gastralgie, la dyspepsie, la chlorose, la leucorrhée, les fièvi es intermittentes rebelles , les engorgements du foie et les maladies utérines 1+1.
€AMPÊ€HE. V. Bois.
CAîTiPifRE. Principe immédiat, trouvé dans un grand nombre de végétaux des labiées, des ombellifères, des lauriers, mais ou le retire principalement du Laurus camphora. Sédatif à petites doses, il est très-excitant à dose élevée et ou l’emploie comme antispasmodique, stimulant et diaphorétique E.
C.AIVCER. Une des plus graves diathèses, c’est le cancer qui engendre un produit morbide, organisé, vasculaire, détruisant les tissus
CANC
où il se développe, et se multipliant dans les glandes et dans les viscères à la suite d’une infection générale de l’économie.
*„.* L’hérédité du cancer, sa résistance à l’extirpation, sa reproduction dans les ganglions voisins, sa résorption dans les lymphatiques et sa dissémination dans les viscères, produisant une cachexie générale, démontrent aux plus sceptiques que le cancer est une diathèse et que, si l’analyse chimique ne revèle pas la nature du vice humoral qui la constitue, cette altération des humeurs n’en est pas moins une chose incontestable.
Fig. 71. — Éléments anatomiques du cancer encéjiiialo'iJe et squirrheux. — 1, 1, 1,1, 1. Cellules de cancer avec im noyau (le volume variable et deux ou trois nucléoles. — 2, 2, 2. Cellules de cancer avec deux noyaux. — 3, 3, 3. Cellules fusil'ormes de cancer. — 4, i, 4, 4. Cellules (le cancer devenant granuleuses. — 5, 5, 5. Cellules concentriques de cancer. — 6, 6, 6. Plaques cancéreuses à noyaux multiples.
Très-nombreuses sont les variétés d’apparence, de forme et de structure du cancer, car il se présente à l’état de squirrhe, à^'encéphaloîde, de colloïde, de mélanique, d^hémotode ou encéphaloïde vasculaire , de f-bro-plastique, diépithéliomam cancroïde, de myéloplaxe et à’enchondrome. Toutes ces variétés out pour caractère clinique la récidive sur place après l’ablation, l’absorption par les vaisseaux ou par les ganglions lymphatiques voisins et quelquefois le transport par métastase sur les principaux viscères. Les cinq premières variétés, telles que le squirrhe, dur, fibreux, lobulé, peu vasculaire ; \ encéphaloïde, mou, très-vasculaire, cérébriforme ; le colloïde, aréolaire, mou, gélatiniforme, transparent, jaunâtre ; le mélanique.
CANC Ü07
noirâtre par l’infiltration de granulations de mélanose ; Vhématode, mou, très-vasculaire, renfermant des cellules pavimenteuses irrégulièrement déformées, avec plusieurs noyaux garnis de nucléoles, tandis que le cancer fibro-plastique, Xépithélial et le chondroïde renferment comme éléments des cellules et des noyaux fibro-plastiques, des cellules d’épithélium normal et des éléments incomplets de cartilage.
Cellules d’épithélium déformé, cellules d’épithélium normal, cellules fibro-plastiques, cellules de cartilage, peu importe; la nature du tissu dans lequel elles se trouvent est la même : c’est du cancer héréditaire, lésion diathésique, sujette à récidive, k résorption dans les lymphatiques, à métastase viscérale et pouvant produire l’infection de l’organisme.
Le cancer encéphaloïde, Laennec {fongus hématode , Abernethy ; alvéolaire, Virchow) , est constitué : 1“ par un blastème contenant de la matière amorphe, granuleuse, et des granulations graisseuses ; 2“ par des cellules irrégulières à contenu granuleux (fig. 71), avec un ou deux noyaux, et présentant des rapports éloignés avec l’épithélium dés conduits dans le voisinage desquels le cancer s’est produit (Ch. Robin). Dans les cavités muqueuses, dans les culs-de-sac granulaires, sur une plaque de tissu encéphaloïde, on voit quelquefois des villosités se former et prendre l’aspect d’un cancer villeux ou dendritique.
A la coupe, l’encéphaloïde donne un suc laiteux miscible à l’eau ; il est ramolli par place, présente des épanchements sanguins et des plaques de produits phymatoïdes (Lebert).
Le cancer sqnirrhenx (Laennec) Contient les mêmes éléments anatomiques que l’encéphaloïde (fig. 71). Il est dur, ne laisse pas toujours suinter un suc laiteux, il ne présente pas de points ramollis, il semble qu’il y ait une infiltration des tissus fibreux. Le squirrhe est trèsrarement aussi bien limité que l’encéphaloïde, le plus souvent, il envoie des prolongements dans toutes les directions, quelquefois il y a une rétraction du tissu fibreux voisin et une atrophie de la région où est né le cancer ; le squirrhe paraît être le cancer du tissu fibreux des glandes ou des conduits fibro-muqueux {Ch. Robin).
Le cancer fibro -plastique , Lebert (sâ?‘come, Virchow), est constitué par des noyaux fibro-plastiques des cellules fusiformes bipolaires ou multipolaires munies d’un noyau, et plus rarement de fibrilles qui semblent être une transformation de la cellule fibro plastique, parce qu’elles conservent le noyau et une extrémité de la cellule (fig. 72 . Ces éléments sont infiltrés dans des espaces fibro-lamineux ou au milieu de tissu conjonctif ; ils sont rarement mêlés à du tissu adipeux Les cancers fibro-plastiques ne donnent pas de suc ; ils siègent clans les membranes
208 CàKC
composées surtout de tissu cellulaire ou lamineus comme le périoste et le tissu cellulaire, ils existent dans le tissu cellulaü’e qui sépare les glaudes (Ch. Robin).
Fig. 72. — Éléments du cancer fibro-plastique. 4. Tissu fibroplastique fusiforme renfermant des noyaux übro-plastiques. — 2, 2, 2. Cellules fibro-plastiques fusiformes avec leurs noyaux. — 3, 3, 3. Noyaux fibro-plastiques.
I.e cancer épithélial {cancer de la peau, Ledran; cancroïde, Lebert; épithélioma, Hannover) (fig. 73, 74, 75) est constitué par des cellules aplaties,irrégulières,déformées,aYec ou sans un noyau très-petit, et prenant parfois la forme d’un fuseau (Robin), par des amas de noyaux et
Fig. 73. — Cancer épithélial de la lèvre. — Cellules épidermiques sous diverses formes. — A. Tranche très-mince composée de feuillets épidermiques. — a, a. Parois cellulaires. — b, b. Noyaux (Lebert).
Fig. 74. — Feuillets d’épithélium d'un cancer épithélial de la lèvre. — A, X. Parois cellulaires. — B, B. Noyaux (Lebert).
des globes épidermiques de 00““, 10 à 0”“,20 formés au centre par un amas granuleux, entourés des couches de cellules aplaties et im-
GANC
bricpiés les unes sur les autres comme le diagramme d’une fleur à plusieurs rangées de pétales. On trouve encore dans les cancroïdes des cyloblastions (Robin), des éléments fibroplastiques, de la substance amorphe et de la graisse ; lorsque le cancer épiihélial envahit les papilles, il se produit sous forme de papilles analogues à des végétations, mais lorsqu’il débute dans le derme, il y forme des tumeurs arrondies bien limitées, c’est l’épithélioma dermique.
Dans les glandes, le cancroïde forme une couche uniforme, puis donne lieu à l’apparition de petites bosselures et même de culs-de-sac accidentels (Verneuil) (V. Glandes sudoei- PARES ET SÊRACÉES). Loi’sque les éléments anatomiques du cancroïde existent dans un iwint j où il n’y a pas d’épithélium, on dit qu’il y a hétérotopie plastique, mais il peut arriver que la maladie ait débuté dans un point où il y avait de l’épithélium.
Néanmoins, il n’y a pas de raison pour nier plus la formation de cellules épithéliales de toutes pièces que la formation de culs-de-sac glandulaires nouveaux. On doit ajouter que les cellules du cancer encéphaloïde ressemblent beaucoup aux cellules d’épithélium; il faudra des globes épidermiques pour établir la nature d’un vrai cancroïde.
Fig. 75. — Éléments d'un cttncer épithélial de la lèvre. — A, A. Parois cellulaires. — B, B. Noyaux (Lebert).
Le cancer colloïde [gélatiniforme Cruveilhier) est constitué par des noyaux fibroplastiques et embryo-pl astiques sans cellules ni fibres de tissu lamineux. C’est un cancer fibroplastique rudimentaire, une exsudation simple, les organes vasculaires, comme le rein, les organes peu vasculaires, comme l’ovaire, présentent cette lésion a un degré très-prononcé, et cependant elle n’est pas suivie d’une généralisation. Les cancers colloïdes dans les glandes et dans le tissu cellulaire ne sont pas dans tous les cas suivis d’une généralisation du cancer, mais ils se reproduisent sur place.
Le cancer mélaniqne ll’est autre chosc qu’un cancer encéphaloïde dans l’intérieur duquel se sont déposées des masses de cellules pigmentaires, constituant la mélanose. L’œil fôt l’organe où cette variété de cancer existe le plus fréquemment. Une tumeur formée exclu-
CANC
sirenieat par des cellules pigmealaires ii’est pas on cancer.
Le cancer cartilagineux (Bayle), OU enchondrome viscéral, est un cancer dans lequel les cellules embryonnaires subissent l’organisation de la cellule cartilagineuse; celles-ci procèdent peut-être d’une transformation des cellules, du tissu conjonctif (Kblliker, Yirchow). Les cancers cartilagineux se développent dans les glandes ; autour des os ils sont plus rares. Les cellules cartilagineuses dans ces cancers sont déformées, irrégulières (Lebert), disséminées au milieu d’autres cellules à noyaux irréguliers multiples (fig. 76).
Une tumeur formée exclusivement par du cartilage n’est pas un cancer. On trouve souvent dans les cancers cartilagineux des kystes et de la matière colloïde.
Fig. 76. — Éléments du cancer chondroïde ou euchondrome. — 1. Substance intercellulaire. — 2, 2, 2. Cellules du cartilage. — 3, 3, 3. Noyaux cartilagineux. — 4, 4, 4. Granules cellu-
Le cancer à. luyéloplaxes (Robin, E. Nélaton) est un des plus rares entre tous les can-
Fîg. 77. — Élémeuts du cancer à myéloplaxes. — Plaques à noyaux de myéloplaxe et cellules fibro-plastiques.
cers, il est constitué par des plaques à noyaux multiples (fig. 77) existant normalement dans