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printemps que les opérations de cataracte réussissent le mieux. On peut opéi’er n’importe à quel âge. En général, à moins que les individus ne soient habitués à faire bonne chère, il n’y a pas grande préparation à faire subir aux malades ; un purgatif doux quelques jours avant l’opération est une bonne précaution, les malades pléthoriques seront tenus à un régime herbacé.
Les malades dont la sensibilité est extrême devront être habitués aux manœuvres de l’opération par le contact passager de corps mousses sur la conjonctive.
On peut donner à manger aux malades le malin même de l’opération, à moins qu’on ne doive employer le chloroforme. Dans ce. cas, on ne leur permettra qu’un bouillon.
Avant de pratiquer l’opération, la pupille est dilatée au moyen d’application de collyre au sidfate neutre d’atropine.
Eau distillée . . 100 grammes.
Sulfate neutre d’atropine . 5 à 1 centigr.
Si le chloroforme est administré, les malades seront opérés couchés, et il y aura un nombre d’aides suffisant pour maintenir la tête afin que le chirurgien ne soit pas gêné par les mouvements involontaires du malade.
Si le malade n’est pas endormi, voici comment on pratiqué l’opération. Le malade est assis sur une chaise. Deux aides expérimentés doivent écarter les paupières avec les doigts ou les ophthalmostats, sans appuyer sur le globe de l’œil. Le chirurgien devra opérer à gauche, avec la main droite, à droite avec la main gauche ; s’il se croit plus sûr de la main droite, il se placera pour opérer l’œil droit en arrière du malade, en appuyant la tête de l’opéré contre sa poitrine, s’il opère sur l’œil gauche il sera en face du malade.
La cataracte est opérée d’après trois modes ayant pour but : 1° déplacer le cristallin malade du champ pupillaire; 2° le faire résorber ; 3° l’extraire.
1® Déplacement de la cataracte (méthode ancienne) : introduisez à 2 millimètres en arrière de la circonférence de la cornée en dehors, un peu audessous du méridien horizontal de l’œil, une aiguille en fer de lance de 1 millimètre 1/2 de large, un peu recourbée à la pointe.
Faites pénétrer l’instrument dans une direction perpendiculaire à l’axe antéro-postérieur de l’œil jusqu’à ce que vous voyiez la pointe de votre aiguille entrer dans le champ pupillaire (fig. 85), lacérez la
capsule antérieure du cristallin, puis abaissez le cristallin en appuyant sur sa face antérieure, en la faisant devenir supérieure puis postérieure; on ne relèvera l’instrument qu’après avoh- maintenu le cristallin abaissé pendant huit ou dix secondes.
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Les complications de cette opération sont les iridochoroïdites que l’on arrête quelquefois par une saignée, et que la paracentèse de la cornée ou le calomel à dose fractionnée et les badigeonnages de la tempe avec la teinture d’iode conjurent souvent. Ce n'est que dans des cas rares qu’on est obligé d'extraire le cristallin.
Fig. 86. — Abaissement de la cataracte. — 3, 4. boigts de la main gauche de l’aide. — 5, 6. Doigts de la main droite du chirurgien. — 2. Lame posée à plat, par sa concavité, sur la face antérieure du cristallin. — C. Iris. — D. Partie supérieure de la pupille débarrassée du cristallin. (Desmarres.)
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l'hypermétropie et enfin la lenteur de l’accommodation.
2 ’ Faciliter la résorption du cristallin. On y arrive par l’abaissement, mais d’autres procédés ont été mis en usage. Ce sont : le broiement, la discision de la capsule.
a. Le broiement se fait comme l’abaissement, seulement au lieu d’abaisser le cristallin on le morcelle avec l’aiguille à cataracte.
b. La discision de la capsule (Conrad!) se fait par une ponction de la cornée avec une aiguille plus fine que celle dont on se sert pour l’abaissement. On déchire la capsule, la cataracte se répand comme un nuage dans la chambre antérieure oii elle séjourne pendant longtemps, trois là cinq mois peut-être, et si cela ne suffit pas, on peut répéter l’opération. A la suite de chaque ouverture de la capsule, la chambre antérieure est envahie par la cataracte, et l’humeur aqueuse entre dans la capsule du cristallin, qui finit par se résorber entièrement.
Les accidents de l’opération par broiement sont les mêmes que ceux de l’abaissement : une kératite est le seul accident qui puisse compliquer la discision de la capsule.
3® Extraction. L’extraction se fait de plusieurs manières.
a. L'aspiration ou succion, procédé proposé par Laugier et qui est abandonné aujourd’hui.
b. L'extraction linéaire entrevue par Gibson, adoptée par de Graetfc et Desmarres se pratique ainsi : le malade étant couché, un aide relevant la paupière, o'i
! ; premier t( (Desmarres.)
Fig. 8J. — Eïtraetioa iittéaire. Troisième temps, la capsule a été ouverte par uu kystitome ou crochet iatroduit daas la plaie de la coraée. I.a curette 1 presse sur la sclérotique, afin de readre la plaie de la coraée béante, tandis que le doigt de l’opérateur presse doucement sur l’œiL (Desmarres.)
fait une incision de la cornée avec un couteau lancéolaire ; par cette ouverture, un kystitome simple ouvTe la capsule, puis au moyen d’une curette le chirurgien va chercher le cristalliu. Desmarres a imaginé un kystitome-curette (fig. 90) qui est constitué par uneTurette sur le dos de laquelle se trouve un petit crochet que l’on fait saillir à volonté) avec cet instrument le chirurgien ne pénètre qu’une seule fois dans
fig. 87. — Abaissement de la cataracte. L’aiguille a entraîné le cristallin eu bas et en dehors, dans le fond de l’œil ; la lame est cachée derrière ce corps. Le cristallin B, couché à plat sous l’aiguille, vu à travers la sclérotique, supposée transparente. Après que le cristallin a été amené en ce lieu, l’aiguille est retirée par le point d’entrée A. (Desmarres.)
Outre les accidents immédiats, les accidents consécutife de l’abaissement sont : l’ascension du cristallin, une cataracte branlante (Saint-Yves, Maître Jan), le passage du cristallin dans la chambre antérieure, les cataractes capsulaires secondaires, une cataracte pseudo-membraneuse consécutive à l’iritis.
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l’œil. Lorsqu'il s’agit d’une cataracte dure, on passe ime curette en arrière du cristallin et on le luxe en avant, puis on l’extrait de la chambre antérieure avec une pince à griffes.
Fig. 00. Fig. 01.
Fig. 90. - Kystitome-eurette de Desmarres.— B. Crochet que l’on fait rentrer à volonté au moyen de la pédale C. — D. Curette dont le crochet est rentré.
Les accidents dé cette opération sont les mêmes que ceux de l’extraction, mais ils sont moins fréquents.
c. Exb'action à lambeau (Daviel Richter, Saint- Yves, Beer). Pour extraire le cristallin cataracte :
Après avoir dilaté la pupille avec le collyre mydriatique et préparé le malade à l’opération par un purgatif doux, 25 grammes d’huile de ricin, ou procède à l’opération de la manière suivante : le malade est assis sur une chaise basse, un aide maintient la tête du patient et élève sa paupière supérieure, le chirurgien assis sur une chaise entre les pieds de laqueUe sont engagées les jambes du malade abaisse la paupière inférieure.
On fixe l’œil soit avec l’ophtlialmostat à ressort, soit avec l’ophthalmostat à main, placé soiis les paupières, soit avec l’ophthalmostat de Nélaton appliqué dans la commissure externe de l’œil, soit avec la pique de Pamard, soit avec une pince à dents de souris, soit avec une érigne ; moins on presse sur le globe de l’œil, mieux cela vaut, et l’ophthalmostat de Nélaton est le meilleur à cet égard. Sauf ce dernier instrument, les ophthalmostats à ressort ou à ifiiain et tous lés autres moyens fixateurs sont appliqués par le chirurgien lui-même.
Fig. 92. — Opér-ition de la cataracte par extraction ; kératotomie supérieure ; formation du lambeau. — A. Pupille. — B. Iris. — C. Point de la ponction. — D. Point de la contreponction. — E. Bride de la cornée restant à diviser. — â, 3. boigts de la main droite de l’aide. — 4, 5. Doigts de la main droite du chirurgien. (Desmarres.)
préférable), son couteau introduit, le tranchant en haut, ponctionne d’abord, puis entre dans la chambre antérieure qu’il traverse en évitant de toucher l’iris, la pointe vient toucher la face profonde de la cornée en un point opposé à la piqûre, fait une contreponction, et le chirurgien, par un mouvement léger de va-et-vient, en inclinant un peu la lame en avant, coupe, en évitant toute secousse, et en évitant d’entamer la sclérotique. A ce moment l’humeur aqueuse s’échappe, puis l’iris se contracte. On introduit alors un kystitome, on ouvre la capsule par une simple ponction, puis le chirurgien presse avec une curette sur la paupière inférieure, le cristallin sort et l’opération est terminée.
Si l’on s’est servi de l’ophthalmostat de Nélaton, on le retirera dès que le lambeau est taillé. Jamais les autres instruments fixateurs de l’œil ne doivent être appliqués sur l’œil lorsque la chambre antérieure est ouverte.
L’œil est fermé avec des bandelettes de taffetas d’Angleterre, recouvert de charpie mouillée, et le pansement est maintenu parla fronde de Liebreich (V. Bandage) ; on applique ensuite des compresses d’eau glacée, car le froid semble prévenir les accidents qui accompagnent souvent les opérations d’extraction. Ce pansement sera continué pendant huit jours.
Les accidents propres à l’extraction sont : La sortie brusque du cristallin avec une partie du corps vitré, lorsque la fixation de l’œil est mal faite ou lorsqu’on a ouvert la capsule en même temps que l’on a taillé le lambeau de la cornée.
L’hémorrhagie qui est quelquefois due à ce que la section du lambeau a été faite trop près de la sclérotique.
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C'est surtout dans cette opération que la fonte purulente de l’œil et l’iritis ont été observées consécntivement.
Accidents de l’opération. — C’est seulement lorsque l’on n’a pas soin de piquer la cornée à sa partie moyenne suivant l’équateur de l’œil que l’on peut couper le lambeau avant d’avoir fait la contreponction. La contre-ponction est difficile lorsque l’œil fuit vers l’angle interne de l’œil^ mais l’ophthalmostat de Nélaton empêche l’œil d’exécuter le mouvement. Les moyens fixateurs de l’œil tels que la pique de Pamard et la pince à griffe produisent le même résultat. avec cette infériorité^ toutefois^ qu’ils pressent sur l’œil. Si une très-petite portion de l’iris est engagée sous le couteau, on tâchera de la dégager, sinon on la coupera, si tout l’iris se place au devant du couteau, on s’arrêterîi, ou retirera le couteau et on attendra plusieurs heures jusqu’à ce que l’humeur aqueuse se soit reproduite. La contraction spasmodique de l’œil est un accident auquel il est difficile de parer. Cependant, après avoir taillé le lambeau, si ces contractions étaient énergiques, on endormirait les malades pour terminer l’opération. Si le corps vitré sort avec le cristallin, on fait rapidement étendre le malade sur son lit en l’engageant à tenir son œil fermé et sans force.
La blessure de la paupière supérieure est toujours évitée, si l’aide a le soin de tenir élevée la paupière pendant que le chirurgien taille le lambeau.
S’il y a du sang épanché dans la chambre antérieure on attend, il se forme un caillot, et l’on peut alors continuer l’opération. Si le cristallin ne sort pas de la capsule, on ira le chercher avec un crochet fin; si la capsule est malade, si elle est indurée, on doit la dilacérer davantage avec le kystitome, ou aller chercher le cristallin avec une pince à griffes. Si par suite du ramollissement du corps vitré le cristallin tombe en arrière, on ira le chercher avec le crochet; si le cristallin plus mou que l’on ne l’avait cru d’abord se liquéfie, on passera la curette dans la capsule pour extraire le plus de cristallin que l’on pourra. S’il y a des bulles d’air dans la chambre antérieure on écartera un peu le lambeau, puis on placera le malade dans la position horizontale. Si le lambeau s’affaisse (Maunoir), on tiendra l’œil fermé pendant dix minutes sous des compresses d’eau tiède (Desmarres). Une hernie récente de l’iris réclame l’occlusion de l’œil par les bandelettes de diachylon. On pourra éviter ainsi de couper plus tard le prolapsus de l’iris s’il ne se réduit pas. Si le lambeau se renverse plusieurs hewes après l’opération et si les malades souffrent, on enlèvera le pansement aux bandelettes et on réappliquera bien le lambeau sur la cornée.
L’issue de l’humeur vitrée n’est pas un accident très-redoutable, elle se reproduit; lorsque le corps vitré est ramolli et lorsqu’il y a une lésion profonde de l’œil, il est probable que l’œil ne se rétablira point dans l’état nécessaire pour la vision régulière.
d. V extraction scléroticale (B. Bell, Earle) est vine mauvaise opération.
e. Uextraction sous-conjonctivale (Desmarres) n’a pas été adoptée, quoiqu’on principe elle soit justifiable. Le dessin suivant (fig. 93) montre quelle est cette opération, dont le but est de laisser le lambeau coméen attaché par sa base et son sommet.
/■. Extraction combinée avec l’iridectomie. Le cris-
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talliii cataracté a été extrait à l'aide d’incisions linéaires de la cornée et de l’iris CValdau; spoon extraction, Critchett), une incision est faite sur la cornée à 1 millimètre en avant du bord sclérotical, on excise une portion de l’iris, on ouvre la capsule du cristallin avec un kystitome, une curette plate est passée en arrière du noyau du cristallin et celui-ci est amené au dehors.
L’incision de la cornée doit avoir au moins le quart de l’étendue de la circonférence de la cornée. 11 est préférable de faire l’incision à la partie supérieure de la cornée, parce que la pupille artificielle qui résulte de l’opération sera cachée par la paupière supérieure (Critchett) ; lorsque l’incision de la cornée est trop petite, on l’agrandira avec un couteau mousse (Weeker), les ciseaux de Critchett contusionnent trop les bords de la plaie.
A priori et d’après les faits observés jusqu’ici; cette opération otfre moins de dangers que l’extraction par l’incision à lambeau ; pour les cataractes molles cependant, elle ne vaut ni la discision de la capsule, ni l’extraction linéaire, qui est l’origine du procédé de Valdau et de Ciâtchett.
D’autres opérations ont été tentées pour la guérison des cataractes. Ainsi pour les cataractes paidielles le déplacement pupillaire a été fait : les cataractes congénitales centrales ont été ainsi opérées (Critchett), des cristallins cataractés déplacés (Weeker) ont exigé la même opération. Des cataractes pseudomembraneuses ont été guéries par une pupille artificielle. V. iRlDECTOaiE et DÊPLACEMEXT PUPmLAIfiE.
Soins consécutifs. — Les malades conserveront l’immobilité absolue, resteront dans le demi-jour, et, pendant la nuit, on leur attachera les mains par un ruban de fil, auprès du lit, s’ils sont sujets aux rêves. S’ils ont de la toux et des éternuments, on fera prendre des juleps béchiques, et on les engagera à faire de longues inspirations au moment où ils ont envie d’ éternuer. Comme le taffetas d’Angleterre peut causer des démangeaisons et des
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irritations de la peaUj dès que les malades cprouveveront des démangeaisons et de la douleur, on appliquera sur les paupières des compresses d’eau tiède. Si le lambeau, après l’opération par extraction, se recolle lentement, ou n’adhère qu’en partie à la sclérotique, on aura recoui-s au bandeau compressif. La suppuration du lambeau est un accident qui entraîne toujours la perte de l’œil. La hernie de l’iris, le phlegmon de l’œil, l iritis, l’irido-chorodoïte, seront traités parles moyens appropriés. V. Iris, Ghoroïdite, Irido-choroïdite.
11 n’est pas bon de laisser les malades entourés d’amis et de fâcheux.
Dès qu’un accident inflammatoire se manifeste, les malades resteront au repos absolu ; la saignée du bras, le calouiel à dose fractionnée, 60 centigrammes en vingt prises dans les vingt-quatre heures, les pédiluves sinapisés seront prescrits; de la glace sera maintenue en permanence sur l’œil.
Lorsque, malgré ce traitement, il n’y a pas d’amélioration et lorsque le globe de l’œil est très-distendu, on peut faire la section de l’iris à son insertion sur le corps ciliaii’e (Hancock). Le couteau à cataracte fera une incision de 2 millimètres sur la sclérotique, en arrière du bord de la cornée, et on incisera l’iris d’arrière en avant. La lame ne pénétrera pas dans l’ceil au delà de 4 millimètres.
Contre le délire nerveux qui s’observe chez les individus opérés de cataracte, délire qui est dû parfois à une surexcitation nerveuse, comme le délire nerveux, dit traumatique, et qui existe comme lui sans fièvre, ou donnera des narcotiques. V. Plaies (Accidents des). Lorsque le délire nerveux semble dû aune diète trop sévère (Magne) on donnera à manger aux malades : des potages et du vin, et si le délire diminue, on nourrira davantage. V. Iritis, Iridochoroïdite, Glaucome consécutif.
Indications. — Les cataractes molles sont avantageusement traitées par la discision de la capsule, et l’extraction linéaire ; les cataractes congénitales, qui sont généralement molles, doivent être ainsi opérées. Puis, comme les individus n’ont pas vu, la longueur du traitement n’est pas ici un inconvénient sérieux.
Les cataractes dures sont celles qui peuvent être abaissées avec le plus de succès; l’opération réussit très-bien.
Chez les vieillards dont les yeux sont enfoncés, il vaut mieux recourir à ce procédé qu’à l’extraction, qui est beaucoup plus difficile à exécuter et peut , par ce fait, entraîner la perte de l’œil.
Chez les individus portant des cataractes dures et demi-dures, qui ne sont pas âgés encore, comme il faut donner une vision plus complète, l’extraction, quoiqu’elle soit assez souvent suivie d’accidents ou de catai’actes secondaii’es , produit de plus beaux résultats que l’abaissement; le mode d’extraction sous-conjonctivale (Desmarres) est bon à employer chez les individus qui ont l’œil saillant. Lorsque les malades sont indociles et remuants, on opère avec plus de sécurité eu employant le chloroforme.
Contre-indications. — Les contre-indications de l’opération de la cataracte dépendent de la sauté du malade et de son acclimatation dans le lieu de l’opération.
Un uialaile cpii tousse, qui est constipé, ue doit
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être opéré qu’ après la régularisation de ses fonctions.
Les malades indociles ne doivent pas être opérés par extraction, sous peine de voir l’œil perdu par leur faute. Ceux enfin qui ont une perte de la sensation de la lumière annonçant une lésion de la rétine, un tremblement de l’iris indiquant un ramollissement du corps vitré, ne doivent pas être opérés. Dans les cas de diabète, coïncidant avec la cataracte, l’opération est également contre-indiquée.
Cataracte glaucomateusc. Une opacité du cristallin accompagne quelquefois le glaucome, mais il faut se rappeler que cette opacité est peu marquée et nullement en rapport avec la perte de la vision.
Quelques chirurgiens depuis Brisscau ont opéré ces cataractes; d’autres n’y touchent point; cette dernière habitude a prévalu. V. Glaucome.
Cataracte diabétique (V. DIABËTE). Le diabète est souvent compliqué de cataracte, c|ui, malgré la maladie concomitante, offre tous ses symptômes habituels.
Thérapeutique. — On opère quelquefois la cataracte diabétique, mais les chances de succès sont si faibles qu’il vaut mieux ue pas y toucher.
Cataracte secondaire [Accompagnements de cataracte, Cataracte membraneuse). Lesataractes secondaires sont les conséquences de
Fig. 94. — ExtractioD de la capsule opaque sur l’œil gauche; une pince à pupiUe artificielle est introduite et arrache une portion de la capsule. Dans cette figure, la pince employée est une pince à mors inégaux ; le plus long sert à décoller la capsule de l’iris. — 5, 6. Doigts de la main droite de l’opérateur. — 4, 7. Doigts de la main gauche de l’aide. — 2. Longue branche de la pince passant au devant de la capsule. — B. Cataracte secondaire capsulaire entraînée par la pince. (Desmarres.)
l’opacité de la capsule ou d’une traiLsformation consécutive des débris de la capsule du cristallin : une fausse membrane inOaminatoire, résultat d’une ii’itis, est encore appelée une cataracte secondaire.
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Quelquefois les cataractes secondaires se résorbent seules, niais quand elles persistent, elles nécessitent une opération.
Thérapeutique. — Si l’on a affaire à des débris de capsule, il faudra en faire l’extraction au moyen d’une ponction de la cornée avec le couteau lancéolaire qui permettra d’introduire une pince et d’arracher ces débris. Deux instruments ont été proposés pour faire
Fig. 95. — Serretelle. — D. Pédale sur laquelle le ponce presse our faire rapprocher les mors de la pince B. — Pour introuire l’instrument, on presse sûr la pédale D. — Les mors de la pince se rapprochent, et celle-ci se transforme eu une tige rigide, que l’on introduit dans la chambre antérieure, par une incision de la cornée; on laisse alors le mors s’ouvrir, en lâchant la pédale ; on saisit les fausses membranes en pressant de nouveau sûr la pédale. (Desmarres-Charrière.)
cette opération : la serretelle de Desmarres et les ciseaux de Wilde. Introduits sous la cornée, ils s’ouvrent ensuite au moyen d’un mécanisme spécial, et l'on a ainsi une pince ou des ciseaux ouverts dans la
Fig. 96. — Estraetion des cataractes capsulaires secondaires. — La ponction de la cornée est faite avec la pointe du couteau à cataracte. (Desmarres.)
chambre antérieure, qui permettent l’extraction de la cataracte secondaire. En principe, l’extraction par
la sclérotique est moins bonne que l’extraction par la cornée.
Si ce sont des fausses membranes récentes qui oblitèrent le champ pupillaire, on tentera d’abord de les faire détacher en dilatant la pupille, puis on les extraira ensuite.
On pourra, du reste, avoir recours plus tard à l’établissement d’une pupille artificielle.
Fig. 97. — La serretelle, introduite dans la chambre antérieure de l’œil, saisit la cataracte et l’amène au dehors. (Desmarres.)
Si la pupille, rétrécie par une fausse membrane, est adhérente à tout le bord pupillaire, et ne peut être arrachée sans qu’il faille déchirer l’iris, on fera une pupille artificielle.
CATARRHE. Maladie caractérisée par une sécrétion exagérée des membranes muqueuses.
— Elle existe à l’état aigu ou à l’état chronique. C’est ce qu’on appelle des flux (V, ce mot).
— Autant de membranes muqueuses, autant de catarrhes différents. — Il y a le catarrhe nasal (V. CORYZ.4), le catarrhe bronchique (V. Bronchite), le catarrhe intestinal (V. Diarrhée), le catarrhe vésical (V. Cystite), le catarrhe vaginal et utérin (V. Leucorrhée), le catarrhe oculaire, lacrymal. V. Voies lagry.males.
CATH.ART1QEE. Alédicament purgatif de moyenne intensité, tenant le milieu entre les drastiques qui sont violents et les laxatifs dont l’action est très-faible. V. Eméto-c.4THARTIQUE .
Poudre cathartique.
Poudre de seammouée d’Alep. . 4 grammes.
Poudre de jalap. . 4 id.
Tartiate acide de potasse. ... 8 id.
A prendre le matin, à jeun.
CATHÉRÉTIQL'E. Caustiques faiblœ dont l’action superficielle ne fait pas d’eschare profonde. L’alun qui détruit 1^ végétations d’un ulcère, le nitrate d’argent qui avive les plaies ,
le chlorure de zinc au 100® sur l’épithélioma,
sont des cathérétiques. V. Caustiques.
CATHÉTÉRIS91E. Opération par laquelle on introduit une sonde dans un conduit normal (V. Œsophage, Oreille, Utérus) et spécialement dans l’urèthre et dans la vessie.
Cathétérisme simple» On SOude, soit daUS le but d’explorer l’urèthre ou la prostate ou la vessie, soit dans le but d’évacuer l’urine retenue par un spasme du col de la vessie, ou par une paralysie du réservoir urinaire.
Cathétérisme chez l’homme. — On emploie une
Fig. 99. — Premier temps du cathétérisme ; introdiietion de la
sonde métallique, longue de 25 centimètres, et d’un diamètre de 5 millimètres, à courbure moyenne, représentant ime courbure de 45° environ.
Les malades sont couchés sur le dos, le chirurgien se place à leur droite. Le pouce, l’indicateur et le médius de la main gauche tiennent la verge près du gland (fig. 99). Le bec de la sonde est introduit parallèlement à l’axe du corps, la verge étant placée verticalement et un peu inclinée sur le bas-ventre, le chirurgien fait avancer l’urèthre jusqu’à ce que le bec de l’instrument, poussé dans le canal, soit arrivé sous le pubis (fig. 100).
On relève alors la verge et l’instrument, que l’on pousse toujours avec douceur, puis on fait décrire au pavillon de la sonde un arc de cercle de 70° environ dans le plan vertical. La sonde ainsi pénètre aisément dans la vessie, surtout si l’on a soin de tirer toujours la verge pour la faire remonter sur l’instrument (procédé ancien).
On évitera la valvule de Guérin, située à 2 ou 3 centimètres en arrière du méat, en longeant avec la sonde la paroi inférieure du canal.
Si quelque chose arrêtait la sonde, on cesserait de pousser, on retirerait un peu l’instrument en le ramenant avec la verge vers le ventre, et l’on recommencerait le mouvement de bascule, suivant l’arc de cercle désigné.
C’est en opérant de la sorte que l’on évite le pubis. Si la sonde était serrée par une contractiou de la portion musculeuse de l’urèthre, on engagerait le malade à uriner, ou du moins, à faire des efforts pour uriner; on pourrait aussi sonder le malade debout (Phillips). Enduire la sonde d’une pommade belladonée est un moyeu insuffisant. En général, lorsqu’il y a un obstacle dû à une contracture, on attend et l’on pousse légèrement sur la sonde; il est
Fig. 101. — Ti’oisième temps du cathétérisme ; la sonde est dans la vessie.
ordinaire que l’on finisse par passer de la sorte. Si l’on arc-boute contre le cul-de-sac du bulbe, on tirerait sur la sonde de manière à la faire raser l’arcade du pubis, en même temps que l’on bascule.
Si la sonde est arrêtée par une valvule prostatique il faut lui faire exécuter un mouvement de bascule très-prononcé et amener l’instrument au parallélisme avec la cuisse.
On peut tâtonner en sondant un malade, pourvu que l’on ne déploie pas de force ; rien ne presse d’arriver vite.
Il est assez avantageux d’avoir recours à un procédé dit du tour de maître, avec lequel on peut éviter les obstacles, car ou ûdt exécuter au bec de la
?oade un mouvement de spirale, qui conduit promptement l’instrument dans la vessie.
Le malade étant sur le bord d’un lit peu élevé, les jambes étant écartées, le chirurgien tient la sonde comme un archet, le pavillon tourné en bas, il introduit toute la comhure de la sonde dans l’urètbre, et commence à faire décrire mi arc de cercle latéral au pavillon de la sonde, tout en poussant celle-ci et en attirant la verge sur elle ; lorsque la sonde est arrivée à une direction perpendiculaire à l’axe du corps, le bec de la sonde repose au-dessous du pubis. L’opérateur continue à faire décrire au pavillon de la sonde un arc de cercle moins étendu que le premier et tend à ramener la sonde dans une direction parallèle à l’axe du corps ; puis il bascule en décrivant un arc de cercle dans un plan vertical (procédé du tour de maître et d’Abernethy).
On pourra introduire aussi la sonde dans une direction perpendiculaire à l’axe du corps et terminer l’introduction comme pour le procédé du tour de maître (procédé de Philips.).
Fig. 102. — Sonde d’homme à petite conrhure.
Pour passer une sonde à petite courbm-e, dont les yeux sont près du bec, on se servira de ce procédé et l’on ne basculera pas jusqu’au parallélisme avec la cuisse (Gely).
On peut sonder avec des instruments droits (Amussat), mais on n’a plus recours à ce procédé. Quand on pratique le cathétérisme explorateur avec la sonde dont la courbure a 15 ou 18 millimètres (Mercier), on sonde comme avec les instruments droits, c’està-dire que l’on introduit perpendiculairement , d’tm premier coup, l’instrument jusqu’au fond du bulbe ; puis on abaisse la verge et la sonde, on sent une ré-
sistance vaincue, c’est le cul-de-sac du bulbe qui vient d’être franchi; alors la soude est abaissée fortement, de façon à venir au parallélisme avec l’axe de la cuisse (Amussat).
On sonde avec des sondes-bougies en gomme, simples ou coniques, droites ou courbes (Marjolin). Pour arriver dans la vessie, on pousse avec douceur, la verge étant tenue perpendiculairement et attirée un peu sur la sonde. Si le chirurgien se sentait arrêté, il retirerait un peu la sonde et recommencerait à pousser. Pour placer une sonde de caontchouc, il n’y a pas plus de difficultés que pour placer une sonde de gomme.
Lorsque l’on veut guider par un mandrin conducteur la sonde en gomme ou élastique, on introduit une tige courbée en fil de fer dans la sonde et on se comporte alors comme pour le catéthérisme avec la sonde rigide. Pour introduire plus aisément la sonde en caoutchouc, on se sert d’un mandrin renflé au pavillon, et l’on étire la sonde élastique sur le mandrin, où il se trouve retenu en haut sur la partie élargie de la tige métallique (Morel Lavallée).
Si un cathétérisme a été fait avant que vous soyez appelé, si le malade a saigné , informez-vous comment le malade a été sondé, et employez un autre procédé; vous éviterez ainsi de tomber dans la fausse route, s’il en a été fait une (Nélaton).
Après un cathétérisme explorateur, ne manquez jamais de donner au malade un grand bain où un bain de siège.
Cathétérisme chez la femme. — On sonde les femmes avec une sonde droite, légèrement recourbée à son extrémité.
L’instrument est introduit directement dans le méat, dans une direction presque parallèle à l’axe du corps. Aucune difficulté ne se présente, à moins que la malade ne soit atteinte d’une cystocèle vaginale, dans lequel cas le pavillon de la sonde doit être un peu relevé vers l’abdomen.
Pour sonder les femmes qui, par pudeur, ne veulent pas être découvertes, on place le doigt médius gauche entre les petites lèvres, sur le bulbe de l’urSthre, qui est reconnu à ses stries transversales. La sonde, tenue de la main droite, est conduite sur la pulpe de l’indicateur jusque sur le bulbe. Puis son bec est élevé d’environ un centimètre, et par tâtonnement, on arrive à introduire l’instrument. Il faut éviter de toucher le clitoris.
Pour explorer la vessie, la sonde d’homme (Velpeau), la soude à petite courbure, valent mieux que la sonde droite, dite de femme. Lorsque l’on pratique le cathétérisme explorateur chez la femme, le toucher vaginal est un excellent moyen de vérification.
Cathétérisme simple (Accidents du). En dehors des maladies variables de la vessie et de Turèthre ayant nécessité l’emploi de la sonde (V. Cystite, Uréthrite, Calculs) des accidents peuvent succéder au cathétérisme simple : on peut faire une fausse route. Cette lésion est très-fréquente chez les vieillards dont l’urèthre est facile à déchirer, môme par des mains habiles.
Lorsqu’il n’y a pas de lésion antérieure de l’urèthre, de la vessie ou de la prostate, les fausses routes dues au cathétérisme siègent au niveau du bulbe et à la région prostatique (Amussat).
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Les fausses routes causent une hémorrhagie plus ou moins abondante, des douleurs et quelquefois des inflammations de l’urèthre et des corps caverneux.
On reconnaît une fausse route lorsque la sonde engagée dans l’urèthre cause une douleur vive et qu’il y a un écoulement de sang. Lorsqu’on a sondé déjà le malade et qu’il y a eu une hémorrhagie après le dernier cathétérisme, il est très-probable qu’il y a une fausse route.
Thérapeutique. — ün cathétérisme exécuté lentement et sans force ne produit jamais de fausse route.
Une fausse route étant produite, on l’évitera en employant une grosse sonde d’argent ou d’étain d’un volume au moins double de la sonde qui a produit une fausse route ; on la laissera vingt-quatre heures à demeure et on la remplacera par unie sonde de gomme ou mieux de caoutchouc, qui sera introduite au moment même où une sonde métallique viendra d’être retirée ; on pourra se servir d’une grosse sonde de gomme ou bien d’une grosse sonde métallique pour le premier cathétérisme, mais la sonde de gomme vaut mieux en général.
On évitera souvent les fausses routes en sondant les malades par un procédé différent de celui qui aura été employé pour le cathétérisme qui a blessé le malade.
Tous les procédés compliqués pour éviter les fausses routes (Ducamp, Civiale, Mercier, etc.) ne conviennent que dans les cas de rétrécissements difficiles à franchir. V. Urèthre (Rétrécissemext de l’).
Cathétérisme permanent. Oll laisse dans Turèthre des sondes ou des bougies à demeure, soit pour évacuer l’urine soit pour dilater un rétrécissement (V. ce mot), soit pour faire cicatriser le canal lacéré par une fausse route ou lacéré par une plaie.
Thérapeutique. — Toutes les fois que le col de la vessie et l’urèthre sont enflammés, il est contre-indiqué de laisser mie sonde à demeure. En général, une sonde ne doit pas rester en place plus de vingt-quatre heures, à moins que l’urèthre n’ait été lacéré dans une grande étendue.
Les sondes de caoutchouc (Nélaton, Morel Lavallée) sont préférables aux autres pour être placées à demeure ; lorsqu’on a eu beaucoup de peine à introduire une sonde métallique, on peut néanmoins la laisser à demeure.
Pour fixer la sonde chez l’homme, deux cordons sont attachés aux oreilles du pavillon de la sonde et forment quatre chefs qui sont fixés au moyen de deux ou quatre tours d’une bande de diachylon ceignant la verge au-dessous du gland. Un fil double noué autour d’une sonde de gomme, ou d’une sonde élastique, est de même fixé, par une bande de diachylon. On peut attacher les fils avec les poils du pubis. Ce mode de déligation est très-suffisant dans un hou nombre de cas.
Pour maintenir une sonde chez les femmes, il faut se servir d’une sonde d’argent courbée comme un ^ d’écriture minuscule (sonde américaine Marion, Sims et Bozeman). Y. Fistules vésico-vagisales.
Cathétérisme permanent (Accidents dn).
L’uréthrite simple, les abcès uréthraux, la cys-
CALC
tite, la fièvre uréthrale, la perforation de la vessie par gangrène au point en contact avec le bec de la sonde, l’introduction de la sonde dans la vessie par une sorte d’aspiration et surtout par les efforts inhabiles des malades iiour retirer l’instrument, sont les complications du cathétérisme permanent. V. Uréthrite, Cystite, Corps étrangers dans la vessie, Fièmie
URÉTHRALE, VeSSIE (GANGRÈNE DE LA).
Thérapeutique. — ^^L’uréthrite n’est pas à redouter, c’est une condition ordinaire de l’application d’une sonde à demeure. Si elle était accompagnée de spasme de l’urèthre, de douleurs, on enduirait la sonde laissée à demeure d’une pommade.
AxoDge . 20 grammes.
Extrait de belladone . 50 centigrammes.
Laudanum ou extrait d’opium . . 50 id.
Les abcès uréthraux s’ouvrent à l’intérieur du canal ou au dehors. On ouvrira les premiers involontairement en changeant la sonde ; s’ils tendent à s’ouvrir à l’extérieur, on attendra qu’ils soient bien foi-més pour les ouvrir, rien ne presse tant que la sonde est à demeure. La cystite avec la fièvre cl ténesme vésical obligent à retirer la sonde à demeure, et l’on doit traiter vigoureusement l’inflammation. \. Cystite.
La fièvre et les frissons sans état inflammatoire de l’urèthre, de la vessie et du rein, sont presque toujours liés à une déchirure de l’urèthre, à une absorption urineuse (V. Fièvre uréthrale). Il n’est pas nécessaire dans ce cas de retirer la sonde, surtout s’il y a une fausse route ; l’urine séjournerait dans la plaie de l’urèthre et serait une nouvelle cause d’infection.
Lorsqu’il n’y a pas de fausse route, on ne laissera pas la sonde à demeure. On donnera aux malades un grand bain après que les accès de fièvTes auront cessé, une tisane diurétique sera prescrite, chiendent nitré, tisane de queue de cerise ou autre ; on administrera le sulfate de quinine à la dose de à 1 gramme.
On évitera la perforation de la vessie par le bec de l’instrument eu tenant l’orifice de la sonde bouché, en ouvrant toutes les deux heures, et en ne vidant pas la vessie entièrement. Du reste, la sonde qu’on laisse à demeure doit avoir les yeux très-près du bec, de façon qu’il n’y ait qu’une petite portion de sonde dans la vessie. 11 faut recommander aux malades, de tirer un peu la sonde lorsqu’ils ont fini d’uriner, et de la pousser loi'squ’ils veulent uriner.
Los sondes fixées à demeure comme il faut ne peuvent être introduites dans le canal que par la maladresse et l’indocilité des malades.
CATfiiOLictfM. Électuaire de casse, de séné, de rhubarbe et de tamarin qu’on donne comme purgatif à la dose de 20 à 60 grammes.
CAUCHE.viAR. Des rêves pénibles donnant lieu à une frayeur excessive, à une sensation de chute au fond d’un précipice, d’étouffement ou de lutte avec un être couché sur le corps [incubé) ou placé au-dessous de lui [succube), caractérisent le cauchemar. Ce phénomène dépend de l’anémie, de la chlorose, des maladies du cœur et de la surexcitation de l’esprit par la frayeur ou la luxure.
CAüS
Théropeutique. — Les antispasmodiques, les Ioniques, les ferrugineux et les bains prolongés sont les meilleurs moyens à employer 'pour combattre les cauchemars.
caCSTIQües. Les caustiques sont des substances qui désorganisent et mortibent les parties qu’elles touchent. On les appelle escharotiques quand ils mortifient, et cathérétiques ou corronfs quand ils ne font qu’excorier les parties. Il n’y a là qu’une différence de degré. Tous les caustiques peuvent être employés comme révulsifs ou comme moyen de destruction substitué à l'instrament tranchant. V. , pour les caustiques employés, Cautérisation.