‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 145 sur 731 · CHAR · texte numérisé non relu

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présentant sous forme d’une pustule maligne arrirée à sa dernière période, s’accompagnant de gangrènes profondes, de traînées én’sipélateuses et d’adénites suppurées, chez un individu donnant les marques d’une prostration complète et ayant de la tendance aux syncopes et des vomissements préexistants au développement de l’innammation locale (Fournier) .

Une tumeur rouge, tendue, luisante, d’un noir fauve à son centre, luisante à la périphérie, puis se ramollissant, se gangrenant et se recouvrant de vésicules pleines de sérosité claire et sanguinolente est un charbon. La tumeur est le siège d’une chaleur mordicaiite ; il y a de la fièvre, le pouls est petit, fréquent, la peau est sèche, la soif vive; la cardialgie, le coma, surviennent, les poumons se remplissent d’écume bronchique et le malade meurt.

Le voisinage de foyers, de miasmes animaux, dans les pays chauds, et le contact de mouches qui ont reposé sur des corps atteints de charbon, une infection de l’économie par un virus non déterminé et surtout une mauvaise hygiène causent le charbon.

La pustule maligne diffère du charbon par une marche régulière, elle ne lui ressemble tout à fait qu’à la dernière période. H faut se rappeler que la pustule maligne se produit aux parties découvertes (V. Pustule maligne), tandis que le charbon se développe partout.

Les charbons, comme les abcès de la peste, comme les plaques gangréneuses dans l’ictère grave et l’infection urineuse, comme certains anthrax, sont des phlegmons gangréneux, chez des individus infectés et dont le sang est profondément altéré.

Thérapeutique. — Quand les accidents de l’infection sont manifestes, on emploiera le traitement général. Si la maladie est récente, et sans trouble généraux très-graves, on commencera par faire deux larges et profondes incisions cruciales dans le phlegmon gangréneux, et bon cautérisera la plaie avec le fer rouge ou la pâte de Vienne, ou le chlorure de zinc. On extirpera les parties mortifiées, on fera des cataplasmes de feuilles de noyer (Raphaël, Nélaton), et l’on pansera avec de l’eau chlorurée, avec la solution de coaltar saponiné au 30® ou d’acide phénique au 1000®, ou avec des lotions excitantes, avec de l’eau blanche et de l’eau-de-vie camphrée, ou avec du vin arom'atique, ou de la poudre de quinquina rouge (Diemerbroeck, Cbenot, J. Frank), puis on am-a recours suivant les indications aux traitements généraux. Il est indispensable de placer les malades dans d’excellentes conditions hygiéniques, pour les prémunir contre le charbon dans les temps d’épidémie ou les grandes chaleurs.

Le traitement général sera constitué par ; de la macération de quinquina, de l’eau vineuse, de la limonade suKnrique, dos infusions aromatiques, de la tisane de feuilles de noyer.

FeuiiliS sèeLts de no er . 5 grammes.

Ean . . . 500 id.

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