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péritoine. Alors on incise la paroi abdominale transversalement au-dessus du pubis , en suivant le ligament de Fallope; on décolle le péritoine de la paroi abdominale, et on le suit jusque sur le col utérin, où il est facile à décoller (Physick, Ritgen, A. Baudelocque) ; on incisera sur le col sans ouvrir le péritoine, et l’on agrandira l’ouverture en haut, e/i décollant toujours le péritoine; la poche amniotique sera ouverte, et l’on extraira le fœtus, comme il a été dit. On ne fera pas de suture, mais on fera des injections dans la plaie et par le vagin.
Il n’est pas absolument besoin de faire de suture à l’utérus, ni de ligatures, à moins qu’un très-gros vaisseau n’ait été lésé. Les contractions utérines maintiennent les bords de la plaie en contact et arrêtent les hémorrhe^ies.
CÉVADILLE. Plante du Mexique, appartenant aux colchicacées, dont les semences, riches en vératrine, sont très-vénéneuses. On les emploie en poudre, à l’extérieur, sous le nom de poudre des capucins, contre les poux et les parasites. Elles sont très -irritantes et rarement administrées à l’intérieur. On donne cependant leur poudre, 1 0 à 50 centigrammes, contre l’hydrophobie □, contre la paralysie S et dans la goutte [+].
CH.4BETOCJT (Puy-de-Dôme). Eau minérale ferrugineuse bicarbonatée froide.
CHAI® CREE. La viande crue de bœuf, de mouton, mise en purée et passée au tamis, aromatisée avec de la confiture ou du bouillon, est un remède employé contre la diarrhée des jeunes enfants CWeisse), à la dose de 40 à 100 grammes par Jour comme nourriture exclusive. Ce moyen réussit quelquefois chez l’adulte, dans les mêmes cas et dans les alfections chroniques de l’estomac. La viande crue de tous les animaux, passée au laminoir, convertie en purée et confite dans le sucre, peut être conservée et transportée sur mer à de grandes distances, de sorte qu’on ait sous un petit volume des masses de substance animale disposées pour la nourriture des armées de terre et de mer.
CHAIR DE POELE. État morbide passager caractérisé par la pâleur, le refroidissement et la saillie des follicules de peau due à l’exagération de contractilité du derme. Ce phénomène accompagne {'horripilation et le frisson. C’est le symptôme de la fièvre au début, et il est surtout très-prononcé au commencement d’un accès de fièvre intermittente.
Thérapeutique. — Des boissons chaudes aromatiques telles que du thé ou de la mélisse sucrée et le repos au lit avec des boules d’eau chaude autour du corps, sous un édredon et soiis de nombreuses couvertures suffisent pour faire disparaître la chair de poule.
CHALAZIOA'. L’hypertrophie d’une glande de la conjonctive ou d’un acinus des glandes j de 5Ieib«3mius (Caron du Tillards) ou d’une
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glande sébacée, le plus souvent consécutive à
une inflammation légère de la paupière, est un
cbalazion.
La tumeur formée par le cbalazion est dure, globuleuse, unique, faisant saillie sous la conjonctive ou sous la peau. Elle ne s’accroît pas au delà de la grosseur d’un pois, et gêne trèspeu les malades ; elle peut se résorber en grande partie et rester à l’état d’une petite induration insensible.
ThérapeutiqtJie. — On traitera d’abord l’inflammation par les émollients; les cautérisations superficielles sur la peau avec la teinture d’iode, le nitrate d’argent même seront ensuite employés. Si après six mois la tumeur ne diminue pas, on pourra l’enlever.
Avec la pince de Desmarres (B fig. 107), (pince à
Fig. 107. — A. Opération de cbalazion, procédé de Desmarres.
— B. Pince de Desmarres (Alph. Guérin).
pression à vis, B, à mors larges, constitués, l’un par une plaque de la grandeur d’une amande et de forme elliptique, l’autre par un anneau de même grandeur que la plaque qui lui est opposée) ; on saisit la paupière en engageant la plaque entre l’œil et la paupière ; la tumeur est prise dans l’anneau de l’autre mors de la pince, serré sur le premier, de façon à arrêter la circulation dans la peau qui enveloppe la tumeur ; on confie la pince à un aide, on incise la peau et l’on dissèque la petite tumeur qu’on enlève en totalité. On pansera la plaie avec des compresses d’eau froide; on ne réunira que si la plaie a mi peu d’étendue, et l’on pansera alors avec l’eau froide, le plus souvent possible.
Si le cbalazion situé sous le cartilage fait saillie sous la conjonctive, on opérera en renversant la paupière (Gelse) et en plaçant la pince en sens opposé à celui qui a été dit (A fig. 107), quand la tumeur fait saillie sous la peau. Dans ce cas, l’occlusion de l’œil et les lotions tièdes doivent être tout le pansement, seulement on surveillera afin de prévenir la formation d’un bourgeon charnu saillant sur la plaie ; on cautérisera celle-ci si elle tardait à se cicatriser.
S’il s’agit d’un kyste sébacé, on fera sortir toute la matière et l’on cautérisera la cavité avec le crayon de nitrate d’argent ; puis on tiendra des compresses fraîches sur les paupières.
CHJJLDETTE (Lozère). Eau minérale saline, chlorurée, sodique.
CHAIXES (Ancienne Savoie). Eau minérale
GHAN
sulfureuse, sodique, froide, la plus sulfurée des eaux sulfureuses connues, marquant 180“ de sulfuration. On l’emploie en boissons dans la scrofule S, dans la syphilis S, dans le rhumatisme [3, dans la goutte Q. le cancer Q.
CUALYBÉ. Remède ^i contient du fer. Il y a le vin chalybé, fait par macération de 30 grammes de limaille de fer dans une bouteille de vin blanc. On passe, et le produit s’emploie comme tonique, emménagogue et antichlorotique, 50 à 100 grammes par jour 1+ +l
CHAMBRE A1\[TÉBIECRE DE L’CEIL (Lɬ SIONS DE la). La chambre antérieure de l’œil peut être déformée par des adhérences de l’iris (V. Synéchie), par des tumeurs de l’iris V. Iris (Tumeur de l’).
Vhydropisie delà chambre antérieure est due à une iritis séreuse et révélée par une saillie de la cornée, connue sous le nom de kérato-connus, et staphylôme pellucide. V. Staphylôme.
Les corps étrangers de la chambre antérieure sont visibles à l’œil nu ; ce sont des grains de plomb, des fragments de capsule, des paillettes de fer, etc. Tous les corps étrangers qui ont pénétré dans la chambre antérieure tombent à la partie inférieure.
Le cancer fibro-plastique du bord adhérent de l’iris est un cancer à marche lente ; il se montre en arrière de la cornée, sous la forme d’un bourgeon charnu recouvert de petits vaisseaux ; de là la tumeur gagne le fond de l’œil ou se fait jour à travers la cornée.
Thérapeutique. — Les corps étrangers de la chambre antérieure seront extraits à l’aide d’une opération; on fera, avec le couteau de Beer une incision en biseau sur le point d’union de la cornée et de la sclérotique. On amène le corps étranger avec une curette ou une pince à griffes.
Les cancers fibro-plastiques exigent tôt ou tard l’ablation de l’œil.
CHAMPOLÉOiV (Hautes-Alpes). Eau sulfureuse, calcique, froide, peu employée.
CHANICRE. Une ulcération produite par le contact ou l’inoculation d’un pus virulent engendré par une ulcération syphilitique ou même du sang fourni par un individu syphilitique, est un chancre.
La verge, l’anus, les lèvres, chez l’homme; les petites et les grandes lèvres, le vagin, le col utérin, les seins, chez la femme, sont le siège le plus fréquent des chancres. Mais on les rencontre exceptionnellement à la face, aux mains, et aux bras au niveau des piqûres de vaccin.
11 y a trois espèces de chancres : le chancre mou, le chancre induré et le chancre mixte.
Dans certains cas le pus virulent des ulcérations syphilitiques peut être absorbé par une plaie sans produire d’accident local, comme le pus, dans les piqûres anatomiques, donne lieu i à l’infection purulente sans avoir occasionné
CHÂN
d’angioleucite ou de phlébite, comme le curare placé sous la peau est résorbé avant d’avoir déterminé le moindre accident local ; — ailleurs il détermine une inflammation locale, ulcérative [chancre mou), dans lac[uelle le virus se détruit avec les tissus cju’il a touché ( Petit-Radel ) ; mais chez d’autres l’ulcération ne détruit pas toutes les parties contaminées et l’on a affaire alors à ce qui a été appelé le chancre mixte. Lorsqu’au contraire, aucune réaction inflammatoire n’apparaît après la contagion, une papule se forme tout autour du point contaminé, il y a une inflammation chronique ou plutôt une exsudation d’éléments anormaux, éléments anatomiques des gommes (Virchow), ou exsudation d’éléments normaux altérés, cytoblastion (Robin), ou infiltration du derme (Michaelis), où s’accomplit un travail de composition et de décomposition, ce qui constitue le chancre induré.
Les conditions individuelles, au moment du coït infectant, sont sans doute la cause des différentes formes que présente le chancre (Ricord).
Le chancre induré, chez l’homme, est, avec la plaque- muqueuse, chez la femme (A. Guérin), la porte d’entrée la plus habituelle de la syphilis.
Tous les chancres sont susceptibles d’être suivis d’accidents généraux dus à l’infection du sang, c’est dire qu’il n’y a qu’un virus syphilitique (Huuter, Ricord, Calvo). V. Syphilis.
Chancre mon (Galien, Carmicliaël , Bassereau). Chancre vénérien. Chancre non INFECTANT, CHANCROÏDE (Clei’c), CHANCRELLE (Diday), Chancre simple.
Le chancre mou débuie par une ulcération, si le pus a été déposé sur une écorchure ou sur une plaie, mais il succède ordinairement à une pustule ou une vésico-pustule , qui apparaît sans incubation peu de temps après le coït infectant.
A la période d’état, le chancre mou est constitué par une ulcération profonde, dont le fond est rempli d’une espèce de détritus organique mêlé à du pus, et dont les bords sont taillés à pic et décollés.
Le chancre simple est quelquefois douloureux et circonscrit dans des cas assez rares, par une induration inflammatoire, avec abcès de la verge autour des vaisseaux lymphatiques.
Des adénites qui tendent toujours à suppurer, compliquent le chancre mou.
Le chancre mou est irrégulier dans sa marche et il se complique assez fréquemment de gangrène et de phagédénisme.
%* Le chancre mou est réinoculable au porteur, inoculable sur des individus sains et sur quelques espèces animales, par suite du transport du pus chancreux, sous l’épiderme ou sur une plaie.
Suivant Langlebert, le chancre mou serait produit par le pus des ulcérations syphilitiques, quelles qu’elles soient, mais cela est très-douteux.
Le chancre mou naît du chancre mou (Bassereau, Clerc, Fournier, Diday), et ne donne ordinairement pas lieu à une infection syphilitique. Il peut exister à la tête ou dans le pharynx, comme à la verge, à l’anüs et à la vulve; mais cela est très-exceptionnel.
Chez les prostituées, le chancre mou finit quelquefois par se transformer en ulcération à bords irréguliers, un peu durs, à marche lente; ce qui fait qu’on peut le prendre pour un chancre induré, c’est le chancre chronique (Boys de Loury et Costilhes).
Le caractère pathognomonique du chancre mou est l'auto-inoculation (Ricord, Bassereau, Clerc, Diday, Rollet, Nadeau des Islels). Mais l’adénite suppurée, les phénomènes inflammatoires et la multiplicité des chancres sont aussi des caractères anatomiques dont il faut tenir compte pour établir le diagnostic (Ricord).
On ne confondra pas l’ulcération des chancres mous avec Vherpes preputialü , qui est formé de vésicules, entourées d’une auréole inflammatoire et disparaissant en donnant lieu à la formation de squames épidermiques.
Chez l’homme le chancre mou de la verge se complique d’un excès dé inflammation, de gangrène, de diphthérite et de phagédénisme, tandis que chez les femmes ayant un chancre mou à la vulve, il y a pins souvent œdème et phlegmatia alba des grandes lèvres.
1“ L’excès d’inflammation est constitué par une dureté inflammatoire phlegmoneuse ; par un écoulement abondant de pus sanieux sur l’ulcère qui est douloui eux et saigne au moindre contact. En même temps il y a de la fièvre et de l’embarras gastrique.
2“ La gangrène est une inflammation portée à ses dernières limites, et qui est due à un coït ou à des excès de boissons qui ont irrité l’ulcère et altéré la santé générale. Sur le pourtour et sur le fond de l’ulcère, existent des points noirs qui ne tardent pas à se réunir et fornient une eschare dont la plaie se cicatrise en général assez vite.
3° La surface du chancre se recouvre quelquefois d’une couche pseudo-membraneuse, et d’une couche pulîacée analogue à la pourriture d’hôpital, tantôt toute l’étendue de la plaie en est recouverte, tantôt il existe des petits points pseudo-membraneux isolés.
h.° Une ulcération qui tend à s’étendre en surface (phagédénisme serpigineux) ou en profondeur (phagédénisme térébrant) , pendant qu’elle se recouvre ou non de diphthérite et qu’il s’y développe des eschares, constitue le phagMénisme.
Le phagédénisme est beaucoup plus fréquent sur le chancre mou que sur le chancre induré (Ricord). Il ne se transmet pas par inoculation, comme ulcère phagédénique (Sperino) , il reproduit parfois un chancre mou, même après six ou sept mois (Ricord).
De mauvaises conditions individuelles, la scrofule (Boerhaave), le défaut de soin, l’usage de l’alcool, l’usage intempestif du mercure, favorisent le développement du phagédénisme.
Une ulcération irrégulière, à bords décollés, taillés à pic, laissant écouler une sanie légèrement purulente, dont le fond est garni d’une couche pultacée, ou dans d’autres cas un ulcère rongeant, creusant en profondeur et détruisant les muscles et découvrant les nerfs, les vaisseaux et même les os, la tendance de l’ulcère à gagner de proche en proche, font reconnaître le phagédénisme. L’ulcère qui gagne en surface a une marche lente. L’ulcère qui gagne en profondeur marche vite.
Dans le phagédénisme la santé générale n’est ordinairement pas altérée.
*,5,* Les abcès froids tuberculeux, les syphilides tuberculo-ulcéreuses ne seront pas confondues avec le phagédénisme, car en remon- 1 tant à l’origine du mal, on trouve qu’il a antérieurement existé un chancre, et de plus les abcès tuberculeux et les syphilides sont rares à la verge et à l’aine. Les abcès tuberculeux sont successifs, et il y a souvent un ulcère en même temps qu’un autre abcès en voie de formation. La syphilide serpigineuse ou tuberculo-ulcéreuse présente plusieurs points ulcérés isolément ; tandis que le chancre phagédénique, au contraire, forme une seule ulcération. Enfin l’épreuve de l’inoculation sur le malade, du chancre phagédénique sera peut-être un élément de diagnostic. Y. Syphilide tuberculeuse.
Sur la cicatrice d’un chancre mou, il n’est pas rare de voir naître un condylome.
Thérapeutique. — Chancre mou simple. Transformer l’ulcère virulent en une plaie simple, tel est le but du traitement du chancre mou.
Dans ce but, on cautérisera la plaie. Le nitrate d’argent appliqué immédiatemenfaprès le coït suspect sur une plaie prévient un chancre mou. Lorsque l’ulcération est complète, on cautérisera avec un disque de pâte au chlorure de zinc de la largeur de l’ulcère (École de Lyon). On laisse le disque douze à vingtquatre heures en place. Si une eschare blanche n’est pas produite sur toute la surface de l’ulcère, ou applique de la pâte sur tous les points qui aui-out échappé à la cautérisation.
On pourra aussi cautériser avec le caustique sulfocarbonique, car ce moyen est aussi efficace que la cautérisation avec le chlorure de zinc.
Le fer rouge ne convient que s’il y a tendance au phagédénisme.
Les caustiques ne seront employés que si le chancre est à découvert. Pour les chancres situés sous un
prépuce rétréci, ou dans l’urèthre, on ne doit avoir recours qu’aux injections de nitrate d’argent; une partie de nitrate pour quinze d’eau distillée.
La teinture d’iode pure, ou la solution de tartrate ferrico-potassique, 10 à 30 gi-ammes, du sel dans 200 grammes d’eau (Ricord), le perchlorure de fer à 30“ sont de bons modificateurs des chancres mous.
L’alcool de Guaco pur ou mélangé à l’eau (Pascal) n’est pas meilleur que les caustiques précédents.
Il est inutile de cautériser un chancre mou datant de plus de vingt jours (Diday).
On abrégera la durée du chancre situé au filet, au limbe du prépuce et aux petites lèvres, en coupant les replis qui portent le chancre> à l’aide d’une pince coupante (Diday).
Il est dangereux d’opérer le phimosis sur un individu atteint de chancres mous : les bords des plaies deviennent ordinairement chancreuses.
Il ne faut jamais panser les chancres avec l’onguent mercuriel.
Pour favoriser la cicatrisation, on emploiera la charpie imbibée de vin aromatique, le glycérolé au tannin, 1 à 3 grammes pour 10 grammes de véhicule ;
Glycérine . 10 parties.
Tannin . ■ . 1 id.
Le pansement avec la décoction de quinquina , et mieux des pansements avec la charpie imbibée de teinture d’iode sont assez bons.
Pour les chancres du méat et de l’urèthre, on injectera du vin aromatique.
Contre les érections, on donnera :
Eau distillée . 100 grammes.
Sirop . 30 id.
Bromure de potassium . 50 céntigr. à 2 gr.
Dans une potion à prendre par cuillerée à bouche dans les vingt-quatre heures.
Pour les chancres de' l’anus, après avoir cautérisé les ulcères, on se servira de mèches enduites des liquides modificateurs. Ensuite on tiendra le ventre libre pour éviter les douleurs qui, dans le chancre de la marge de l’anus, comme dans la fissure simple, engendrent la constipation et quelquefois la contraction du sphincter. V. Fissure a l’anus.
Jamais un chancre simple ne doit être traité par les mercuriaux à l’intérieur, à moins qu’il ne survienne une roséole et que le chancre ne s’indure, 'ce qui est assez exceptionnel. Le régime tonique, des grands bains, doivent constituer tout le traitement général.
Si Y inflammation du pourtour de l’ulcération est forte, les bains locaux d’eau de guimauve ou de graine de lin ou des lotions opiacées, seront employés; un cataplasme arrosé de laudanum enveloppera la verge. On purgera, et le malade sera mis à la diète. L’inflammation calmée, on traitera comme il a été dit plus haut.
Si une adénite apparaît, on aura recours au traitement du buhon. V. Bubon.
Contre la gangrène, on tiendra le malade à la diète, on le purgera avec les purgatifs salins, on pansera avec un mélange â parties égales de poudre de charbon et de poudre de quinquina. On retranchera les parties mortifiées à mesure qu’elles seront détachées, on arrêtera les hémorrhagies avec un tampon imbibé légèrement de perchlorure de fer au trentième.
GHAN
Contre la diphthérite de la plaie, on cautérisera arec le fer rouge, ou, dans les cas peu graves, on appliquera l’eau phéniquée au 1000®, le jus de citron, la poudre de tan et d’alun, mélangées à parties égales.
Dans le phagédénisme, tous les caustiques sont bons à employer, mais les meilleurs sont : le fer rouge (Rollet), les caustiques au chlorure de zinc ou sulfo-carbonique.
La teinture d’iode pure, la solution de tartrate ferrico-potassique, 10 à 20 grammes pour 200 grammes d’eau (Ricord), avec huile essentielle de lavande, 5 grammes } l’eau chlorurée, la solution de coaltar saponiné au 40®, d’acide phénique au 1000®, la solution de chlorate de potasse, 4 grammes pour 50 grammes d’eau, sont assez utiles contre cette complication. A la fin, on a avantage à toucher l’ulcère avec la teinture d’iode et le perchlorure de fer à 30°, ou 8 grammes de la solution pure pour 200 grammes d’eau.
L’irrigation continue et les compressions peuvent être tentées dans ce cas, quitte à recourir ensuite à la cautérisation.
Quoi que l’on emploie, il faut renouveler fréquemment les pansements.
L’opium à la dose de 60 à 80 centigrammes par jour en deux doses (Rodet) est bon chez les individus débiles.
La syphilisation, c’est-à-dire l’inoculation de chancres mous (Auzias-Turenne) est le pire et le plus infidèle des moyens thérapeutiques.
Si le malade est scrofuleux, on constituera le traitement antiscrofuleux.
Un bon régime sera prescrit.
Le tartrate ferrico-potassique dans une potion (Ricord) n’est pas efficace; le perchlorure de fer n’est pas d’une utilité démontrée. On peut donner :
Perchlorure de fer . i grammes.
Sirop de sucre . . 500 id.
(Deleau.)
Une cuillerée ou deux par jour.
Chancre induré (Beiiedict B'iassa, Jean de Vigo, Thyéry de Héry, A. Paré, Hunier, Ricord, Bassereau).
L’exsudation dun chancre induré, le pus d’une plaque muqueuse et plus spécialement la sérosité des ulcérations syphilitiques, au dire de Langlebert et de Bidenkap; l’inoculation du sang d’un syphilitique sur un sujet sain, engendrent un chancre induré, et avec d’autant plus de puissance que le sujet appartient à une race vierge de syphilis (Diday).
Vingt-cinq jours en moyenne après un coït snspect le chancre induré se produit. Ordinairement une écorchure méconnue se recouvre alors d’un produit grisâtre, contenant des globules de pus (Robin) ; plus rarement une papule se forme, s’excorie à sa surface et se recouvre d’une fausse membrane. Une saillie rougeâtre s’élève autour de l’ulcère qui prend une disposition cupuliforme (Ricord), puis la base de l’ulcération s’indure dans le premier septénaire.
Dans les. ulcères agrandis, l’induration . est
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moins forte, elle est parcheminée (Ricord). Gette induration résulte peut-être de l’origine du chancre, telle que la contagion d’un accident secondaire (Diday, Langlehert).
Un chancre induré ne sécrète pas du véritable pus (H. Lee), 'a moins qu’il n’y ait ce qu’on appelle chancre mixte.
L’induration peut durer très-longtemps; d’ordinaire, elle prend une consistance gélatiniforme et se ramollit, se résorbe et laisse une tache violacée.
%* Le chancre induré est le plus souvent solitaire.
Le chancre, chez la femme, n’est point une transformationd’une plaque muqueuse (Bavasse, Deville), mais bien un véritable chancre induré qui change d’aspect parce que les parties génitales sont sans cesse baignées de mucosités (A. Guérin). Il siège chez l’homme sur la muqueuse du prépuce le sillon glando-préputial, le fourreau de la verge, et partout où il y a eu un contact; il siège chez la femme sur les grandes et les petites lèvres.
On a vu des chancres indurés sur les lèvres, sur l’aile du nez, aux paupières ; à la face, du reste, le chancre est presque toujours accompagné d’induration.
Avec un chancre induré, il existe) dans le voisinage une induration polyganglionnaire indolente. V. Bubon.
Le chancre induré est moitié moins fréquent que le chancre simple.
On ne peut pas inoculer le chancre infectant si ce n’est tout à fait à son début (Glerc, de Bœresprung, Lee, Melch Robert, Rollet), et ce fait ne s’observe que très-exceptionnellement.
Le phagédénisme et la gangrène ne s’observent presque jamais sur un chancre induré.
On ne confondra pas le chancre mou avec le chancre infectant, parce que dans cette dernière variété de chancre l’incubation, est plus longue, que l’ulcération est entourée de bords réguliers durs, et que le fond est couvert d’une fausse membrane, analogue à du frai de grenouille, et fournit à peine de liquides, ce qui est opposé entièrement anx caractères du chancre mou. On aura, du reste, la ressource de l’épreuve de rinoculation, mais il vaut mieux s’en tenir aux caractères anatomiques pour établir le diagnostic. On se rappellera encore que la roséole existe souvent en même temps qu’un chancre induré, et que le chancre induré n’est inoculable qu’à l’espèce humaine. Une plaque muqueuse n’étant jamais indurée, et coïncidant avec une angine ne sera pas prise pour un chancre induré ; puis, on trouve souvent dans les antécédents du malade le fait de l’existence d’un chancre. Chez les femmes le diagnostic repose sur les mêmes considérations des symptômes, mais il est difficile.
A la vei^e, à la face, aux lèvTes et aux paupières en particulier, un chancre induré simüe quelquefois un caiicroide. Il faut se rappeler que si longue que puisse être la durée d’une induration syphilitique, elle l’est toujours moins que celle d’un cancroïde. En général attendez : les symptômes successifs de la syphilis révéleront la nature du mal ; si la roséole était passée, donnez du mercure et de l’iodure de potassium et du biodure de mercure; naturam morborum ostendunt curationes. On reconnaîtra de même les ulcérations produites par la cautérisation intempestive d’un herpès. L’arsénite de cuivre qui produit des indurations (Follin) n’en produit pas qu’une seule et tout le diagnostic est là, car le chancre induré est généralement unique.
Pendant qu’un chancre induré s’établit les individus deviennent anémiques, le chiffre des globules baisse,
1.,’infection de l’économie a une marche aiguë ou lente. V, Syphilis générale.
Il y a des syphilis galopantes, car on meurt quelquefois rapidement après l’apparition d’un chancre induré, sous l’influence des accidents d’une syphilis viscérale telle qu’une cirrhose du foie, ou des gommes du poumon (Gubler, Virchow), mais, dans ce cas, les individus sont sans doute prédisposés.
Un chancre induré met à l’abri d’un nouveau chancre induré et les chancres développés consécutivement sont mous : chancres des syphilitiques (Ricord), chancroïde [Diday], mais il y a des infections doubles (Diday).
Thct'opeutique. — Dans les trois premiers jours de l’apparition d’un chancre induré, on peut le cautériser avec quelque espoir d’éviter l’infection de l’économie ; passé ce temps, on pansera simplement avec le vin aromatique ou l’onguent de la mère, ou le cérat styrax. On n’extirpera l’induration que quand elle aura persisté, encore n’est-ce pas nécessaire.
Lorsqu’il y a un chancre induré, quatre-vingt-dix fois sur cent la syphilis constitutionnelle existe (V. ce mot), on doit donc négliger le chancre pour traiter d’abord l’état général, les grands bains ou régime tonique, les pilules de Vallet, le vin de quinquina seront administrés en même temps que le mercure.
Chancre mixte (Rollet, Laroyeiiîie, Bœrenspruüg, Lindwurra, Lee). Toutes les fois qu’un chancre présente à la fois les signes d’un' chancre induré et d’un chancre mou ; lorsqu’un chancre induré se recouvre d’une ulcération à bords taillés à pics et sécrétant un pus inoculable, toutes les fois qu’un chancre induré, trois semaines après son début, s’entoure d’une induration élastique, on dit qu’il y a chancre mixte.
L’infection syphilitique est la suite ordinaire d’un chancre mixte. Lorsqu’un bubon suppm-é existe avec un chancre induré, ulcéré, il y a
toutes prohiibilités pour que le chancre soit mixte, le chancre induré phagédénisé est aussi un chancre mixte.
La roséole, l’angine et les plaques muqueuses suivent assez rapidement l’apparition des chancres mixtes.
Le chancre mixte est une ulcération ou l’inflammation n’a pas été suffisante pour détruire le tissu contaminé par le virus déposé sur les parties.
Une inflammation tardive communiquée peutêtre par un défaut de précaution, ou par un nouveau coït, produit souvent le chancre mixte.
Thérapeutique. — Comme le chancre mixte u’est pas franchement enflammé, comme le virus s’installe pour produire l’induration, on doit traiter le chancre mixte à la fois comme un chancre induré et comme un chancre mou. Il faut alors mettre en usage les cautérisations, les modificateurs de l’ulcération, en même temps qu’on administrera contre la syphilis constitutionnelle le mercure et ses composés, et les sudorifiques. V. Chancre mou et Syphilis constitutionnelle.
€hancrcs du col de i’ntérus. Oïl trouve sur le col de l’utérus des chancres au nombre de un seul ou de plusieurs; c’est là le seul caractère distinctif qui puisse séparer les chancres indurés des chancres mous. Ordinairement les chancres sont caractérisés par une ulcération profonde à bords taillés à pic, indolente, s’accompagnant d’engorgements ganglionnaires, indolents dans les aines et tardivement de roséole. Toute inoculation indiquera qu’il s’agit d’un chancre mou.
Les chancres du col utérin sont rares.
Les douleurs dans les cas de chancres du col sont dues à l’engorgement chronique du tissu de la matrice.
Les chancres du col sont très-longs à se cicatriser.
Thérapeutique. — On administrera le traitement général de la syphilis (V. Syphilis), mais en même temps on cautérisera l’ulcère avec le nitrate d’argent, avec le nitrate acide de mercure, ou le fer rouge.
Chancres de la conjonctive. V. CON¬ JONCTIVE,
cu.4NiWRE, Plante de la famille des urticées, dont une espèce, le chanvre indien ou Cannabis indica sert à la préparation d’un j^xtrait appelé le haschisch, qu’on emploie à la' dose de 2 à A grammes, contre le rhumatisme □, l’hydropisie □, le tétanos Q, l’hydrophobie □ et une foule de névroses. Si l’on n’emploie pas le haschisch, on peut employer une préparation dite Lavamesh, à 20 ou 80 grammes, et qui n’est que du haschisch associé à du sucre, des pistaches et quelques aromates. — On emploie aussi la teinture de haschisch, 10 h 28 gouttes.
CH.4RBONt (Tumeur charbonneuse). On désigne sous le nom de charbon symptomatique un phlegmon gangréneux, à marche rapide, se