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CDARDOX'. Plaute des synanthérées, dont plusieurs espèces sout employées eu thérapeutique. — 1° Le chardon bénit, dout les feuilles, amères par le priucipe appelé cnisin qu’elles renferment, se donnent eu poudre, 2 à 4 grammes ; en extrait, 1 à 2 grammes ; en infusion, 10 grammes par litre d’eau. — On l’administre comme sudorifique et fébrifuge Œl. 2° Le chardon Marie, employé comme sudorifique □.
3° Le chardon aux ômcs, dout le suc, placé sur de la charpie, a été opposé au cancer de la face □. 4° Le chardon étoilé, employé comme fébrifuge □. 5° Le chardon hémorrkoïdal, conseillé pour préveuir les hémorrhoïdes El.
CHARPIE. Matière cotonneuse, nécessaire au pansement des plaies et faite en effilant ou en râpant du linge lessivé.
chateaü-gojXTIEr (Mayenne). Eau minérale ferrugineuse, acidulé, froide, très-bonne contre la chlorose.
CHATEAliniEUF (Puy-de-Dôme) . Eau minérale, saline, sortant par de nombreuses sources, dont la température varie de 15 à 37°. Elle s’emploie en boisson et en bains contre la dyspepsie et la gastralgie El, contre les obstructions abdominales □, contre la scrofule, contre le rachitisme S, enfin contre les rhumatismes El et les paralysies El-
CHATGLDO]^ (Puy-de-Dôme). Eau minérale, alcaline, ferrugineuse et gazeuse, froide, employée en boisson dans la gastralgie El, dans la dyspepsie El, dans la gravelle El et dans le catarrhe de la vessie □.
CHATELGEYOK (Puy-de-Dôme). Eau minérale chlorurée sodique, sortant par plusieurs sources ayant 25 à 35° centigrades, employée en boisson, en bains et en douches, contre les rhumatismes chroniques El, dans les engorgements du foie, de la rate et des glandes mésentériques [3 , dans les maladies chroniques de l’estomac El, dans la leucorrhée El, dans la chlorose □ , dans la scrofule EJ.
CHATEA'OIS (Bas-Rhin). Eau minérale chlorurée, sodique, arsenicale, iodo-bromurée, froide qu’on emploie en boisson dans la chlorose El et la scrofule El.
caATOElLLEüHEA'T. Impression d’abord agréable, puis pénible, qui amène le fou rire et qu’on peut utiliser eu thérapeutique pour exciter la vitalité de certains êtres dont l’organisation est languissante, et chez lesquels l’hématose se fait incomplètement. — On l’emploie contre l’hypochondrie El.
COAOIE-PiSSE. V. URÊTHRITE. EDAEDESUAIGEES (Cantal). Eau saline carbouatée sodique, sortant de plusieurs sources, ayant 62 à 80° centigrades et administrée en boisson, en bains, en douches et à l’étude,
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dans les rhumatismes El, dans les névralgies E, dans les névroses El^ dans les maladies de là peau □, dans la syphilis □, dans la scrofule □ et dans la paralysie El.
CHAEFOi\’TAiAE (Belgique). Eau saline de 32 à 34° centigrades, employée contre les rhumatismes, l’hystérie et la chorée.
CHAEX. Protoxyde de calcium alcalin qui, étant privé d’eau, forme la chaux vive. — On l’emploie en poudre, pour mélanger à la potasse et faire la poudre de Vienne. — Eteinte avec de l’eau et pulvérisée, elle entre dans la préparation des pommades contre la teigne ; enfin dissoute dans l’eau et filtrée, elle constitue l'eàu de chaux employée dans la dyspepsie et les maladies organiques de l’estomac, lorsqu’il y a des aigreurs i+ •+!. On la donne dans du lait, à 30 et 60 ou 100 grammes, ceÉLiDOiXE. Plante de la famille des papavéracées, dont la racine, en poudre ou en décoction, 15 grammes par litre, s’emploie contre les maladies des yeux □; le suc de la plante âcre, amer, a été conseillé comme caustique pour détruire les verrues E. On l’a donné à l’intérieur comme fébrifuge □.
CSIEE0IDE V. KÉLOÏDE.
EMEaiiEEÉ (Maine-et-Loire). Eau minérale ferrugineuse, acidulé froide.
cMÉsio^is. V. Conjonctive.
CHÊXE. Arbre de la famille des amentacées, dont l’écorce des jeunes branches fournit le tan. Cette écorce est très-riche en tannin, et sa décoction , 20 grammes par litre , sert pour lotions et injections vaginales E. Le fruit de chêne, c’est-à-dire le gland, torréfié, pulvérisé et infusé sert à faire le café de glands, vanté comme astringent dans la diarrhée E et comme antiscrofuleux É. On prépare aussi ce café avec les glands doux d’Espagne, mais il ne vaut pas le café de glands amers.
CRÉXOPGDÉES OU ATRiPEicÉE?!. Famille de plantes dont on emploie : 1° le chempodium blanc sédatif et antihémorrhoïdal en infusion E ; 2° le chenopodium ambroisie ou thé du Mexique en infusion tonique et stomachique E; 3° le chenopodium anthelminthique dont le suc des feuilles, 30 grammes, et les semences pulvérisées, 30 grammes, se donnent comme tænifuges E ; 4° le chenopodium bon Henri ou épinard sauvage dont les feuilles cuites se mangent comme les épinards à titre de laxatif; 5° le chenopodium fétide ou vulvaire, etc.
CMERAI. Ombellifère dont la racine en poudre, 50 centigrammes à 1 gramme, est emménagogue, diurétique et fébrifuge E.
CHEAEEX. Les cheveux sont souvent malades par l’influence de l’âge et des causes morales ou des maladies. Ils perdent leur pig-
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nient et blanchissent par la frayeur, par le chagrin et la vieillesse ; ils deviennent lanugineux, cachectirpies et tombent dans les maladies graves, sous l’influence de l’altération des follicules pileux (V. Calvitie), enfin ils sont attaqués par les parasites végétaux dans la teigne (V. ce mot), dans l’herpès circiuné et dans le pityriasis du cuir chevelu. V. ce mot.
Quand ils sont blancs, cela constitue la canitie. V. Canitie.
Cheveux (CHUTE DES). Sous l’influence des maladies fébriles dans leur convalescence ou à la suite de l’accouchement; quelquefois aussi à la suite des troubles organiques, produits par l’âge ou par les maladies du cuir chevelu, tels que le pityriasis, les cheveux tombent et peuvent ne pas repousser. V. Alopécie.
Poynmade contre Valopécie.
Axongç balsamique . 300 grammes.
Suc de citron . 6 id.
Teinture de cantharides . 2 id.
Essence de citron . 10 id.
(F. allem.).
Pommade contre Valopécie.
Suc de citron . 4 grammes.
Extrait de quinquina . 8 ' id.
Teinture de cantharides . 4 id.
Huile de cade . 23 décigrammes.
Bergamote . 10 gouttes.
Moelle de bœuf . . . 60 grammes.
F. S. a. Avant d’employer cette pommade, on lave la tête avec de l’eau de savon. Le lendemain, on fait une friction et l’on continue tous les jours pendant deux mois (Schneider).
Cheveux (TEINTURE DES). Comme OU l’a vu h l’article canitie, les pâtes mélainocomes sont ce qu’il y a de plus inoffensif pour teindre les cheveux. Quand aux autres procédés de teinture exposés dans le même article leur emploi est souvent dangereux, et il en résulte des migraines que le médecin doit deviner tout en ménageant les susceptibilités de la coquetterie des vieillards.
CHÈ'&^REFECILCE. Arbuste des caprifoliacées dont les feuilles en infusion A à 8 grammes par litre d’eau servent de gargarisme □.
CHICORÉE. Synanthérée dont les feuilles fraîches se mangent eu salade, dont la racine torréfiée donne le café de chicorée. Son infusion amère est dépurativeS et l’on emploie dans le même but, l’extrait, le suc frais et le sirop simple. Il y a aussi un sirop de chicorée composée qu’on donne comme purgatif chez les enfants, mais outre la chicorée il y a dans ce sirop une certaine quantité de rhubarbe. Il s’administre de 30 à 60 grammes Œ3.
cniCOTi]\\ Poudi’e ou décoction de coloquinte que les nourrices mettent au bout du sein pour empêcher les enfants de teter et pour faciliter le sevrage.
CHIE]\DE\'T. Graminée dont le rhizome
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lavé, battu et séché sert en décoction (30 grammes par litre) de tisane rafraîchissante et mucilagincuse quand elle a été édulcorée avec un sirop quelconque f+l.
COIMIATRIE. En voulant expliquer toutes les opérations de la vie par des affinités moléculaires comparables à celles de la matière inorganique, la chimie a dépassé les limites de la science pour entrer dans le domaine des hypothèses et elle est devenue de la chimiatrie.
Il n’y a pas de prétention que n’ait un chimiatre; il vous dira pourquoi l’on digère et comment on digère, il ira même jusqu’à faire une digestion artificielle dans un estomac de verre, appelé cornue, mais si vous lui demandez des excréments, il se fâchera tout rouge, ignorant tpie là seulement sont les preuves de la vie.
Croire que la vie n’est rien par elle-même, qu’elle n’est autre chose qu’un résultat de l’affinité des éléments les uns pour les autres, qu’elle ne saurait modifier l’exercice des fonctions les plus chimiques ; enfin que les médicaments agissent au sein de l’organisme comme dans un verre à expérience, telles sont les prétentions de la chimiatrie.
Le chimiatre fait respirer de l’oxygène à l’asthmatique, injecte de l’eau dans les veines taries du cholérique, donne des acides à ceux qui ont des hémorrhagies, de l’alcali au goutteux couvert de tophus acides, de la diastase et de la pepsine à tous les dyspeptiques, en un mot use jusqu’au ridicule du principe des neutralisants chimiques.
La chimiatrie ne détrônera jamais la médecine qui, prenant toujours à la chimie ce que cette science lui apportera d’utile et de vrai, ne lui laissera jamais réduire le corps humain à un laboratoire où tout se passe selon les lois de l’affinité inorganique.
La vie qui ne s’entretient que par des combinaisons chimiques lutte contre elles selon ses conditions d’âge, de sexe, de tempérament, d’idiosyncrasie et d’influence morale, et elle les modifie pour une fin préconçue relative au maintien de la forme des êtres et aux intérêts des individus.
cuiR.4eRE. Goutte fixée aux mains.