‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 149 sur 731 · FORMULAIRE DE LA CHLOROSE · texte numérisé non relu

FORMULAIRE DE LA CHLOROSE

Préparations ferrugineuses.

Limaille de fer brillante, 50 centigrammes à 1 gramme par jour en commençant le repas.

Fer réduit par l'hydrogène, 50 centigrammes à 1 gramme en commençant le repas.

Sous-carbonate de fer, 50 centigrammes à 1 gramme en poudre en commençant le repas.

Pilules de Vallet.

Sulfate de fer ciûstallisé pur. . . 500 grammes.

Carbonate de soude pur . - 580 id.

Miel . - . SCO id.

Sirop de sucre . . q. s.

On mêle les dissolutions de sulfate de fer et de carbonate de soude additionnée de 30 grammes de sirop par 500 grammes de liquide. On laisse déposer dans

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un flacon à l’émeri; on décante, on lave avec de l’eau sucrée; on égoutte sur une toile imprégnée de sirop de sucre. On exprime, on mêle avec le miel; on évapore en consistance d’extrait pilulaire. On fait des pilules de 2 décigrammes avec gomme, q. s.

Cette formule, dit Bouchardat, est boime, car le sucre et le miel s’opposent, à la transformation du proto-carbonate de fer qui est très-soluble dans les acides de l’estomac et en carbonate de peroxyde qui Test très-peu. Dose, deux à dix pilules par jour dans la chlorose I-h -h.

Sirop de citrate de fer.

Sirop simple . 28 grammes.

Citrate de fer et d’ammonia>jue

anhydre . i id.

Saccharure de girofle et de vanille. l id .

Mêlez et faites dissoudre. A prendre 30 grammes par jour (Béral) FH.

Saccharure de citrate de fer pour eau ferrée.

Sucre en poudre . 22 grammes.

Citrate de fer et d’ammoniaque «aliydre . 1 id.

Saccharure de girofle et de vanille 2 id .

Mêlez exactement. Pour un litre d’eau (3- Pilules antichlorotiques de Blaud.

Sulfate de fer . . .* . 10 grammes.

Carbonate de potasse . 10 id.

Mêlez, et avpc suffisante quantité de poudre de réglisse, de gomme adragant et de sirop simple, faites cinquante pilules. Une le matin, une le soir; ou élève la dose à trente par jour [+]•

Pilules de Blaud modifiées.

Sulfate de îer pur cristallisé ... 10 grammes. Pulvérisez, faites sécher à l’étuvc à une température de 40°; mêlez alors avec :

Carbonate de potasse sec . 10 grammes.

Miel . 5 id.

Poudre de guimauve . q. s.

Faites une masse qu’on divisera en cent pilules. Dose, une à dix par jour. C’est une des plus simples, des meilleures et des plus économiques préparations ferrugineuses (Bouchardat).

Pilules de fer aloétiques.

Limaille de fer porphyrisée . 20 grammes.

Cannelle en pondre . 10 id.

Aloès socotrin id . 5 id.

Mêlez, et avec suffisante quantité de sirop d’ar moise, faites des pilules de 2 décigrammes.

Deux à dix par jour m.

Pilules martiales.

Limaille de fer porphyrisée .... 4 grammes. Extrait d’absinthe . q. s.

F. s. a. trente-six pilules ; trois ou quatre matin et soir l-i- -H (Sydenham).

Pastilles de lactate de fer.

Lactate de protoxyde de fer. . . 25 grammes.

Essence de menthe . 1 id.

Sucre Raguenet . 500 id.

Eau distillée de menthe .... q. s.

F. s. a. des pastilles àla goutte de 5Q centigrammes. On les prescrit à la dose de six à douze dans les vingt-quatre heures, contre la chlorose et les accidents qui en dépendent Q-

CHLÔ

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Dragées de Gélis et Conté.

Lactate de fer . 100 grammes.

Mucilage en poudre de guimauve q . s .

F. s. a. deux mille pilules que vous recouvrirez d’une couche de sucre aromatisé^ comme on le fait pour les anis de Flavigny Q-

Pains au lactate de fer.

On ajoute 25 centigrammes de lactate de fer dans la pâte d’un petit pain. C’est une préparation expérimentée depuis cinq ans dans les hôpitaux, à laquelle on a reconnu une grande efficacité (Boissière).

Chocolat au lactate de fer.

Il s’obtient en mélangeant 25 centigrammes de lactate dans 30 grammes de pâte de chocolat ; c’est une mauvaise préparation, car le lactate de fer est décomposé.

Poudre ferrugineuse de Quesneville.

Bicarbonate de soude . 16 grammes.

Acide tartrique . 28 id.

Sulfate de fer pur . 10 id.

Sucre . 32 id.

Pilules anticar dialgiques.

Pilules de Vallet . 10 grammes.

Pilule de cynoglosse ....... 2 id.

Poudre de rhubarbe . 10 id.

F. s, a. cent pilules très-utiles pour combattre les cardialgies chez les jeunes filles chlorotiques. Dose, un à dix par jour.

Pilules de fer et de digitale.

Digitale . 60 centigrammes.

Limaille de fer. . . 2 grammes.

Thridace . 2 id.

Miel . q. s.

pour trente-cinq pilules, deux ou trois par jour.

Augmenter graduellement jusqu’à dix ou douze (Andral) EJ.

Pilules de fer myrrhées.

Myrrhe pulvérisée . 10 grammes.

Carbonate de soude . ) e .j

Sulfate de fer ........ 1 ®

Sirop . q. s.

Mêlez, et faites des pilules’/de 15 centigrammes; trois à huit par jour, dans l’aménorrhée et la chlorose (Ph. Lond. f+I).

Eau ferrugineuse.

L’acide tartrique et le bicarbonate sont introduits dans le mélange en po-udre grossière. On renferme dans un flacon une cuillerée à café pour 250 grammes d’eau sucrée (Analyse de Fage) El*

Pilules de Blaud modifiées yar Adorne.

Sulfate de fer pur . \

Carbonate de potasse . . 1 îiâ 10 grammes.

Poudre de guimauve. . . . )

Mucilage fait avec partie égale de gomme et de sucre. ... q. s.

Pour cinquante pilules qu’on recouvre d’une couche très- fine de gomme et de sucre aromatisé au citron f+l.

Pastilles de chocolat au fer réduit par l’hydrogène.

Fer réduit par l’hydrogène. . . 100 grammes.

Chocolat fin. . . 1400 id.

(Miquelard et Quevenne PT).

Sirop de lactate de fer.

Lactate de fer . 4 grammes.

Eau distillée bouillante . 200 id.

Sucre blanc . 400 id.

Le lactate de fer n’étant soluble que dans 40 parties d’eau bouillante, on ne pourrait guère en introduire une plus grande quantité dans un sirop. Cette proportion est d’un cent-cinquantième (Cap Pl.L

Pilules de lactate de fer.

Pilules de lactate de fer . 1 gramme.

Poudre de guimauve . 1 id.

Pour vingt pilules; deux par jour PI.

Pilules d’iodure de fer et de quinine.

citrate ferrique sec . 1 id.

Acide citrique, . 4 id.

Bicarbonate de soude . 5 id.

(Valleix, Mialhe.)

Préparatic-MS de manganèse.

Oxyde de manganèse à prendre en poudre, 50 centigrammes à 1 gramme par jour en commençant le repas (Hannon) PI.

Préparations arsenicales.

Arséniate de soude, 5 à 20 milligrammes par jour en potion, à prendre par cuillerées, ou bien ;

Sirop de quinquina . 300 grammes.

Arséniate de soude . lO^centigrammes.

Une cuillerée à boûche matin et soir i-i- -n.

Préparations diverses.

Tisane avec l’absinthe.

Sommités sèches d’absinthe. ... 4 grammes. Eau bouillante . 1 litre.

Faites infuser pendant une heure, passez [Tl- On préparera de même les tisanes avec la menthe poivrée, la sauge, le thé.

Extrait d’absinthe . 1 à 4 grammes.

Vin d’absinthe . . 60 â 125 id.

Sirop d’absinthe . 60 id.

Café de glands.

Glands torréfiés 16 grammes.

Faites bouillir pendant un quart-d’heure dans :

Eau . . 1000 grammes.

Passez et ajoutez :

Sucre . 50 grammes.

Proto-iodure de fer . 5 grammes.

Sulfate de quinine . 1 id.

Miel . 1 id.

Poudre de réglisse . . . q. s.

F. s. a. cinquante pilules. On en prendra deux à six par jour dans la chlorose. On élèvera successivement la dose jusqu’à douze. A prendre en trois fois à une heure de distance fTl.

Elixir amer.

Racine de gentiane coupée .... 50 grammes. Faites macérer pendant cinq à six jours dans :

Eau . 1000 grammes.

carbonate de potasse. ..... B id.

Filtrez et conservez.

10 à 20 grammes et plus, selon l’âge (Dubois).

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Ôn donne aussi la poudre de sang de bœuf desséché [3 (Mauthner) j le boudin de porc et de bœuf; le sang de bœuf frais^ à prendre sous forme liquide à la dose d’un demi- verre par jour Le sirop d’écorce de chêne 30 à 60 grammes par jour.

Uhuile phosphorée dans la chlorose rebelle, ayant résisté au fer et aux toniques (Frank).

Infusion de inarjolaine, 16 grammes par litre [3- Poudre de vanille, 1 à 4 grammes par jour [3- Poudre d’écorce de chêne, 1 gramme par jour [3* Poudre de tannin, 1 à 2 grammes par jour (Pezzoni) (3.

Infusion de dictame de Crète ou Origanum dictamnus, 4 grammes par litre d’eau Infusion de sauge, 4 grammes par litre d’eau 0. Graine entière de moutarde noire (Dioscoride) [3- Poudre de moutarde à l’intérieur Charbon de bois en poudre. Une cuillerée à bouche deux ou trois fois par jour. j

Infusion de camomille, 2 grammes par litre d’eau.

Asa fœtida. 50 à 60 centigrammes. Trois fois par jour en pilules j 3 grammes 50 centigrammes en lavement.

Racine d’impératoire. 1 à 4 grammes ; le double en infusion.

Racines d’anlnée. 4 grammes en poudre; 4 à 15 grammes en décoction.

Marrubium album. 3 à 7 grammes en poudre ; le double en infusion; extraitj 15 à 25 centigrammes.

Essence d’absinthe, dix gouttes, sur du sucre ou dans une potion.

Muscade. En poudre, depuis 40 centigrammes; huile essentielle, 2 à 10 gouttes.

Herbe aux chats. Sommités sèches, 7 grammes en infusion ; une petite poignée en décoction pour lavement.

Ergot de seigle, dans la chlorose hémorrhagique, avec des règles abondantes.

E;anx minérales.

Eaux minérales ferrugineuses froides, A’Orezza, en Corse I-h -H.

Eaux salines chaudes de Plombières, et en même temps la source ferrugineuse [3 (Vosges).

Eaux de Spa, de trois à douze verres par jour, avec du vin ou du lait l-^ -H.

Eaux ferrugineuses de Steben I3‘

Eaux de Tarascon [3 (Ariége).

Eaux ferrugineuses de Vannes [3 (Morbihan).

Eau ferrugineuse de Vellotte [3 (Vosges).

Eau minérale froide, ferrugineuse de Péronne [3 (Somme).

Eaux ferrugineuses de Vannecourt [3 (Meurthe) . Eaux ferrugineuses de la Varabelière fTl (Manche') . Eaux ferrugineuses de Varangeville [3 Seme-Iu- I îérieure.

Eau ferrugineuse à’ Oherville, en boisson, près de de Gany 3:. canton de Gaux.

Eau ferrugineuse à' Olbersdoff , en boisson (Silésie Prusse) 13 •

Eaux feiTugiueuses de Pgrrnonf |-<- -i-i (W estpha- Ue).

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Eaux ferrugineuses de Provins [3 (Scine-et- Marne) .

Eaux salines, tièdes, amères de Pouillon, près de Dax 13 (Landes).

Eau de Vie en Carladez [3 (Cantal).

Eaux ferrugineuses froides de Forges, près de Rouen In- -hI.

Eaux ferrugineuses de Vallet, près de Nantes f3. Eaux ferrugineuses de Tongres, près Maëstrichtr3.

Eau saline, ferrugineuse de Toud, près d’Auxerre m (Yonne).

Eau saline, ferrugineuse froide de Toul 13 (Meurthe).

Eau de Trye-le-Chàteau [3 (Eure).

Eau ferrugineuse de Vitry-le-Français [3 Eaux ferrugineuses de Vaujour 3.

Eau ferrugineuse de Casteljaloux 3 (Lot-et-Garonne).

Eaux minérales ferrugineuses de Passy l-^ -n (Seine).

Eau minérale ferrugineuse de Bussang (Vosges)

CHLORL'BES. Combinaisons du chlore avec les corps simples fort employées en thérapeu tique.

1° Le chlorure d’ ammonium, ou sel ammoniac, ou chlorhydrate d’ammoniaque, soluble et un peu piquant, s’emploie comme stimulant, diurétique fondant et fébrifuge. On le donne à la dose de 1 à 2 grammes contre la scrofule 3 j contre les tumeurs cancéreuses 3 j dans le rhumatisme chronique 3 et en gargarisme contre les angines tonsillaires 3.

2“ Chlorure d’antimoine ou beurre (Tantimoine. Caustique déliquescent dont on se sert pour cautériser la pustule maligne et les morsures d’animaux venimeux, lorsqu’on a bien étanché le sang In- -H.

3“ Chlorure dCargent. Sel insoluble qu’on peut donner dans l’épilepsie et dans la paralysie générale, à la dose de 10 à 25 centigrammes 3*

4° Chlomre de baryum. Sel peu soluble, toxique à haute dose et donné dans la scrofule à 1 et 25 centigrammes 3-

5° Chlorure de calcium. Sel très-soluble, purgatif à haute dose, donné contre la scrofule à 2 et 5 grammes par jour 3.

6“ Chlorure de cuivre et cT ammoniaque. Conseillé à la dose de 1 à 25 centigrammes contre l’épilepsie 3‘

1° Chlorures désinfectants ou hypochlorites formés par l’acide hypochloreux. Ces chlorures sont : 1° le chlorure de soude, ou chlomre d’oxyde de sodium, ou hypochlorite de soude, ou liqueur de Laharraque, qui s’emploie avec six fois son volume d’eau pour lotions, injections, gargarismes et aspersions sur les plaies gangréneuses 3 i dans les foyers purulents 3 j dans la salivation mercurielle 3 ; et contre la fétidité de l’haleiue 3i 1® chlorure de chaux solide, j déliquescent, employé en frictions contre la stomatite ulcéro-membraneuse 33.- et chlorure de chaux liquide, utilisé comme désinfectant 3 j te chlorure de potasse, ou eau de Javelle, également employé pour la désinfection de l air, dés pièces de pansement et des plaies.

8° Chlorure d’étasi, ou liqueur fumante de liba^

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vins, poison énergique employé comme vermifuge E].

9“ Chlorure de fer, peu employé, mais le deutochlorure ou percMorure, est d’un usage universel. Le perchlorure à l’état liquide marquant 30“ est, par son action coagulante sur le sang, le meilleur des hémostatiques. On s’en sert en injection, goutte par goutte, avec la seringue de Pravaz, introduite dans un anévrysme pour coaguler le sang et guérir ces tumeurs sans recourir à la ligature I-h +1 , en injections dans les varices El 1 en topiques pour arrêter les hémorrhagies en nappe d’une plaie i-h h-I. ou l’hémorrhagie d’une piqûre de sangsue l-h -H. On le donne à l’intérieur dans de l’eau sucrée, 5 à 20 et 50 gouttes dans le croup dans l’hémoptysie [+1 : dans les hémorrhagies internes [+Ji dans le scorbut Eli dans le purpura hæmorrhagica I-f -i-l.

10° Chlorure de fer et dl ammoniaque ou fer ammoniacal, se donne de 10 à 50 centigrammes dans la chlorose et l’anémie El.

11° Chlorure de magnésium ou hxjdrochlorate de magnésie, employé comme purgatif

12° Chlorure de magnésie, se donne à 10 et 50 centigrammes dans la chlorose

13° Chlorures de mercure. he pjrotochlorure ovl calomélas, insoluble, s’emploie à l’intérieur en pommade ou en glycérolé (3 grammes sur 30 grammes) contre l’eczéma, le lichen et l’impétigo Eli 6*^ poudre comme collyre' sec dans les taches de la cornée El ; à l’intérieur, dans la diphtérite El j dans la syphilis Eli enfin comme purgatif à la dose de 20 à 50 centigrammes et 1 gramme EIÏI- 2° Le deutochlorure ou sublimé corrosif, poison très-énei’gique, se donne dans la syphilis !■+■ -H et dans les maladies de la peau E3- ^ fe, base de la liqueur de Van Swieten. Il s’administre à la dose de 5 à 15 et 25 milligrammes dans une potion , dans la mie de pain ou dans un biscuit. On l’emploie en pommade, 5 centigrammes pour 30 grammes d’axonge, et en bain, 5 à 15 grammes préalablement dissous dans 50 granimes d’alcool.

14° Chlorure de morphine ou hydrochlorate de morphine, sel peu soluble donné comme sédatif à l'intérieur, à la dose de 1 à 5 centigrammes. Il est employé sur la peau dénudée d’épiderme par la méthode endermique pour calmer las névralgies l-i- -H.

15° Chlorure d’or ou muriate d’or, se donne de 2 à 5 et 10 milligrammes dans la scrofule et la syphilis El*

16° Chlorure d’or et de sodium, se donne à la dose de 2 à 5 et 10 milligrammes dans la scrofule, le cancer et la syphilis El*

17° Chlorure de sodium, ou sel commun, ou sel de cuisine, très-soluble, employé comme condiment habituel, se donne centre la scrofule, 2 à 5 grammes El > phthisie, 2 à 5 grammes El î fièvre intermittente, 15 à 30 grammes Eli en collyre, dans les ulcérations de la cornée, 50 centigrammes sur 30 gi'ammes Eli l’angine couenneuse, 1 à

4 grammes Eli comme purgatif, 30 à 60 grammes [3. On remploie en bains, 1 et 2 kilogrammes par bain.

18° Chlorure de soufre fait la base d’une pommade employée contre la gale Q.

19° Chlorure de zinc, employé à l’intérieur dans la chorée et quelques névroses E]; a est en usage

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comme caustique lorsqu’il a été incorporé à de la farine et à de l’eau, de façon à former la pâte de Canquoin. V. Caustiques.

CBiocoîiATT. Pâte alimentaire formée de cacao, de sucre, de fécule et de quelques aromates. — C’est un aliment auffuel 011 incorpore du fer, de la magnésie de la santonine, etc., pour les faire prendre plus facilement aux enfants et aux personnes difficiles.

C!l®LACi®CiUE. Purgatifs qui ont plus que d’autres la propriété de faire évacuer de la bile. Le jalap, la scammonée, l’ellébore, etc., sont de ce nombre. V. Purgatifs.

CMOEÉCYSTITE. La cholécystite, ou l’inflammation delà vésicule biliaire, se produit par propagation de l’inflammation' des conduits biliaires, ou à la suite de l’oblitération du Qnal cystique par un calcul biliaire, ou enfin par suite de la présence de calculs biliaires dans la vésicule qui renferme la bile. V. Calculs biliaires.

Des douleurs dans l’hypochondre droit, des coliques hépatiques et de l’ictère quelquefois, co'incidant avec une tumeur se développant rapidement et présentant de la fluctuation franche dans toute son étendue, caractérisent les abcès ou collections séreuses et purulentes dans la vésicule biliaire (J.,-L. Petit). L’absence de frémissement hydatique de dysenterie antétérieure, ou de traumatisme du foie feront éloigner l’idée d’un kyste hydatique, qui est toujours très-long à se développer, et l’idée d’un abcès du foie.

Si l’oblitération du canal cystique vient à cesser, la tumeur remplie de bile se vide seule dans l’intestin (J. -L. Petit) ; mais si l’oblitération persiste, la tumeur continue de croître et il faut alors agir, car elle pourrait s’ouvrir dans le péritoine.

Thérapeutique. — On combattra les phénomènes inflammatoires locaux de la cholécj'stite par les sangsues, les vésicatoires volants, et les cataplasmes émollients. Un peu plus tard, les purgatifs, en excitant des contractions dans l’intestin et en secouant les voies biliaires, pourront faire sortir le calcul biliaire qui oblitère le canal cystique et avait causé l’inflammation.

Quand une tumeur s’est formée et qu’elle tend continuellement à s’accroître, on l’ouvrira, à l’aide des caustiques, par la méthode de Récamier. Un cautère avec le caustique de Vienne sera tenu pendant vingt minutes sur la partie saillante de- la tumeur; lorsque l’eschare sera faite, on l’enlèvera avec le bistouri, puis on mettra sur la plaie une rondelle de pâte de zinc pendant douze heures. Cette seconde eschare sera enlevée comme la première et remplacée par de la pâte de zinc, et l’on arrivera ainsi à la surface de la tumeur devenue adhérente aux parois abdominales. Si elle n’était point ouverte, on ferait une nouvelle application de caustique. Dès que le kyste sera ouvert, on fera de fréquents lavages à l’eau tiède; si le liquide a mauvaise odeur, on

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era des lavages avec un mélange de deux tiers d’eau et uu tiers de teinture d’iode. Une fistule s’établira et donnera issue à du mucus filant sécrété par la muqueuse de la vésicule et à des calculs biliaires qui ont déterminé l’inflammation. Il n’est pas nécessaire d’aller à la recherche de ces corps, ils sortiront seids. On devra seulement empêcher la fistule de se fermer avant que la tumeur soit vidée complètement. On dilatera avec la racine de gentiane ou l’éponge préparée l’orifice de la fistule quand elle se rétrécira.

Pour guérir radicalement les malades, on devra faire des injections caustiques ; mais ces moyens ont (les dangers, car il faut savoir que la vésicule finira, par s’atrophier, et d’ailleurs la fistule peut se guérir seule.

€!iOLÉeA. Les flux blanchâtres, très-abondants de l’intestin, remplis de grumeaux blancs et de cor comonades (Y. ce mot), avec vomissements, crampes, cyanose, aphonie et suppression des urines, constituent le choléra.

Il y a un choléra épidémique, ou asiatique, en raison de son origine, et un choléra sporadique indigène, qui ne sont que des degrés différents de la même maladie.

Le flux cholérique intermittent, quotidien ou tierce régulier, n’est autre chose qu’wwe des formes de la fiérre perrdcieuse, connue sous le nom de -fièvre pernicieuse cholérique, et il doit être traité dès le second accès par une forte dose de sulfate de quinine.

Le choléra ne produit d’autre altération de l’intestin qu’une hypertrophie des follicules isolés de la muqueuse, mais cette hypertrophie est si considérable, que toute la surface de l’inlestin est couverte d’une éruption influente' co'mme celle de la variole. — C’est la psorentérie,

La psorentérie ou hypertrophie des glandes isolées de l’intestin du choléra n’est pas plus une maladie de ces glandes que l’hypertrophie des seins d’une nourrice n’est une maladie de la mamelle. — C’est l’effet et non la cause de l’hypersécrétion glandulai re.

Par son extrême abondance, le flux cholérique enlève le sérum du sang et produit l’arrêt de la circulation en coagulant le sang des veines et des capillaires, ce qui explique l’absence de sécrétion urinaire, la cessation de l’hématose et la diminution de la calorification.

Des vomissements et des déjections blanches, des crampes , un amaigrissement rapide, la perte d’élasticité de la peau, des sueurs visqueuses froides, l’aphonie et l’anurie, la cyanose et le refroidissement cutané caractérisent le choléra bleu, algique ou asphyxique.

Le choléra débute quelquefois d’emblée par les vomissements, la cyanose, le refroidissement, les crampes, l’aphonie et l’anurie ; alors il est promptement mortel.

Une diarrhée catarrhale de quelques jours

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précède souvent le choléra bleu ou asphyxique (J. Guérin).

Deux périodes s’observent dans le choléra épidémique : l’une, dite de concentration des forces, est caractérisée par la cyanose, l’algidité et les déjections; la seconde, dite de réaction, se manifeste par la fréquence du pouls, la chaleur et la rougeur de la peau, le retour des urines et la réapparition de la voix.

L’albuminurie est un symptôme constant du choléra bleu, car, même pendant la période d’anurie, si l’on sonde les malades pour tirer quatre ou cinq gouttes d’urine, ces quatre ou cinq gouttes renferment de l’albumine. — A mesure que la réaction s’établit, les urines deviennent plus abondantes, sont très-chargées d’albumine, et quand on les voit revenir à l’état normal, on peut être sûr que le malade guérira.

L’âlgidité cholérique qui fait descendre la température de la peau à -f 19“ centigrades indique la mort.

Dans le choléra bleu, l’haleine est froide, la peau glacée, et cependant les malades accusent une chaleur profonde extrêmement pénible.

On meurt aussi bien du choléra dans la période de réaction que dans la période d’algidité.

Le ralentissement et l’arrêt de la circulation veineuse expliquent le défaut d’hématose dans les poumons, l’absence de combinaisons chimiques dans les tissus et, par suite, l’algidité de la peau ou de l’air expiré.

L’air qui s’échappe des poumons dans le choléra bleu sort comme il y était entré, sans avoir rien perdu de son oxygène (Doyère).

Le choléra bleu suspend les actions ebimiqiies du poumon et de la peau, de sorte que l’oxygène ne se combinant plus au carbone du sang, toute combustion se trouve arrêtée, et il en résulte un froid plus ou moins intense au milieu duquel succombent les malades.

Dans le choléra épidémique, s’il y a des cas foudroyants qui tuent en quelques heures, sans permettre à la réaction de s’établir, ordinairement la vie se prolonge plus longtemps, et il y a enfin des cas légers, appelés cholérine, qui se terminent d’une façon favorable.

Dans la période de réaction du choléra, on observe souvent des éruptions de roséole et de rougeole bien caractérisées, mais sans gravité ; tout le danger consiste alors dans l’apparition fréquente de pneumonies, de méningites, d’entérites et de quelques autres phlegmasi^ intérieures consécutives.

La convalescence du choléra épidémique, souvent très-longue et très-pénible, s’accompagne quelquefois de nervosisme, c’est-à-dire d’état nerveux chronique et souvent de contractures eæentielles des extrémités.

Le choléra sporadique se montre tous les étés.- sous l’influence de la chalenr, des bois-

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sons abondantes, acides ou glacées, des fruits en excès, et on le reconnaît par ses vomissements, par la diarrhée abondante blanche, par le refroidissement cutané, par la cyanose, les crampes, la diminution des urines et l’albuminurie, le ralentissement du pouls, etc., symptômes affaiblis du choléra épidémique.

Quoi qu’on en ait dit, le choléra sporadique et le choléra épidémique ne sont qu’une seule et même maladie, ayant les mêmes symptômes, résultant de la même hypertrophie glandulaire de l’intestin, et ils ne diffèrent que par la terminaison plus ordinairement heureuse du choléra sporadique.

Le choléra sporadique et le choléra épidémique sont des maladies de même nature à des degrés différents, absolument comme sont le typhus et la fièvre typhoïde, la variole et la varioloïde, la diphthérite et la diphthéroïde , la syphilis et la syphiloïde, et, dans Tune, le poison est infiniment moins énergique et moins actif que le poison de l’autre.

Il y a chez les nouveau-nés une maladie jadis appelée ramollissenient de la membrane muqueuse de l’estomac, plus tard entérite cholériforme, et qui est caractérisée par des vomissements et des évacuations aqueuses si abondantes qu’il en résulte un amaigrissement rapide avec décoloration des tissus, excavation des yeux, refroidissement des extrémités et psorentérie. C’est le choléra infantile.

Thérapeutique. — Il n’y a pas de police sanitaire capable d’arrêter la marche d’une véritable épidémie de choléra ; mais un foyer cholérique où succombent beaucoup de victimes doit être immédiatement dispersé, et c’est une faute très-grave de concentrer les populations dans le lieu où règne le mal.

S’il y a diarrhée prodromique du choléra, ordonnez la diète, des boissons féculentes, astringentes, alb umineuses et gommeuses ; " — la limonade sulfurique, 3 grammes par litre d’eau (le Petit); — une potion laudanisée, 6 à 10 gouttes ; — une potion opiacée, 25 milligrammes à 5 centigrammes d’opium ; — 10 à 15 gouttes à’ élixir parégorique de ] New-York toutes les heures dans de l’eau sucrée, et des lavements laudariisés avec dix gouttes de laudanum.

S’il y a des symptômes d’embarras gastrique, quelques médecins n’hésitent pas à donner un vomitif 1 gramme 50 centigrammes d’ipécacuanha en poudre ou un purgatif salin, mais ce sont des moyens dangereux.

On peut aussi donner du tannin, 10 à 25 centigrammes dans une potion gommeuse □. — De l’extrait de ratanhia ou du diascordium, 25 à 50 centigrammes dans une potion [3- — Du. sous-niti*ate de bismuth dans de l’eau sucrée, 2 à 10 grammes par jour.

Période algide. — Pour ranimer la chaleur, on donnera du vin chaud. — Du punch. — De l’alcoolat de mélisse. — De l’infusion de thé ou de café noir avec de l’eau-de-\ie, du rhum et du kirsch. — De l’eau de menthe poivTée, GO grammes en potion.

CIIOL

Dans la période algide, on a conseillé le sulfate de quinine, 3 grammes dans les vingt-quatre heures □.

Cette médication est fort dangereuse, car on donne la quinine à une période où l’absorption intestinale ne seffait pas, et si les malades passent cette première période, quand l’absorption commence à se faire, ils tombent sous l’influence de la quinine et meurent empoisonnés. Il vaudrait mieux essayer la quinine en injections hypodermiques.

On donnera aussi des bains de vapeur. — Des bains d’air chaud et des bains de moutarde. — Des sinapismes devront être promenés sur la peau, et il faudra faire passer un fer chaud le long du i-achis et des membres. — On prescrira enfin des frictions avec le Uniment hongrois, avec les liniments volatils camphrés, térébenthinés, ou avec de l’eau de Cologne, etc.

Uniment hongrois.

Camphre pulvérisé . 40 grammes.

Piment en poudre . . 20 id.

Farine de moutarde . 40 id.

, Ail pilé . 20 id.

Cantharides en poudre . 10 id.

Faites digérer vingt-quatre heures dans :

Vinaigre . 85 grammes.

Alcool rectifié . 160 id.

Uniment volatil.

Ammoniaque liquide . 30 grammes.

Huile d’olive . 120 id.

Mêlez et agitez. — Pour frictions.

Uniment volatil camphré.

Camphre . 20 grammes.

Faites dissoudre dans le Uniment précédent. Uniment térébenthiné.

Huile volatile de térébenthine . . 20 grammes.

Huile de camomille . . 60 id.

Laudanum . . . 10 id.

Mêlez et employez en frictions.

Contre les vomissements. — Eau de Seltz et morceaux de glace; — opium, 15 centigr. à 1 gramme dans une potion [3 morphine et narcéine à l’intérieur, sur la peau par la méthode endermique ou en injections hypodermiques

Contre la diarrhée. — Lavements laudanisés. — Décoction de café. — Sous -nitrate de bismuth, 5 à 25 grammes dans un verre d’eau sucrée ou bien 8 à 10 grammes de bicarbonate de soude (Baudrimont) □. ■ — Potion sulfurique ou azotique avec 1 gramme d’acide sulfurique ou nitrique pour 120 grammes de véhicule [3-

Contre les crampes. — Bracelets de laiton sur les cuisses, sur les bras et sur les jambes F+l (Burq).

Contre les coliques. — Cataplasmes émollients et laudanisés. — Plaques de laiton sur le ventre [3- Le carbonate d'ammoniaque peut êti-e donné dans un julep gommeux, à la dose de 1 à 3 grammes en vingt-quatre heures I |.

Période de réaction. — Supprimer peu à peu les échaufi'ants ; administrer 15 à 30 centigrammes de quinine. — Une ou deux saignées peuvent être nécessaires si la fièvre est considérable.

Les pblegmasies de la peau, des poiunons, du cerveau, de l’intestin, etc., doivent êü-e combattues par des moyens appropriés.

Les éruptions cholériques d’appai'ence scarlatineuse et morbilleusc n’exigent d’autre traitement que des boissons émollieiiles et diaphorétiques.

CHOL

CHOL 263

Les contractures de la convalescence du choléra disparaissent très-vite sous l’influence des armatures de laiton.

FORUULAIKE Dü CHOLÉRA.

Lavement avec l’amidon.

Délayez l’amidon dans 200 grammes d’eau froide, portez le reste de l’eau à l’ébullition, retirez-la du feu et vevsez-la sur le mélange d’eau et d’amidon. (F. H. P.)

Lavement astringent.

Faites infuser dans

Eau . 300 grammes.

Passez, ajoutez :

Laudanum de Sydenham .... 10 gouttes.

Lavement laudanisé.

Laudanum de Sydenham. ... 20 gouttes.

Décoction de guimauve . 250 grammes.

On y ajoute fréquemment 16 grammes d’amidon, et on a le lavement d’amidon laudanisé, très-employé pour combattre les diarrhées.

Lavement de morphine.

Amidon. . . 10 grammes.

Délayez dans eau . 500 id.

Ajoutez :

Acétate de morphine. ..... 2 centigrammes.

Pilules contre la diarrhée.

Thériaque . 5 grammes.

Poudre de Colombo . 1 id.

Extrait d’opium . 20 centigrammes.

Mêlez et faites douze pilules. Une matin et soir. Mixture anticholérique.

Cette mixture s’emploie dans les cas de réfrigération et d’extinction du pouls sous l’influence du choléra.

La dose est de 1 5 à 20 ou 25 gouttes, et même quelquefois, 30 à 40 gouttes dans un petit verre de vin généreux.

On réitère cette dose deux ou trois fois de demiheure en demi-heure, jusqu’à ce que la réaction commence.

Teinture éthérée de valériane. . 8 grammes.

Teinture de noix vomique ... 4 id.

Liqueur d’Hoffmann . 8 id.

Teinture d’arnica . 4 id.

Essence de menthe . 2 id.

Teinture d’opium . 6 id.

Teinture d’aconit . 12 id.

M. S. a. (Strogonof.)

Liniment stimulant rubéfiant.

Essence de térébenthine. ) en

Ammoniaque liquide ... grammes.

Mêlez. Employez en frictions et en applications sur la colonne vertébrale, dans les cas de choléra PR. (Petit.)

de huit à dix gouttes en potion dans le choléra sporadique. A l’extérieur, elle s’emploie en frictions dans les crampes

Veau distillée de menthe poivrée est employée contre le choléi’a asiatique, dans la période du refroidissement, à la dose de 30 à 125 grammes dans une potion.

Pastilles de menthe.

Huile essentielle de menthe poi¬

vrée . . 4 grammes.

Sucre très-blanc . 375 id.

Eau de menthe poivrée . q. s.

Tablettes de menthe poivrée.

Sucre blanc . 500 grammes.

Essence de menthe poivrée ... 4 id.

Mucilage de gomme adragant

à l’eau de menthe poivrée . . q. s.

Potion excitante.

Sirop de menthe . 40 grammes.

Eau distiUée de mélisse .... 100 id.

Alcoolat de mélisse comp. ... 1 id.

Mêlez. Dans la période algide du choléra. (Récamier.)

Teinture aloétique composée (drogue amère).

Aloès soeotrin en poudre . . . 500 grammes.

Myrrhe . id. 1

Mastic . id. j âù 250 id.

Benjoin . id. '

Rac. dè Colombo . . . id. 1

— de gentiane . . . id. r ââ 120 id.

— d’angélique . . . id. *

Safran . *. . . 60 grammes.

Faites macérer pendant sept à huit jours dans :

Eau-de-vie ordinaire . 18000 grammes.

Passez, ajoutez :

Eau-de-vie de genièvre .... 6000 grammes. Filtrez et conservez.

10 à 40 grammes dans une potion appropriée, dès le début du choléra asiatique Q-

j Potion tonique et narcotique.

Colombo . . 5 grammes.

Faites infuser dans :

Eau . 200 grammes.

Passez. Ajoutez :

Laudanum de Sydenham .... 1 gramme.

Sirop de Tolu . 30 grammes.

A prendre par cuillerée toutes les heures.

Potion contre les coliques.

Sirop diacode . 10 grammes.

Sirop de coings . 20 id.

Eau de menthe . 40 id.

Eau ordinaire ......... 50 id.

Mêlez. A prendre en deux ou trois fois à un quart d’heure d’intervalle (Cuffer) [3-

Gouttes aniicholériques.

Teinture d’opinm simple .... 5 srammes.

Extrait d’aloès . 4 ' id.

Huile volatile de cajeput.

Stimulant diaphorétique. On l’a employé à la dose

A prendre de 10 à 30 srouttes dans une cuillerée de vin Q.

Potion simulante.

Huile de eajeput . . 1 gramme.

Etiier sulfurique alcoolisé ... 4 id.

Eau de menthe . 150 id.

Sirop de fleur d’oranger . ... 40 id.

A prendre par cuillerée toutes les heures [3. Potion antispasmodique.

Sirop de fleur d’oranger .... 32|gramraes.

Eau distillée de tilleul . 64 id.

Eau de fleur d’oranger . 64 id.

Éther sulfurique . 2 id.

A prendre par cuillerées [3 {Codex.)

Infusion de guaco, 30 grammes par litre d’eau. Acétate de plomb, 15 à 75 centigrammes [3- Décoction de Sonora heptaphylla , 30 grammes par litre (Swediaur). C’est V anticholerica des colonies anglaises de l’Inde S.

strychnine, parla méthode endermique et à l’intérieur (Dreyfus , Trolliet, Polinière) [3-

Solution arsenicale, six gouttes à la fois d’abord de demi-heure en demi-heure, et, sitôt l’amélioration, trois gouttes toutes les trois heures (Black) I I.

Evpatorium cannabinum en décoction, 30 grammes par litre et demi de \inaigre réduit à un litre, et dans lequel on ajoute 100 grammes de sirop simple ou de sirop de morphine, üne à deux cuillerées à soupe toutes les heures dans la période algide (Van Dromme), 26 guérisons sur 36 cas I I.

Infusion de racine de columbo {Coculus palmatus), poudre de la même racine, 75 centigrammes à 1 gramme en une ou plusieurs fois par jour

Sous-carbonate de magnésie en poudre, 4 à 6 cuillerées à café par jour, associé au poivre ou au gingembre r~i.

Calomel à haute dose, 50 centigrammes à 1 gramme, associé à l’opium, 10 centigrammes €iiOLÉBi!\'E. Maladie qui est le diminutif du choléra. V. ce mot.

CHORÉE (Danse de Saint-Guy). Des convulsions permanentes de la face et des membres, sans fièvre et sans désordre de l’intelligence, caractérisent la danse de Saint-Guy.

La danse de Saint-Guy est le type des convulsions cloniques, et elle s’observe plus souvent chez les filles cjue chez les garçons, et chez les enfants que chez les adultes ou chez les vieillards.

On voit souvent la chorée apparaître sous l’influence de la peur, des vers de l’intestin, de la convalescence des pneumonies, des fièvres typhoïdes,des fièvres éruptives etdu rhumatisme.

La chorée ordinairement sporadique peut être épidémique et se propager par imitation, comme toutes les névroses mentales.

Il est rare de rencontrer la chorée symptomatique et engendrée par les maladies du cerveau ou de la moelle.

%* La chorée est le plus ordinairement liée à la chloro-anémie de l’enfance.

%*Des grimaces, des mouvements irréguliers de la langue ou de la tête, des mouvements saccadés du bras et des doigts qui empêchent de boire ou de manger seul, des mouvements

semblables dans les membres inférieurs empêchant la marche, un réel excès de sensibilité morale sans fièvre, sans trouble de l’intelligence et sans paralysie, caractérisent la chorée.

La chorée est rarement partielle, mais on l’a observée dans un membre ou dans une moitié du corps sous forme hémiplégique.

La chorée est une maladie de courte durée, mais elle peut passer à l’état chronique et persister de une à plusieurs années.

%* Rien n’est commun comme les récidives chez les enfants qui ont eu la danse de Saint- Guy.

Les convulsions choréiques cessent ordinairement pendant le sommeil.

Les mouvements convulsifs de la chorée peuvent être assez forts pour que le frottement de la peau qui en résulte amène la rubéfaction de cet organe, son excoriation, et secondairement la mort.

A la longue, la chorée produit la perte de la ménaoire, l’hébétude, des hallucinations et quelquefois la démence.

Thérapeutique,— 'La. chorée, compliquée d’un état saburral, doit être traitée au début au moyen d’un vomitif et d’un purgatif.

On guérit la chorée vermineuse par l’emploi des vermicides et surtout de la santouine, 5 à 25 centigrammes par jour.

Il y a des chorées qui dépendent de la chlorose et qu’on peut guérir par les aliments substantiels, du bon vin, du quinquina, des préparations ferrugineuses et des bains de mer ou de rivière.

Quand la chorée persiste, il faut la traiter par l’hydrothérapie, par les bains sulfureux de chaque jour 13; — par l’électricité ; — par le massage uni à la gymnastique [3; — par les antispasmodiques, tels que : valériane, camphre, asa fœtida, oxyde de zinc 3, etc. ; — par le chloroforme à dose anesthésique tous les jours ; par la poudre de noix vomiquè ; 3 — le sirop de sulfate de strychnine, 5 centigrammes pour 100 grammes, une à quatre cuillerées à café par jour 3 5 — l’opium à haute dose ; — par la belladone ; — par l’arsenic dans les cas rebelles 3 > — por le tartre stibié à haute dose Si — enfin par les plaques métalliques de laiton mises aux bras, aux poignets, au cou, aux cuisses et aux pieds 3-

De tous les moyens employés contre la chorée, les meilleurs sont les ferrugineux, l’arsenic, le chloroforme, l’hydrothérapie, les bains sulfureux et les applications de plaques de laiton sur les membres. FORMULAIRE DE LA CHORÉE.

Pilules de Méglin.

Extrait de jusquiame . 2 grammes.

Extrait de valériane . 2 id.

Oxyde de zinc . 2 id.

F. S. a. trente-six pilules. {Codex.)

D’abord une par jour, et l’on élève successivement la dose jusqu’à produire de légers vertiges 1+1. Poudre contre la chorée.

Fer porphyrisé . 10 centigrammes.

Extrait d’opium . 1 à 2 id.

Extrait sec de qninquina. ... 20 id.

F. s. a. une prise. En prendre matin et soir un paquet semblable ; on augmente progressiyement la dose de fer et d’opimn (Bonneau) f+1.

Poudre de Carignan.

Pondre de Guttète . 250 grammes.

Ambre jaune porpbyrisé .... 375 id.

Corail ronge . . 125 id.

Terre sigillée . 125 id.

Cinabre . . . 12 id.

Kermès minéral . 12 id.

Noir d’ivoire . 12 id.

Mêlez selon l’art^ et divisez en prises de 10 centigrammes.

Julep émétisé.

Émétique . 3 déeigrammes.

Infusion de feuille d’oranger. 150 grammes.

Sirop de sucre . 40 id.

Une cuillerée toutes les deux heures. Contre la chorée (Rasori) |3- Oq répète la même potion chaque jour jusqu’à guérison. On prescrit en même temps les pilules antichoréiques indiquées ci-dessus. L’émétique a été aussi employé par Laennec, par Bouley et par Gillette.

Pilules antichoréiques.

: : : : : i « « «..is—

Mêlez pour deux pilules.

Une tous les jours jusqu’à guérison (Rasori) Q- Liniment de Rosen.

Alcool . 60 grammes.

Essence de girofle. o .,

Huile de muscade . 1 ^

Chrestien de Montpellier l’a employé avec beaucoup de succès dans la chorée, en frictions trois fois par jour, à la dose d’une cuillerée à café RH.

Pilules de valériane et de jusquiame.

Valérianate de fer . 4 grammes.

Extrait de jusquiame . 2 id.

Pour trente pilules, trois par jour [3- Pilules d’iodure de zinc et de morphine.

lodure de zinc et de morphine . 1 décigramme.

Poudre de guimauve . 1 grammes.

Sirop de gomme . q. s.

F. s. a. huit pilules. A prendre une ou deux par jour Fn.

Poudre antispasmodique.

Gomme arabique pulvérisée . . 20 grammes.

Oxyde blanc de zinc . 1 id.

Poudre de valériane . 50 centigrammes.

Mêlez exactement et faites des paquets de 30 centigrammes, dont on prendra trois par jour fT].

(Heintz).

Pilules sédatives.

Extrait de valériane . . . I ^ grammes.

Id. de belladone . 30 centigrammes.

Oxyde de zinc sublimé . 1 granune.

Castoréum . 2 id.

M. et f. s. a. une masse parfaitement homogène divisée en pilules de 1 décigramme.

Ces pilules sont recommandées contre la chorée. On leur a dû des succès rapides et soutenus, dans des cas où la maladie avait résisté opiniâtrément aux autres moyens ordinairement usités. Cinq le matin et autant à midi et le soir [TJ- (Güutber.)

Pilules antichoréiques.

Cyanure de potassium . 2 décigrammes.

Valériane . . 1 gramme.

Sirop simple . q. s.

Pour huit pilules que l’on tient dans une boîte remplie de charbon en poudre. Administrez deux pilules dans les vingt-quatre heures 0.

Extrait de jusquiame 50 centigrammes en potion (H. Green) r+1.

Poudré de noix vomique, 50 centigrammes à 2 grammes par jour (Lejeune) FTl.

lodure de zinc à la dose de 50 si la maladie est compliquée de scrofules (Barlow) {+]•

Sulfate de zinc à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme (Barlow) 1+1.

Électuaire cH indigo , 2 à 4 grammes par jour (Lesueur) FH.

Chlorure de zinc à l’intérieur, 25 milligrammes, quatre fois par jour [3-

Poudre de gui de chêne, 2 à 15 grammes par jour 1+1.

Poudre de valériane, 5 à 6 grammes par jour 1+1.

Huile animale de Bippel, 3 à 4 gouttes dans une émulsion avec de l’éther, en augmentant I I.

Cantharides en poudre depuis 25 milligrammes; en teinture depuis 5 à 10 gouttes F^.

Musc en poudre depuis 30 centigrammes; en teinture de 10 à 20 gouttes; associé à l’opium, au camphre, etc. Q.

Poudre de racine ou de feuilles ôl armoise, 3 à 4 grammes par jour {Journal de médecine de la Gironde, 1826, p. 124) I I.

Ambroisie {Chenopodium ambrosioides), 2 grammes en infusion dans 300 grammes d’eau, à prendre par tasses soir et matin [Plenck Thick de Vienne) I I.

Teinture de colchique, 10 à 20 gouttes par jour, chez les enfants [T] (Guersant).

Fève de Calabar en poudre, de 15 à 25 centigrammes trois fois par jour □ (Harley).

Sulfate de cuivre ammoniacal, depuis 25 milligrammes à 1 centigramme par jour jusqu’à 25 et 40 centigrammes [3-

Bleu de Prusse (ferrocyanate de fer) depuis 5 milligrammes jusqu’à 20 centigrammes par jour (3-

Acide prussique médicinal (six fois son volume d’eau) 4 à 12 gouttes et plus dans une potion pour vingt-quatre heures [3.

Asa fcetida, 50 à 60 centigrammes, trois à quatre fois par jour en pilules [3, SS^SO en lavement.

Ellébore noir, 50 centigrammes à 1S'’,20 en poudre; 60 à 75 centigrammes en extrait [3-

Poudre de racine d’^ ctea racemosa, une cuillerée à café pendant trois jours ; repos de trois jours, nouvelle cuillerée; repos, et ainsi de suite huit fois, à des intervalles de trois jours □ (Voung).

Le massage des membres S a été associé à la gymnastique. On a fait une séance tous les jours, et quand les exercices sont terminés, le massage doit avoir lieu pendant vingt minutes surtout le corps 1+1.

Chlorure d’argent, 5 à 10 centigrammes 1+1.

Arséniate de soude, 10 à 25 milligrammes par jour en potion 1+1.

CHORÉnJLXiE. Chorée se montrant à l’état d’épidémie contagieuse. V. CHORÉE.

cnoRioxiTis. Y. Sclérodermie et Sclé-

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