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arriver k la suppuration, ou bien les exsudats sont susceptibles de s’aggraver pour former des hypertrophies partielles, même sans avoir été accompagnés de phénomènes inflammatoires bien caractérisés.

Choroïdite suppurative, choroïdite traumatique; ophthalmite. De la sérosité en abondance épanchée entre la choroïde et la rétine, un décollement de la rétine, du pus mêlé avec des cellules pigmentaires altérées, mal formées, détruites même, sont le fait d’une choroïdite suppurative; les opacités du corps vitré, la destruction, l’œdème et l’atrophie de la rétine en sont la conséquence, et l’œil est presque toujours perdu.

*,5,* Dans la choroïdite suppurative, rhumeur aqueuse se trouble, l’iris immobile déformé adhère au cristallin; un hypopion apparaît; la sclérotique est injectée, et il y a. un chémosis séreux. Des douleurs insupportables, puis une fièvre violente, apparaissent ; l’œil tendu est douloureux, se perfore sur la sclérotique au niveau des insertions des muscles droits, ou bien sur la cornée ramollie, et le pus sort avec le cristallin et le corps vitré. V. Irido-choroïdite.

Les blessures de l’œil, un entozoaire, et les opérations de cataracte, suivis d’inflammation, sont la cause ordinaire de la choroïdite suppurative ; dans l’infection purulente, les abcès métastatiques de l’œil ne sont autre chose que cette lésion.

Thérapeutique, — On préviendra la choroïdite suppurative en traitant avec le plus grand soin les plaies de l’œil, en enlevant les corps étrangers. La saignée préventive est d’un effet douteux. (V. Cataracte.) Àux premières douleurs, on tirera quatre palettes de sang, des sangsues seront appliquées, et des frictions avec de l’onguent mercuriel belladone seront faites sur la tempe, et le calomel à dose fractionnée sera donné jusqu’à salivation. Si ces moyens sont insuffisants, on répétera les paracentèses de la cornée (Sperino) ; on ponctionne la cornée avec une aiguille à cataracte, en évitant de toucher le cristallin et l’iris. L’iridectomie est bonne à employer : après avoir incisé la cornée avec le couteau lancéolaire, la pince à griffes est introduite, et saisit mi lambeau étendu d’iris qui est amené au dehors et coupé au niveau de la cornée avec des ciseaux courbes dont la convexité est tournée du côté de l’œil (procédé de Gibson) ; on enlèvera le plus d’iris que l’on pourra ; le lendemain, on fera une paracentèse de la cornée, les jours suivants si la plaie s’est refermée, et l’on donnera de nouveau issue à l’humeur aqueuse.

Dès le début du mal, les malades seront couchés dans une pièce obscure, on ne leur sm'cbargera pas les yeux de bandeaux ; des compresses fines imbibées d’eau tiède seront tenues sur l’œil; on instillera entre les paupières un collyrè au sulfate neutre d’atropine ;

Eau distillée . 30 grammes.

Sulfate d’atropine . 5 ecntigramiaes.

Choroïdite parenchymateuse. La choroïdite parenchymateuse est constituée par des amas

de cellules épithéliales ou de tissu conjonctif développées entre la choroïde et la rétine, La rétine est soulevée comme par un épanchement sous-rétinien, et une tumem’ apparaît à l’ophthalmoscope comme une tache noirâtre ou d’un gris sale, quelquefois rouge, sur laquelle on voit se dessiner néanmoins les vaisseaux rétiniens.

Les tumeurs de la choroïdite parenchymateuse peuvent exister au nombre de deux ou trois, et il arrive parfois que la rétine est déchirée (Liebreich), de façon que le mal ressemble à un cancer.

Dans la choroïdite parenchymateuse, la douleur, la perte de la vue, sont les seuls symptômes observés, et il y a une injection périkéraîique comme dans toutes les maladies de la choroïde et de l’iris. C’est une dilatation veineuse, une sorte de circulation complémentaire. Du reste, lexamen ophthalmoscopique peut donner sûrement le diagnostic.

Quand la choroïdite parenchymateuse existe chez les jeunes enfants, on ne la confondra pas avec le cancer de la choroïde qui ne s’observe pas dans la première enfance ; la multiplicité des tumeurs la distinguera chez l’adulte du décollement de !a rétine et du cancer, puis le cancer a une marche beaucoup plus rapide que la choroïdite parenchymateuse.

A la longue l’altération de la choroïde gagne l’iris et produit un excès de pression intra-oculaire ; la cornée se perfore et l’œil se vide. Des hémorrhagies abondantes surviennent puis des bourgeons charnus se forment et l’œil s’atrophie. D’autres fois c’est la sclérotique qui se perfore après qu’un staphylôme s’est formé.

Lorsque l’œil ne se vide point les exsudais peuvent se résorber et il reste une choroïdite atrophique.

Les opacités du corps vitré et du cristallin ne sont pas rares après des choroïdites parenchymateuses. Les ossifications sous-rétiniennes sont probablement le résultat d’une choroïdite parenchymateuse circonscrite. (Güntz, Panizza, IMakenzie, A. Steilwag, Follin.)

Dans les choroïdites parenchymateuses qui sont en voie de résolution des dépôts abondants de pigment donnent à la lésion l’aspect d’un cancer mélanique : c’est là une mélanose simple (Sichel); mais comme la maladie marche lentement et que l’œil s’atrophie, il n’y a pas cancer vrai.

Les enfants scrofuleux sont plus que tous les autres sujets exposés à la choroïdite parenchymateuse; elle a été rencontrée chez des sujets syphilitiques.

Presque toujom’s les yeux atteints de choroïdite parenchymateuse se vident par suppuration ou se perdent par atrophie.

Thérapeutique. — Les médications antiscrofuleuses et antisj-phüitiques seront indiquées suivant les antécédents syphilitiques ou scrofuleux des malades. On

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