‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 158 sur 731 · V. Pneümatose intestjnaue · texte numérisé non relu

V. Pneümatose intestjnaue

Les gastralgiques et les personnes atteintes de dyspepsie (V. ce mot) ont souvent des douleurs aiguës du ventre ou des coliques violentes dues à la rétention des gaz intestinaux, entre les excréments ou au cheminement de ces gaz dans l’intestin.

Les coliques venteuses n’ont généralement rien de grave, mais dans quelques cas elles sont assez aiguës pour donner lieu à de vives douleurs avec ou sans perle de connaissance.

Thérapeutique. — Contre les coliques venteuses, il faut prescrire :

Des cataplasmes chauds, arrosés de 10 à 30 gouttes de laudanum sur le ventre.

Des applications continues de serviettes chaudes sur l’abdomen.

Un lavement simple suivi après son expulsion d’un quart dé lavement laudanisé qu’il faudra garder.

Une petite tasse toutes les demi-heures.

Décoction de racines de Sophora capensis,l0 grammes par litre d’eau (Thunberg).

Infusion de Vérbascum lychnitis^ 4 grammes par litre d’eau.

Succin en teinture, 2 gi-ammes dans une potion.

Alcool, à la dose de quelques gouttes, associé à d’autres liquides et à du sucre.

Semences d’anetk en poudre, 25 à 50 centigrammes (AnelAwnz graveolens) (Cullen, Mat. méd., II, 164).

Baies de raisin d’ours {Uva ursi) en décoction, 4 grammes par litre d’eau.

Charbon de bois, une cuillerée à soupe deux ou trois fois par jour.

Semences de carvi, 2 à 4 gouttes d’huile essentielle dans une potion [Tl.

Embrocations sur l’abdomen, avec 20 à 30 gouttes dans 30 grammes d’huile d’olives

Feuilles de laurier en poudre, 2 à 4 grammes Rq.

Éther sulfuinque, 10 à 15 gouttes, répétées de temps en temps sur du sucre {+].

Âsa fœtida, 30 à 60 centigrammes en pilules, trois à quatre fois par jour, 38'', 50 en lavement.

Geum urbanum (benoîte), dont on donne la racine en décoction, 8 grammes par litre d’eau.

Racine d’impératoire, 1 à 4 grammes, le double en infusion.

Infusion d’anis étoilé, 1 0 grammes par litre d’eau.

Thridace, 1 0 à 1 5 centi^ammes plusieurs fois par jour en pilules.

Cannelle en poudre, 60 à 75 centigrammes; huile essentielle, quelques gouttes dans une potion.

Tisane de tilleul et d’oranger.

Fleurs de tilleul.

Feuilles d’orange

ââ 4 grammes.

Faites infuser dans :

Eau . ■ . 1000 grammes.

Ajoutez :

Sirop de sucre

60 grammes.

(Hôpitaux de Paris.) Tisane antispasmodique.

Fleurs de tilleul. ..... 1 — de camomille. . . . > ââ 2 grammes. Feuilles d’oranger . I

Faites infuser dans :

Eau . 1000 grammes.

Passez et ajoutez :

Sirop de sucre . 100 grammes.

Potion calmante.

Sulfate de morphine ...... 25 milligrammes.

Eau de fleur d’oranger . 50 grammes.

Eau de laitue . . 100 id.

Sirop de sucre . . 40 id.

Mêlez. A prendre une cuillerée toutes les heures. Émulsion calmante.

Émulsion . 200 grammes.

Sirop de sulfate de morphine . . 50 id.

Mêlez. A prendre une cuillerée toutes les heures. Julep morphiné.

Sirop de sulfate de morphine . . 40 grammes.

Infusion d’espèces béohiques . . 150 id.

Mêlez. A prendre par cuillerée toutes les heures. Pilules antispasmodiques.

Extrait de quinquina . 3 grammes.

Cachou . 4 id.

Camphre . 4 id.

Asa fœtida . 13 décigrammes.

Extrait de genièvre. ■ . q. s.

Mêlez et faites des pilules de 25 centigrammes, 3 par jour (Dubois).

Bols antispasmodiques.

Serpentaire de Virginie pulvérisée . . 4 grammes.

SœUda ^ décigrammes. .

Extrait aqueux d’opium .... 5 centigrammes.

Rob de sureau ......... q. s.

F. S. a. 24 bols, . 3 ou 4 toutes les six heures.

(Buchan.)

Emplâtre antihystérique.

Galbannm . 20 grammes.

Asa fœtida . \

Poix blanche . | ââ 1 id.

Cire jaune . J

F. S. a. Contre les coliques venteuses.

Potion calnmnte anti'tyasmoüique.

Eau de fleurs de tilleul . 40 grammes.

Chloroforme . 12 gouttes.

Mucilage . q. s.

Dose : une cuillerée de quart d’heure en quart d’heure (Valleix).

Potion antispasmodique.

Sirop de fleur d’oranger .... 30 grammes.

Eau distillée de menthe . 60 id.

— — de tilleul . 60 id.

Laudanum de Sydenham . ... 10 gouttes.

Par cuillerée toutes les heures.

Potion calmante antispasmodique.

sirop diacode . 30 grammes.

Infusion de tilleul . 120 id.

Ether sulfurique . 1 id.

Mêlez. A prendre par cuillerée toutes les heiu’es

Potion calmante antispasmodique.

sirop de sulfate de morphine. . 30 grammes.

Eau distillée de menthe .... 130 id.

Ether sulfurique . 2 id.

A prendre par cuillerées [3*

Éther sulfurique et alcoolisé.

Éther sulfurique à 56o . 100 grammes.

Alcool à 85® centigrades .... 100 id.

Mêlez exactement, et conservez dans un flacon bouché. S’emploie comme l’éther et aux mêmes doses, 1 à 2 grammes dans une potion (liqueur d’Hoffmann) [+]•

Potion tonique narcotique.

Colombo . 5 grammes.

Faites infuser dans :

Eau. . . . . 200 grammes.

Passez. Ajoutez :

Laudanum de Sydenham .... 1 gramme.

Sirop de Tolu . 30 id.

A prendre par cuillerée toutes les heures. Potion contre les coliques.

Sirop diacode . 10 grammes.

Sirop de coing . 20 id.

Eau de menthe . 40 id.

Eau ordinaire . 50 id.

Mêlez. A prendre en deux ou trois fois à un quart d’heure d’intervalle (Guffer).

Pilules antispasmodiques.

Asa fcetida . ; . 12 grammes.

Limaille de fer porphyrisée. . . 26 décigrammes.

Castoreum en poudte . 13 id.

Extrait de quassia . q. s.

Pom- faire 140 pilules, contre les spasmes d’estomac (Heim).

COLITE. La diarrhée sanguinolente, avec épreintes, chaleur et ténesme, caractérise la colite ou dysenterie, c’est-à-dire la phlegmasie aiguë du côlon. V. Dysenterie.

COLLIER. Objet destiné à entourer le cou, en manière d’ornement ou d’agent curatiL Des

colliers d’ambre Jamie ou de succiu préviennent les convulsions chez les enfants CJ. H en est de même des colliers métalliques en fer doux, et en laiton S. Le colher de Morand, employé contre le goitre, est une espèce de sachet rempli de chlorure de sodium, de tan et de chaux éteinte, 50 grammes de chaque, il est inusité.

COLLIOLRE (Pyrénées -Orientales). Eau minérale ferrugineuse, froide, légèrement acidulé employée contre la chlorose Q.

coLLODlOi^. Solution éthérée de colonpoudre, employée en médecine comme topique. Pour le rendre plus souple, on le mélange à l’huile de ricin, 50 centigrammes pour 30 grammes, avec 1 gramme ou 1 gramme et demi de térébenthine. C’est le collodion élastique de R. Latour. On l’emploie en couches successives comme abortif de l’érysipèle, de la variole et du zona S. On a aussi prétendu que c’était le moyen abortif de la péritonite, des abcès, des furoncles et de toutes les phlegmasics superficielles, mais cela est à vérifier. Etendu en forte couche sur tout le pénis, il empêche les érections douloureuses de la blennorrhagie Œl.

Collodion.

Fulml-coton bien sec et divisé en ouate très - légère et volumineuse . 16 gramme?.

Éther sulfurique pm', 1 litre ou. 715 id.

On introduit, sans le tasser, le fuhni-coton dans un ballon sec, on verse dessus 429 grammes d’éther sulfurique, et l’on bouche le ballon hermétiquement. Après quelques minutes, lorsque tout le fulmi-coton est bien pénétré d’éther et qu’il s’est affaissé sur luimême, on secoue ensuite le vase pour diviser la masse gélatineuse, et on l’abandonne pendant quinze à vingt minutes au soleil. Après ce temps, on ajoute les 286 grammes d’éther restant, et l’on agite pour opérer la dissolution. Le liquide visqueux qui en résulte renferme encore quelques légers filaments de coton qui restent suspendus dans le collodion et ne nuisent point à l’effet de ce composé agglutinatif.

(Bouchardat.)

Le collodion est très-utile pour réunir les plaies (V. Plaies), arrêter le sang qui s’écoule des piqûres de sangsues.

Collodion élastique riciné.

Collodion . cO grammes.

Térébenthine de Venise . 15 décigrammes.

Huile de riein . 5 id.

(Robert Latour.)

Le collodion est étendu sur la partie malade au moyen d’un pinceau ; il faut avoir le soin d’en passer une couche assez épaisse pour qu’elle résiste, et l’on doit dépasser en tous sens les limites de l’inflammation. Les maladies contre lesquelles l’auteur a employé ce mode de traitement sont nombreuses : l’érysipèle, le zona, les lésions traumatiques, les brûlures, les engelures, le rhumatisme articulaire aigu, la péritonite, rovarite, la plemrésie, etc., sont de ce nombre. Il peut être également utile contre les tulueiurs du sein.

COU

cou

CùUodion morphine.

Collodion élastique . 30 grammes.

Chlorhydrate de morphine ... 1 id.

Mêlez.

En application sur toute une partie douloureuse ou atteinte de névFalgie. Une seule application suffit, — et le Ternis reste quinze à vingt jours sur la place.

(Gaminiti.)

Collodion caustique.

Collodion élastique . 50 grammes.

Bichlorure de mercure . 25 centigrammes.

Une application sur des condylomes de l’anus, sur de petites tumeurs ou sur des tumeurs érectiles.

(Finco.)

Collodion aconité.

Collodion élastique . 30 grammes.

Àconitine . i id.

En application sur la peau affectée de névralgie Collodion iodé.

Collodion . 10 grammes.

Iode . 40 id.

En application sur la peau (Aran) [3*

Collodion sinapisé.

Collodion. . . 45 grammes.

Essences de moutarde ..... 3 id.

Mêlez.

Pour appliquer sur la peau et faire un vésicatoire □.

COLLOÏDE. On trouve souvent dans les tumeurs, dans les kystes, dans le cancer surtout, une matière gélatiniforme , tremblotante et Iramparente, qui a reçu le nom de matière colloïde. Elle est formée d'une grande quantité de substance amorphe, et de corps granuleux.

Dans le cancer, une grande quantité de matière collo'ide se trouve infilirée au sein de la matière cancéreuse. Elle ne réclame aucun traitement particulier. M. Cancer colloïde.

Dans certains cas de pleurésie aiguë ou chronique, l’épanchement se prend en gelée par suite de la coagulation de la fibrine, ce qui est un obstacle à la thoracentèse. V Pleurésie COLLOÏDE.

COLLUTOIRE. Médicament demi-liquide, qu’on applique sur les gencives et sur les parois internes de la bouche, dans les cas de stomatite aphtheuse, de muguet, de stomatite mercurielle, de stomatite ulcéro-membraneuse, etc. V. ces mots et Syalorrhêe ou Salit ation.

Colhdoire astringent.

Miel blanc, 30 grammes; borax, 10 à 20 grammes : appliquer quatre fois par jour dans le muguet.

Miel blanc, 30 grammes; chlorate de potasse, 15 grammes : appliquer quatre fois par jour dans la stomatite mercurielle et dans la stomatite ulcéromembraneuse.

Autre,

Application de chlorure de chaux en poudre sur les gencives lücérées dans la stomatite ulcéreuse.

Collutoire calmant.

Exti'ait d'opium . 2 deeigrammes.

Faites dissoudre dans :

Eau . 420 gramme;:.

Ajoutez :

Miel blauc . 20 id.

Pour se gai'gariser, dans les inflammations douloureuses de la bouche, de la langue ou de la gorge.

COLLI’RES. Les collyres sont des médicaments appliqués sur le globe de l’œil ou sur la conjonctive palpébrale; ils sont considérés comme des agents calmants, révulsifs ou excitants.

Il y a des collyres secs, qu’on insuffle sur l’œil, ou cju’on dépose entre les paupières avec un pinceau sec. Il y a des collyres liquides, qui sont instillés entre les paupières par des procédés divers.

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