‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 168 sur 731 · GONG · texte numérisé non relu

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sont mécaniques enfin lorsqu’elles dépendent d’une maladie du cœur, ou de la compression des vaisseaux d’uu tissu par une tumeur, ou enfin d’un obstacle h la circulation.

Thérapeutique. — Les congestions aiguës des organes doivent être traitées par la dièle lactée ou végétale et par la saignée ou les sangsues et les ventouses scarifiées.

Les congestions mécaniques exigent quelquefois la saignée lorsqu’elles dépendent d’une maladie du cœur, mais en général il faut leur opposer le repos au lit, la diète lactée ou végétale, et si cela est possible l’enlèvement des obstacles à la circulation capillaire.

Dans les congestions passives, les émissions sanguines sont plus fâcheuses qu’utiles, et il faut employer les toniques généraux et locaux, d’abord une alimentation substantielle sous un petit volume, le séjour à la campagne et au bord de la mer ou aux eaux minérales sulfureuses et alcalines, qu’il faudra prendre en petite quantité ; les bains de mer ou de rivière ; l’hydrothérapie méthodique et les douches froides sur les parties où siège la congestion chronique ; les rubéfiants et les révulsifs cutanés ; souvent les préparations ferrugineuses : mais ici le traitement ne saurait être indiqué d’une façon générale, applicable à tous les cas, et il varie pour chacune des congestions viscérales chroniques connues.

Uongestion cérébrale. Le Sang qui se porte en excès dans les capillaires du cerveau et de ses membranes constitue la congestion cérébrale, maladie caractérisée par le trouble ou l’anéantissement momentané de l’intelligence, du mouvement et de la sensibilité. Y. Cerveau (Hémorrhagie du).

Il y a deux espèces de congestion cérébrale: l’une secondaire et consécutive à une tumeur cérébrale, à une oblitération des veines ou des sinus encéphaliques, à des entozoaires, à une phlegmasie cérébrale ou méningée; et Y itwive primitive , constituant le premier désordre anatomique de la substance cérébrale.

La congestion cérébrale secondaire est ordinairement partielle et quelquefois accompagnée de fièvre.

La congestion cérébrale primitive résulte des efforts de toute espèce, de la compression du cou, de l’insolation prolongée, de l’excessive raréfaction de l’atmosphère, des hautes ou des très-basses températures, de l’alcoolisme aigu, de l’asphyxie par des gaz délétères, de l’empoisonnement par les narcotiques et les solanées vireuses, de la pléthore, ou de l’état chlorotique indifféremment.

La congestion cérébrale primitive peut être aïgue ou chronique, brusque ou lente dans son apparition. Dans ce dernier cas elle dépend presque toujours d’une altération du sang ou de l’affaiblissement sénile.

Il y a deux formes de congestion cérébrale primitive, l’une forte avec anéantissement complet mais passager, de l’iiitelligence, du mouve-

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