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meut et de la sensibilité, et l’autre faible avec trouble incomplet de ces fonctions spéciales.

C’est dans la congestion cérébrale faible qn’on observe de la pesanteur de tête, des vertiges, des éblouissements, des tintements d’oreille, des troubles de la vue, des illusions d’optique, de l’embarras intellectuel avec somnolence, quelquefois des engourdissements dans les membres ou dans la langue et la sensation de battements artériels plus ou moins prononcée.

Dans la congestion cérébrale forte, il faut joindre aux troubles précédents, la perte subite de connaissance, de sensibilité et de mouvement rapidement suivie du retour à la raison avec ou sans hémiplégie consécutive pendant quelques jours.

Il y a enfin une forme de congestion cérébrale aiguë, caractérisée par le trouble exclusif plus ou moins prolongé de la raison, sans atteinte portée au mouvement et k la sensibilité. C’est une forme de la manie aiguë.

Forte ou faible, la congestion cérébrale est apyrétique.

La congestion cérébrale chronique se reconnaît à des troubles incomplets et de longue durée de l’intelligence qui est affaiblie, du mouvement qui s’embarrasse, de la sensibilité générale GU spéciale qui se modifie dans les membres ou dans les organes des sens absolument comme dans la congestion cérébrale faible.

Très-variée dans sa nature, la congestion cérébrale primitive peut être inflammatoire, hémorrhagique, active, pléthorique et chlorotique.

Les fortes congestions cérébrales sont aussi graves que l’hémorrhagie du cerveau et peuvent entraîner la mort.

Thérapeutique. — La saignée du bras dans la congestion active et inflammatoire, ainsi que les sangsues et les ventouses scarifiées à la nuque, sont les meilleurs remèdes à employer au moment du mal ; mais pour le prévenir, tous les mois six sangsues à l’anus, de temps à autre, le soir, 10 centigrammes d’aloès, la vie tranquille au grand air, dans des appartements frais, loin des grandes réunions, des fêtes, des spectacles ; le régime végétal, l’absence d’excitants alcooliques, tels sont les moyens à mettre eu usage.

Dans les congestions cérébrales passives qui dépendent de la chloro-anémie, il faut renoncer à la saignée et prescrire les toniques, les ferrugineux, l’arsenic, l’hydrothérapie, l’exercice et la bonne nourriture sont les remèdes qu’il faut prescrire aux 'malades. V. Chlorose.

Congestion du foie. V. FOIE. ;

Congestion pnlmonairc. Il y a llQe congestion pulmonaire aiguë ou chronique qui n’est pas de la pneumonie et que l’on nomme quelquefois engouement et hypérémie pulmonaire.

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Quand la congestion pulmonaire aiguë se fait rapidement d’une manière active chez des sujets en bonne santé, détermine la suffocation, la toux et l’expectoration aqueuse abondante, notablement colorée par du sang, c’est un premier degré d’apoplexie pulmonaire. Les malades peuvent en mourir.

Thérapeutiqm. — Il faut à l’iastant ouvrir la veine et dégorger rapidement le système circulatoire. Il faut leur appliquer des sinapismes aux membres inférieurs ou des ventouses ou même les ventouses Junod, si on les a sous la main.

Il y a des cas au contraire où la congestion est en quelque sorte passive et adynamique et se développe dans le cours des fièvres et des maladies pestilentielles. Celte congestion est le premier degré d’une pneumonie secondaire.

Thérapeutique. — La saignée est ici moins indispensable, et il ne faut y recourir que dans le cas de pneumonie commençante. Il faut appliquer des sinapismes et des ventouses aux membres inférieurs; donner des boissons adoucissantes légèrement toniques; donner l’extrait de quinquina à l’intérieur ; du bouillon et de l’eau rougie , si la fièvre n’est pas augmentée par ces moyens. Généralement ces congestions se dissipent avec l’état général qui les provoque, et si elles passent à l’état de pneumonie, elles réclament alors les moyens que l’on emploie contre les pneumonies consécutives. Y. ce mot.

Congestion pulmonaire chronique. La congestion pulmonaire chronique produit l’induration d’une plus ou moins grande partie de poumon et donne lieu à de la fièvre lente avec faiblesse générale, k de la matité incomplète, k de la faiblesse du murmure vésiculaire suivie d’expiration prolongée, k un peu de retentissement de la voix, enfin k tous les signes du premier degré de la tuberculose pulmonaire.

Thérapeutique. — Les voyages, le séjour à la campagne, les boissons à l’oxymel scillitique, la teinture d’iode tous les deux jours sur la poitrine, les cautères et les vésicatoires sur le thorax, l’arséniate de soude (5 à 20 milligrammes par jour), les eaux du Mont- Dore, de Saint-Honoré, d’Enghien, de Cauterets, de Luchon, d’Eaux-Bonnes , de Saint - Sauveur , d’Ems, etc., sont d’excellents moyens à employer contre la congestion pulmonaire chronique.

Congestion de la rate. Y. RaTE.

Congestion de l'ntérns. La COngestioil Utérine est une maladie très-fréquente, k Vétat aigu, au moment des règles, par la fatigue d’une longue marche et par la station verticale prolongée; ou k Vétat chronique k la suite des couches chez les femmes lymphatiques et affaiblies dont l’utérus est tombé dans un état d’hyposthénie particulier. C’est une maladie sans gravité, longue et pénible, pour laquelle l’hygiène fortifiante et les toniques sont absolument nécessaires. Y. Utérus.

cO]%!icilKE. La conicine est un alcaloïde volatil liquide considéré comme le principe actif

de la ciguë. Il a été employé contre le cancer, contre la coqueluche et la toux nerveuse. C’est un remède infidèle et presque abandonné.

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