‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 173 sur 731 · FORMULAIRE DE LA CONSTIPATIOS · texte numérisé non relu

FORMULAIRE DE LA CONSTIPATIOS

Sirop de séné.

Séné . 150 grammes.

Faites infuser dans ;

Eau . 1000 grammes.

Passez avec expression ; faites évaporer au bainmarie jusqu’en consistance sirupeuse ; ajoutez alors : sirop de sucre bouillant .... 1000 grammes.

Passez, ajoutez :

Rhum . 150 grammes.

A la dose de 30 grammes, pour purger les enfants de quatre ans 0-

Sirop de séné au café.

Séné . .150 grammes.

Café torréfié . 150 id.

Sirop de sucre . . . 1000 id.

Épuisez le séné et le café jusqu’à s. q. d’eau pour obtenir 300 grammes de liqueur concentrée que vous mêlerez au sirop de sucre après l’avoir fait évaporer d’autant (Baudelocque).

11 se prescrit à la dose de 30 à 50 grammes comme purgatif. Le café masque très-bien la saveur nauséabonde de séné O-

Mixture purgative.

Scammoüée en poudre ..... 3 déeigrammes.

Alcoolat de romarin . 2 grammes.

Triturez dans un mortier de porcelaine, et ajoutez peu à peu :

Eau de fleur d’oranger .... 50 grammes.

Sirop de fleur de pêcher. ... 50 id.

En une fois le matin à jeun (Andry) [+]•

Potion purgative.

Feuilles de séné 10 grammc.s.

Faites infuser un quart d’heure dans :

Eau bouillante . 120 grammes.

Passez et faites fondre :

Sulfate de soude . 15 grammes.

Poudre de jalap . 1 gramme.

En deux fois le matin à jeun [+]•

Sedlitz powders.

Acide tertrique . 30 grammes.

Divisez dans douze paquets dans du papier blanc.

Bicarbonate de soude. . .... 30 grammes.

Tartrate de potasse et de soude. lUU la.

Mêlez et divisez en douze pac[uets dans du papier

^^^On fait dissoudre un paquet d’acide dans un verre d’eau. On ajoute un paquet de sel, son gazeuse tempérante et laxative (P. de Sedlitz; □. Poudre de Sedlitz composée.

Sulfate de magnésie en poudre. 10 grades. Bicarbonate de soude . a “•

Mêlez exactement.

D’autre part, dans un second paquet.

Acide tartrique en poudre ... 2 gramme-.

Mêlez les deux paquets dans 25 et prenèz au moment de l’effervescence (Planchej ttJ •

Potion purgative.

Ea’i . 100 id.

Faites une. émulsion : d’autre part.

Résine de jalap . . 5 déeigrammes.

Sucre . I gramme.

Amandes . n» 1.

Gomme en poudre . 5 grammes.

Triturez la résine aréc le sucre, épistez avec l’amande privée de son épiderme, ajoutez la gomme, puis l’émulsion peu à peu. La résine est ainsi trèsbien divisée. A prendre en une fois (Baratau) [3.

Lait purgatif

Résine de seammonée . 4 déeigrammes.

Sucre blanc . 40 grammes.

Triturez ensemble, et ajoutez peu à peu :

En une seule fois pour un adulte (Planche). Purgatif laiteux.

Seammonée décolorée . 60 centigrammes.

Lait de vache . 120 grammes.

Sirop de fleur d’oranger .... 30 id.

Pour une dose B-

Pilules amères.

Extrait de trèfle d’eau ' — ' de rhubarbe. .

Poudre d’aloès .

2 id.

Mêlez, et avec quantité suffisante de poudre de rhubarbe, faites des pilules de 15 centigrammes ; une par jour; embarras intestinal (Gall) |+]- Gomme purgative. ..... 10 à 60 grammes.

Dans une tasse de bouillon dégraissé.

Émulsion purgative avec l’huile de ricin.

Huile de ricin . . 32 grammes.

Jaune d’œuf . n* 1.

Eau de menthe. . 16 grammes.

Eau commune . 64 id.

Sirop simple . 32 id.

F, s. a. {Codex). A prendre en une fois le matin à jeun [+]•

Potion purgative.

Huile d’amandes douces. . \

Huile de ricin . 5 ââ 30 grammes.

Sirop de guimauve . ... )

Mêlez. A prendre en une ou deux fois tT].

Potion purgative.

Hmle de ricin . 50 grammes.

Sirop de nerprun . 50 id.

Eau de menthe . 50 id.

Mêlez, en triturant le tout aveu un jaune d’œuf. En deux fois le matin, à jeumQ.

Teinture d’aloès composée.

Aloès soeotrin 36 grammes.

Racine de gentiane., . *

Rhubarbe . ,

Safran . . - . *

Agaric blanc . *

Thériaque . - ■ - • - • • ■* *“■

AlcooU»!* Cart.im

F. s. a. (dose ; Idà 50 granunes). Comme purgatif et stomachique 0. iC’est l’élixir de longue vie.)

Eiéra piera (électuaire d’aloès).

Aloès . 125 grammes.

Cannelle . 8 id.

Maeis . 8

Rac. cabaret . 8

Mastic . 8 '

MieL . 500

F. S. a. Vieil électuaire utile comme purgatif. Dose ; 2 grammes f+l.

Vin d’aloès.

Vin d’Espagne . 260 grammes.

Aloès . 30 id.

. Poivre de Jam.sl<ïue. • • • l ââ 4 id.

Gingembre . . /

Faites macérer pendant huit jours, et filtrez. Une cuillerée à bouche dans un peu d’eau sucrée 1+1. Élixir de Raulin.

Racine de gentiane. . . .

— de rhubarbe. . . .

Écorce d’orange amère . .

Absinthe .

Teucrium chamædrys . . .

Follicule de séné .

Faites macérer le tout pendant huit à dix jours, dans :

Alcool à 22° . 1000 grammes.

Filtrez et conservez. Une cuillerée à bouche avant 1 chaque repas. Si cette dose prise ne procure pas quelques selles, on la réitère le lendemain Q.

Potion d’huile de ricin.

Huile de ricin pure . 50 grammes.

Jaune d’œuf . . no 1.

Infusion de bon café . 120 grammes.

Sucre . . 30 id.

F, s. a. A prendre à jeun (Righini) f+l.

Pilules d’aloès composées.

Aloès en poudre . 30 grammes.

E.vtraît de gentiane. ...... 15 id.

Huile de carvi . . . 40 gouttes.

Sirop . q. s.

Broyez ensemble jusqu’à ce que la masse soit parfaitement homogène. Faites des pilules de 15 centigrammes. A prendre une tous les soirs avant le dîner (Ph. Lond.) 1+1.

Pilules aloès, myrrhe.

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Suc d’herbes purgatif.

A prendre en une seule fois, le matin à jeun [3. Eau purgatioe.

Phosphate de soude . 40 grammes.

Acide citrique . 6 id.

Bicarbonate de soude . 4 id.

Eau . 625 id.

Dans une bouteille bien bouchée et ficelée. A prendre par verres jusqu’à effet purgatif.

Cette eau est moins désagréable que l’eau de Sedlitz. Elle purge très-bien [+].

Émétique en lavage.

âf4“e:::::::::: } 30 id.

Sirop . q. s.

Pulvérisez séparément l’aloès et la myrrhe ; broyez le tout ensemble pour former une massR bien homogène.

Faites des pilules de 15 centigrammes ; 2 à 6, comme purgatif (Ph. Lond.) I I.

Bouillon aux hei'bes purgatif.

prendre par verres à jeun [+1.

Boisson tempérante.

Crème de tartre soluble .... 10 grammes.

:Xîtrate de potasse . 2 id.

Sucre. . 50 id.

Ean . :..... 1000 id.

A prendre par verres à jeun f+l.

À prendre par verres à jeun f+l.

Lavement contre la constipation nerveuse.

Asa fœtida . 12 grammes.

Vinaigre ordinaire . 30 id.

Miel . 60 id.

Eau d’orge . 300 id.

Jaune d’œuf . . q. s.

Mêlez et faites s. a. une mixture émulsive aussi homogène que possible.

Pour deux lavements qui doivent être administrés à une heure d’intervalle l’un de l’autre □.

Lavement d’huile de ricin.

Huile de ricin . . . . 50 grammes.

Décoction de guimauve .... 300 id.

Lavement laxatif.

SornStt.' : : : : : ; } 30 sr..mmes.

Décoction de guimauve . 3""'

Lavement de tabac.

Décoction de tabac, 1 à 2 grammes par litre d’eau tous les jours en lavement □. V, Hernies.

Eaux minérales.

Eaux salines purgatives de Kissingen en Bavière, 3 à 6 verres par jour [g.

Eaux salées alcalines de Wiesbaden (Nassau), 7 à 8 verres par jour El-

Eaux purgatives de Pidlna (Bohême), 3 à 6 \ erres par jour [3-

Eau d’Alais (Gard), quelques verres pendant quinze jours ou plus [3-

Eau de Niederbronn, 1 à 2 litres par jour.

Eau de Hambourg, 7 à 8 verres par jour.

Eau de Carlsbad, 4 à 8 verres par jour.

co:kt.4G10n;. La propriété qu’ont certaines maladies de se transmettre directement ou indirectement d’un individu à un autre constitue la contagion.

Il y a une contagion virulente produite par les virus ; miasmatique par les miasmes ; pundente par le pus; parasitaire par les ani

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maux et végétaux parasites ; enfin nervosique par l’influence nerveuse.

La contagion s’opère directement; soit par le toucher, soit par inoculation dans la syphilis, dans la variole, dans la morve, dans la vaccine, dans la rage, dans la scarlatine, dans le charbon, dans la rougeole ; mais elle se fait aussi à distance par l’influence de miasmes répandus dans l’atmosphère, dans la variole, dans la scarlatine, dans les angines simples et gangréneuses, dans le croup, dans le charbon, dans la rougeole, dans le typhus, dans la fièvre puerpérale, dans la fièvre typhoïde, dans la peste, dans le choléra, dans la suette, dans les névroses qui sont des maladies infecto-mi' tagieuses.

Tantôt évidente et incontestable, la contagion est souvent douteuse, car V inoculation qui démontre expérimentalement le fait pour certaines maladies, telles que la rage, la syphilis, la morve, etc. , n’est suivie d’aucun résultat fâcheux, dans les typhus, dans les angines simple et gangréneuse, dans la suette, qui sont bien certainement des maladies contagieuses.

La contagion s’effectue, soit par contact de la peau intacte ou écorchée avec un agent contagieux (virus, pus, miasme, végétal ou animal parasite), soit par le contact des mêmes agents avec les muqueuses gastro-intestinale, pulmonaire, génitale ou oculaire, mais partout il faut que l’absorption fasse pénétrer dans le sang le principe contagieux morbifique.

Les principes contagieux ont une activité très-variable qui leur est inhérente ou qui dépend de l’idiosyncrasie des individus soumis à leur influence.

Les agents de la contagion sont fixes et inoculables, coxomQ Xts virus vaccin, rabique, | varioleux ; volatils et non inoculables, comme les miasmes de rougeole, de la scarlatine, etc. ; solides ou liquides, comme les croûtes de la variole ou le pus de la blennorrhagie ; m.orts ou vivants, comme les débris cellulaires de l’ophthahnie purulente ou les épiphytes et les épizoaires des maladies parasitaires.

L’action des agents contagieux dépend de l’idiosyncrasie et de l’immunité des individus qui, naturellement ou accidentellement, par inoculation antérieure ou par accoutumance au poison morbide, sont réfractaires à son action nuisible.

Dans beaucoup de cas les agents contagieux exercent une action locale avant d’être absorbés, et ce n’est qu’après quelques accidents d’iuflannnation tégumentaire circonscrite qu’ils produisent l’infection de l’économie.

Parmi les maladies contagieuses les unes sont d’abord localisées et elles ne deviennent générales qu’un peu plus tard, comme la syphilis, la diphthérite et le charbon : les autres sont

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d’emblée des maladies générales, comme la variole ou la scarlatine, les typhus, etc. , les autres enfin sont toujours locales, comme la blennorrhagie, l’ophthalmie purulente, la teigne, la gale, le muguet et les maladies parasitaires.

Sauf les agents contagieux parasitaires qui sont des êtres vivants, les virus et les miasmes sont des ferments qui étant placés dans l’organisme se reproduisent au centuple en provoquant un état constitutionnel plus ou moins grave.

En général, les agents contagieux ne produisent pas deux fois le même effet chez le même individu, et il semble qu’une première contagion préserve d’une seconde, car l’immunité contre les virus s’acquiert par leur inoculation et par la maladie qu’ils engendrent.

Thérapeutique. — La contagion exige de la part du médecin des prescriptions différentes selon la nature de l’agent contagieux dont on redoute les effets. C’est une prophylaxie et une thérapeutique spéciales dans la contagion virulente, miasmatique, purulente, parasitaire et nervosique.

Contagion virulente. Toutes les fois qu’un virus est déposé sur la peau dépouillée d’épiderme ou inoculé dans une plaie faite volontairement, accidentellement ou par morsure, il faut faire couler le sang et laver ou sucer la plaie pour entraîner l’agent de la contagion avant qu’il ne soit absorbé et porté dans le torrent de la circulation.

Dans ce cas l’emploi d’une ventouse sèche est quelquefois très-utile.

Si la succion n’est pas employée et même après la succion, il faut cautériser la plaie avec le nitrate d’argent ~ avec le fer rouge [3 — ou en y déposant un peu d’acide phénique pur Ou pourra cautériser encore en détruisant une partie de la peau voisine de la blessure avec de la potasse caustique, du beurre d’antimoine, du sublimé corrosif et mieux avec la pâte de Vienne. — C’est la cautérisation qui est le meilleur et le plus sûr des moyens à employer pour empêcher la contagion virulente de se produire, mais il faut qu’elle soit faite à l’instant de l’inoculation ou peu d’heures après l’accident. On l’emploie sur la morsure d’un animal enragé pour préserver de la rage, — au début du chancre pour empêcher la syphilis, — dans la pustule maligne pour arrêter le charbon, — dans la vaccine dont on veut arrêter le développement, etc.

On peut aussi prévenir les effets de la contagion virulente en procurant à teut individu en bonne santé l’immunité au moyen d’une inoculation préventive soit l’inoculation du virus dont on veut se défendre, soit celle d’un virus susceptible d’en neutraliser un autre. Ainsi l’on pratique l'inoculatiou du \irus varioUque ou mieux du cowpox pour préserver les individus de la variole, — on inocule le claveau chez les moutons pour leur ériter la clavelée, et la pneumonie contagieuse aux vaches pour les empêcher de prendre cette maladie.

Contagion miasmatique ou in feeto -contagion. Pour prévenir les effets de la contagion miasmatique, on a imaginé d'isoler les pays où règne une maladie contagieuse par un cordon sanitaire (V. ce mot), où les individus atteints de la maladie dans un lazaret

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(V. ce mot) et par des quarantaines. Ces moyens sont généralement illusoires, car ils s’appliquent à des grandes contagions dont la cause est générale, mais il faut les employer ne fût-ce que pour l’effet moral qu’ils peuvent produire. Il y a cependant un principe d’hygiène qui semble en contradiction avec cette manière de faire et qui mérite considération. C’est la dispersion des foyers épidémiques et des malades atteints de maladies pestilentielles contagieuses.

A cet égard , : il faut s’expliquer. Ce moyen n’est applicable que, dans les petites épidémies locales, bornées à une ville, à un camp ou à une prison lorsque le mal évidemment contagieux a une origine locale. Dans ce cas dispersez le foyer et vous arrêterez la propagation du mal, c’est-à-dire la contagion, c’est ce qu’on fait dans la fièvre typhoïde, dans la rougeole ou dans la scarlatine des pensionnats et pour le typhus des camps, mais dans les épidémies qui courent d’un, bout du monde à l’autre, et qui au même instant déciment une nation, la dispersion des foyers épidémiques est chose impossible, et il ne reste plus que la ressource des cordons sanitaires, des lazarets et des quarantaines.

Comme la contagion miasmatique se produit rarement deux fois sur le même individu, on a également essayé de provoquer des immunités par l’inoculation du sang des maladies dont on voulait se garantir, mais il n’y a rien que de problématique dans ces essais, et tout cela est à revoir.

Les désinfectants de l’atmosphère sont très-employés dans, ces circonstances, mais il y a peu à compter sur leur emploi. On a allumé de grands feux sur les places publiques [T] (Hippocrate). On a fait des fumigations de chlore, de genièvre, de benjoin pu d’acide sulfureux produit par la combustion du soufre, — on a placé du chlorure de chaux ou du camphre dans les appartements, jeté du chlore liquide ou du chlorure d’oxyde de sodium sur les murailles, mais tout cela est à peu près inutile .

La fuite, en. temps opportun, vers des lieux où ne règne aucune maladie est en définitive le seul préservatif contre cette espèce de contagion.

Coïdagion purulente, — Comme le contact direct est presque toujours nécessaire à la propagation du mal,, il est facile d’éviter les. maladies contagieuses locales dues, au contact, du pus. 11 n’y a qu’à ne pas s'exposer à la contagion, et le mal ne vient pas chercher. les individus. Ainsi il est très-rare que" la blennorrhagie et l’ophthalmie purulente se produisent à distance et sans qu’il y ait, eu de pus directement porté dans l’œil ou dans l’urèthre.

Contagion parasitaire. — Les épipbytes de. la teigne (V. ce mot) ou de certaines maladies cutanées, et les. épizoaires étant la cause des maladies parasitaires contagieuses, il faut attaquer ces principes contagieux.par des moyens spéciaux, tels que le mercure, l’iode, l’acide phénique et les huiles essentielles de pétrole ou de lavande. Sachant la nature de l’agent morbifique, il est bien plus facile de lui opposer les moyens convenables de. destruction.

Contagion nerveuse. — .L’imitation étant le principe de la transmission de certaines maladies nerveuses qui régnent à l’état épidermique, telles que la folie, le suicide, la chorée, les convulsions, etc., c’est l’isolement et la contrainte morale qu’il faut employer pour ai-rêter cette forme de contagion. — . Produites par un écart, d’imagination, certaines né-

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vroses ne disparaissent que par un effort d'imagination, et sous ce rapport les espérances de la foi ou les terreurs produites par la menace sont de trèsutiles moyens à employer.

Au reste, l’imitation, qui produit tant de névroses les guérit de même, et il suffit de voir ce qui se passe dans certains pèlerinages profanes et sacrés pour être convaincu de la réalité du fait. — Réunis dans un but de guérison, les malades surexcités exaltent les vertus du lieu ou celles du guérisseur en renom, et bientôt la guérison de l’un entraîne la guérison de l’autre. Sous ce rapport l’imitation qui peut être la cause d’une foule de névroses est une puissance avec laquelle doit compter la thérapeutique, car si elle guérit le mal qu’elle a produit, elle peut défaire ce qu’elle a fait.

CO]%TB4CTl’RE. Dans une sorte de tétanos local, sans fièvre, borné aux extrémités des membres, la roideur des doigts qui sont rassemblés du côté de la pulpe et la flexion des orteils caractérisent la contracture.

La contracture des extrémités se montre surtout chez les enfants, sans cause appréciable, mais on l’observe aussi chez les adultes, dans la convalescence du choléra, de la fièvre typhoïde et de là dysenterie, pendant le cours de l’allaitement chez les nourrices et sous l’influence du froid ou des entozoaires de l’intestin.

On voit souvent la contracture des extrémité régner d’une manière épidémique.

La contracture sans fièvre est une, malar die essentielle, tandis que celle qui est accompagnée d’un grand mouvement fébrile est symptomatique d’une lésion des. méninges, delà moelle ou du cerveau.

La contracture apyrétique des extrémités dépend d’une affection locale du système musculaire et quand elle persiste ou devient chronique, elle amène souvent L’atrophie et la dégénérescence des muscles de façon à produire des difformités incurables.

Thérapeutique. — Lorsque la contracture est accompagnée d’un état saburral de la langue et de sjTnptômes d’embarras gastrique, il faut recourir à l’emploi des vomitifs et les faire suivre par une légère purgation.

S’il y a des vers de l’intestin chez les personnes atteintes de contracture, il faut administrer les vermifuges.

Les bains répétés, l’opium à petite dose, le musc, de 1 à 4 grammes, le sirop de chloroforme ou d'éther, 15 à 30 grammes, le Sirop de belladone, 30 grammes, peuvent rendre de réels services dans la contracture des extrémités.

La contracture essentielle des extrémités disparait très-souvent en quelques heures sous l’influence des applications de plaques et de bracelets de laiton sur la peau.

COKTR4CTIJRES PEEBPÉR4LE§ B® l’etéRES. Les contractures puerpérales locales ont lieu pendant le cours de la grossesse (Dubois, Velpeau) dans l’utérus, qui prend des

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formes variables, et qui éprouve des oscillations dans l’abdonien (Miquel, Baudelocque), Ces faits sont très-rares.

Thérapeutique. — Soutenir le ventre avec une ceinture élastique, administrer une potion avec Textrait de belladone à la dose de 5 centigrammes et des lavements opiacés ou belladonés :

Feuilles de belladone . 60 centigrammes.

£au . 200 grammes.

Pour un lavement.

co\TR.%TERVE. Racine exotique d’une plante des urticées, dont la poudre, 1 à 4 grammes, et dont l’infusion, 30 grammes par litre, s’emploient comme stimulantes □.

cOiVTRE-Poisox. V, Empoisonnements.

CONtTREXÉViLEE (Vosges). Eau minérale alcaline, sulfatée, calcique, froide, surtout employée en boisson comme diurétique dans la gravelle E, le catarrhe vésical E, la goutte atonique E, la chlorose, B, les engorgements de l’utérus E, la dyspepsie et les maladies chroniques des voies digestives.

CONiTRO-SiTl.RlDXAl\TS. Les coiitro- Stimulants sont des remèdes auxquels on attribue la propriété d’agir en sens opposé des stimulants, c’est-à-dire des remèdes doués de la vertu de ralentir l’action de la contractilité capillaire locale ou générale..

Les agents qui ont la propriété de diminuer riiypersthénie capillaire et nutritive d’un organe, ce qu’on appelle aussi le stimulus inflammatoire, sont contro-stimulants (Rasori).

• Dans toutes les maladies inflammatoires, c’est-à-dire dans les phlegmasies aiguës, il y a dans l’organe malade les preuves matérielles de l’influence d’un excès de stimulus auquel se rapportent l’hypérémie active et les différents exsudais inflammatoires. C’est dans ces états morbides que les contro-stimulants méritent d’être employés.

Thérapeutique. — Les contro-stimulants sont :

1° hSi 'diète et la saignée.

2° Le froid. L’air froid, dans quelques maladies inflammatoires, telles que le coryza ou la bronchite ; l’eau froide en boisson dans certaines bronchites chroniques, dans la gastrite aiguë, dans l’angine granuleuse, etc., sont des sédatifs directs qui l’éussissent souvent beaucoup mieux que les boissons trèschaudes, sédatifs indirects qui n’agissent que par l’intermédiaire des actions réflexes. La glace, dans les mouvements nerveux ou symptomatiques d’une lésion de l’estomac, les applications d’eau glacée sur une partie atteinte de phlegmasie, ou sur le ventre en cas de péritonite aiguë ; les irrigations froides sur la tète, en cas de méningite aiguë ou de congestion cérébrale; sur les parties atteintes de plaies par écrasement, dans les fractures comminutives avec plaie, sont d’excellents moyens d’empêcher les progrès du mal et de neutraliser l’action du stimulus inflammatoire.

Les bains de rivière et les bains frais en baignoire

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diminuent considérablement l’état de stimulus produit par le travail, par les veilles, par la fatigue excessive, et par certains états dyspeptiques accompagnés de fièvre lente nerveuse.

3° La digitale. En donnant la digitale à petite dose, 10 à 50 centigrammes de poudre (1 à 3 grammes de teinture), 1 à 3 milligrammes de digitaline, on obtient un effet sédatif très-marqué de la circulation, et un ralentissement des battements du cœur qui ne se contracte plus, que quarante à soixante fois par minute.

ti° Le sous-nitrate de bismuth. Ce remède est le contro-stimulant de la muqueuse gastro-intestinale. A petite dose, de 10 centigrammes par jour, longtemps continuée, il guérit les anciennes phlegmasies de l’estomac et de l’intestin. Dans les phlegmasies intestinales aiguës, c’est à haute dose qu’il faut le prescrire, et l’on en donne alors de 1 à 5 et 20 grammes par jour. (Monneret.)

5“ Le sulfate de quinine à haute dose est un contro-stimulant très-énergique de la phlegmasie aiguë articulaire du rhumatisme. Il guérit rapidement cette maladie à 1, 2 ou 3 grammes par jour, et il fait tomber les battements du cœur à quarante ou soixante par minute.

6“ V émétique, le kermès et les sels d’antimoine.

7® Les purgatifs.

8® Les diurétiques et les sudorifiques sont les autres contro-stimulants journellement employés en thérapeutique.

co.\TESiO]V'. Le choc d’un corps résistant sur les tissus, la compression énergique d’un point quelconque du corps, et le contre-coup qui se produit à la suite d’une chute, déterminent toujours une lésion plus ou moins profonde des organes qui est la contusion.

On peut définir la contusion : une plaie souscutanée (Richerand).

*** Les plaies par instruments contondants s’accompagnent toujours de contusion. V.

Plaies.

*,5,* Indépendamment des fractures, des contusions viscérales, des ruptures musculaires et des ruptures de gros vaisseaux, une contusion a toujours pour effet de briser un réseau de capillaires , de petites artères ou de petites veines, d’où il résulte un épanchement de sang plus ou moins abondant dans le tissu cellulaire ou dans une cavité séreuse ou muqueuse.

Dans le tissu cellulaire sous-cutané, la contusion donne lieu à une extravasation de sang qui se traduit : soit par une ecchymose de la peau, soit par une collection sanguine, qui se révèle par la présence d’une tumeur moUe, fluctuante, non transparente, entourée de points ecchymosés, et développée immédiatement après le traumatisme, soit par une destruction des tissus réduits eu bouillie.

Dans les gaines aponévrotiques des membres, la contusion détermine des infiltrations sanguines qui gênent les mouvements et qui se traduisent quelque jours plus tard par d^ ecchymoses qui suivent le trajet des vaisseaux

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ou des nerfs et apparaissent au voisinage des I

articülations, au-dessous du point frappé.

Les épanchements de sang profonds qui résultent d’une contusion sont révélés par une tuméfaction uniforme, fluctuante, qu’on n’apprécie bien qu’en explorant dans le sens de la longueur des membres. V. Abcès.

Les gros vaisseaux contusionnés peuvent se rompre, et s’il s’agit d’une artère, la contusion donne lieu à un anévrysme faux primitif, ou traumatique primitif. S’il s’agit d’une veine sous-cutanée, une infiltration a lieu dans tout le tissu cellulaire; s’il s’agit d’une veine profonde, il y a un épanchement de sang mieux circonscrit.

%* Les nerfs contusionnés cessent souvent de fonctionner, et il y a, au moins momentanément, une paralysie, soit du sentiment, soit du mouvement, soit de l’un et de l’autre.

Les muscles contusionnés sont souvent déchirés sur quelques points; s’ils sont entièrement rompus, leurs bouts divisés sont séparés par des fibres musculaires morcelées, baignées dans un épanchement sanguin, qui ne reste pas longtemps fluctuant, et est suivi de la production d’une ecchymose plus ou moins étendue sous la peau, suivant la profondeur où est situé le muscle.

Le périoste, les os contusionnés sont souvent le Siège d’extravasations sanguines dans l’épaisseur du périoste ou sous le périoste, dus à la rupture des artères principales de l’os, et d’épanchements sanguins, dans le tissu spongieux Les lésions du périoste donnent lieu à des petites tumeurs dures sur les os recouverts de parties molles, à des petites tumeurs fluctuantes sur les os plats, recouverts par la peau seulement. V. Fractures.

Dans les articulations contusionnées ou comprimées, une luxation ou une entorse avec déchirure des ligaments peut se produire, mais si la synoviale seule est contusionnée, quelques vaisseaux se déchirent, et il en résulte un épanchement de sang dans l’articulation ce qui provoque souvent une hypersécrétion de synovie. V. Arthrites.

Les viscères contusionnés présentent toujours deux états : l’infiltration de sang dans le tissu de l’organe , ou bien la destruction de quelques-uns des éléments de l’organe, au milieu d’un foyer hémorrhagique. Dans ce second degré, alors que la contusion a porté sur la périphérie de l’organe, il y a toujours une déchirure de l’enveloppe de l’organe et un épanchement de sang dans la ca\ité séreuse où est situé l’organe. V. Contusion du foie et Encéphale (LÉSION TRAUMATIQUE DE L’).

Les canaux excréteurs, les conduits muqueux contusionnés peuvent être déchirés sous l’influence des contusions. T. plus loin.

GONT

La contusion, ou plaie sous-cutanée des orgaues et des tissus, est souvent compliquée immédiatement d’épanchements sanguins étendus, et quelquefois de gangrène de la peau. Qu’il y ait infiltration ou épanchement de sang, il y a une irritation locale, souvent suivie d’inflammation, de phlegmon, d’ostéite, d’arthrite, de phlébite, etc. Elle est compliquée plus tard par la formation de brides sous -cutanées ou de lésions chroniques, telles que la nécrose et les kystes hématiques ou les abcès froids. Ailleurs elle cause des rétrécissements, des paralysies, des hypertrophies, suivant la structure et la fonction de l’organe contusionné.

Lorsqu’une contusion existe, il faut toujours rechercher avec le plus grand soin s’il y a une lésion à la peau, afin de la traiter aussi rigoureusement que la contusion, car dans beaucoup de cas les accidents tiennent à ce que les inflammations nées autour de la plaie cutanée ont retenti sur les tissus contusionnés.

Le sang épanché ou infiltré dans les tissus se résorbe en général très-vite et une contusion sans désorganisation de la substance des organes n’a pas de gravité par elle-même.

Thérapeutique. — Une contusion réclame toujours un traitement antiphlogistique, lorsqu’elle est étendue et lorsqu’elle a été produite chez un homme robuste. En général, il faut préférer les saignées locales à la saignée du bras. On appliquera ensuite des compresses d’eau blanche, et le malade sera tenu au repos absolu. Pour les contusions superficielles, il faut se borner aux cataplasmes froids arrosés d’eau blanche ou aux compresses d’eau blanche ; comme traitement général, on prescrira deux verres d’eau de Pullna ou d’eau de Sedlitz et une tisane délayante; le repos absolu de la partie blessée sera imposé au malade. Aucun vulnéraire ne vaut ce traitement.

Quand cela sera possible, un grand bain sera toujours prescrit avec avantage.

Lorsqu’il y a épanchement de sang , on comprimera avec une bande roulée, et l'on imbibera le pansement avec l’eau blanche [+3 ou avec la teinture ou la décoction d’arnica (3 :

Racine d’arnica . 8 grammes.

Eau bouillante . SOO id.

(Hôpitaux d’Italie.)

On fera une compression méthodique avec une bande roulée sèche jusqu’à ce que le gonflement ait im peu cédé. S’il survient de l’inflammation, si un kyste se forme, on emploiera les traitements appropriés. V. Abgès hématiques. Kystes hématiques. Ostéite, Phlegmon.

Les épanchements de sang récents, ou peu anciens et enkystés, seront traités par l’application successive de plusieurs vésicatoires, et par la compression. Les épanchements anciens seront saisis avec les doigts, de façon à faire passer, après la rupture du kyste, le contenu dans le tissu cellulaire. (Champion de Barle-Duc, Velpeau.)

Les contusions des viscères, les anévrysmes, les fractures, les luxations, seront traités par les moyens spéciaux qui conviennent à chaque cas particulier.

CONT

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