‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 172 sur 731 · CO>’S · texte numérisé non relu

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lysie de l’intestin, produite par les coliques de

plonib ou tonte autre cause, etc.

La constipation alterne souvent avec la diarrhée.

Dans la constipation, les excréments sont durs, ovillés, plus ou moins bruns et couverts de mucosités en petite quantité ou en masses assez grandes pour faire des lambeaux longs d’un mètre, qu’on prend quelquefois à tort pour des fausses membranes, et les évacuations n’ont lieu que tous les deux, trois, quatre ou six jours.

La plénitude dans le petit bassin, avec des douleurs vagues aux lombes et dans le ventre, la teinte plombée du visage, des malaises, la pesanteur de tête et la dyspepsie sont les conséquences ordinaires de la constipation.

\* La constipation habituelle produit souvent des hémorrhoïdes, des fissures à l’anus, de l’entérite aiguë, de la typhlite , de la dyspepsie avec ou sans hypochondrie et quelquefois le cancer du rectum.

Dans la constipation, la palpation du ventre au niveau de l’une ou de l’autre fosse iliaque permet de découvrir des matières dures accumulées dans l’S iliaque et dans le cæcum, où elles forment des tumeurs plus ou moins volumineuses. C’est ce qu’on nomme des scybales, quand elles sont d’un petit volume et des tumeurs stercorales quand elles sont très-volumineuses.

Tant que la constipation ne dérange pas la santé habituelle, cet état n’a rien de grave, mais, dans quelques cas, il en résulte des accidents d’obstruction et d’inflammation intestinale chronique, qui peuvent entraîner la mort, j Thérapeutique. • — Dans le traitement de la constipation, il ne faut pas perdre de vue les causes qui lui ont donné naissance, car il en résulte des indications curatives importantes. On doit rechercher si cette disposition est produite par les corps étrangers, les tumeurs ou les invaginations de l’intestin, par les imperforations de l’anus et par les hernies étranglées (V. ces mots); car alors elle exige le traitement de chacune de ces maladies. 11 en est de même de la constipation qui accompagne la colique saturnine; mais en dehors de ces cas, il y a une constipation qui résulte de la paresse de l’estomac ou de la paralysie de l’intestin, et chez certains malades elle amène des accidents de rétention stercorale qui exigent un traitement spécial et immédiat.

Dans la constipation par vice de sécrétion, par atonie ou phlegmasie chronique, le régime joue un rôle très-important et doit être composé d’un seul repas de viande, d’eau rougie, de laitage, de fruits crus ou cuits, de féculents et d’une grande quantité de légumes verts bien cuits ou en purée, tels qu’épinards, chicorée, carottes, navets, salsifis, choux-fleurs, céleri, choux ordinaires, etc.; enfin le raisin en grande abondance. Les malades devront en outre prendre des bains tièdes et faire de l’exercice à la campagne. Des lavements froids ou émollients avec la graine

de lin et la racine de guimauve ; excitants avec le gros miel, 60 grammes, le miel de mercuriale,

30 grammes; purgatifs anec le sel marin, 60 grammes, le sulfate de soude, 60 grammes, la décoction de feuilles de séné, 15 grammes, etc., devront être conseillés.

Des suppositoires de savon médicinal ou de beurre de cacao additionnés de 1 à 5 centigrammes d’extrait de belladone devront être mis tous les soirs, pendant vingt jours, dans le rectum. — On y pourrait mettre également une mèche de charpie enduite de pommade belladouée (L. Fleury).

Des douches ascendantes rectales cteau tiède ou d’eau minérale de Vichy, coupée avec moitié eau ordinaire sont très-efficaces, et il faut les prendre pendant cinq à dix minutes une ou deux fois la semaine.

La belladone donnée tous les soirs pendant longtemps à la dose de 2 à 5 centigrammes au moment de se coucher, est souvent très-utile dans cette forme de constipation.

Application d’eau froide aux extrémités tous les matins au moyen d’une serviette imbibée d’eau n- Sirop de fleurs de pêcher; il se donne à la dose de 30 à 60 grammes (Guy-Patin) [+]•

Extrait de noix vomique, 25 milligrammes, trois fois par jour, ou mieux la même dose, associée à 25 milligrammes d’aloès et 25 milligrammes d’extrait de rhubarbe (Bault) dans la Constipation par inertie de l’intestin □.

On peut enfin donner les tisanes laxatives depeùYlait clarifié et non clarifié, une tasse par jour ; le lait d’ânesse à jeun et la. pulpe de casse ou de tamarins, 60 grammes dans un litre d’eau; les purgatifs tels que :

Vhuile de ricin, faite à froid, 30 grammes à jeun, dans du thé, du café ou du bouillon d’herbes Q ;

La moutarde blanche, trois cuillerées à bouche par jour dans un demi verre d’eau IT] ;

Le sulfate de soude, 40 grammes à jeun, dans du bouillon d’herbes F+1 ;

Le citrate de magnésie, 60 grammes à jeun dans du bouillon d’herbes {+] ;

La magnésie calcinée, une demi-cuillerée à bouche tous les soirs, dans un demi-verre d’eau l-i- -H ;

Vhuile d’épurge, 15 à 20 gouttes dans un verre d’eau sucrée à jeun I I;

Le sirop de nerprun, 15 à 20 grammes à jeun □ ; La marmelade de Tronchin par cuillerées à bouche jusqu’à effet purgatif [3 5

La teinture de scammonée, 10 à 30 gouttes dans une tasse de bouillon d’herbes FtH;

La gomme-gutte, Vs à 30 centigrammes en pilules; Valoès, 20 à 50 centigrammes avant dîner I-h -hI; Vhuile de croton, 2 gouttes dans une pilifle de mie de pain FH.

Sirop de roses pâles, Zd à 60 gi-ammes par jour [+1. Huile d’olives sucrée, 60 grammes à jeun tous les jours |3-

Il faut faire beaucoup d’attention, dans l’emploi de ces purgatifs, car si l’on peut y recourir quelquefois, il serait imprudent de vouloir toujours s’eu servir pour combattre la constipation. Ges moyens finissent par irriter les voies digestives et produisent des entérites très-graves qu’on doit tâcher d’éviter. Le régime précédemment indiqué, les bains, l’exercice à la campagne sont, en résumé, les moyens les plus utiles aux malades.

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