CONV
Si une inflammation se développe, ou s’il y a éraillure de la muqueuse, les accidents fébriles apparaissent immédiatement sous forme de fièvre uréthrale ou de fièvre symptomatique d’un petit phlegmon circonscrit.
Un rétrécissement plus ou moins serré est souvent la conséquence d’une contusion de 1 urèthre. V. Urèthre (Plaies de l’)
Thérapeutique. — Des compresses d’eau froide et de grands bains sont les seuls remèdes à employer contre la contusion de l’urèthre ; si les lésions de l’urètbre sont étendues et s’il y a rétention incomplète d’urine, une sonde à demeure sera laissée, ce sera le meilleur moyen d’éviter les fansses routes, si faciles à faire dans les urèthres contusionnés. V. Urèthre.
Confusion de Tutérus en état de gesta* eîon. Provoquées ou subies, les contusions de : l’utérus mènent à l’avortement , que les violences aient été portées sur le ventre ou dirigées sur le col. V. Avortement.
*** Une contusion de l’utérus gravide peut déterminer la rupture de l’organe et le passage du fœtus dans la cavité abdominale. Cet accident est en général suivi de mort.
Con nsion de la vessie» V. VESSIE (RUP¬ TURE DE LA .
Confusion par compression. La compression, bien qu’elle ne soit pas douloureuse, détermine à la longue les différentes lésions de la contusion jusqu’à la gangrène (Velpeau). Celte variété de contusion existe dans les points où les membres reposent sur une partie dure. Chez les individus atteints de fracture de jambe, elle est fréquente au talon, lorsque cette partie repose sur le lit.
Thérapeutique. — On prévient les lésions produites par la compression des tissus en appliquant des cuirasses de diachylon sur les points qui portent sur des parties dures; on les préviendra encore en plaçant les malades sur un matelas d’eau anglais (Demarquay). V. Bandelettes.
CO’\valE'<»ce^’CE. L’état de faiblesse et de chloro-anémie qui succède aux maladies au moment du retour à la santé est ce qu’on nomme la convalescence.
Toute maladie aiguë un peu forte laisse après elle, pendant un temps plus ou moins long , un état organique caractérisé par de la pâleur, de la faiblesse musculaire, de l’excitabilité nerveuse, de la boulimie, de la constipation, des palpitations et un souQle cardiaque ou carotidien qui révèle l’anémie.
Faiblesse musculaire, susceptibilité morale et anémie, tels sont les principaux caractères de la convalescence.
V'' Dans la convalescence de quelques maladies aiguës, notamment dans la fièvre typhoïde, il se produit quelquefois un amaigrissement rapide et subit du coi-ps et de la face, qui ne
tarde pas à disparaître dès que raraélioratioii du mal permet de nourrir les malades,
La durée de la convalescence, c’est-à-dire de i’anémie consécutive aux maladies aiguës, est en rapport avec la longueur de la maladie, sa gravité et l’énergie spoliative du traitement mis en usage.
La convalescence est sonvent l’origine d’accidents nerveux plus ou moins graves : de spasmes hystériques; de convulsions toniques (contracture) ou cloniques (chorée) ; de névralgies intercostales ou temporales; de vésanies diverses; enfin de paralysies sensoriales (anesthésie cutanée ou amaurose) et motrices, telles que paraplégie, paralysie générale ou paralysie du voile du palais.
Thérapeutique. — La convalescence exige des soins hygiéniques et pharmaceutiques particuliers. Une chaleur douce de l’air environnant ; une alimentation choisie, de facile digestion et de plus en plus substantielle ; de l’eau vineuse ; des vêtements bien chauds ; de l’exercice très-modéré ; le repos moral, enfin le séjour à la campagne, si cela est possible, telles sont les règles hygiéniques à imposer aux convalescents.
Il faudra prescrire, en outre, quelques bains tièdes, de la tisane avec la macération de quinquina ; de l’infusion de houblon ou de petite centaurée; du vin ou de sirop de quinquina, 60 à 100 grammes par jour; du vin d’ année ou de gentiane aux mêmes doses; des pilules d’extrait de quinquina; des préparations ferrugineuses, telles que la limaille de fer, 25 centigrammes; les pilules de Vallet, deux par jour; le sous-carbonate de fer, 25 centigrammes par jour; le sirop de pyrophosphate de fer, une cuillerée matin et soir ; enfin les eaux minérales ferrugineuses de Passy, de Bussang, de Spa, d’Orezza, etc.