OREILLES
COQUE DE LEVAXT. î’ruit de Y Amrmita cocculus, de la famille des ménispermées, rempli de ménispermine et picrotoxine, employé pour engourdir le poisson des rivières de façon qu’on puisse le prendre à la main. Ainsi endormi, ce poisson est dangereux à manger.
COQUELICOT. Espèce de pavot qui croît dans les moissons, et dont l’infusion, h grammes par litre d’eau, ou le sirop, 60 grammes, se donnent dans la bronchite comme calmant de la toux □.
COQUELUCHE. Des quintes de toux dont les secousses successives sont entrecoupées par une reprise d’inspiration sonore, longue et bruyante, avec cyanose du visage, expectoration puriforme, vomissement et pâmoison, caractérisent la coqueluche.
Dans la coqueluche, il y a d’abord quelques jours de toux catarrhale ou férine, puis apparaît la toux quinteuse convulsive, et quand la maladie va guérir, revient la toux catarrhale.
C’est une maladie épidémique et contagieuse que la coqueluche, et l’on peut la considérer comme une névrose greffée sur une inflammation bronchiqua En effet, elle commence par le catarrhe et se termine par des spasmes.
Sauf les cas de complication, le cadavre des enfants atteints de coqueluche ne présente aucune lésion des oi^anes respiratoires.
La coqueluche se montre quelquefois
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chez les enfants à la mamelle Où chez l’adulte, mais c’est tout particulièrement une maladie de la seconde enfance.
Si l’on vous dit cpi’un enfant tousse beaucoup et qu’il y ait au frein de la langue une petite ulcération, dites : cet enfant a la coque* luche.
Les quintes de coqueluche se terminent toujours par une abondante expectoration de matières filantes puriformes.
Quand les quintes de coqueluche sont violentes, l’enfant vomit, étouffe, bleuit, se pâme, et ce malaise ne finit qu’avec l’expectoration.
Quelques semaines et souvent quelques mois, voilà la durée de la coqueluche.
La coqueluche est plus ou moins grave, selon qu’il plaît au génie épidémique du moment.
La coqueluche est peut-être la seule maladie de la première enfance où il y ait une véritable expectoration.
Les maladies aigues intercurrentes diminuent souvent l’intensité de la coqueluche et la font disparaître momentanément ou d’une façon définitive.
chose singulière ! la coqueluche ne semble avoir de gravité que par ses conséquences indirectes, soit les vomissements alimentaires qui accompagnent les quintes et qui amènent l’inanition, soit la pneumonie aiguë, soit les dépôts fibro-plastiques des poumons qui engendrent un peu plus tard la pneumonie granuleuse ou la phthisie.
La coqueluche, née dans un endroit, disparaît souvent par le déplacement des malades, sous l’influence dU changement d’air et de lieu.
Par ses quintes de toux convulsive provoquant chaque fois le rejet des aliments introduits dans l’estomac au précédent repas, la coqueluche épuise les enfants et les jette quelquefois dans un état d’inanition fort dangereux.
La coqueluche, par ses quintes de toux^ produit souvent des congestions de la face et des poumons, donnant lieu à des épistaxis, à des hémoptysies, à des apoplexies conjonctivales et à des hémorrhagies auriculaires.
TJne forte quinte de toux peut rompre les vésicules du poumon , amener l’infiltration de l’air dans le tissu cellulaire des bronches, lequel passant à l’extérieur de la trachée jusqu’au cou, détermine l’emphysème sous-cutané.
Thérapeutique. — Les enfants atteints de coqueluche doivent être couverts de flanelle sur la peau, et il faut les promener et les nouitir comme d’habitude, tant qu’il n’y a pas de complications.
Quand on le peut, il faut qu’un enfant atteint de coqueluche soit emmené poiu* quelque temps à la campagne, loin du lieu où il a contracté la maladie.
A la première période ilitc catarrhale, la coqueluche exige l’emploi : 1° des tisanes pectorales mucilagineuses, émoUientes} 2° des pédiluves et des
COQü
sinapismes aux jambes ; 3° des sirops calmants opiacés ou beUadonés* 4” de la teinture d’aconit, cinq à trente gouttes ; 6" de l’ipécacuanha ; 6“ des ventouses sèches sur la poitrine ou des sangsues , s’il y a une forte fièvre avec congestion cérébrale.
Dans la deuxième période de la coqueluche, dite période convulsive, il faut recourir aux moyens suivants :
1° Pendant la quinte, mettre l’enfant sur son séant ou le tenir dans les bras, lui pencher la tête en avant, lui enlever avec les doigts les mucosités qui obstruent le fond de la gorge et faire boire un peu d’eau.
2° Tisanes pectorales, mucilagineuses ou stimulantes; ces dernières sont préférables, et l’infusion de serpolet, 15 à 20 grammes par litre d’eau ; l’infusion de mélisse, de sauge, etc., doivent être employées.
3^ Les émissions sanguines n’ont aucune Utilité dans la coqueluche exempte de complications.
4“ Les vomitifs sont cé qu’il y a de plus avantageux à mettre en pratique tous les deux jours pour aider à l’expectoration du mucus Sécrété par les bronches, et c’est l’ipécacuanba qu’il faut employer ■ de préférence.
ô® Les purgatifs que l’oU emploie à titre de révulsifs dans la coqueluche, tels que la manne, la rhubarbe, l’huile de ricin, le calomel, etc., n’ont que de médiocres avantages, et ils ont le grave inconvénient d’affaiblir beaucoup les malades.
6® Les narcotiques, tels que l’opium, la morphine, le sirop diacode aux doses appropriées à l’âge des enfants, diminuent souvent le nombre et la violence des quintes de la toux de coqueluche.
7® Les narcotico^âcres, tels que la juSquiaine, la ciguë, l’aconit, le datura stramonium, la mandragore et surtout la belladone, sont également employés pour diminuer la violence de la coqueluche ; mais c’est la belladone qu’on emploie le plus ordinairement en extrait, à 10 et 25 milligrammes, ou en sirop à la dose de 15 et de 30 grammes.
8® Les antispasmodiques rendent de grands services dans le traitement de la coqueluche, et c’est à ce titre qu’il faut employer l’oxyde de zinc à 1, 2 et 3 grammes par jour en huit à douze prises; le musc, le castoréum, le sirop d’éther, le sirop de chloroforme, d’après la formule suivante :
Chloroforme. ........... 1 partie.
Alcool. . . . 7 id.
Sirop de sucre . 100 id.
Un à 2 grammes de chloroforme par jour, l’asafœtida en lavements ; la cochenille à 1 gramme par jour; le tannin, mélangé à l’acide benzoïque , 10 centigrammes de chaque avec de la poutbre de gomme pour douze prises à prendre dans les vingtquatre heures ; l’alun, de 10 à 50 centigrammes dans les vingt-quatre heures ; les fumigations d’oliban, de benjoin, de styrax, etc.
Cochenille . 4 gramme.
Carbonate de potasse. ...... 1 id.
.Sucre . 15 id.
Eau chaude . 80 id.
Faire dissoudre. Une cuillerée à café, trois ou quatre fois par jom-. (Wachlt.)
Le tannin peut être donné de la manière suivante :
Acide benzoïque ....... j ^0 centigrammes.
Poudre de gomme arabique . . 1 gramme.
Mêlez et divisez en douze prises.
Une toutes les deux heures dans de Teau.
9“ Les excitants, tels que l’infusion de mélisse chaude^ lO grammes par litre en mangeant; le café noir après chaque repas; le sous-carhonate de fer à la dose de 50 centigrammes à 4 grammes par jour. Le soufre à la dose de 15 centigrammes à 1 gramme dans du lait par petites doses, abrègent beaucoup la durée de la coqueluche.
1 0° Il serait bon de modifier le larynx des enfants atteints de coqueluche par la cautérisation du pharynx avec un pinceau légèrement imbibé d’ammoniaque, ou de cautériser le larynx avec un portecaustique chargé de nitrate d’argent, ou enfin de faire respirer de Feaü pulvérisée chargée de tannin ou de goudron.
Ualun à la dose de 10 à 50 centigrammes toutes les quatre ou six heures pour les enfants de un à dix ans :
Alua. . . . . 75 centigrammes.
Extrait dé ciguë ......... 60 id.
Sirop simple . 10 grammes.
Ëaü de laitue . . 90 id.
Toutes les six heures, une cuillerée à dessert.
Le thé, le serpolet en infusion de 15 grammes par litre d’eau, le café noir après chaque repas (Guyot), la sauge, la menthe et toutes les infusions aromatiques excitantes sont très-utiles contre la coqueluche.
Le sous-carhonate de fer, 50 centigrammes à 1 gramme 50 centigrammes dans les vingt-quatre heures peut être employé.
Les révulsifs, tels que l’huile de croton et les vésicatoires volants sur le thorax, les emplâtres résineux, etc., ont été employés, mais ils n’offrent pas de grands avantages.
Le gui de chêne se donne à 60 et 75 centigrammes par jour.
S’il survient des complications de pneumonie, de phthisie, d’entérite, d’éclampsie, d’hémorrhagies nasales et autres, il faudra unir au traitement de la coqueluche celui de ces différentes maladies.
POhMfiLAmE DE LA COQUELUCHE.
Poudré contre la cùqueluche.
Poudre dé racine de belladone. . 6 centigrammes.
Sucre . . 25 id.
Mêlezi
Une prise matin et soir chez les enfants au-dessous d’un an, deux chez les enfants de deux à trois ans, quatre chez les enfants plus âgés, et huit chez les adultes [3-
Poudre contre la coqueluche.
Poudre de racine de belladone. . 2 décigrammes.
Poudre d’ipécaeuanba . . 4 id.
Sucre . 10 grammes.
Divisez en seize paquets.
Un ou deux par jour poür im enfant de trois ans [Tl.
Poudre de Kahleiss.
Poudre de racine de belladone. . 2 décigrammes.
Poudre de Dower . 5 id.
Sucre . 15 grammes.
Sonûe lavé . 3 id.
Divisez en vingt paquets.
Un paquet toutes les trois heures pour un enfant de deux ans m-
Poudre contre ta coqueluche.
Poudre de racine de belladone. . 15 centigrammes.
Sueie pulvérisé . 30 grammes.
Divisez en quinze prises; on en donne une par juor i+l- (Viricel.)
Sirop d’Ipécacuanha.
Extrait alcoolique d’ipécacuanba. 32 grammes.
Ëaü pure . 250 id.
Sirop simple. . . - . 4500 id.
Faites dissoudre l’extrait dans l’eau, filtrez; d’autre part, portez le sirop à l’ébullition; ajoutez-yla dissolution d’extrait, entretenez l’ébullition jusqu’à ce que ce sirop ait repris sa consistance première et passez (Bouchardat)>
Chaque 30 grammes de sirop d’ipécacuanha contiennent 20 centigrammes d’extrait, ou la substance de 80 centigrammes de racine.
C’est un médicament émétique précieux pour les enfants. 15 grammes, en deux fois, suffisent pour un enfant de trois ans.
Mixture contre la coqueluche.
Tannin pur . 30 centigrammes.
Extrait de belladone. ...... 5 id.
Extrait de ciguë . 20 id.
Infusion de séné . 60 grammes.
Eau distillée dé fenouil . 30 id.
Sirop de guimauve . 25 id.
F. s. a. A prendre par demi-cuillerée à bouche toutes les deux heures.
Cette mixture donne bientôt lieu à des déjections liquides ; et à peine l’enfant a-t-il pris la mixture en totalité, que la coqueluche disparaît pour ne plus récidiver (Bouchardat).
Sirop de codéine.
Codéine . 15 décigrammes.
Eau distillée . 125 granunes.
Sucre blanc . 250 id.
Faites dissoudre la codéine dans l’eau à l’aide d’une douce chaleur, puis le sucre. Une cuillerée à café le matin et antant le soir pour un enfant de sept ans dans la coqueluche [T].
Potion de codéine.
Sirop de codéine. ......... 30 grammes.
Infusion béebique . 100 id.
Mêlez. A prendre par cuillerée toutes les heures FT).
Prises d" atropine.
Atropine . 5 centigrammes.
Sucre blanc . 10 grammes.
Mêlez par une longue trituration; divisez en cent paquets. Chacun d’eux contiendra un demi-milligramme d’atropine. On en prescrit d'un à trois paquets par jour aux enfants de cinq ans, dans les cas de coqueluche I I.
Potion contre la coqueluche.
Xieotiane . 1 gramme.
Faites infuser dans :
Eiu. . 20 isL
Ajoutez :
Siiup d'orgeat .......... 40 idi
32i COQU
Cette potion est administrée aux enfants de lui à deux ans par cuillerée à café toutes les heures ; aux enfants plus âgés deux cuillerées à café, et de huit à dix ans une cuillerée à houche (Pitzcheft.)
Poudre antispasmodique.
Gomme arabique pulyérisée ... 20 grammes.
Osvde blanc de zinc . .^ . 1 id.
Poudre de valériane . 50 centigrammes.
Mêlez exactement et faites des paquets de 30 centigrammcSj dont on prendra trois par jour I |.
(Heintz.)
Mixture de conicine.
Conicine . 3 gouttes.
Alcool . 1 grammes.
Eau distillée . 20 id.
Mêlez. Quinze gouttes trois fois par jour dans de Feau sucrée pour combattre la coqueluche.
(Fronmüller.)
Mixture antispasmodique.
Ammoniaque liquide . 5 grammes.
Teinture de castoréum. . . 1 .. ” -i
— d’asa fœtida
Une demi-cuillerée à café dans un verre d’eau sucrée, à prendre par cuillerées [+].
Pommade calmante.
Asa fœtida en poudre . 5 grammes.
Axonge . 40 id.
Mêlez. Cette pommade a été employée contre la coqueluche. On fait deux fois par jour des frictions sur le ventre et sur la poitrine, sur la colonne vertébrale ou sur la plante des pieds [3*
Pommade stibiée.
(Pommade d’Autenrieth.)
Émétique . 4 grammes.
Mêlez parfaitement.
Utile moyen de dérivation employé contre les rhumes et les coqueluches opiniâtres.
On frictionne avec gros comme une noisette la région de l’estomac et il survient des pustules semblables aux boutons de la variole, que l’on panse avec un linge enduit de cérat. {Codex.)
Poudre sédative de Wetzler.
Poudre de réglisse . 4 grammes.
Poudre de racine de belladone. . 1 id.
Mêlez exactement et divisez en soixante prises.
Une prise matin et soir aux enfants au-dessous d’un an, trois prises au-dessous de deux ans. On augmente graduellement selon l’âge, jusqu’à la dose de douze prises en vingt-quatre heures RH.
Décoction de glands toixéfiés, 30 grammes par litre d’eau □. (Haller, Hufeland.)
Teinture de Lobelia inflata 20 à 40 gouttes par jour en potion □.
Potion antispasmodique.
Poudre de coebenille . 15 grammes.
Carbonate de potasse . 15 id.
Dans 200 grammes d’eau sucrée. — Trois cuillerées à bouche par jour et guérison du deuxième au onzième jour (Seconde formule de Wachlt.)
Julep calmant.
Gomme adragant en poudre ... 4 décigrammes.
Extrait de suc de belladone ... 1 ^ id.
Extrait aqueux d’opium . 2 centigrammes.
Infusion de fleurs pectorales . . . 100 grammes.
Eau de fleur d’oranger . 10 id.
Sirop de guimauve . 30 id.
F. S. a. Dans le traitement de la coqueluche, une cuillerée toutes les heures [+].
Potion sédative.
Extrait de suc dép. de belladone . 5 centigrammes.
Eau distillée de laitue . 100 grammes.
Sirop de Tolu . 30 id.
A prendre par cuillerée toutes les heures RH. Poudre contre la coqueluche.
Sucre de lait . 1 gramme.
M. S. a. Faites six prises égales, à prendre une ou deux dans les vingt-quatre heures, dans quelques cuillerées de tisane Q. (Brachet.)
Pilules contre la coqueluche.
Oxyde de zinc . 1 gramme.
Extrait de jusquiame . 1 id.
Fleur de soufre. . 4 id.
Poudre de racine de fenouil ... 2 id.
F. s. a. Trente-six pilules. Une à trois par jour RI.
(Loewenhart.)
Sirop contre la coqueluche.
sirop d’opium . 50 grammes.
— de quinquina au vin .... 50 id.
— d’ipécacuanlia. . ...... 50 id.
Potion d’asa fœtida.
Asa fœtida . 4 grammes.
Sirop simple . 60 id.
Mucilage de gomme arabique . . 60 id .
Par cuillerées à café dans la deuxième période.
(Kopp.)
Potion de succin.
Sirop de succin . ) • . j n ■ on
Huile volatile de succin. . . ] ^"*^20 gouttes.
Teinture de succin . 1 à 4 grammes.
Guérison en quelques jours. (Danet.)
Poudre de Selinum palustre. 50 centigrammes à 1 gramme toutes les cinq heures.
Infusion de feuilles de pécher. 8 grammes de feuilles fraîches et 15 grammes de feuilles sèches (Dougos.)
Sirop d'ergot de seigle.
Ergot en poudre . 3à4 grammes.
Faites bouillir et réduire à 30 grammes.
Ajoutez :
Sucre blanc pulvérisé . 45 grammes.
Une cuillerée à café toutes les deux heures pour les enfants de cinq à sept ans.
Ce médicament ne doit être employé qu’à partir de la troisième semaine, à petite dose, chez les petits enfants, et à dose plus forte chez les sujets plus âgés. — 200 cas de succès □. (Griepenkcrl.)