‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 177 sur 731 · CONV · texte numérisé non relu

CONV

Poudre dHuly.

Sucre candi . GO grammes.

Amandes douces mondées ... 20 id.

Semences de coings. . . . \

Amidon. . . > âà dO id.

Gomme arabique . 1

— adragant . J

Réglisse d'Espagne . 5 id.

F. S. a. 2 à 6 grammes par jour P^.

COA'VLXSIOXS, Il y a oonmhion partout où se produisent des mouvements involontaires, désordonnés, dans les muscles de la vie de relation, et ce n’est que du spasme lorsque ce mouvement apparaît dans les muscles de la vie organique.

Les convulsions sont toujours externes, mais il y en a qu’on appelle quelquefois internes, parce qu’elles se passent à l’intérieur.

Les convulsions ont pour siège tous les muscles (convulsions générales) ou seulement un certain nombre d’entre eux (convulsions partielles).

Les convulsions accompagnées de roideur permanente, comme le téianos, ont quelque chose de tpnique, tandis que celles qui, à l’inslar de la chorée, ne laissent pas un seul instant de repos, méritent d’être appelées cloniques.

Les maladies aiguës ou chroniques du cerveau sont la cause la plus fréquente des convulsions ; mais chez les femmes et chez les enfants, elles se produisent très-frécjuemment comme trouble sympathique du système nerveux.

La chlorose et l’anémie , chez les albuminuriques, l’intoxication mercurielle chronique ou saturnine, l’intoxication par la strychnine et par les solanées^ l’intoxication maremmatique ; en un mot toutes les nosohémies peuvent produire les convulsions.

L’invasion d’une maladie aiguë, surtout chez les enfants, se révèle souvent par une violente convulsion.

*.* La dentition lente et laborieuse, les vers de l’intestin, les larves des sinus frontaux, le travail de la menstruation, les névralgies intermittentes ou auras, la conception, etc. , troublent quelquefois très-profondément les fonctions du système nerveux et occasionnent des convulsions.

La surexcitation du cerveau par le travail intellectuel, par les passions, par les émotions vives et par la frayeur, le trouble des sens, par une odeur désagréable, un bruit imprévu ou par le chatouillement, s’accompagnent souvent de convulsions.

Les convulsions sont quelquefois épidémiques et, dans quelques cas, contagieuses sous l’influence de l’imitation qui dispose l’oi^anisme à reproduire les perturbations nerveuses dont il a entendu parler ou dont il a été le témoin.

COÎ<V

Les convulsions sont souvent compliquées de spasme intérieur, de paralysie temporaire des sens et de trouble momeutaué des fonctions intellectuelles, ainsi qu’on le voit dans l’éclampsie, dans l’hystérie et dans l’épilepsie.

%* Dans les convulsions, il y a une agitation partielle ou générale, continue ou intermittente des muscles, avec ou sans perte de connaissance, et cela pendant quelques minutes, quelques semaines ou quelques mois.

Les convulsions qui signalent l’invasion d’une maladie aiguë n’ont en général rien de grave, tandis que celles qui les accompagnent ou qui les terminent, annoncent presque toujours la mort.

Les convulsions qui suivent une maladie aiguë et se montrent dans la convalescence, n’ont rien de sérieux.

Quand des convulsions générales sont intermittentes et régulières, il faut craindre une fièvre pernicieuse et prévenir la mort en ayant recours au sulfate de quinine.

Des convulsions sympathiques, liées k une maladie guérissable, disparaissent avec cette maladie dès qu’on aura pu la faire cesser.

Quand les convulsions dépendent d’une maladie aiguë ou chronique du cerveau, elles sont extrêmement graves et presque toujours suivies de mort.

Thérapeutique. — Comulsions des maladies aigues du cerveau. — -Saignées, sangsues et yentouses scarifiées derrière les oreilles et à l’occiput ; purgations réitérées. Repos absolu de l’intelligence, diète ou régime lacté.

Convulsions des maladies cérébrales chroniques. — Cautères ou séton à la nuque ; pilules purgatives tous les jours; une purgation tous les huit jours; cessation de tout travail intellectuel; nitrate d’argent, 1 à 15 centigrammes par jour.

Convulsions sympathiques. — Guérir les indigestions, les vers, accélérer le travail de la, dentition, détruire les auras.

Convulsions essentielles. — Dans les convulsions essentielles, il faut employer le sirop de chloroforme et d’éther ; la teinture de valériane et les bains de valériane; la teinture de musc et de castoréum; les lavements d’asa fœtida, l’oxyde de zinc, le valérianate de zinc , le valérianate d’ammoniaque , l’acétate d’ammoniaque, etc. V. Éclampsie.

FORUDLAIRE DES CONVULSIOXS ESSENTIELLES.

On a essayé de prévenir les convulsions par un collier de succin ou perles d’ambre jaune au cou des enfants, par un tuyau de plume rempli de mercure [3 suspendu au cou, et, pour les combattre, on emploie : la teinture de succin, 24 grammes; ou Y huile volatile de sueem, 10 à 12 gouttes.

Le suc de séneçon, 15 à 30 grammes par jour.

(Finazzi.)

Poudre d'agaric mouche (50 centigrammes à isr^50, trois fois par jour dans l’eau ou le vinaigre).

(Murray.)

Poudre de fiuilles d'oranger, 60 centigrammes à 1=L20 par jour.

COiNV

Extrait de datura stramonium, 1 à 40 ceiitigrammes ; teinture de 1 4 à 24 gouttes eu augmentant.

Etker sulfurique, 10 à 15 gouttes répétées de temps en temps.

Extrait de jusquiame, depuis 10 jusqu’à 40 centigrammes.

Musc en poudre, depuis 30 centigrammes; en teinture de 10 à 20 gouttes; associé à l’opium^ au camphre, à l’acide prussique. Ce dernier enlève au musc son odeur sans détruire ses propriétés.

Extrait de fleurs de narcisse de 1 à 5 centigrammes, ou bien sirop de narcisse, 30 à 60 grammes.

Gouttes alcalines.

Carbonate de potasse . 5 grammes.

Faites dissoudre dans :

Eau distillée . ICO grammes.

10 à 40 gouttes dans la journée. Contre les convulsions des enfants. C’est la solution de carbonate de potasse de liosenstein (Hamilton) [3- Liqueur ammonioxale anisée.

Alcool . 4C0 grammes.

Ammoniaque . 100 id.

Huile volatile d’anis . 20 id.

M. S. a. 10 gouttes quatre fois par jour pour les adultes, 3 gouttes matin et soir pour les enfants. Dans un verre d’eau sucrée, comme stimulant antispasmodique O.

Potion avec les substances fétides.

sirop d’armoise composé .... 32 grammes.

Teinture de castoréum . 2 id.

Eau distillée de valériane. ... 64 id.

Eau distillée de fleur d’oranger. 61 id.

Éther sulfurique . 4 id.

F. s. a. {Codex). A prendre par cuillerée toutes les heures Èl-

Mélange antispasmodique.

Oxyde de zinc . 8 grammes.

Calomel à la vapeur . 4 id.

Valériane à la vapeur . 4 id.

Mêlez et divisez en 70 prises : 2 prises par jour, 1 le matin à jeun, et l’autre avant le dîner, dans les maladies épileptiformes des enfants (Blache).

Pilules antispasmodiques.

Oxyde de zinc . . 2 grammes.

Conserve de roses . q. s.

Mêlez, et faites 36 pilules. 1 le matin et soir.

(Maunoir) [3- Élixir fétide de Fulde.

Alcool rectifié .

Castoréum .

Asa fœtida .

Esprit de corne de cerf . .

ââ

150 grammes.

20 id.

40 id.

5 id.

Faites digérer pendant quatre jours et filtrez; 4 grammes dans un véhicule convenable f+l.

Poudre antiépileptique.

Racine de pivoine. . . .

Semences de pivoine . .

Dietame blanc .

Gui de chêne .

Corail rouge prépai'é. . .

Hyacinthes préparées . .

Ongles d’élan préparés .

Crâne humain .

Feuilles d'or .

■ ^ ââ 10 grammes.

• I ââ 2 id.

. . . . 20 id.

.... 1 id

.... 2 id

Mêlez, On la donne aux petits enfants à la dose de 1 décigramme, dans les cas de convulsions, et aux adultes depuis 50 centigrammes jusqu’à 2 grammes dans l’épilepsie (Guttette) PH.

Poudre de Cangnan.

Poudre de guttète . 250 grammes.

Ambre jaune porphyrisé .... 375 id.

Corail rouge . 125 id.

Terre sigillée ... . . 125 id.

Cinnabre . . 12 id.

Kermès minéral . 12 id.

Noir d’jvoire . 12 id.

Mêlez et divisez en paquets de 1 0 centigrammes, un à six par jour [+]•

co\"ïSE, Plaute de la famille des synanthérées , dont le fruit est vermifuge et dont les feuilles sont emménagogues.

COPAHL'. Espèce de térébenthine recueillie d’un arbre du Pérou nommé Copaifera, de la famille des légumineuses. On l’emploie seule ou solidifiée a\ ec de la magnésie, ou mélangée à du poivre cubèbe dans la blennorrhagie r+^; dans le catarrhe de la vessie [+] ; dans la leucorrhée □, et comme cicatrisant des plaies Q ; mais son usage détermine souvent une éruption de roséole. Il s’administre à la dose de 2 à 15 grammes par jour. V. Uréthrite blennorrhagiqüe.

copiiosE. V. Surdité, Maladies des

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