CÈLE
Kystes herniaires. Les kystes herniaires sont des hernies congénitales ou acquises, d’où l’intestin s’est retiré ; ce sont des kystes dans une loge du cul-de-sac péritonéal qui a formé la tunique vaginale ou {[iii a formé un sac herniaire. Ces kystes souvent multiloculaires sont plus ou moins réguliers, mal tendus; ils sont fluctuants; ils ne sont pas réductibles; on les diagnostique par voie d’exclusion.
Le traitement des kystes herniaires est celui de l’hydrocèle enkystée du cordon.
• COREÎ^’C (Isère), Eau minérale sulfureuse froide,
COSîAMBÉE. Fruit d’une ombellifère emloyé en poudre, 2 à 4 grammes; en infusion, 0 grammes par iitre^ contre la dyspepsie flatulente et les flatuosités [Tj. V. Carminatif.
DE CEBF. Exostoses annuelles développées sur le front du cerf, et dont la râpure bouülie sert à faire une gelée utile aux convalescents. La corne de cerf calcinée n’est autre chose que du phosphate de chaux, et elle est employée contre la gastralgie, les aigreurs, la diarrhée et le rachitisme ŒL La corne de cerf distillée produit la liqueur alcaline de corne de cerf et au-dessus une huile volatile ou huile animale de Dippel, très-utile contre l’hystérie.
€OR\ÉE. De très -nombreuse maladies
aiguës et chroniques peuvent affecter la cornée. V. Kératite et Staphylôme.
Cornée (Arc sémle DE la). Chez les vieilards, la périphérie de la cornée s’infiltre normalemenide granulations graisseuses qui forment à la circonférence de cette partie un cercle blanchâtre large de 2 à 3 millimètres. Il n’y a rien à faire contre cette altération sénile.
L’arc sénile apparaît quelquefois, chez les adultes, en vertu d’une disposition individuelle, mais plus ordinairement eu vertu d’une ancienne inflammation profonde de l’œil et d’un glaucome.
Une fois produit, l’arc sénile ne disparaît
pas."
Cornée (Ganqer DE la). Le cancer de la conjonctive, étendu sur la cornée, et le cancer qui plus rarement naît sur le bord de la cornée (Stellwag), se présentent avec les caractères du cancer de la conjonctive. Y. Conjonctive.
Fig. llû- == Caneei’ de la cornée vu de face.
Thérapeutique. — On fera l’ablation des lames superficielles de la cornée, lorsque le cancer sera peu étendu ; plus tard, il vaudra mieux enlever la moitié de l’œil ou même faire rénucléation de l’œil.
Cornée (CORPS ÉTRANGERS DANS LA). Dcs poussières de sable, des grains de poudre, des poussières métalliques, des étincelles de fer rouge se jettent parfois sur la cornée, s’y implantent et peuvent môme s’y enkyster.
Une photophobie et un larmoiement intense, avec sensation de quelque chose qui frotte sous la paupière révèlent les corps étrangers; les explorations à l’œil uu ou à l’aide d’une loupe ou encore à l’aide d’une loupe qui concentre sur la cornée les rayons lumineux d’une bougie {éclairage latéral, Laugier), permettent de voir le corps étranger et les désordres qu’il a produits sur la cornée.
S28 CORX
Certains corps éti’angers laissent en passant snr la cornée une marque qui peut être prise pour la présence du corps étranger luimême, mais l’absence du choc sous rinstrumenl explorateur fait connaître cette disposition.
Fig. tSO. —1, 2. Élévatem' éeartaat les paupières. — 2. Pince fixant l’œil. — 3. Aiguille à paracentèse passée derrière le corps étranger. — 5. Couteau à cataracte dégageant le corps étranger. — 6. Lance de l’aiguiUe repoussant le corps étranger, 7. — 8, 8. Arrêts de l’aiguille à paracentèse.
Les corps étrangers qui ont traversé la cornée peuvent causer des iritis, la fonte de l’œil, et dans quelques circonstances les ulcères rebelles de la cornée.
a cornée, on era une ponction, on chassera le corps d’arrière en avant, et on l’extraira avec une pince lorsqu’il sera devenu saillant. (Fig. 120 et 121.)
L’œil sera lavé à grande eau avec ime seringue; s’il y a eu brûlure, on lavera avec de l’eau et du lait, on placera des compresses d’eau fraîche sur l’œil. Le traitement doit être continué plusieurs jours.
Cornée (OPACITÉ, OU
Taies de la). Indépendamment des opacités inflammatoires qui donnent à la cornée l’aspect d’un verre dépoli, outre les taches produites par l’infiltration des collyres métalliques sur la substance inlercellulairede la cornée (His), il v a des opacités permanentes, sans altération des parties de la cornée qui sont recouvertes de l’épithélium normal et sont de véritables cicatrices centrales, périphériques, superficielles ou interstitielles, formées de tissu cellulaire, mêlé à du pigment
dilué, plus des éléments accessoires, des sels calcaires quelquefois, et du tissu graisseux.
11 n’est pas rare de voir se former des vaisseaux qui, de la conjonctive, se rendent aux taches de la cornée.
Une simple cicatrice peu épaisse est un néphélion ou nubecula; une tache circonscrite est un albugo, et lorsque l’opacité est suffisante pour intercepter toute transparence on dit qu’il y a leucome. Le leucome adhérent est celui dans lequel l’iris adhère par une synéchie antérieure à la cornée.
On reconnaît l’étendue des taches par l’éclairage latéral, qui montre une couche luisante, formée par l’épithélium, au-dessous du-
Fk. 121. — Aiguille mtroduite dans la chambre antérieure ; eUe repousse k pointe du corps nnpl pvitîtp lin imaop- nil étranger et le fait sortir en ayant de la cornée, où il est saisi pai- une pince. quei CXlSie im lluage , OU
devra employer les mydriatiques pour juger s’il y a adhérence de la cornée avec l’iris. Quoiqu’il n’y ait pas un lai^e leucome et une perforation antérieure de la corné'S il peut y avoir adhérence de l’iris à la face profonde de cette membrane (Donders).
Les petites taches ne troublent pas sensiblement la vue, mais elles nuisent à la netteté de l’image perçue. Lorsque la tache est plus
Thérapeutique. — Il faut toujours enlever le plus tôt possible les corps étrangers de la cornée, surtout ceux qui ont brûlé cette membrane; il faut empêcher l’augmentation de rulcération-
On enlèvera le corps étranger avec une aiguille à cataracte ou la pointe d’un bistouri, et, à défaut de ces instruments, avec la pointe effilée d’une plume d’oie.
Si le corps étranger est entré profondément dans
grande, U y a une grande gêne pour la distinction des petits objets ; et il se produit quelquefois du strabisme occasionné par les efforts d’accommodation, ou un affaiblissement de la vue et des congestions de la conjonctive. Ce sont surtout les petites taches centrales qui produisent ces effets. Une grosse tache, au contraire, masque le champ visuel et les malades ne se servent plus que d’un seul œil pour distinguer les objets.
Thérapeutique. — 11 n’y a rien à faire pour les taches profondes, pour le leucome et l’albugo étendus à toute la cornée et oblitérant le champ pupillaire.
Contre les taches de la cornée, on emploiera :
Les insufflations de poudre de calomel pur ou mêlé avec parties égales de poudre de sucre, une fois par jour.
On emploie, en Allemagne, la pommade suivante :
Axonge . 1 5 - grammes.
Précipité rouge . . 50 centigrammes.
Une fois par jour on placera sur la cornée gros comme une tête d’épingle de cette pommade. S’il y a adhérence de l’iris, on instillera tous les jours le collyre :
Eau distillée . . 60 grammes.
Sulfate neutre d'atropine . 20 centigrammes.
L’ application d’un courant électrique continu sur la tache a été proposée, mais c’est là un moyen difficile à mettre en usage, qui congestionne beaucoup l’œil et sans profit.
On tentera l’abrasion de la cornée pour les taches superficielles dues à une cicatrice de la cornée ou à une tache métallique ; avec un bistouri scarificateur, on enlèvera une lamelle de la cornée où se trouve la tache, l’œil sera fermé, et l’on pansera à l’eau froide.
11 n’y a pas de traitement médical à faire pour les taches qui sont le résultat de l’infiltration de collyres métalliques.
Une dissolution de sucre est assez bonne pour faire disparaître les particules de chaux qui font tache sur la cornée qui vient d’être brûlée (Gosselin).
On aura recours, pour les taches étendues en profondeur, à des lunettes métalliques munies d’une trèspetite ouverture ou d’une fente qui sera en rapport avec les parties saines de la cornée (lunettes sténopéiques (Donders). Les malades se serviront de ces appareils prothétiques pour lire.
Pour les opacités consécutives à des ophthalmies scrofuleuses, on emploiera le collyre :
Eau distillée . 20 grammes.
lodure de potassium . 1 id.
Iode . tà3 centigrammes.
F. s. a. Contre les taches de la cornée, lorsqu’il n’y a aucune trace d’inflammation [3- (Desmarres.)
Le collyre d’Évermau, semblable au précédent, ne contient pas d’iode Q-
Lorsqu’il y a des taches sur un œil et que l’autre œil est bon, il ne faut pas faire d’opération, pour rétablir la netteté de la vision, car on ne peut toujours compter sur un succès. Néanmoins , lorsqu’il y a une diplopie gênante et un affaiblissement de la vue, on exécutera le déplacement pupillaire (V. Iridectomie, Déplacement de la pupille) pour amener la pupille devant une portion transparente de la cornée, et l’on fera porter aux malades des lunettes à verres prismatiques qui ramènent les rayons
lumineux dans l’axe oculaire. Si l'iris adhère à la cicatrice, on fera l’iridectomie. V. Iridectomie, Pupille ARTIFICIELLE.
Établir ime pupille artificielle aux dépens de la sclérotique, au voisinage de la cornée (Autenrieth), est une opération insuffisante.
Enlever la tache de la cornée et y transplanter un corps organique diaphane, la cornée d’un animal (Pieisenger, Wurtzer); placer un corps diaphane, tel que du verre (Nussbaum), ne donnent pas de meilleurs résultats, et risquent de faire fondre l’œil.
Cornée (TACHES SPONTANÉES DE LA) OU Chorio-kératite. La Compression intra oculaire, le glaucome, la compression exercée d’arrière en avant sur la cornée après l’abaissement d’une cataracte (Desmarres), la cessation de fonction des nerfs de la cornée, la section des nerfs de la cinquième paire, ou l’inflammation de la sclérotique, une alimentation sucrée et le diabète, entraînent une opacité spontanée partielle ou totale de la cornée.
Ces opacités apparaissent lentement ou par poussées successives (Desmarres) ; lorsqu’elles guérissent, elles laissent après elles des cicatrices indélébiles ; mais le plus souvent la cornée se perfore et l’œil se vide.
Thérapeutique. — On traitera les maladies dont les opacités de la cornée sont l’épiphénomène ; mais en même temps on instillera du collyre à l’atropine au centième, et l’œil sera maintenu toujours fermé, sauf les moments de l’examen. On pourra instiller le collyre à l’atropine sans ouvrir entièrement les paupières. V. Go.vjonctivt:, Diabète, Glaucome, Névralgie TRIFACIALE, SCLÉROTITE, XÉROPHTHALMIE.