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FORMULAIRE DES OPACITÉS DE LA CORNÉE

On insuffle sur l’œil deux fois par jour les collyres secs dont voici les formules :

Oxyde de zinc . V

Sucre candi . > âà 2 grammes.

Calomel à la vapeur. . . . )

(Dupuvtren) [3.

Ou :

Oxyde de zinc . 2 grammes.

Oxyde de mercure . 1 id.

Sucï-e . 14 id.

(Dupuvtren) [3-

Ou oxyde de zinc et sucre blanc parties égales.

(Récamier) Q-

Collyre sec.

Sucre blanc . V

Tutbie, . Sââ 5 srammes.

Xiti-e . , . )

(Cullerier.;

Ces collyres ne valent pas mieux que la poudre de calomel et de sucre.

On emploie aussi le mélange suivant :

Pierre divine . V

Iris de Florence . î âA 4 grammes.

Sucre candi . *

Eau-de-vie . 30 id.

(Hôp. d’Italie et de Paris) n-

Ou ;

Merenre soîubie de Hahnemaao. 40

Haüe de rieta- - . 8

(Hufeland) Z3-

Deux ou trois applications par jour sur les points malades.

Ou :

Carbonate de potasse .

Camphre . .

Eau distillée de grande cbéliT

30 centigrammes.

55 id.

64 grammes.

Mêlez et ajoutez :

Teinture d’aloès . 24 gouttes.

(Hôp. de Montpellier) r~l.

Collyre au sulfate de zinc et au sulfate de cuivre.

Sulfate de zinc pulvérisé .... 12 grammes,

Sulfate de cuivre pulvérisé. . . 4 id.

Camphre 250 centigrammes.

Safran 410 id,

5 grammes de ce mélange dans 1 litre d’eau, quelques gouttes sur la cornée, contre les opacités de cette membrane Q- (Ivel.)

Collyre à l’eau céleste.

Sulfate de cuivre . 2 décigrammes.

Eau; 120 grammes.

Ammoniaque . 10 gouttes.

Collyre de potasse caustique.

Potasse caustique en pondre . , 60 centigrammes.

Huile de noix . . . . , . 15 grammes.

Toucher les parties avec un pinceau trempé dans ce liquide □, (Maître Jean,)

Collyre de carbonate d’ammoniaque.

Carbonate d’ammoniaque. . . . '50 centigrammes.

Fiel de b(Buf . 5 grammes.

Miel purifié, ,,,,,,,,,, 15 id,

Même application que précédemment I I.

(Richter.)

Collyre au sulfate de cadmium.

Sulfate de cadmium. 5 centigrammes.

Eau distillée . 10 grammes.

Laudanum . 6 gouttes.

Pour les taies de la cornée (Sichel.)

Pommade au précipité rouge.

Beurre frais lavé . . 3 grammes.

Précipité rouge . 10 a 20 centigrammes.

Camphre 15 id,

(Gadct) B-

Pommade au précipité rouge.

Axonge. . . . 2 grammes.

Précipité rouge. 20 centigrammes.

Mêlez : ajoutez dans quelques cas :

Sulfate de cadmium, 1 dépigramme.

Même mode d’administration. Pour diminuer les cicatrices do la cornée (Sichel).

V, -Collyres pour quelques formules peu usitées.

Cornée (PLAIES DE la\ Les plaies régulières de la cornée, faites par un instrument propre, et les piqûres qui ont traversé la cornée ellemême guérissent sans laisser de traces. Au contraire, les contusions avec plaie et les déchirures sont suivies d’une élimination de quelques lames de la cornée, et il résulte une çieatrice nommée taie.

Dans les plaies de la cornée avec plaie du cristallin et de l’iris, des complications graves surviennent, une calaracte traumatique et une iritis; les complications primitives de la plaie de la cornée sont la hernie de l’iris , si la plaie de la cornée est un peu large ; la kératite parenchymateuse et l’hypopion si les soins ont fait défauf. V, Kératite diffuse, parenchymateuse,

Thérapeutique, — Fermer l’œil avec des bandelettes de taffetas d’Angleterre, — compresses d’eau glacée sur l’œil, — tenir le malade dans l’obscurité.

S’il y a hernie de l’iris, on répétera les instillations de collyre mydriatique.

Eaii distillée 30 grammes.

Sulfate neutre d’atropiue . , , . 5 çeutigrammes.

Pom^nade de Saint-Yves.

Précipité rouge . 1 gramme.

Oxyde de zinc . 1 id.

Camphre . 30 centigrammes.

Incorporés dans :

cire . 5 grammes.

Beurre frais . 1 id.

Pommade du régent.

Oxyde rouge de mercure .... 10 grammes.

Acétate de plomb cristallisé. . . 10 id.

Camphre . . . . . 1 id.

Beurre frais lavé à l’eau de rose . 150 id,

Pommade au fiel de bœuf.

Os de sèche . 120 centigrammes.

Sucre en poudre . 2 grammes.

Fiel de bœuf . q. s.

Pour faire une pommade appliquée avec un pinceau (de Grâfe) I I.

Ces pommades ont été les modèles des pommades suivantes, préconisées contre les taches de la cornée.

Si la lésion date de plusieurs jours, on excisera le prolapsus : ^ — avec une érigne courbe, fine, on accrochera le prolapsus et on réséquera par un coup de ciseau courbe.

Si la plaie de la cornée est irrégulière, s’il y a de petits lambeaux bottants, on les saisira avec une pince à griffes et ils seront coupés avec des ciseaux courbes. ...

Aux premières menaces d’inflammation, on appliquera dix sangsues à la tempe, — on fera ensuite des frictions mercurielles autour de l’œil, — on administrera le calomel à dose fractionnée (Y". Kér.4tite diffuse), et l’on substituera les compresses d’eau tiède aux compresses froides.

Cornée (ÜLCÈRES DE LA). V. KÉRATITE ULCÉREUSE,

coRKÉES (Productions). De véritables cornes peuvent se développer sur le tégument, à la face, aux bras, au périnée et au troue, mais rarement aux pieds et aux mains (les ongles, les orteils qui se transforment en une sorte de corne, peuvent cependant être rappro-

chés des productions cornées de l’épiderme).

Les cornes sont le fait d’une accumulation de cellules épithéliales imbriquées qui se renouvellent incessamment.

Ordinairement uniques, les cornes existent, ou bien sur une peau saine d’ailleurs, ou bien, sur un cancroïde. Elles sont parfois multiples (Ingrassias, F. de Hilden, Saint-George Ash, Heschl). Ces cornes affectent une forme conique et comme enroulées sur elle-même, elles tombent et se reproduisent. On a vu des cornes coniques de 30 centimètres.

Ües adhérences peuvent s’établir entre les os et les cornes,

' Les femmes pauvres sont les sujets les plus fréquemment atteints de productions cornées. Pour les ongles il n’y a pas de distinction. La malpropreté seule et les chaussures qui pressent sur les ongles sont les causes principales du mal.

Thérapeutique. — Une corne qui tombe et ne se reproduit plus (Landouzy) est une exception.

Il faut enlever les cornes avec une portion assez étendue du tégument qui supporte leur base ; — s’il y a adhérence à l’os, on enlèvera encore une portion du tégument et on . sciera la corne près de l’os (Follin); — qu’il y ait un cancroïde on un kyste sébacé, il n’y a pas de contre-indication à L’opération, — arracher simplement une corne n’est qu’un moyen palliatif, car il y a toujours la récidive.

On pansera la plaie à plat.

S’il y a des cornes multiples on enlèvera les plus volumineuses, et l’on soumettra les malades à une bonne hygiène et à un régime tonique.

Au début de la transformation d’un ongle en corne, on fera prendre de fréquents bains de pieds, on grattera l’ongle; la corne une fois produite sera arrachée si elle est une cause de gêne, si l’ongle repousse, s’il est de nouveau difforme, on détruira la matrice de l’ongle par la cautérisation ou l’excision. V. OxGLE IXCARXÉ, EXOSTOSE SOUS-UNGÜÉALE,

coBMEiEiLi.1. (Pyrénées-Orientales). Eau minérale fexTUgineuse acidulée,

€OR]WOlJïLl,EB. Arbrisseau indigène des caprifoliacées dont le fruit astringent et acide sert, par expression, à faire une boisson acidulé rafraîchissante.

CORPS ÉTRAWGERS. Les corps étrangers qui ont déterminé une plaie peuvent séjourner dans les tissus et y causer des accidents. Il en est de même des corps de nature diverse introduits dans une cavité ou un conduit naturel.

Le traitement des corps étrangers consiste toujours à les extraire par des manoeuvres forcées ou à en faciliter l’expulsion.

Corps étrangers du conduit auditif. Du cérumen accumulé, des boules de verres et de plomb, des graines, du papier, des insectes introduits dans le conduit auditif externe y séjournent, l’enflamment et perforent quelquefois la membrane du tympan.

Un corps étranger retenu dans le conduit

auditif, un vers surtout, détermine une otite externe, un gonflement de la muqueuse, et des convulsions quelquefois» chez les enfants.

Pour reconnaître la présence du corps étranger, on explorera le conduit auditif en tirant l’oreille en arrière et un peu en haut, en se plaçant devant une vive lumière. On fera des injections pour enlever le pus s’il y a de l’inflammation. Pour le diagnostic on se fondera sur les antécédents, beaucoup che? les adultes, très-peu chez les enfants,

Thérapeutique. — Si l’ou soupçonne que des vers ou des insectes sont introduits dans le conduit auditif ou fera des injections huileuses.

Un corps arrondi qui a pénétré dans le conduit eu sera chassé au moyen d’une injection lancée par une seringue à jet très-fort (Mayor, de Lausanne).

Autant que possible, il ne' faut pas se servir d’une curette, mais lorsque l’on s’en sert on lui fera suivre, la paroi supérieure du conduit auditif, et l’on basculera. La curette articulée (Leroy d’Etiolles) (V. Corps ÉTRANGER DE l’ürèthre), les pluces de Rousset de ValUère dont on introduit les branches séparément de chaquejîôté du corps étranger sont assez bonnes. Il n’est pas sans danger d’extraire avec une vrille acérée (J, Cloquet) un noyau de cerise ; — un ver pourra être attiré par un morceau de viande crue placée dans le conduit auditif ( Bérard ) . Une injection par la trompe d’Eustache (F. Delcau) chassera un corps qui aura perforé la membrane du tympan et se sera logé dans l’oreille moyenne.

Pour faire sortir les corps solubles, pu se bornera toujours aux injections répétées.

Corps étrangers de la cornée et de la conjonctive. V. CORNÉE et CONJONCTIVE.

Corps étrangers des fosses nasales. Il arrive souvent que les enfants introduisent dans leurs narines des corps solides et des corps hygrométriques, comme des pois.

Un éternument, un effort, pour se moucher expulse généralement les corps étrangers, mais si ceux-ci augmentent de volume, si la narine se trouve bouchée, l’art doit intervenir.

Comme on fait presque toujours avouer aux enfants ce qui leur est arrivé, le diagnostic n’est pas difficile, cependant on se trouve fort embarrassé quand il s’agit d’un fait exceptionnel, ce qui s’est vu à propos d’un pois gei mé (Renard, de Bordeaux).

Thérapeutique. — On extraira le corps avec des pinces ou avec une curette, mais, pour favoriser l’extraction, on fera des injections d’eau dans la narine libre, car le liquide revenant par l’autre poussera le corps étranger en avant, et cela facilitera son extraction.

Corps étrangers des fosses nasales et «lu sinus maxillaire. Les balies, les morceanx d’étoffe, les esfiuilles osseuses, constituent les corps étrangers d^ fosses nasales. Il est des cas pathologique dans lesquels une cavité nasale kant oblitérée, ou un sinus maxillaire étant ouvert, on corps étranger placé dans le but de

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dilater une narine est introduit et détermine des inflammations variables. Les indications ressortiront des cas particuliers.

Thérapeutique. — Quand des narines tendent à se souder et sont maintenues béantes par un bout de sonde ou im tube de plomb, ces instruments dilatateurs entrent quelquefois dans les fosses uasales. Pour les extraire, on dilatera les orifices avec Téponge préparée, et l’on cberchera à extraire le corps avec des pinces, on le morcellera au besoin pour l’extraire avec plus de facilité.

Comme il est impossible de dilater le sinus maxillaire, on fera des injections pour forcer les corps étranger à sortir, sinon on le morcellera avec une pince solide ou un brise-pierre.

Lorsqu’une esquille, un corps étranger, a été introduit à travers une plaie, on ouvrira les narines sur les côtés et l’on ira à la recherche du corps étranger.

Corps étrangers de l’œsopliage. Des aliments non broyés, des os, des pièces de monnaie, ou d’autres objets, des entozoaires, remontés de l’estomac, s’arrêtent €[ueIquefois dans l’œsophage, chez les vieillards dépourvus de dents, chez les indfvidus qui mangent gloutonnement, et chez les enfants qui avalent les objets avec lesquels ils jouent; alors survient une contracture de l’œsophage qui immobilise le corps étranger et donne lieu à des accidents locaux immédiats ou consécutife.

Qu’ils soient arrêtés à la partie supérieure de l’œsophage ou qu’ils soient arrêtés à l’orifice cardiaque, les corps étrangers du conduit œsophagien donnent lieu à une dysphagie plus ou moins prononcée.

Lorsque dans le cours d’un repas, un individu venant d’avaler un corps volumineux, il survient une douleur vive et des eflbrts de vomissements suivis d’une suffocation continue, et une asphyxie d’autant plus intense que le corps étranger est plus volumineux, on diagnostiquera un corps étranger de l’œsophage. Du sang, quelquefois mêlé aux mucosités vomies, une douleur incessante, l’impossibilité d’avaler, l’exploration de l’œsophage avec le doigt ou avec une sonde de gomme ; la présence d’un corps dur sur le trajet de l’œsophage au cou, une sensation de piqûre éprouvée par le malade (Gaultier de Claubry), confirment le diagnostic.

L’exploration avec la sonde est le seul moyen de diagnostic certain d’un corps étranger arrêté à l’orifice œsophagien inférieur.

Quand les corps étrangers de l’œsophage sont très-volumineux ils tuent quelquefois par asphyxie en comprimant le larynx et la trachée.

I.es corps étrangers durs, fixés en un point de l’œsophage peuvent tuer par les complications auxquelles ils donnent heu, savoir : une œsophagite phlegmoneuse, avec production de pus abondant et fétide ; — une perforation de l’œsophage et des abcès dans le médiastin postérieur, ou au cou, vers lequel iis cheminent

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