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I. Cystite aiguë généralisée. — L’inflamma

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tion de la vessie siège d’abord sur la muqueuse où elle détermine de la congestion, de la vascularisation, des esulcérations et, à un degré plus avancé, quelquefois des abcès qui se forment sous la muqueuse et la décollent de la couche musculaire (Ruysh).

Une phlegmasie de la vessie s’accompagne quelquefois de phlegmons ou d’abcès périvésicaux et de phlébite des veines vésicales. Elle se termine par résolution, par propagation de l’inflammation aux uretères et aux reins, par le passage à l’état chronique et par des indurations de la tunique musculeuse.

C’esf souvent après une cystite aiguë généralisée que les vessies deviennent des vessies à loges ou des vessies à colonnes.

Une douleur extrêmement vive s’irradiant à l’hypogastre, au périnée et à la région des reins, les besoins fréquents d’uriner, la difficulté de la miction, l’expulsion répétée après de longs efforts d’urine rougeâtre, chargée de mucus clair, filant (Becquerel), quelquefois de sang plus ou moins pur, la distension de la vessie et la saillie d’une tumeur douloureuse au toucher, au-dessus du pubis, le ténesme rectal, l’augmentation incessante de douleurs des reins, la fièvre, caractérisent la cystite aiguë.

Le hoquet, l’agitation, le délire, les sueurs visqueuses, ayant l’odeur urineuse, et la sécheresse de la langue sont des signes de rétention d’urine dans les reins, de la résorption des produits constituant l’urine ; la prolongation de cet état entraîne un refroidissement général et la mort.

La résolution de la cystite s’annonce par l’expulsion de l’urine, en môme temps qu’une diminution de la douleur.

%* La suppuration de la vessie se reconnaît par un dépôt de pus véritable dans l’urine. Au début, lorsqu’il y a des érosions à la muqueuse, ou au moment où l’inflammation semble entrer en voie de résolution, quand le pus s’est formé entre la muqueuse et la couche musculaire, les malades urinent du pus eu abondance.

\* Lorsque dans le cours d’une cystite on soupçonne qu’il va se former du pus, ou explorera la vessie en introduisant le doigt dans le rectum : une tumeur molle, saillante, au-dessus de la prostate, doit faire craindre un abcès de la vessie. Dans les autres points de la v«5sie il est plus difficile de diagnostiquer un abcès; mais quand un œdème survient à la paroi abdominale, au-dessus du pubis, quand la peau rougit, il est probable qu’un abcès se forme autour ou dans l’épaissenr dn sommet de la vessie, et si des adhérences s’établissent l’abcès viendra se faire jour au dehors à la région hypogastricpie.

Qnel que soit le point où se développe un abcès, autour de la vessie ou dans l’épaisseur de la couche musculeuse, le pus passe dans le

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rectum, le vagin, Tutérus, ou le tissu cellulaire, l’infiltration urineuse, dans ce cas, se montrera, ou bien au périnée, ou bien à l’hypogastre. Si l’abcès s’est ouvert dans le péritoine il y aura péritonite snbaiguë et mort.

%.* La violence de l’inflammation de la vessie entraîne parfois la gangrène; des eschares et des perforations se forment et il y a un épanchement d’urine qui se répand le plus souvent dans la cavité abdominale.

Les phlébites, les pyélites et les néphrites consécutives à la cystite, passent le plus souvent inaperçue; on les reconnaît seulement quand la maladie a duré un peu de temps.

Les indurations constatées par le toucher rectal, l’œdème du périnée, doivent faire soupçonner une phlébite des veines vésicales, la persistance des symptômes généraux après un amendement des symptômes locaux de la cystite et des douleurs de rein, indiquent une pyélite ou une néphrite. V. Infection urineuse.

Un refroidissement, un excès de table, des boissons excitantes chez des individus mal disposés, une rétention d’urine volontaire (Boyer) ou une action chirurgicale, la compression de la vessie par la tête du fœtus pendant l’accouchement, la propagation d’une inflammation des organes voisins de la vessie (Ghopart), la présence d’un rxirps étranger, de calculs et même de graviers dans la vessie, sont les causes ordinaires de la cystite.

Thérapeutique. — Au début, on appliquera des sangsues à l’anus ou au périnée et même sur l’hypogastre, de grands bains ou des bains de siège seront pris deux fois par jour ; — on administrera des lavements émollients tièdes trois fois par jour et l’on y adjoindra dix gouttes de laudanum, pour calmer les douleurs; — des cataplasmes et des lotions avec le laudanum pur seront appliqués sur l’hypogastre.

On prescrira le repos absolu au lit, la diète absolue, les boissons prises en petite quantité et chaudes, des potions avec 10 à 20 centigrammes d’extrait d’opimn (Sœmmering).

On sondera les malades avec une sonde métallique, mais il ne sera pas nécessaire de presser sur la vessie pour la vider entièrement ; il est préférable de recourir plus souvent à ce cathétérisme. Comme celuici est très-douloureux, ou enduira la sonde d’une pommade :

Axonse . 30 grammes.

Extrait de Leiladone .... 10 à 30 Crgtljr-ammes.

On n’enlèvera pas les corps étrangers qui ont occasionné la cystite aiguë, on calmera d’abord l’inflammation; il est démontré que les cystites symptomatiques peuvent être complètement guéries après avoir acquis une gravité redoutable. Les injections d’eau tiède dans la vessie pourront être employées dans ce cas. La potion de Chopart (V. Cystite cmoxiQrE; convient seulement dans la cystite aiguë de médiocre intensité.

On ouvre quelquefois involontairement les abcès de la vessie en sondant les malades ; mais il est pé-

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riileui de tenter l’ouverture d’un abcès périvésical par le rectum, à moins qu’il n’y ait une tumeur bien formée et saillante dans la cavité de cet organe. Si l’abcès prédomine au-dessus du pubis ou au périnée, il arrive vite à la suppuration. On incisera sur le point culminant de la rougeur en coupant les tissus couche par couche. On débridera dans tous les points et largement, s’il survient une infiltration urineusc.

Le traitement des cystites doit être rigoureusement fait, et tout excès doit être évité au moins pondant six mois, de la sorte on se met en garde contre le passage à l’état chronique et les récidives.

IL Cystite du col. — La propagatiou d’une inflammation de la muqueuse, de Turèthre et de la prostate, l’usage des injections irritantes, les excès du coït, les manœuvres de la lithotritie et les causes de la cystite généralisée font développer la cystite du col.

Des envies fréquentes d’uriner, la rétention d’urine, les urines rendues peu à peu et I troubles, les douleurs au périnée, le ténesme rectal, souvent la fièvre précédé de frissons, et plus tard les signes de la cystite généralisée, lorsque l’inflammation s’étend, font reconnaître la cystite du col.

Le cathétérisme est extrêmement douloureux dans la cystite du col.

Ou ne confondra pas la cystite du col avec le spasme de cette partie; dans celui-ci, le cathétérisme n’est pas douloureux, et il cède en général au premier bain.

Les inflammations du col sont sujettes a rechutes et à récidives, elles sont l’origine la plus fréquente des hypertrophies partielles ou générales de la prostate, et de l’hypertrophie de la vessie.

Thérapeutique. — Si la cystite du col vient après une uréthrite, ou prescrira d’abord de cesser le traitement de la blennorrhagie et l’on administrera de grands bains; les potions opiacées que l’on donne dans les cystites seront administrées. On donnera des quarts de lavement avec dix gouttes de laudanum (Caudmont), des cataplasmes seront maintenus sur l’h^-pogastre. La maladie, au début, cédera à ce traitement, bien qu’il y ait déjà rétention d’urine. — Dans les cystites du col qui semblent avoir été provoquées par la consommation de bière , on administrera du vin de Bordeaux par petits verres (Ansiaux), ou un petit verre d’eau-de-v’e ou de rhum (pratique belge) .

On sondera les malades si la rétention s’établit malgré tous ces moyens.

Pour sonder, on se servira d’une sonde de gomme courbe, conique à olive, et, à défaut de celle-ci, d’une sonde de métal à grande com-bure. On la poussera jusqu’au col où elle sera arrêtée par rme contraction spasmodique ; on ne forcera pas ; quelques minutes après, le col s’ouvrira et la sonde pénétrera dans la vessie (Lallemand). Chez ces malades, il ne faut pas laisser de sondes à demeure.

Toutes les fois qu’il sera démontré que les accidents vont en augmentant, on aura immédiatement recours à une application de quinze sangsues au périnée.

ilême pendant la convalescence d’une cystite du

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col, le régime sera très-sévère, et l’usage journalier des bains sera longtemps prolongé.

Cystite cantharidienne. Chez les individus qui sont soumis à l’application de larges vésicatoires ou qui ont pris à l’intérieur des préparations de cantharides, ou chez les ouvriers qui travaillent à la confection des toiles vésicantes, une inflammation spéciale de la vessie peut se montrer ( Morel- Lavallée). La muqueuse est toute rouge, boursouflée, tomenteuse, tapissée de fausses membranes, d’épaisseur variable, assez facile à décoller, et l’urine contient parfois un dépôt d’albumine et de fibrine.

Au début de la cystite cantharidienne il y a douleur à la verge pendant la miction, puis apparaissent les épreintes, les douleurs et la fièvre de la cystite aiguë généralisée, avec cette particularité que l’on trouve dans l’urine des fausses membranes plus ou moins épaisses et plus ou moins enroulées surelles-mêmes, et qui restent quelquefois engagées dans le canal.

La rétention d’urine , rare dans la cystite cantharidienne, ne dure pas plus d’un jour, et ii’a rien de grave.

Il n’a été observé qu’un seul cas de mort par suite de cystite cantharidienne. (Vidal, de Cassis. )

L’expulsion défaussés membranes etl’existence d’un vésicatoire appliqué depuis peu établissent le diagnostic de la cystite cantharidienne.

Thérapeutique. — Le camphre en poudre sur l’emplâtre à vésicatoire ne prévient pas inévitablement l’absorption des cantharides (Morel-Lavallée). Le seul moyen de prévenir la cystite cantharidienne consiste à ne laisser les vésicatoires en place que six à huit heures, et à les remplacer par un cataplasme pour achever le décollement de l’épiderme.

La tisane diurétique de chiendent, la tisane de bourgeons de sapin et d’eau de goudron devront être administrées dès le début de l’inflammation ; — on aura recours aux grands bains et aux cataplasmes tenus en permanence sur l’hypbgastre. — On donnera une potion avec 10 centigrammes d’extrait d’opium. V. pour les formules Cystite chronique.

Le bicarbonate de soude à ^intérieur à la dose de 1 à 2 grammes est d’un bon usage.

On aura soin de laver avec la plus grande attention les plaies des vésicatoires et d’enlever même le vésicatoire dès l’apparition des douleurs dans l’émission des urines.

Si la cystite augmente d’intensité, on aura recours au traitement de la cystite aiguë.

Cystite chronique. L’inflammation chronique de la vessie est caractérisée par des plaques rouges violacées, formées par les réseaux capillaires injectés, par des petits épanchements sanguins, puis par des ulcérations grisâtres recouvertes ou non de fausses membranes pulpeuses et quelquefois de dépôts calcaires : la muqueuse vésicale est parfois entièrement tapissée par une

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pseudo-membrane (Civiale). Entre la couche musculeuse et la couche muqueuse il y a quelquefois des foyers purulents, et ceux-ci ouverts du côté de la vessie peuvent s’ouvrir encore dans une cavité voisine, et produire des fistules et des infiltrations urineuses.

L’hvqiertrophie de la couche musculeuse, de la vessie, la formation de loges par hernie de la muqueuse à travers les fibres musculaires de la vessie sont quelquefois la conséquence de la cystite chronique.

La cystite chronique s’établit après une cystite aiguë, après des rétentions d’urine successives, après le séjour de calculs, de graviers ou de corps étrangers et de sondes dans la vessie, après la propagation d’une inflammation chronique de la prostate, ou à la suite du développement des fongus de la vessie.

Des douleurs intermittentes au périnée et à rhypogastre, des épreintes avant d’uriner et se prolongeant après la miction, caractérisent la cystite chronique.

Lorsqu’il y a une sécrétion de glaires par la muqueuse atteinte d'ulcérations superficielles, les envies d’uriner sont fréquentes, la miction se fait en plusieurs fois et par petite quantité, des flocons glaireux sont rejetés et l’urine coule alors par jet. Puis, lorsque le malade a cessé d’uriner, les douleurs persistent et il y a des épreintes qui durent plus ou moins longtemps. L’urine rendue par les malades est trouble, alcaline, et laisse déposer un mucus filant, dans lequel le microscope ne révèle pas de véritable pus. Cet état a été désigné sous le nom de catarrhe vésical ou cystite chronique avec dépôt muqueux.

S’il y a des ulcérations et des petits abcès dans l’épaisseur de la muqueuse vésicale, les douleurs sont continues et redoublent au moment de l’émission des urines qui coulent par regorgement ou involontairement, ce qui tient à une hypertrophie du corps de la vessie ou du col, avec perte de la contractilité des fibres musculaires. Les douleurs sont très-fortes, surtout après l’émission des urines. Cependant il est des malades atteints de cystite qui rendent des urines purulentes sans soufïrh’.

Dans la cystite chronique proprement dite, l’urine est alcaline et contient du pus au moment de l’émission; et le dépôt purulent se transforme sous l’action de l’ammoniaque en un liquide filant et transparent Ce même liquide existe loreque l’uriue a séjourné dans un vase à l’air, parce que le sous-carbonate d’ammoniaque de Turine a réagi sur le pus.

Il est rare que le pus soit teinté de sang dans la cystite chronique simple sans ulcération.

Dans toutes les cystites chroniques l’urine devient alcaline et prédispose aux calculs phos-

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phatiques, avec dépôt de graviers sur les surfaces ulcérées, snr les fongosités et les fausses membranes.

*** Le catarrhe vésical ou cystite chronique non- ulcéreuse ne guérit presque jamais (Boyer) ; il est suivi de fréquentes récidives.

La cystite chronique ulcéreuse se termine par la mort, soit en causant la gangrène ou des perforations de la vessie (Ferrus), soit en occasionnant une infection urineuse ou une infection putride.

Une cystite chronique peut être guérie par le passage à l’état aigu. Elle peut se compliquer de rétention d’urine, et dans quelques cas le racornissement de la vessie s’opposant à la dilatation de l’organe, il y a quelquefois de grandes incertitudes de diagnostic. (Civiale.)

Il faut toujours s’enquérir de la cause qui a déterminé la cystite chronique ; il faut savoir si c’est un mauvais régime, une alimentation excitante et des excès qui ont causé la cystite ; pour cela il faudra interroger les antécédents ; — rechercher si un corps étranger existe dans la vessie , et à cet effet on fera l’exploration méthodique du réservoir urinaire (V. Calculs vésicaux) ; on recherchera également s’il y a un rétrécissement de l’urèthre et des blennorrhagies dans les antécédents du malade. Le cathétérisme et l’examen du jet de l’urine indiqueront si la cystite est due à une stagnation d’urine dans la vessie, consécutive à une paralysie de l’organe ou à une lésion du col vésical.

Une urine chargée de pus , rendue sans douleur et sans qu’il y ait eu des signes antérieurs de cystite, indique une néphrite et une pyélite, et doit faire rejeter le diagnostic de cystite.

Chez la femme, la cystite chronique est reconnaissable par les douleurs pendant la miction, et quelquefois par une douleur occasionnée I pendant le toucher vaginal.

La cystite chronitpie chez les femmes a des exacerbations à chaque époque menstruelle. (Boyer, A. Guérin, Laugier.)

Thérapeutique. — La cystite chronique qui coexiste avec une afifection dartreuse, arthritique ou rhumatismale, sera traitée par les moyens généraux employés contre ces diathèses, mais il faudra y joindre un traitement local, véritablement efficace.

Les malades doivent être soumis à une hygiène extrêmement sévère, telle que la privation de boissons et de mets excitants, l'interdiction du coït, des veilles et des marches trop prolongées. Ce n'est qu’à ce prix qu’on évite les rechutes et les récidives trop fréquentes des cystites chroniques.

On extraira les calculs et les corps étrangers de la vessie le plus vite possible par la lithotritie ou par la taille. On ne se pressera que quand la cystite menace de passer à l’état aigu. Si elle était transformée, on

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calmerait d’abord l’inflammation et l’on ferait ensuite la taille de préférence à la litbotritie.

L’application rigoureuse du traitement de la cystite aiguë préTient le passage à l’état chronique ; mais lorsque la cystite chronique est établie^ on abandonnera le traitement de la cystite aiguë pour employer les rérulsifs cutanés, tels que les vésicatoires volants à l’hypogastre. Il n’y a pas à craindre le développement d’une cystite cantharidienne, car ce pourra être l’occasion de la guérison de la cystite chronique (Broussais). On pourrait appliquer, du reste, des vésicatoires à l’aide de l’ammoniaque. — On fera sur l’hypogastre et le périnée, l’application de la poix de Bourgogne, ou les frictions avec l’huile de croton tiglium pur, ou avec la pommade stibiéc :

Émétique porpliyrisé . 4 grammes.

(Pommade d’Autenrieth.) ^ Trois ou quatre fois par jour, jusqu’à ce qu’on ait obtenu une éruption abondante de pustules.

Des cataplasmes laudanisés seront tenus sur l’hypogastre ; on administrera des demi-lavements avec dix gouttes de laudanum. On fera des injections vésicales émollientes avec l’eau tiède, mais les introductions de la sonde étant quelquefois douloureuses, ce moyen ne sera appliqué que quand on aura calmé l’irritation du col de la vessie.

On adjoindra à ce traitement local des grands bains tous les jours ou tous les deux jours. On administrera à l’intérieur des potions avec l’qpwm 10 à 15 centigrammes dans un julep de 125 grammes. On donnera des boissons balsamiques et diurétiques abondantes. Veau de Contrexéville qui agit comme modificateur de l’urine et de la muqueuse vésicale, et comme diurétique, enfin les tisanes de chiendent, dé bourgeons de sapin :

Eau . 2500 grammes.

Bourgeons de sapin . 100 id.

Ou la tisane de goudron t

Goudron. . . . . 15 grammes.

Faire bouillir dans s

Eau. . . 1000 grammes.

(Ricord.)

On donnera les pilules de goudron :

Üedupyou.: ; : ; ; } ^ gi-ammes.

Réglisse . 40 id.

Faire des pilules de 30 centigrammes, deux par jour. (Hôp. de Paris.)

Ou quatre à six capsules de Raquin par jour.

Ou la térébenthine cuite, 50 centigrammes à 1 gramme par jour dans une potion.

Ou les pilules de térébenthine :

Térébenthine . 8 grammes.

Magnésie ealeinée . q. s.

Faire des pilules de 30 centigrammes, de six à dix par jour.

On pourra donner le lavement de térébenthine, 15 grammes de térébenthine de Venise dans 150 grammes d’eau en lavement. On donnera d’abord deux lavements émollients et le lavement avec la térébenthine, qui sera gardé une heure.

Lorsque, dans le cours d’une cystite chronique, une recrudescence apparaît, sm-tout lorsqu’il s’agit d’une j

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eystite consecutive au séjour d’un corps étranger. On donnera la. potion de Chopart :

Baume de copahu . V

Sirop de Tolii . l

Eati de menthe . > àâ 60 grammes.

Eau de fleur d’oranger. • • I

Alcool rectifié . J

Alcool nitrif|ue . 8 id.

Deux cuillerées par jour. Si les malades ne peuvent supporter cette potion, ou si la cystite augmente d 'intensité, on donnera le lavement :

Copahu . 25 grammes.

Jaune d’œuf. . n" t.

Extrait d’opium . 5 centigrammes.

Eau . 190 grammes.

(Ricord.)

Il sera gardé une hem’e, après qu’on aura donné deux lavements émollients. — On donnera les boissons diurétiques, — on aura recours aux grands bains et aux injections émollientes.

Lorsque la cystite chronique aura résisté aux moyens précédents combinés avec le régime sévère, et dont on aura poursuivi régulièrement l’application, on aura recours aux injections dans la vessie, avec l’eau de goudron, ou l’eau de suie, ou l’injection suivante :

Baume de copahu . 15 grammes.

Jaune d’œuf . q. s.

Eau de chaux . 480 grammes.

Eau distillée . 80 id.

ou l’injection :

Térébenthine de mélèze . 15 grammes.

Eau distillée . 250 id.

Ou l’injection avec l’eau d'orge alcoolisée.

Eau d’orge . 1 litre.

Lorsque la cystite chronique est très-ancienne et qu’elle n’est pas la complication d’un corps étranger, on aura recours aux injections de nitrate d’argent :

Eau distillée . 125 grammes.

Nitrate d’argent . 3, 5 à 10 centigr.

(Lallemand.)

On préparera la vessie par des injections d’eau froide, ou par des injections d’eau de goudron, et l’on se tiendra prêt à traiter énergiquement la cystite aiguë qui pourrait en résulter. Après l’injection caustique, on fera des injections d’eau froide. Pour les vessies à loge, cette précaution est surtout indiquée. (Civiale.)

h’ irrigation continue à l’eau froide dans la vessie (J. Gloquet), à l’aide d’une sonde à double courant ou d’un appareil pulvérisateur de l’eau (Foucher), est un moyen auquel on pourra avoir recours.

On traitera l’altération de la santé générale par les ferrugineux, les préparations de quinquina, et l’on enverra les malades dans les pays chauds ou au moins dans les climats tempérés, il est constant que les variations de température agissent sur la vessie et produisent des exacerbations journalières.

Quand il n’y a qu’une cystite chronique avec dépôts muqueux, un bon régime, les dim*étiques, les préparations de goudron, la térébenthine en pilules ou eu lavements sont indiqués. — Les révulsifs cutanés ne sont pas toujours nécessaires, — l’hydrothérapie peut avoir ici sou utilité. — Les compresses d’eau froide sur le bas-ventre, les lavements d’eau

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froide, siï à huit par jour, les douches d'eau froide sur le corps (Haase), sont des moyens utiles dans les cystites qui résistent aux autres traitements — Les moyens violents ne peuvent réussir qu’en produisant une cystite aiguë, et l’on guérit alors à la fois la cystite aiguë et le catarrhe vésical.

Quand il y a des ulcérations de la vessie et du pus dans l’uriile, les révulsifs cutanés, les injections de toutes sortes et principalement les injections froides et les injections de nitrate d’argent sont bons à mettre en usage, mais seulement après avoir essayé pendant quelque temps les autres injections.

Toutes les cystites chroniques symptomatiques réclament l’extraction du corps étranger qui les cause et le traitement de la cystite chronique (V. Calculs REVAUX, RÉTRÉCISSEMEVT DE l’URÈTHRE , RÉTEVTIOV

d’urive).

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