V. Eczéma. (Hardy
Axonge . 30 gi-ammes.
Peroxyde de fer . J . . . 1 id.
Pour le régime, on observera les règles indiquées pour les ulcères. V. Ulcères.
Si la cutite dépend de la scrofule ou de la syphilis et de l’arthritis ou de l’herpétisme, il faudra la combatti-e par les moyens qu’on oppose ordinairement à ces diathèses.
CYAN
C¥4\o§E. Il y a cyanose et cyanose, l’une dépend du cœur, l’autre du poumon ; celle-ci du cerveau, celle-là du sang, mais toutes se révèlent par la coloration bleuâtre des téguments.
Vous reconnaîtrez toujours la cyanose cardiaque à la teinte bleue de la face, des lèvres et des doigts, à la dyspnée et aux accès de suffocation, aux lypothymies et à la facilité des syncopes, à la tendance aux épistaxis et aux hémoptysies, à la faiblesse et l’irrégularité du pouls, au frémissement des côtes cardiaques et aux bruits de souffle situés dans le cœur.
La teinte bleuâtre permanente et les paroxysmes de suffocation suffisent pour caractériser une cyanose cardiaque.
La cyanose cardiaque diminue la température périphérique et centrale du corps humain.
La cyanose cardiaque est presque toujours congénitale.
Tou tes les anomalies de structure du cœur, surtout la persistance du trou de Botal, peuvent se rencontrer avec la cyanose cardiaque, et cependant nulle de ces anomalies n’en est la véritable cause; il faut qu’avec elles existe un rétrécissement des gros vaisseaux ou des orifices artériels ou auriculo-ventriculaires, car la cyanose n’est ordinairement que le symptôme d’une gêne dans la circulation veineuse.
\* Ne croyez pas que la cyanose cardiaque soit due au mélange du sang veineux et du sang artériel, car il y a, d’une part, des exemples d’un pareil mélange sans cyanose, et de l’autre on connaît des cyanoses sans mélange dés deux sangs artériel et veineux.
La cyanose est un effet qui apporte ses troubles particuliers au milieu de ceux qui sont déjà produits par la cause première et spéciale.
La cyanose cardiaque est le plus souvent mortelle dans un assez bref délai.
Vous pourrez prolonger plus ou moins longtemps l’existence des sujets atteints de cyanose cardiaque, mais vous ne les guérirez jamais.
Dans la cyanose, tous les efforts thérapeutiques doivent tendre à i*alentir le mouvement nutritif général et à diminuer la congestion veineuse générale en modérant les contractions du cœur.
Vous trouverez ordinamemeut pour lésion principale de la cyanose cardiaque une altération des cavités droites du cœur, et plus souvent le rétrécissement de l’artère pulmonaire que toute autre lésion.
II faut nourrir, comme s’ils n’étaient pas malades, les enfants atteints de cyanose cardiaque.
CTANL'RES. Combinaisous du cyanogène avec les corps simples.
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Thérapeutique. — Quelques-uns sont employés en médecine^, ce sont le cyanure d’argent insoluble, conseillé dans l’épilepsie et dans les névroses □ ; le cyanure de bismuth contre la diarrhée □ ; le cyanure de fer insoluble dans l’eau, très-employé en Allemagne et en Amérique contre la fièvre intermittente à la dose de 20 à 50 centigrammes, trois fois par jour [+] ; contre l’hystérie, la chorée et l’épilepsie, à la dose de 2 à 30 grammes □; le cyanure de fer et de zinc peu soluble, employé à 10 centigrammes contre l’épilepsie et dans les névroses [3 le cyanure de mercure très-soluble dans l’eau, poison très-énergique et qui est employé dans la syphilis aux mêmes doses que le sublimé corrosif i le cyanure dor insoluble, conseillé contre le cancer et la scrofule 13 } le cyanure de ptotassium ouprmsiate blanc de potasse très-soluble, rarement administré à l’intérieur et employé comme topique, eu solution dans l’eau (4 grammes pour 300) dans les cas de névralgie frontale [+1; le cyanure de zmc insoluble est employé contre les névroses à la dose de 10 à 15 centigrammes I I.
CYCLAME. Primulacée dont la racine est employée à l’état frais en cataplasme contre les adénites chroniques ŒI.
CTlAOGLOSSE {Langue de chien). Borraginée dont la racine, en décoction, 8 grammes par litre d’eau, est calmante, antidiarrhéique □. Elle fait partie des pilules de cynoglosse avec la jusquiame, la myrrhe, l’oliban, le safran, le castoréum et l’opium qui en est la huitième partie f+1.
C'AlA’ORRUODON. Fruit de l’églantier ou rosier sauvage, dont on enlève les poils et les graines, et qu’on réduit en pulpe avec du vin blanc et du sucre pour en faire une conserve astringente, employée dans l’entérite chronique, 10 à 30 grammes 13.
CYPRÈS. Conifère dont le fruit ou noix de cyprès est employé comme astringent au moment de sa fraîcheur RI.
CYSTICERQEE. Entozoaires dont le corps globuleux, allongé, est terminé par une partie étroite, annelée, qui est le col au sommet duquel se trouve la tête obtuse et garnie, comme celle du Tœnia solium, de quatre suçoirs et d’une couronne de seize crochets.
%* Les cysticcrques sont implantés au fond d’une vésicule, suspendue à un kyste séreux transparent, perforée au centre de son point d’insertion, et quand le cysticerque le veut, il se développe comme un limaçon en allongeant sa tête à la sortie de son enveloppe pour la passer par l’ouverture du premier kyste
Il y a différentes variétés de cysticerque, le cysticerque du tissu cellulain ; le eysticerque à col étroit ; le cysticerque du lapin. — C’est le cysticerque à col étroit qa’on observe ordinairement chez l’homme et sur le porc, où, p^ sa présence en quantité considérable, il constitue la ladrerie.
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Le cysticerque de l’homme résulte de l’usage d’aliments de mauvaise qualité, remplis de cysticerques ou d’œufs de cyslicerques.
Fig. 132. — a. Kyste adventif. — h. Poche où Fanimal était inva- ! giné. — e. Corps. — d. Tête avec couronne de crochets et | suçoirs.
d’échinocoques et de tænias, qui, une fois dans l’organisme, pénètrent tous les tissus et se développent à l’état d’échinocoques, de cysticerques et de tænias selon l’influence du milieu (Van Beneden, Kuchenmeister, Gervais).
On trouve beaucoup moins souvent chez l’homme le cysticerque que l’échinocoque ou le tænia, mais il a été observé dans tous les tissus, et particulièrement dans l’œil et dans le cerveau.
Les symptômes du cysticerque n’ont rien qui soit spécial à cet entozoaire, dépendent de l’organe où il s’est développé, et varient selon l’importance des fonctions de cet organe.
Cysticerque dans la chambre antérieure
de l’œil (20 cas depuis ^’ellmann et Soemmering).
Le cysticerque est ordinairement libre dans la chambre antérieure. Il adhère quelquefois à l’iris (Dalrymple). Une vésicule diaphane existe dans la chambre antérieure, se meut spontanément et l’on en voit sortir par instant un prolongement filiforme qui supporte la tête et le col de l’animal.
On excite les mouvements de l’animal par les mouvements de l’iris sollicités par l’éclat d’une vive lumière.
Il existe parfois une iritis séreuse causée par la présence du ver dans la chambre antérieure de l’œil.
Thérapeutique. — A 2 millimètres en dedans de son bord, incision de la cornée avec le couteau lancéolaire; passez mie curette entre le cysticerque et l’iris, et l’animal sort avec l’humeur aqueuse.
Si un prolapsus de l’iris a lieu, on le réduira ou on le laissera en place. — Occlusion de l’œil, — compresses froides sur l’œil, — collyre au sulfate d’atropine. V. CoE>'ÉE (Plaies de la).
Cysticerque de la rétine. C’est dans la
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couche celluleuse sous-choroïdienne que les cysticerques se développent. Ils viennent ensuite fah’e saillie dans le corps vitré (von Graefe) en entretenant une rétinite chronique comme lésion consécutive.
Un trouble de la vision, des apparitions de spectres lumineux, puis l’alfaiblissement de la vue et la diminution lente du champ visuel font soupçonner un cysticerque. A l’examen ophthalmoscopique (fig. 133), on voit, au milieu d’une plaque congestionnée, une vésicule bleuâtre, allongée, présentant des mouvements d’ondulation, d’allongement et de raccourcissement du cou du cysticerque. Cette disposition permettra de distinguer cet entozoaire de l’échinocoque (Gescheidt), des filaires (Nordmann), des monostomes et des distomes qui n’ont été jusqu’ici observés que sur le cadavre.
Théi^apeutique. — Les vésicatoires placés autour de l’orbite et pansés avec le calomel et la santonine, à la dose de 3 à 5 centigrammes chacun (Alessi), ne sont que des moyens palliatifs.
Fig. 133. — F .Fond de l’œil. — A. Tache noire de pigment.— B, C. Col du cysticerque. — E. Vaisseaux de la rétine vus par transparence.
Au début, on devra enlever le cysticerque par une petite incision de la sclérotique. Le malade étant placé devant un opbthalmoscope fixe, une ponction sera faite sur la sclérotique à un demi-centimètre en arrière du bord de la cornée, et l’on ira saisir avec une pince à griffes à pupille artificielle la tête du cysticerque, en empiétant même sur le tissu où elle est implantée. Par ce traitement on pourra sauver la vue.
Si des désordres existent dans l’œil, on n’opérera cependant pas. S’il survenait une cboroïdite à l’autre œil, il vaudrait mieux opérer. En règle générale, du reste, il ne faut pas laisser des entozoaires vivants dans le corps de l’homme.
CTSTITE. La cystite est l’inflammation de la vessie. Elle existe à l’état aigu et chronique, à l’état aigu, il y en a plusieurs espèces, — la cystite généràlisée et la cystite du col, la cystite canthandienne.