‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 197 sur 731 · V. Lacrymal (Appareil · texte numérisé non relu

V. Lacrymal (Appareil

DACRYOEITHES. V. CALCULS.

DALTOA'ISRE ET DAETONJIEX. V. ACHRO- MATOPSIE.

DAASE DE SAIXT-GEY OU DE SAIXT- WITT. V. CHORÉE.

DAPHNIE. Plante de la famille des daphuacées, comprenant : 1“ le Daphné gnidhan

ou garou, ou sainbois, dont l’écorce en lamelle trempée dans du vinaigre, pois maintenue sur la peau, produit la vésication Q, et qu’on emploie aussi pour faire une pommade destinée à entretenir les vésicatoires l+ +l: 2° le Daphné mezereum ou mézéréon , doué des mêmes pro priétés; 5“ le Daphné laureola ou lauréole, doué des mêmes propriétés ; 4° enfin le Daphné thymelea ou thymelée, dont les feuilles et les baies sont purgatives, les premières à la dose de 15 à 30 grammes, et les secondes à la dose de 10 à 15 seulement. L’écorce de ce dapliné, trempée dans du vinaigre et mise sur la peau, s’emploie aussi comme vésicant dans les campagnes. On en fait des pois à cautère et des pommades. A l’intérieur, et à haute dose c’est mi poison ; mais, à petite dose, elle a été employée contre la syphilis et contre les dartres invétérées Q. Elle se donne alors en infusion, 5 grammes par litre, et en poudre, 5 à 25 centigrammes par jour.

DARTRE. Les maladies de la peau qui dépendent d’une diathèse autre que la syphilis, la scrofule, le liiumatisme ou l’altération du sang par les poisons et les virus sont des dartres.

La disposition aux dartres constitue V herpétisme.

Les dartres s’acquièrent par l’usage d’une nourriture insuffisante ou de mauvaise qualité, et par l’excès de travail, mais elles peuvent être héréditaires et transmissibles par génération.

Les dartreux engendrent des dartreiix, par suite de l’altération de leur principe séminal.

Pendant la jeunesse les dartres occupent la peau, mais par suite d’un traitement répercussif ou par le fait seul des changements organiques opérés par l’âge, elles se portent à l’intérieur, sur les muqueuses, et engendrent les angines et les bronchites chroniques, l’emphysème, l’asthme, la gastralgie, la diarrhée, la dyspepsie, le flux vaginal et une foule de maladies chroniques.

Sans qu’il soit possible d’admettre un virus ou vice dartreux, ni une liu meur herpétique impossible à déterminer, il faut admettre qu’il existe chez les dartreux une disposition particulière à laquelle se rapportent les maladies de peau qu’ils présentent.

Les dartres donnent lieu à des éruptions furfuracées (V. Pityriasis), papuleuses (V. Lichen), vésiculeuses (V. Eczéma), pustuleuses (V. Impétigo) , squameuses [V. Peotiasis) et tuberculeuses.

%* Læ dartres étant le résultat d’un vice organique ou d’une diathèse, elles constituent un état difficile à guérir, n’ayant en général pas de gravité hnmédiate, mais ayant l’importance des maladies qui se transmettent par hérédité et qui peuvent se métamorphoser en maladies chroniques viscérales.

Thérapeutique. — Il faut essayer de prévenir le développement des dartres par l’éloignement du mariage. de toute personne ayant elle-même des dartres.

Quand les dartres existent, on doit leur opposer un traitement local et général.

Comme traitement local, on devra prescrire les bains simples ou gélatineux, — les bains de son on de fécule, — les bains alcalins, — les bains sulfureux et les bains de sublimé ; — les applications de poudre d’amidon, — de glycérolé d’amidon, ou de glycérine coupée avec moitié d’eau ; — les glycérolés de calomélas (2 grammes pour 30 grammes) ; — de précipité rouge (1 gramme pour 30 grammes) ; — de goudron (5 à 10 grammes pour 30 grammes); et les pommades avec les mêmes substances employées aux mêmes doses.

Comme traitement général, il sera bon d’employer

— les tisanes amères de honblon, — de centaurée, de fumeterre, — de pensée sauvage, — de gentiane,

— l’infusion d’ortie piquante, 15 grammes par litre d’eau.

Le sirop anliscorbutique, 15 grammes par jour ;

— le sirop de raifort, — de gentiane et de fumeterre à la même dose ; — le sirop de sulfure de sodium, 30 grammes, et d’arséniatc de soude, 15 à 30 grammes; — l’arséniatc de soude, 5 à 10 milligrammes; — un régime privé d’excitants et d’alcooliques, et enfin les eaux minérales qui sont indiquées plus loin.

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