DEM
enfants; ffuant aux tumeurs épithéliales elles existent à tous les âges.
Dans les tumeurs du périoste dentaire, outre les symptômes généraux, tels que la fièvre, les névralgies dentaires et les autres complications de la périostite aiguë, on observe du côté de la dent une douleur vague, plutôt un prurit qu’une douleur que la mastication exaspère; les ganglions s’engorgent parfois, la dent s’éiiranle et se porte au dehors en raison de la pression de la langue ; tout autour de la dent décollée il coule du pus ; l’inflammatoin s’étend aux dents voisines, cause des fluxions et des fistules dentaires; la compression exercée sur le nerf dentaire réagit sur le nerf trifacial et produit une névralgie de la moitié de la face.
Les tumeurs du périoste dentaire restent quelquefois stationnaires, s’enflamment de temps en temps et ont les caractères d’une périostite dentaire. Ces inflammations successives se terminent par résolution et quelquefois donnent lieu à des hémorrhagies.
Le type des crises que présentent les douleurs, puis plus tard la luxation spontanée de la dent caractérisent les tumeurs du périoste dentaire.
Le souvenir d’une dent arrachée ayant une tumeur du périoste serait un indice qui éclairerait sur la nature du mal dans les cas où il y aurait hésitation sur le diagnostic (V. cidessus, VI, A, P érioHtite dentaire aiguë et chronique). Puis la dent où existe une tumeur est douloureuse au toucher. Ce phénomène et l’absence de toute carie est presque pathognomonique, Lorsqu’il y a une fistule de la joue on ne sent pas avec le stylet un choc dur, comme dans les abcès qui ont décollé une dent, et l’état de la dent constaté par l’inspection de la bouche ne laisse pas de doute.
Thérapeutique. — On traitera les'crises que causent les tumeurs dentaires, comme les périostites dentaires. La tumeur reconnue à l’ébranlement, et à la luxation spontanée caractéristiques de la dent, on extraira celle-ci. — L’a^mlsion d’une dent atteinte de tumeur du périoste donne lieu à des hémorrhagies abondantes. On arrêtera le sang avec un morceau de glace ou avec un tampon de charpie imhibé légèrement de perchlorure de fer que l’on placera dans l’alvéole.
D. Kyste du périoste dentaire (Tomes). ■ —
A la suite d’une périostite dentaire chronique ou aiguë, autour d’une dent cai’iée, et dont la racine reste dans l’alvéole, il n’est pas très-rare de trouver un kyste qui a eu un abcès pour origine, et qui siège au sommet de la racine de la dent Ces tumeurs se révèlent par 1^ signes d’une périostite chronique avec passage à l’état aigu, c’est-à-dire par des périodes de crises douloureuses, suivies d’intervalles de tranquillité. Il n’y a pas de suppuration dans l’alvéole.
la gencive est tuméfiée, mais la dent n’est pas ébranlée comme dans les tumeurs du périoste.
Thérapeutique. — Si la dent est profondément cariée on l'enlèvera; — si la dent est obturée, on appliquera une sangsue sur le point tuméfié de la gencive. On peut par ce moyen répété faire cesser la douleur et provoquer l’apparition d’une petite fistule qui met fin aux accidents (Magitot) ; mais si les douleurs reparaissent et se répètent avec persistance on enlèvera la dent.
E. Polype du périoste dentaire (Magitot). — Siégeant ordinairement sur une dent cariée après destruction de sa couronne, les polypes du périoste alvéolo-denlaire paraissent être constitués par une masse fongueuse où les éléments fibro-plastiques prédominent.
Les polypes du périoste alvéolo-dentaire ne sont pas très-douloureux, mais’ils gênent la mastication et sont sensibles sous le choc d’un corps étranger ; ils saignent facilement. On ne confondra pas ces tumeurs avec un épulis, l’épulis fait corps avec la gencive et les dents voisines de cette tumeur ne sont pas altérées.
Thérapeutique. — Exciser le pédicule de la tumeur,
— cautériser la plaie avec le stylet rougi au feu,
— obturer la dent cariée.
F. Exostose de la racine des dents. — Le cément qui recouvre les racines est susceptible de prendre un accroissement anormal et de constituer une véritable exostose.
Les dents, siège d’une exostose, ne s’é- I branlent pas ; elles sont au contraire plus solides dans leurs alvéoles, parce que l’exostose adhère parfois aux parois de l’alvéole ; celle-ci est notablement plus grosse que l’alvéole de la dent semblable à la mâchoire supérieure et à l’inférieure. On pourrait confondre les exostoses avec un germe de dent supplémentaire, mais non avec une tumeur molle du périoste qui ébranle toujours la dent et la pousse hors de l’alvéole. Les dents dites barrées sont assez souvent le résultat d’ossifications du périoste uni aux alvéoles.
Thérapeutique. — Ou ne fera rien si les malades ne souffrent point.
Si l’exostose ne reste pas stationnaire et cause une compression douloureuse sur les dents voisines, arracher la dent.
C’est une véritable opération chirurgicale que d’arracher une dent pourme d’une exostose; si l’on échoue avec la clef de Gareugeot, ou mettra à nu l’alvéole, on ouvrira celle-ci avec la gouge et le maillet, puis on appliquera de nouveau la clef de Garengeot.
Dents de la première dentition (PERSIS¬ TANCE DES). La persistance des dents de la première dentiti m ne réclame aucun traitement
Ou n’agira que quand les dents de la seconde dentition commencent à se faire sentir dans l’épaisseur de la gencive.
Thérapeutique. — Si la gencive est volumineuse et doulourense, il est probable qu'une dent permanente pousse; on extraira alors la dent de lait. — Avant ràge de quinze à vingt-cinq ans, il est indiqué d'extraire les dents de lait; passé cet âge uue dent de lait qui est solide ne doit pas être touchée, surtout si la gencive non tuméfiée n'indique pas qu'une autre dent s’apprête à sortir.
On se rappellera que les dents d’éruption tardive sont caduques.
Dents de sagesse (ACCIDENTS PRODUITS PAR les]. L’éruption des dents de sagesse a lieu d’ordinaire vers la vingt-deuxième année; elle peut être avancée ou retardée, en général les accidents sont plus graves lorsque la dent pousse passé l’âge de vingt -cinq ans.
La gencive qui recouvre la dent de sagesse s’enflamme ; mâchée pour ainsi dire à chaque instant, elle se tuméfie, s’ulcère et entraîne une inflammation qui peut envahir les parties voisines ; et même les os. Ces accidents se calment par le repos et l’alimentation liquide, puis ils reparaissent. La succession des accidents peut entraîner la nécrose partielle de la branche montante du maxillaire et un abcès sous-périosdque. Il y a souvent des ganglions engorgés à la région sous-maxillaire, quelquefois une adénite suppurée.
Lorsque la dent est sortie il y a quelquefois des névralgies dentaires persistantes, à cause de la compression exercée sur les alvéoles des dents.
Thérapeutique. — Fendre la gencive jusqu’à la dent de sagesse, — exciser les lambeaux de muqueuse, — traiter les complications inflammatoires par les sangsues placées au dehors sur l’angle de la mâchoire. — Contre les accidents persistants, recourir à l’ablation d’une molaire , ordinairement la deuxième (Toirac); — si la dent de sagesse peut être extraite, ce moyen sera préférable.
Dents sarnuméraîres. Oll donne le liom de dents surnuméraires à des dents qui apparaissent pendant et après la seconde dentition, et qui se montrent soit en avant, soit en arrière de l’arcade dentaire.
Plusieurs dents surnuméraires sont rarerement bien situées. Si une seule dent est irrégulièrement placée, elle entraîne la déviation des dents voisines!
Les dents surnuméraires sont presque toujours des incisives ou des canines ; les molaires surnuméraires sont plus généralement enfermées dans les os et constituent des corps étrangers autour desquels il se forme des kystes. V. Dentaires (Kystes).
Thérapeutique. — Il ne faut pas toucher aux dents siuruuméraires qui existent en dedans de l’arcade dentaire, à moins d’accidents de compression sur les dents voisines, à moins qu’ elles ne soient placées trèsirrégulièrement, à l’arcade palatine, par exemple. — Une dent surnuméraire, saillante eu avant, sera arrachée, — Si le sujet est jeune, si la dent correspon-
dante à la dent surnuméraire est moins belle que la première, on enlèvera la dent normale et l’on essayera de replacer la dent surnuméraire sur le même plan que les autres. V. Dexts (Déviatiox des) .
DENTAIRES (Fistules). Les fistules dentaires sont le fait de l'ouverture spontanée des phlegmons du périoste des mâchoires, et en particulier de ceux qui ont une marche lente, insidieuse, et qui se sont reproduits plusieurs fois.
L’adhérence du trajet fistuleux aux parties profondes, le choc sur un corps dur d’un stylet introduit dans la fistule, ou quelquefois sur un corps mou, enfermé dans des parties dures, indique la nature du mal. — On n’aura pas d’incertitude pour le diagnostic, si une dent est malade, si la gencive est fongueuse autour de cette dent, ou si la dent ébranlée s’est luxée spontanément. V. Dents (Maladies des), VI, C, Tumeurs du périoste dentaire.
Thérapeutique. — Pour guérir une fistule dentaire il suffît d’enlever la dent incisive ou molaire dont les lésions ont été l’origine de la fistule (Velpeau).
Dentaires (Kystes). Lorsqu’une dent molaire surnuméraire, ou un germe de dent molaire déviée se développent dans l’épaisseur des os de la mâchoire il se forme un kyste constitué par le follicule de la dent elle-même (Magitot) ; mais il arrive quelquefois que la dent ne s’enveloppe pas d’un kyste et qu’elle reste hermétiquement enveloppée par les os.
Les kystes dentaires se montrent en général de la dix-huitième à la vingt-huitième année, et ils se développent lentement sous forme d’une tumeur indolente, dure, donnant parfois la sensation d’un craquement lorsqu’on la presse. Arrivée au volume d’une petite noix la tumeur reste généralement stationnaire.
L’absence d’une dent au niveau de la tumeur est un signe rationnel de kyste dentaire (A, Forget) ; — les tumeurs fibreuses seront distinguées des kystes dentaires par leur volume et par une ponction exploratrice qui donnera du sang dans le cas de tumeur fibreuse, de la sérosité dans le cas de kyste dentaire. — Pour les kystes de la mâchoire inférieure l’observation d’une sensibilité assez vive à la pression, au niveau du trou mentonnier indique que la tumeur est développée dans l’épaisseur de l’os plutôt que dans le canal dentaire et qu’elle n’est pas un cancer.
Thérapeutique. — Comme pom- les kystes séreux du maxillaire qu’a traités Dupuytren, ou perforera Tos ; — après avoir incisé la peau, on agrandira l'ouverture de l’enveloppe œseuse, on extraira la dent, on fera des injections émollientes et Ton pansera avec des boulettes de charpie sèche. Il faudra éviter la stagnation du pus.
Dentaires (NÉVRALGIES;. Une douleur consécutive à une irritation de la pulpe ou à une irritation du nerf dentaire par une tumeur du
périoslo, constitue une véritable némlgie qui a pour siège le nerf dentaire inférieur.
La névralgie dentaire s’étend au nerf nasal, au nerf sous-orbitaire et quelquefois à tous les cordons nerveux’émergents des nerfs trijumeaux. V. Névralgie trifaclvle.
On reconnaît la névralgie limitée aux nerfs dentaires par la localisation des points douloureux sur les mâchoires, par l’existence d’une carie dentaire, ou par la sensibilité, et par l’ébraulenient d’une dent.
Les névralgies des nerfs dentaires persistent quelquefois après l’ablation de la dent.
Thérapeutique. — La névralgie peut être calmée par le traitement de la carie dentaire, — il n’y a pas à s’en préoccuper, et l’on atténuera les douleurs par les préparations dites odontalgiques. V. Dentifrices.
Si la névralgie persiste après le traitement rationnel de la carie, on extraira la dent. — Contre les névralgies rebelles consécutives à l’ablation des dents, on fera la névrotomie. Le nerf dentaire sera mis à nu dans le canal dentaire, ouvert avec une tréphine ou avec un trépan, et l’on excisera une portion du nerf. V. Névralgies et Névrotomie.
Dentaires (PHLEGMONS ET ABCÈS ). Les fluxions dentaires sont des phlegmons qui siègent dans le périoste et dans les tissus voisins des alvéoles. Elles suivent une évolution complète ou s’arrêtent. Dans le premier cas, elles se terminent par un abcès situé dans l’épaisseur des gencives ou dans l’épaisseur des joues et dés lèvres, suivant que les lésions du périoste dentaire occupent la couronne ou le sommet de la racine de la dent. On a vu ces abcès décoller tout le périoste d’une portion de la mâchoire.
L’évolution de la dent de sagesse, les tumeurs du périoste et les périostites dentaires sont la cause des fluxions dentaires.
On reconnaît un phlegmon dentaire à son siège au voisinage des mâchoires (V. Phlegmons), età l’existence de lésions dentaires antérieures ou à des symptômes de tumeur dentaire ou à des caries suivies d’accidents. Règle générale, une tumeur phlegmoneuse voisine des mâchoires, là où il n’y a pas de ganglions, doit faire rechercher une altération du côté des dents (Velpeau). — On ne confondra pas une fluxion dentaire avec une adénite, en considérant le siège de la tmneur. Au reste l’adénite pouvant être la conséquence d’une gingivite concomitante, le traitement du mal sera le même.
Les fluxions dentaires avortent quelquefois, mais une fois arrivées à suppuration les abcès des gencives se forment très-vite en foyer.
Thérapeutique. — Appliquer sur la joue dix sangsues et des cataplasmes émollients. Lorsque Ton ouvre les abcès par l’extérieur il faut aller chercher le pus très -profondément. Toutes les fois que le phlegmon s’étend'et qn’il y a de l’oedème, il faut avoir recours
àl incision prématurée afin d éliter un décollement étendu du périoste des mâchoires.
Les abcès des gencives doivent être ouverts deux jours après leur apparition, après que l’on a essayé de faire avorter l’inflammation par une sangsue. Si l’on est appelé après ce temps et si les douleurs ont cessé, on peut laisser l’abcès s’ouvrir seul.
. Il faut toujours arracher la dent malade.
DE.x’TiER. V. Prothèse dentaire.
DEiN’TlFRlCES. Les dentifrices sont des substances destinées à conserver ou à guérir les dents. Ce sont, en général, des i^oudres, des teintures et des opiats.
Pour se servir des dentifrices en poudre ou en opiat, on en place une certaine quantité dans un demi-verre d’eau, et l’on se rince la bouche ou bien l’on porte les poudres et les opiats sur les dents avec la brosse qui sert à leur nétoyage; — on se gargarise ensuite avec mie eau aromatique.
Les dentifrices sont acides, alcalins, neutres
calmants.
Dentifrices acides.
Ces dentifrices ont, dit-on, l’inconvénien d’altérer l’émail des dents.
Bols d’Arménie . 90 grammes.
Corail . 90 id.
Os de sèche . 96 id.
Résine de sangdragon . 48 id.
Cochenille . . id.
Bitartrate de potasse . 140 id.
Cannelle . 24 id.
Girofle . 4 id.
{Codex) E.
Tartre acidulé de potasse. . . . 150 grammes.
Alun . 10 id.
Cochenille. . . 10 id.
(Gharlard) f+l.
Autre.
Talc de Venise . 120 grammes.
Crème de tartre . 30 id.
Carmin . 30 centigrammes.
Essence de menthe ....... 15 gouttes.
(Deschamps) E*
Autre.
Poudre de quinquina . \
Tannin . | 10 grammes.
Chai'bon végétal . J
Essence Je girofle . 5 gouttes.
(Reveii; E+]-
Dentifrices alcalins.
Carbonate de ebaux . 20 grammes.
Masmêsie . 40 ” id.
Suere . 20 id.
charbon végétal
(Toirac) ES-
200 srammes.
10 id.
Bôiichardat' |-i- ---i.
Poudre dentifrice anglaise.
Eau orientale de Delahai're,
Craie sèche . 3 grammes.
Camphre . 1 . jd.
Mêlez l-t- -4-1.
Autre.
Alcool rectifié. . . .
Essence de menthe.
Essence de rose. . ,
Cochenille .
Sel de tartre . . .
8 gouttes.
50 centigrammes.
50 id.
Os de sèche en poudre . 80 grammes.
Craie précipitée ......... 20 id.
Bicarbonate de sonde . 5 id.
Mêlez i-t- +1. (Lallement.)
Dentffpiees nentres.
Poudre dentifrice composée.
Sucre de lait porphyrisé .... 1000 grammes.
Tannin . 15 id.
Laque carminée . 10 id.
Essences mélangées , anis et
menthe . 50 id.
(Mialhe) S.
Autre.
Cochléaria, raifort, gaïac, quinquina, menthe, pyrèthre, calamus aromaticus, ratanhia; parties égales. (Lefoulon.)
Autre.
charbon de bois. ........ 250 grammes.
Quinquina . 125 id.
Essence de menthe . 15 id.
Essence de cannelle . 8 id.
Teinture d’ambre . 2 id.
(Maury.)
Teintures) odontalgiques et dentifrices calmants.
Les teintures odontalgiques sont très-multipliées. La préparation de pyrèthre, le cresson de Para sont les meilleures préparations odontalgiques pour les douleurs qui siègent sur les gencives lorsque ces parties sont un peu ramollies. Il y a aussi un grand nombre de remèdes préconisés contre les douleurs des dents. Tous ces remèdes, dits odontalgiques, ne peuvent être considérés que comme des moyens palliatifs souvent insuffisants, et qui ne s’adressent qu’au moral du malade et calment momentanément les douleurs de dents.
Eau de Botot.
Semence d’anis . 80 grammes.
Girofle . 20 id.
Cannelle concassée . 20 id.
Huile volatile de menthe .... 10 id.
Faites infuser pendant sept ou huit jours dans
Ean-de-vie . 2240 grammes.
Teinture d’ambre . 1 id.
Quelques gouttes dans im verre d’eau, pour laver la bouche le matin.
Elixir de Désirabode.
Eau-de-vie de gaâae . \ àà
Eau vulnéraire spiritueuse. . . j Huile esseutieUe’de menthe . . .
180 grammes.
4 gouttes.
Quelques gouttes dans un demi-verre d’eau, et .si les gencives sont saignantes, on ajoute :
Alcoolatnre de eoehléarîa .
Teinture de quinquina. . .
I ââ 100 grammes.
Une cuillerée à café dans un ven-e d’eau pour un gargarisme.
Le vinaigre de lavande est de toutes les compositions aromatiques odontalgiques la plus simple. On l’emploie par cuillerées à café, dans un verre d’eau pour faire un gargarisme.
Avec le tannin on prépare une mixture odontalgique assez bonne :
Tannin . 8 grammes.
Alcool . 120 id.
Teinture de benjoin . 2 id.
Essence de menthe . 8 id.
(Villemsens.)
On emploie la pyrèthre sous forme de teinture alcoolique, 4 grammes d’alcoolat dans 120 grammes d’eau.
h’élixir odontalgique de Amelot est encore un alcoolat de pyrèthre 1+1.
Alcoolat de romarin . 80 grammes.
Racine de pyrèthre . 10 id.
La teinture de gàiac et celle de pyrèthre ont été mélangées pour former des élixirs odontalgiques. (Desforges, Leroy.)
Quelquefois on emploie le gargarisme odontalgique de Plenck [+1.
Eau distillée de lavande. . . ) ..on
Vinaigre distillé. . . | aa 60 grammes.
Racine de pyrèthre . 8 id.
Hydrochlorate d’ammoniaque. . 4 id.
Extrait d’opium . 10 centigrammes.
Teinture d’iode.
Teinture d’iode . 30 grammes.
Appliquer avec un pinceau sur les gencives lorsque sans être malades les dents sont vacillantes et peuvent tomber. (Marchai, de Calvi.)
Masse odontalgique.
opium desséché. . .
Mastic . . .
Sandaraque .
Sangdragon .
Huile volatile de rom Esprit de cochléaria
âè
30 grammes.
8 grammes.
2 id.
4 décigrammes.
Après avoir pulvérisé séparément le mastic, la sandaraque, le sangdragon et l’opium, on les mélange : on les humecte avec l’huile volatile : on les pile dans un mortier de marbre, en y ajoutant peu à peu l’esprit pour former une masse uniforme, de consistance molle et demi-ductile.
On étend sur la gencive gros comme un pois de cette masse [+]• (Togler.)
Paraguay-Boux.
Feuilles et fleurs dTuulabifrons. dO grammes. Fleurs de cresson de Para ... 40 id.
Racine de pyrethre . 10 id.
Coupez, incisez toutes ces substances : faites-les macérer pendant quinze jours dans :
Alcool à 33° . 80 grammes.
Exprimez et filtrez. On en imbibe un morceau de coton qu’on introduit dans la dent cariée, on bien
on en ajoute quelques gouttes dans un Terre d’eau, qui sert de gargarisme m.
Créosote.
On imbibe un fragment de coton avec la créosote, et on l'introduit dans la dent cariée. Cette substance calme très-souvent les douleurs
Paraguay créosoté.
Par;^uay-Roiix . 10 srammes.
Créosote . 5 id.
Mêlez. Employé comme ci-dessus [+].
Collutoire odont algique.
Teiat. de eressoa de Para. \
Alfoolat de menthe poi- t ââ 50 grammes.
Alcool à inr . 100 id.
Créosote . 2 id.
On en imbibe un morceau d’amadou que l’on place sur la dent douloureuse. Si l’action sur la muqueuse buccale est trop vive, on mitige ce collutoire avec quantité suffisante d’eau.
Solution odontalgique.
Camphre . 4 grammes.
Essence de térébenthine . 16 id.
Faites dissoudre. Dose : eu application sur la dent malade I I.
Préparations pour calmer les douleurs des dents.
On les applique au moyen d’une parcelle de coton que l’on trempe dans les liquides sédatifs et que l’on place dans la partie cariée.
Esprit odontalgique de Boerhaave 1+1.
Alcool . 8 grammes.
Camphre . 4 id.
Opinm . 25 centigrammes.
Essence de girofle . 1 gramme.
Mixture odontalgique de Cadet F+H.
Éther . \
Laudanum liquide . ? âti 5 grammes.
Baume du Commandeur. . . ’
Huile de girofle . . • • • 20 gouttes.
Mixture odontalgique de Oudet F+l-
Éther acétique . f
Laudanum de Sydenham . . l ââ 10 grammes.
Essence de girofle . *
Essence odontalgique de Meyer.
Camphre . 40 centigrammes.
Essence de girofle . . J
Essence de térébenthine ... > ââ 20 gouttes. Essence de cajeput . 1
Une ou deux gouttes dans la cavité de la dent cariée.
Topique antiodontalgique de Toirac.
Acétate de plomb.
Sulfate de zinc. .
Teinture d’opium .
ââ 1 gramme.
2 id.
Portez-en dans la dent cariée gros comme une tête d’épingle.
Pâte de Le foulon.
Alun en poudre. .
Gomme arabique.
Éther acétique . .
ââ 10 grammes.
2 id.
Un petit morceau de cette pâte est placé dans la dent cariée S-
Mixture de Magitot F+l.
Chloroforme . â
Créosote pure . | ââ 2 grammes.
Laudanum de Sydenham. )
Teinture de benjoin . 10 id.
DEXTITIOX. Les premières dents sortent habituellement de la mâchoire inférieure entre le sixième et le huitième mois, et ce sont les incisives médianes qui paraissent les premières.
Après les incisives médianes inférieures sortent par groupes intermittents les médianes supérieures, puis les supérieures latérales, ensuite les incisives latérales inférieures, et il y a un temps de repos assez long. Alors paraissent les premières petites molaires, suivies d’un temps d’arrêt, les canines, et enfin après un nouveau repos les quatre grosses molaires qui forment le vingt dents de lait de la première enfance.
Chez les enfants délicats ou rachitiques, les premières dents se montrent très-tard et sortent irrégulièrement sans suivre l’ordre de l’évolution normale.
Les dents de lait ou dents caduques tombent entre la septième et la neuvième année pour être remplacées par des dents nouvelles, dites permanentes, au nombre de vingt-huit, et quelquefois de trente-deux s’il paraît quatre dernières dents de sagesse.
On voit de temps à autre uhe troisième dentition, mais cela est très -rare.
Les bonnes et les mauvaises dents sont héréditaires comme un certain nombre de maladies et de 'vices de conformation.
Des dents courtes, d’un blanc jaunâtre, annoncent une bonne constitution et sont plus dures que les dents longues d’un blanc bleuâtre qui s’observent souvent chez les sujets phthisiques ou de faible constitution.
L’évolution des dents occasionne souvent des phénomènes locaux, d’inflammation buccale qui se propage aux bronches ou aux intestins et des accidents sympathiques de spasmes, de convulsions, de contracture, de chorée, de phlegmasies cutanées, etc.
Accidents locaux de la dentition. — Le gonflement des gencives qui sont tendues, chaudes et douloureuses, la salivation, la fièvre et l’irritabilité des enfants qui caractérisent la stomatite simple 'A- ces mots', sont les complications localfô habituelles du travail de la première dentition.
La stomatite nlcéro-membraneuse, les aphthes, les engor^ments aigus ou chroniques des ganglions lymphatiques du cou sont les
sccidents locaux qui déf>eiulent de la carie des dents de lait et du travail de la sccoude dentition.
Accidents généravx et sympathiques de la dentition. — Sur la peau se montrent certains accidents de dentition qu’on appelle feux de dents, et qui sont caractérisés par àeV érythème, de Veczéma ou de Vimpétigo, bornés à la face ou étendus à diverses parties du corps.
D’autres accidents généraux de dentition se produisent sur la muqueuse gastro-intestinale et sont caractérisés par de la diarrhée, des vomissements, de \ entérite simple ou une entérite cholériforme.
Quelquefois le travail delà première dentition exerce son action sympathique sur le larynx et le poumon, car il se produit sur la muqueuse de ces organes une congestion passagère qui se termine par une bronchite plus ou moins caractérisée.
Après l’iiKestin, l’organe qui subit le plus ordinairement les fâcheux effets du travail de l’évolution dentaire est le cerveau, car dans la première enfance Véclampsie, le spasme de la glotte, certaines paralysies essentielles, et dans la seconde enfance la chorée, le strabisme, Vamaurose, sont les accidents qui peuvent résulter du travail de la sortie des dents.
Chez quelques enfants il n’y a d’autre état morbide occasionné par la sortie des dents qu’un accès de fièvre avec irritabilité nerveuse plus ou moins grande.
Malgré la fréquence des accidents locaux et généraux de la dentition, dans le plus grand nombre des' cas ce travail naturel se fait sans j)rovoquer aucun trouble de la santé.
Thérapeutique. — Dans les cas où la dentition ne produit que des phénomènes locaux d’inflammation buccale, il faut :
Donner aux enfants une i-acine de guimauve ou de grande consoude à mâcher.
Fi’otter lés gencives avec du mucilage de semences de coings, avec du miel rosat, avec du sirop de guimauve contenant pour 30 grammes de sirop dix gouttes de laudanum; enfin avec les collutoires suivants :
Miel blane .
Borate de soude .
Laudanum de Sydenham Mêlez.
Autre.
15 grammes.
50 centigrammes.
Miel rosat .
Alun . -
Laudanum de Sydenham .
Mêlez.
Autre.
Miel hlane .
Chlorate de putasse . . . . .
15 grammes.
25 centigrammes.
15 grammes.'
50 centigrammes.
Mêlez.
S’il y a des aphthes sur la langue et sur la face interne des lèvres ou des joues, il faut les toucher légèrement tous les jours avec du miel rosat ou avec
l'extrémité d'un crayon d'alun ou de nitrate iVargent fondu.
En cas de stomatite ulcéreuse, on emploiera les applications de chlorure de chaux pulvérise ou de chlorate de potasse en poudre, mais il vaut mieux donner le chlorate de potasse à l’intérieur (Herpin).
Potion gommeuse- . 100 grammes.
Chlorate de potasse . 2 à 3 gramme.s.
Faire dissoudre. — Une cuillerée à bouche toutes les heures. Y. Stomatite llcéro-membraxecse.
Quand il y a des accidents de fièvre, de vomissements, de diarrhée, de bronchite, d’éi-uption cutanée ou des convulsions, du spasme de la glotte, du strabisme, de la pai'alysie des membres, ou de la chorée, il faut traiter ces complications indépendamment de leur origine , comme des maladies ordinaires et par les moyens appropriés. V. Eclampsie, Spasme de LA glotte. Chorée, Paralysie essextielle, Strabisme, Diarrhée, Extérite, Broxchite, Erythème, Impétigo, Eczéma, etc.
Seulement il y a des cas où les accidents locaux de douleur ou de phleginasie buccale et les accidents généraux sympathiques de la dentition existent concurremment avec une tension excessive et un gonflement considérable des gencives, avec une anomalie de situation des dents ou avec une carie dentaire, et l’on a dû se demander s’il n’y avait pas lieu d’intervenir chirurgicalement pour ouvrir les gencives ou pour arracher les dents gâtées ou mal placées. Sous ce rapport, les avis sont très-parlagés, car le débridement des gencives ne fait pas toujours cesser les accidents de la première dentition et les avantages de l’avulsion des dents sont encore bien hypothétiques.
Quoi qu’il en soit, dans certains cas, si les accidents locaux et généraux de la dentition ne disparaissent pas sous l’influence des remèdes qui leur sont opposés, il faut essayer de faire le débridement des gencives.
Débridement des gencives. — Le débridement des gencives, -pratiqué dans le but de faciliter la sortie des premières dents, et pour remédier aux maladies que peut faire naître ce travail physiologique ne produit pas toujours les résultats qu’on en espère, mais il n’a pas d’inconvénients graves, sauf un cas de mort occasionné par une hémorrhagie consécutive à ce débridement , et qui est très - exceptionnel ; cette opération, quelquefois favorable, n’a d’autre inconvénient que celui d’être inutile.
On la pratique avec une lancette ordinaire ou avec un instrument spécial formé d’un petit crochet aplati comme une petite hache et tranchant comme elle. On fait une incision sur la partie saillante et tendue de la gencive, assez profonde pour atteindre le sommet de la dent prête à sortir, ou bien on taille un petit lambeau elliptique qu’on enlève afin d’empêcher la cicatrisation prématurée de la gencive.
Au moment de la seconde dentition, si une dent mal placée, cai-iée ou douloureuse, est la cause d’attaques d’éclampsie, ou de l’apparition d’une chorée, d’une amaimose ou d’im strabisme (Hancock), il ne s’agit plus de débridement des gencives, mais bien d’avulsion des dents. C’est une opération à tenter, mais on fera bien d'être fort circonspect dans la I décision à prendre.
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DEÎIM
faire absorber des médicaments, V. Endermique, (Méthode).
Il y a un procédé de destimction des exostoses qui est une dénudation de l’os, il a pour effet de détruire le périoste pour faire nécroser l’exotose.
DÉPILATOIRES Oü ÉPILATOIRES. Préparations destinées à produire l’arrachement ou la chute des poils. Ce sont, pour la plupart, des caustiques à la chaux ou à l’arsenic, dont l’emploi est dangereux.
1" Dépilatoire de Colley □ :
Chaux Tire . 30 grammes.
Nitre . i iil.
Lessive des savonniers . 425 id.
Orpiment . 12 id.
Soufre . 15 id.
Faire évaporer en consistance convenable et appliquer sur les parties qu’on veut épiler.
2“ Dépilatoire de Deleroix □ :
Chaux vive . 30 gr.immes.
Orpiment . 4 ^ id.
Gomme pulvérisée . CO id.
Faites une pâte et appliquer sur les parties couvertes de poils.
3” Dépilatoire de Boudet [+1:
Ilvdrosulfate de soude . 3 grammes.
Faire une pâte et appliquer sur la peau. Au bout de cinq minutes on enlève les cheveux et on lave avec de l'eau .
4° Dépilatoire des Turcs ou Rusma U] :
Chaux vive . 8 grammes.
Orpiment . 1 id.
Après avoir délayé avec du blanc d’œuf et de la lessive des savonniers on applique sur la peau, on laisse dessécher et on lave ensuite à grande eau.
DÉPURATIFS. Les dépuratifs sont des remèdes employés dans le but de purifier le sang et les hunieure des principes morbifiques qui s’y trouvent mélangés.
Chez certains individus le sang et les humeurs renferment évidemment le levain de la scrofule, de la syphilis, de l’herpétisme et des dartres, de la goutte, et c’est pour le neutraliser ou le faire sortir par la transpiration insensible dans le mouvement de rénovation incessante du corps qu’on emploie les dépuratifs.
Les diurétiques, les purgatif;, les ai'senicaux, l’iode et les iodures, les mercuriaux, les sulfureux, les alcalins, les sudorifiques et les stimulants empruntés aux crucifères sont les dépuratils ordinairement employés.
DÉRIVATIO^ , DÉRIVATIFS. V. RÉVUL¬ SION et Révulsifs.
DERMALGIE. LFne douleur excessivement vive de la peau, provoquée par le moindre contact ou un souffle de l’air, caractérise la dermalgie, Elle cesse par les vésicatoires volants