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Dans le diabète les urines pâles, inodores, d’une saveur douce, augmentées de densité, marquent de l,02ü à 1,030; 1,040 et jusqu’à 1,060 de l’aréomètre. Elles renferment du sucre non

Fiir. 143. — Dessin d'une amaurose diabétique. — A. Papille du nerf optique. — B, B. Dépôts de pigment. — C, C. Veines. — D, D. Artères. — E, E, E, E. Petites plaques de sang trèsrouges, isolées, et dont quelques-unes ont dans leur voisinage une tache blanche formée par la résorption évidente du sang et du pigmentum sous-jacent. — F, F. Taches blanches de même nature, mais beaucoup plus larges. — G, G. Parties saines.

Fig. 144. — Dessin d'une amaurose diabétique. — A. Papille du nerf optique. — B, B. Veines de la rétine. — C, ('.. Artères. — D, D, D. Plaques de sang trés-rouges, siégeant potu' la plupart sur une tache blanche due à la disparition du pigment. — E, E. Taches blanches dues à la i-ésorptioa du pigment eho-

cristallisable, que l’on peut extraire. Elles fermentent seules ou avec la levûre de bière et l’on en peut tirer de l’alcool; enfin chauffées dans la proportion d’un quart avec la liqueur de Barreswill ou de Frommertz, elles réduisent l’oxyde de cuivre sons forme de précipité jaunâtre, et avec la potasse elles donnent lieu à une coloration brune acajou caractéristique.

Des urines pâles, abondantes, d’une densité qui varie de l,02ü à 1,060, appartiennent au diabète.

L’urüie qui fermente avec de la levùre de bière contient du sucre de diabète ou glycose.

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Des urines bouillies avec le tartrate de potasse et de cuivre ou avec le sulfate de cuivre ammoniacal, et donnant lieu à un précipité, jaune, rouge brun, d’oxyde de cuivre, renferment du sucre de diabète.

*,*.* L’urine qui colle sur les bas, sur le linge et sur le pantalon, provient d’un glycosuriqiie.

Un glycosurique qui maigrit, qui tousse, qui crache du muco-pus, périra de phthisie pulmonaire.

Chez les diabétiques toutes les sécrétions, même la sueur, reuferment du sucre.

La glycosurie existe à divers degrés dans toutes les maladies de l’appareil respiratoire assez graves pour gêner l’hématose.

La phthisie pulmonaire est la conséquence ordinaire de la glycosurie.

On voit toujours une glycosurie de quelques heures suivre les accès de fièvre intermittente paludéenne (Burdel).

La quantité de sucre dans le diabète varie de 3 à 20 pour 100 du poids de l’urine.

Avec le diabète il y a quelquefois une albuminurie qui donne à la maladie une marche plus rapide et la rend beaucoup plus grave en raison de l’affaiblissement que produit cette complication.

Pour quelques personnes le diabète est une maladie des reins, pour d’autres, au contraire, c’est une maladie du foie, et ailleurs on le considère soit comme une altération du sang, soit comme une maladie du cerveau ; mais il est encore impossible de classer conv enablement cet état morbide auquel des causes très-variées peuvent donner naissance. On sait qu’il se forme dans le foie une fécule animale (matière glycogène), que les ferments du sang changent en sucre et qui passe par les veines sus- hépatiques dans le cœur pour aller se détruire dans le poumon sous l’influence de l’acte respiratoire, c’est ce sucre, s’il n’est pas tout détruit, qui sort des poumons avec le sang, circule avec lui dans tous les organes, y compris les reins, et forme la glycosurie.

*** La piqûre des pneumogastriques ou de la moelle allongée à l’origine de ces nerfs ou du plancher du quatrième ventricule près du calamus scriptorim, crée un diabète traumatique de quelques heures, ou un diabète permanent (Cl. Bernard), suivant la gravité de la blessure, et cela soit par un excès de formation de sucre dans le foie qui ne peut être détruit par les poumons, soit par une suspension de l’action destructive des poumons, la quantité de sucre sortie du foie restant la même. V. Encéphale (Lésions traumatiques de l’).

Le diabète dure quelques heures, et ce n'est pas une maladie, quand même il se reproduirait ainsi sous cette forme; sa continuité en constitue seule l'imixirtance, et il se pro-

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loDge alore quelques mois ou quekiues années.

On voit quelquefois le diabète se prolonger plusieurs années sans affaiblir l’organisation chez les individus qui ont entièrement toutes les apparences de la santé.

Dès f|u’un diabétique maigrit, tousse et se met à avoir de la diarrhée, il est perdu sans ressource, car ces accidents annoncent le développement de tubercules dans ses poumons ; il va devenir phthisique et périr dans le marasme et la consomption déterminée par la lièvre hectique.

Ce serait une erreur de croire qu’on ne guérit pas du diabète^ car de nombreux malades soumis à un traitement rationnel pourraient témoigner du contraire.

Thérapeutique. — Il faut, dans le traitement du diabète, supprimer du régime alimentaire le pain ordinaire ainsi que tous les aliments féculents et sucrés pour les remplacer par du pain de gluten en biscottes ou en boules; du biscuit d’amandes, de la viande noire et blanche, du lard, des œufs durs, du lait, des légumes herbacés, du vin, une à deux bouteilles- par jour, et prescrire comme adjuvant des ferrugineux, du sulfate de quinine, de l’arséniate de soude, etc., car le régime est, comme l’a démontré Bouchardat, la meilleure manière de combattre cette maladie.

Avec leur régime les glycosuriques doivent prendre des alcalis à haute dose, de l’eau de chaux, 60 à 200 grammes par jour [3, de la magnésie calcinée □, de l’eau de Carlsbad □, de l’eau de Vichy, une à deux bouteilles, etc. Œ+3-

On donne aussi les substances suivantes :

Antispasmodiques. Le camphre, 50 centigrammes à 1 gramme par jour □, l’asa fœtida, 2 à 3 grammes par jour □, l’extrait et la poudi’e de valériane, 1 à 4 grammes par jour I I.

Narcotiques. L’opium, de 10 centigrammes à 1 gramme par jour Ê, la belladone, à la dose de 1 à 15 centigrammes

Astringents. La gomme kino, 1 gramme par jour, le cachou, idem, le tannin, 50 centigrammes à 1 gramme Œl, l’acétate de plomb, 15 à 20 centigrammes PI. la noix de galle, la teinture d’iode f+l.

Toniques. Extrait et vin de quinquina [3^ poudre de simarouba [T].

Ferrugineuux. Phosphate de fer, 50 centigrammes [+]> iodure de fer, 50 centigrammes O, souscarbonate de fer 1 à 2 grammes [3, limaille de fer, 1 à 2 grammes, etc S-

Sudorifiques. La salsepareille, le gaïae, le sassafras, la bourrache, ont été employés eu tisane. On a aussi donné la poudre de Douer, à 2 grammes, l’hydrosulfate d’ammoniaque, 50 centigrammes à 1 gramme, le carbonate d’ammoniaque, 2 grammes dans une potion 100 grammes, avec 20 grammes de rhum en deux fois dans les vingt-quatre heures F+1-

Acides. Les acides pbospboriquc, nitrique ethydrochlorique ont été employés, mais sans succès.

Sulfate de quinine. 1 à 3 grammes eu trois fois pendant huit jours. Si au bout de quelques jours le sulfate de quinine n’a pas fait disparaître la glycosurie, ü ne produira rien.

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